Opinions

Il y a deux semaines (le lundi 17 janvier), mis en présence en Cour intermédiaire d'un rapport d'un panel de médecins de l'Etat, le Directeur des Poursuites Publiques (DPP), Me. Satyajeet Boolell, s'est senti contraint d'abandonner — pour la deuxième fois — le procès de conspiration pour détournement de fonds de Rs 85 millions intenté à Sir Harry Tirvengadum, l'ancien Pdg de la compagnie d'aviation nationale Air Mauritius.

L'actualité sera dominée ce week-end par les élections régionales à Rodrigues au terme d'une campagne électorale exemplaire.

La troisième réunion entre le gouvernement et l’opposition mardi s’est terminée par un point de suspension. Du coup, il se chuchote que les négociations sur la réforme électorale qui étaient déjà dans une impasse se retrouvent dans une situation de deadlock.

Qu’est-ce qui sortira de la troisième rencontre prévue cet après-midi entre le gouvernement, représenté par Navin Ramgoolam et Rashid Beebeejaun, et l’opposition par Paul Bérenger et Alan Ganoo ? La question est sur toutes les lèvres.

Il y avait un petit côté surréaliste à la déclaration faite par le Premier ministre, mardi, quant à l'aberration que représente la nécessité de devoir obligatoirement décliner sa communauté pour être candidat à des élections générales, et celle du maintien du Best Loser System.

Trois couleurs barrent le paysage de Rodrigues depuis quelques jours. Le blanc de l'Organisation du Peuple Rodriguais (OPR), le vert du Mouvement Rodriguais (MR) et le rouge du Front Patriotique Rodriguais (FPR) : les couleurs des trois principaux partis politiques qui s'affrontent pour les élections régionales, qui auront lieu dimanche prochain.

Les nouvelles ne sont pas bonnes concernant la situation économique tant sur le plan local qu'international. Le taux de croissance a été revu à la baisse à 3,7% par le Fonds monétaire international, un taux qui a déjà été avancé par Gilbert Gnany, Chief Strategy Officer de la Mauritius Commercial Bank depuis la fin de l'année dernière.

Franco “Pablo Escobar” Edouard survivra-t-il à l’agression dont il a été victime lundi soir à son domicile à Baie-du-Tombeau, dans le sillage de la diffusion de l’émission Enquête Exclusive, consacrée à Maurice, par la chaîne M6 ?

Alors que le chef du gouvernement Navin Ramgoolam et le leader de l’opposition se rencontrent à nouveau aujourd’hui pour poursuivre les discussions sur la réforme électorale, on est en droit de croiser les doigts : nous espérons que les considérations d’ordre politique ne deviennent pas les pierres d’achoppement de cette réforme tant attendue.

Il y a deux semaines, je vous racontais comment, dans certains cas, la police  pouvait donner l'impression de pratiquer une politique de deux poids deux mesures. Il s'agissait de l'incident survenu dans un faubourg de Port-Louis, le 30 décembre dernier, au cours duquel un motocyliste avait accusé un très haut gradé de la police d'avoir failli lui faire faire un accident avec sa berline de fonction neuve et de l'avoir insulté.

Les fêtes terminées, la contagion de l'amusement surmontée, l'oubli de ses soucis quotidiens momentané, après décembre, son illusion du bonheur et son euphorie communicative, revoilà le blues de janvier.

Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, aura beau clamer – mais généralement, uniquement lorsque cela l'arrange – qu'il n'aime pas qu'on regarde l'avenir du pays en ayant les yeux fixés sur le rétroviseur.

Jamais depuis que la question de réforme électorale est revenue sur le tapis n’a-t-on été si près du but de trouver une formule susceptible de donner un nouveau souffle à notre démocratie parlementaire.

On sait dans quelles conditions avait dû parti le Pr Indur Fagoonee. Un peu forcées mais très organisées. Et c'est parce que celles qui devaient le succéder, Ameena Gurrib-Fakim et Sheila Bunwaree, sont de très fortes têtes que le gouvernement s'était cru bien inspiré d'aller chercher ailleurs.

Maurice est un État de Droit dont la réputation n’est plus à faire tant dans le Commonwealth que dans la francophonie et d’autres instances internationales grâce à la compétence et l’efficacité de notre système judiciaire.

« There is a tide in the affairs of men, which taken at the flood, leads on to fortune. Omitted, all the voyage of their life is bound in shallows and in miseries. » Cette affirmation que William Shakespeare met dans la bouche de Brutus dans Julius Caesar, trouve actuellement toute sa pertinence à Maurice alors que les nouvelles consultations politiques en ce début d’année laissent apparaître une lueur d’espoir à l’effet qu’un consensus entre tous les acteurs politiques est possible. Et pour que l’ingrédient primordial de cette lueur soit transformé en lumière, il faut de la volonté politique.

Le 30 décembre de l'année dernière, à Terre-Rouge, un incident de la route survient entre un motocycliste et un automobiliste. Le premier dit que l'autre lui aurait fait une queue de poisson dans un virage, ce qui a manqué de lui faire faire une sortie de route.

Le sort des rapports qui essaient, au moins, d'améliorer le système électoral mauricien est-il de se retrouver dénaturés ou, pis, d'être envoyés à la poubelle ?

Plus théâtral que lui, tu meurs ! Navin Ramgooam nous a gratifié d'un vrai numéro d'acteur le premier jour de l'an 2012, à l'occasion de son traditionnel message à la nation. Sur la forme, rien à dire.