Opinions

Je pense que, petit à petit, une majorité d’hommes est d’avis qu’il faut ouvrir aux femmes les portes du pouvoir et ses institutions pour corriger une injustice qui s’étale sur des siècles. Mais quand on constate comment les femmes appartenant aux diverses factions de Lalians lepep utilisent le pouvoir pour leurs intérêts propres, font pire que les hommes, la remise en question de la parité hommes-femmes s’impose.

Le poids des mots, le choc des images, disait le slogan utilisé par le magazine Paris Match. Mis à part les journalistes assignés à la couverture des travaux parlementaires, la population mauricienne dans son ensemble n’avait pas moyen d’être en contact avec le déroulement des travaux de notre «auguste» Assemblée nationale. Jusqu’à l’avènement de la Parliament TV. Et l’on peut dire qu’il a été rude, le choc de la retransmission en direct de cette foire d’empoigne.

La saison hippique mauricienne trouve petit à petit sa vitesse de croisière et jusqu'ici rien de gravement rédhibitoire n'a été enregistré sur la piste, sauf ce qui apparaît comme quelques incidents involontaires et des erreurs de jugement qui ont quand même fait mordre la poussière à des favoris solides qui gagneront sans doute à leur prochaine sortie. Une enquête serrée et justifiée a été faite sur la monte d'un cheval lors de cette journée et, si le cavalier s'est en sorti indemne, espérons que son « near-miss » de la correctionnelle lui aura servi de leçon et que ses collègues auront tiré les conséquences de ces errements.

Les menaces de mort et les tentatives d’intimidation dont ont fait l’objet Paul Lam Shang Leen et Sam Lauthan, respectivement président et assesseur de l’actuelle Commission d’enquête sur la drogue, viennent surtout confirmer (s’il le fallait encore) l’existence d’une mafia; à l’œuvre dans le pays, étendant ses tentacules dangereusement et n’hésitant certainement pas à prendre tous les risques pour tenter d’enrayer la machinerie mise en branle avec la tenue de cette Commission d’enquête.

La diffusion en direct des travaux parlementaires à la radio, à la télévision et sur les plateformes de communication médiatiques a, que nous le voulions ou non, propulsé le Parlement dans une nouvelle ère de la globalisation et à un autre niveau, communément appelé « the new normal ».

Carence de dignité ou d’amour-propre ? C’est proprement scandaleux d’ainsi abuser des ressources du pays. C’est du petit peuple que ces messieurs flanqués de leur maîtresse abusent. Sans vergogne ni scrupule. Disons-le sans ambages : les dirigeants ne rechignent pas à jouer la carte du népotisme. Imaginez maintenant la répercussion sur le cerveau du serviteur civil dont la nièce fek fini liniversite.

D’un côté, une femme, anonyme, à qui une entreprise de nettoyage propose un salaire de Rs 3 200 pour travailler de 7h à 17h, soit près de 50 heures par semaine. Cela dans l’île Maurice d’aujourd’hui.

L’arrivée de la bande à Lepep a provoqué l’affinement de la politique des succursales qui sont, dans les faits, gérées comme des propriétés personnelles et privées. Dans les municipalités et les organismes para-publics. Le Muvman Liberater a une super succursale à la State House, là où la présidente, une pistonnée du ML, a organisé des agapes pour Alvaro Sobrinho pour qu’il puisse se familiariser avec les membres du gouvernement, avec un gouverneur de la Banque de Maurice réticent à lui accorder une licence les yeux fermés, licence qu’il réussira néanmoins à obtenir par un tour de passe-passe légal.

Quand les Mauriciens subissent une coupure d’eau potable, ils hurlent au scandale, vont sur les radios privées insulter les députés, traitent le ministre de l’Eau de tous les noms et menacent de descendre dans la rue. Ils n’ont pas tort.

La reprise des travaux parlementaires, cette semaine, a permis, comme à l'accoutumée, de porter à un niveau supérieur les débats récurrents sur toutes les questions affectant la vie du pays et qui animent les conversations tous les jours de l'année. Le Parlement reste l'instance suprême et le lieu privilégié où nos dirigeants doivent rendre des comptes de leurs actions gouvernementales à la population, où des législations nécessaires pour la bonne marche du pays sont adoptées et où les élus du peuple peuvent faire entendre les préoccupations et les problèmes que rencontre la population. C'est également un endroit où les différentes forces politiques parlementaires, tant du gouvernement que de l'opposition, peuvent se rencontrer et engager un dialogue, même si cela prend parfois un ton musclé, dans l'intérêt du pays.

Aimé Jacquet, qui a conduit l'équipe de France au sacre mondial en 1998, a dit dans son livre Ma vie pour une étoile : « Une sélection nationale n'est pas une juxtaposition d'individus, mais un groupe qui vit son football. » Or, il semblerait que le Club M ne ressemble, en ce moment, qu'à un méli-mélo d'individualités, sans capacité collective, sans jeu de fond. Sinon, comment expliquer la déroute contre les Comores ?

Dommage que Tiken Jah Fakoly n’ait décidé de faire un tour de chant chez nous, ces jours-ci… Car son titre, devenu symbole et hymne pour des nations comme la nôtre, est on ne peut plus approprié pour coller à l’actualité de notre petit paradis en ce moment !

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la saison 2017 a débuté sur les chapeaux de roue puisque dès la première journée, les tribunes affichaient complet avec un public enthousiaste qui s'était rendu au Champ de Mars en nombre pour soutenir ses champions et découvrir la flopée de nouvelles unités qui découvraient le théâtre de leurs exploits. Une preuve s'il en fallait que la popularité de la première course classique de la saison, la Duchesse of York Cup, est décuplée lorsqu'elle se déroule en tout début de saison, d'autant que les partants étaient de qualité, même si leur degré de forme respectif était incertain.

Cela fait plus de trois semaines que l’affaire Alvaro Sobrihno a éclaté, éclaboussant la Présidente de la République et provoquant une levée de boucliers du gouvernement dont plusieurs ministres ont choisi de défendre l’investisseur angolais.

Il y a ceux qui parlaient de “Only in Mauritius”. Ça c’était avant. Avant de retrouver les délices du pouvoir et tout ce qui va avec. C’était le titre d’une rubrique grinçante vis-à-vis du pouvoir qu’animait Anil Gayan dans les colonnes d’un confrère du matin. Rien n’a changé depuis, même si l’auteur de la chronique se trouve aujourd’hui de l’autre côté de la barrière et qu’il fait pire que ceux qu’il dénonçait dans ses écrits. Or, Only in Mauritius n’a jamais été autant d’actualité.

«Je ne suis qu’un nègre rouge qui aime la mer / J’ai reçu une solide éducation coloniale / J’ai du hollandais en moi, du nègre, et de l’anglais / Et soit je ne suis personne, soit je suis une nation».
Ainsi écrivait Derek Walcott, prix Nobel de Littérature en 1992, mort le 17 mars dernier à l’âge de 87 ans. Parfois, les poètes disent mieux que tout discours ce que nous sommes. Nos origines diverses, mêlées. Et ce que nous pouvons aspirer à être, en tant qu’individus mais aussi dans notre construction commune.

Revoilà la saison des courses après une interruption qui a paru beaucoup plus courte que d'habitue. En effet, l'intersaison 2016-17 a été particulièrement animée avec les tractations pour le remplacement annuel de deux administrateurs du Mauritius Turf Club (MTC). En tout, ces élections-là ont envoyé un message on ne peut plus clair de la part d'une grande majorité de membres qui ont signifié un rejet clair et net d'une politique d'un passé peu glorieux et de toute ingérence de la Gambling Regulatory Authority (GRA) dans les affaires internes de l'organisateur des courses et du MTC.

La première retraite organisée à Maurice cette semaine, réunissant des dirigeants politiques, des capitaines du secteur privé et des universitaires d'une vingtaine de pays africains, dans le cadre de la Plateforme économique africaine par la Fondation de l'Union africaine peut être considérée comme un succès.

Certains disent qu'il suffit de peu pour délirer. Mais dans le cas d'Anil Gayan, faut croire que le problème est ailleurs !