Opinions

Nous voilà déjà à la cinquième journée. Une journée qui s’annonce intéressante malgré le faible nombre de partants, surprenant et inquiétant à ce stade de la saison, mais avec des épreuves qui promettent d’être plus disputées que la semaine dernière où certains concurrents semblaient se détacher du lot. Ils l’ont d’ailleurs confirmé à l’arrivée, à l’exception des épreuves d’ouverture et de clôture et qui ont vu deux outsiders s’imposer.

En choisissant d’esquiver les débats sur le discours-programme, l’opposition veut minimiser son importance et éviter d’entrer dans ce qu’elle considère, sans le dire ouvertement, un piège politique.

Les candidats à la présidentielle française n’ont plus que quelques jours pour convaincre les électeurs avant un premier tour qui devrait, du moins à en croire les sondages, se révéler sans grande surprise.

Un discours-programme est par définition un document présenté au début de chaque session parlementaire énonçant une liste, parfois exhaustive, des mesures à être mises en œuvre par le gouvernement en place durant une période donnée. Le texte dont lecture a été faite hier par Monique Ohsan-Bellepeau – qui assume la suppléance aux fonctions de président de la République depuis la démission de sir Anerood Jugnauth –, n’inaugure rien de particulier. Cependant sa dimension symbolique et stratégique ne peut être ignorée.

Selon les Romains et Shakespeare, les ides de mars sont une période de politique trouble, et peut-être un peu dangereuse. À Maurice, cette période a lieu quelques semaines plus tard et aboutit à une date symbolique : le 1er-Mai. Il semble que l’arrivée de l’hiver provoque chez l’homme politique mauricien une poussée d’adrénaline qui l’incite à bousculer les choses, à se lancer dans de nouvelles stratégies. Vous voulez des exemples ? En voici deux.

Nous ne comprenons vraiment pas pourquoi ils sont si nombreux à se prendre la tête et à faire montre de telles manifestations de nervosité. Ce qui se déroule sur l'échiquier politique est, certes, très intéressant, propice à susciter des commentaires, mais faut-il pour autant tomber dans des excès ?

Il serait facile et factice de tomber dans les lieux communs et les clichés éculés lorsqu’il s’agit d’un sujet aussi grave que la violence conjugale. Il faut reconnaître que les colonnes des faits divers des journaux pullulent d’année en année de cas rapportés aux autorités, voire à la police quand il y a mort de femme ou tentative de meurtre, au point où le sujet souffre d’une certaine banalisation. Pourtant, il serait dangereux de minimiser la gravité de la situation.

Alors que les activités politiques sur le terrain connaîtront la semaine prochaine une intensification dans la perspective de la bataille des foules annoncée pour le 1er-Mai entre l’alliance gouvernementale et la nouvelle alliance de l’opposition, le débat politique devrait prendre une nouvelle tournure à partir de lundi, avec l’ouverture de la nouvelle session parlementaire et la présentation du discours-programme.

Il n’ y aura  pas de remake du duel Accupa/Intercontinental lors de  cette quatrième journée dans le prolongement de ceux de la saison dernière qui ont tant fait vibrer les turfistes. On n’y échappera pas à un autre moment fort de la saison, mais pour l’heure c’est une confrontation tout aussi intéressante à laquelle nous sommes conviés à l’occasion de «The Radio Plus/Turf Plus 10th Anniversary Cup».

Après à peine deux semaines de négociations, tous les éléments semblent maintenant réunis pour la mise en place du remake 2000. C’est avec un sentiment de satisfaction que les quatre architectes de la nouvelle alliance visiblement contents ont annoncé l’aboutissement positif des discussions entre les deux partis.

Il fallait au Groupe Réfugiés Chagos (GRC) d'Olivier Bancoult, et à l'ONG Speak, 25 000 signatures, presque entièrement de citoyens mauriciens, afin de pouvoir adresser une pétition au président des États-Unis, Barack Obama, dans le cadre de la campagne pour sa réélection à la Maison Blanche en novembre prochain, pour qu'il tienne compte de la revendication des Chagossiens de revenir sur leurs terres natales.

À force d’entendre parler de tsunami, du retour de Rambo sur le terrain, on avait fini par penser que la démission de sir Anerood Jugnauth de la présidence de la République était le couronnement de toute une stratégie politique, minutieusement préparée.

Vous êtes dans un aéroport. Peu importe où. Vous êtes partis deux, trois semaines, pour des vacances, ou pour raisons médicales. Vous êtes là à attendre, l’avion qui vous ramènera à la maison.

Et si nous étions dans le spectacle plutôt que dans la vie réelle ? Dans la communication plutôt que dans le concret ? Dans l'improvisation plutôt que dans l'organisation, dans l'abouti ? Cette interrogation nous a, cette semaine, beaucoup poursuivi.

La semaine qui a suivi la démission de sir Anerood Jugnauth a été caractérisée par une agitation fébrile au sein de l’opposition parlementaire.

Le meurtre de Stellio Coralie, survenu le 24 mars dernier à Melrose, et révélé depuis ce lundi 2 avril dans les médias, interpelle. Et choque. Pas uniquement par l’atrocité du crime commis. Mais également pour ses dessous.

Sir Anerood Jugnauth a fait la démonstration, cette semaine, qu’il n’a pas quitté la State House pour se la couler douce à la Caverne mais bien comme le véritable mentor du MSM, dirigé actuellement par son fils Pravind Jugnauth.

Avec la Kia Duchess of York Cup, première épreuve classique de l’année, la saison hippique 2012 a déjà atteint sa vitesse de croisière sur un trajet long de 37 autres journées qui promettent plein d’émotions, jonchées d’inévitables  déceptions et  susciteront d’inévitables interrogations légitimes lorsque les démons de minuit tenteront de faire peser le poids de leurs influences argentées.

Deux morts à Sorèze. Deux de trop. Et on frissonne à l’idée de ce qu’aurait pu être le nombre si le chauffeur du camion dans sa folle course n’avait eu le réflexe d’épargner, au moment de son impact, un autobus plein à craquer.