Opinions

Les accusations portées contre le Dr Zouberr Joomaye, dans le cadre de l’enquête policière sur les allégations de Navin Ramgoolam contre Paul Bérenger quant à la diffusion de fausses nouvelles, peuvent difficilement laisser insensibles tous ceux qui militent pour la liberté d’expression et la liberté de parole, droits garantis par la Constitution.

De pire en pire ! Des énormités si grosses qu’on se demande bien qui les gobe ? Ce « peuple admirable » qui, on l’espère, se compose de moins en moins de naïfs ? Et, mis à part, bien sûr, les fidèles lieutenants d’un leader politique et chef de la nation qui semble donner, là, des signes. De panique ou d’un trop plein de confiance ?

L’angoisse est lancinante. Chaque jour, ce sont toujours les mêmes questions qui reviennent dont voici quelques-unes. À quand le prochain licenciement parce que notre petite entreprise n’arrive pas à surmonter la crise économique et que les mesures correctives tardent à venir ?

Il y a peine deux semaines, bien que ce ne fût pas le grand succès qu’on attendait, un bon nombre de jeunes de ce pays descendaient dans les rues de Port-Louis et scandaient "Ar nou non !" Ils entendaient dénoncer — entre autres maux de la société mauricienne qui les préoccupent — la corruption, le favoritisme et les passe-droits qui minent, à eux aussi, le chemin vers plus de chance d’obtenir un emploi dans leur pays.

Koz nimport. C’est une expression qu’affectionnait sir Gaetan Duval et il l’utilisait souvent pour qualifier les propos incongrus, incohérents et déplacés de certains de ses collègues politiques. Il n’en était pas exempt non plus, lui, de paroles en l’air qui avaient le chic de choquer, mais il avait emprunté cette expression du langage populaire. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on a eu droit à un concentré de koz nimport cette semaine.

Le grand oral de l’ex-ministre des Finances et leader du MSM Pravind Jugnauth a fait monter la tension d’un cran dans la capitale et dans le pays cette semaine.

Il n’y a rien cette semaine qui domine outrageusement l’actualité hippique si ce n’est la performance de Green Keeper, la nouvelle machine à gagner de l’écurie Rousset,  qui s’est approprié le record des 1400 mètres, détenu jusqu’ici par Molten depuis 2008.

Il faut être bien plus de 15 000 à s’indigner ! Il y a là de quoi outrer tout un peuple, du moins ceux et celles qui cultivent et croient encore en des valeurs. Républicaines, de surcroît ! Et ils ne sont pas peu nombreux, heureusement !

Le pays était déjà dans une zone d’instabilité politique depuis la cassure de l’Alliance gouvernementale. Le voilà qui entre maintenant dans une crise institutionnelle avec deux de nos institutions majeures et indispensables au bon fonctionnement de l’État mauricien en situation d’instabilité, sinon d’affrontement.

L’enquête de l’ICAC sur l’affaire Medpoint tire peut-être à sa fin et l’annonce de la publication prochaine de son rapport nous met déjà l’eau à la bouche. Mais tout n’est pas encore joué.

On m'avait dit que les procédures du constat à l'amiable — comme celles du divorce — en cas d'accident changent la vie d'un automobiliste. Finies les longues heures à attendre que la police vienne faire le constat, finies les dépositions en plusieurs exemplaires, etc. Je l'avais cru.

Des décorations républicaines à des sectaires de tout poil, ce qui est déjà une aberration, la notion de république ne pouvant s'accommoder de ceux qui favorisent les instincts tribaux, des terres octroyées à des groupuscules dont la vocation est très éloignée de la recherche de la paix sociale et des nominations qui confirment l'énorme influence des groupes socioculturels.

Le plus vieil établissement de chevaux de courses du turf mauricien, l'écurie Gujadhur a encore frappé dans la Phoenix Maiden Cup 2011. Et il l'a fait de brillante manière en plaçant ses trois partants dans les 4 premières places de cette épreuve phare de la saison. Seul le vaillant Captain's Knock, en manque de compétition, - ce qui était largement visible dans le rond de présentation avant la course - a pu se glisser malgré tout dans le quarté gagnant.

Des plus de 15 000 adhésions sur Facebook, environ 3 000 Mauriciens ont participé à la marche “Aret zwe ek nou lavenir” initié par le mouvement “Wanted : 15 000 jeunes pour sauver notre avenir”, samedi.

Présenté comme le mouvement qui allait révolutionner la pensée et le comportement public, la marche tant attendue des 20,000 jeunes facebookers n'a finalement réuni, hier, qu'un dixième de ce nombre, 3,000 participants, parmi lesquels il y avait, en nombre, ce qu'on peut qualifier de marcheurs professionnels, dirigeants syndicaux, travailleurs sociaux, observateurs et qui, pour la plupart, sont loin d'être jeunes. Du moins au niveaux de leurs artères. Mais qu'importe, il y a un début à tout.

Cette information n'a pas fait la une du journal télévisé et n'a pas été diffusée dans aucun des bulletins d'informations des chaînes de la Corporation. Au contraire, tout a été fait pour qu'elle ne soit pas ébruitée.

La marche des jeunes prévue à Port-Louis aujourd’hui sera avec la Maiden Cup les deux principaux événements phares de ce week-end. Reconnaissons tout de suite que l’indignation de la population devait se manifester un jour ou l’autre sous une forme que personne ne pouvait anticiper.

Le voilà enfin ! ce Phoenix Beverages Maiden 2011 qui a fait couler beaucoup d’encre, qui a valu des discussions animées entre le Mauritius Turf Club et certaines écuries, et qui a fait l’objet de débat, parfois enflammé entre turfistes sur les réseaux sociaux.

Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a de quoi d'être fier du Parti travailliste hérité de son père. Il a effectivement amplement raison de l'être. Le Labour mauricien, a-t-il récemment rappelé, a été le parti politique qui avait permis que, pour la première dans l'histoire de Maurice, une femme accède au Conseil des ministres.