Opinions

Le message du Premier ministre Navin Ramgoolam à la Nation le 1er janvier a été l’occasion d’énoncer quelques idées très fortes touchant l’économie, le social et la politique.

Au crépuscule de 2011, beaucoup de Mauriciens s’accorderont à dire que l’année écoulée laisse le sentiment d’un goût d’inachevé, de rêves inassouvis et de travaux non terminés. Ce qui explique probablement l’enthousiasme mitigé qui caractérise les festivités en cette période de fin d’année.

Ce qui est bien avec le changement d'une année à l'autre, hormis les artifices et le besoin frénétique et contagieux de festoyer, c'est qu'il nous rappelle que nous devons avancer. Le Premier ministre a raison : à trop regarder dans le rétroviseur – ce qui est, par ailleurs, nécessaire si on a le sens de l'histoire et si on veut éviter de commettre les mêmes erreurs – on finit par être paralysé et ne plus organiser l'avenir. Or, l'avenir c'est le monde que nous préparons pour nos enfants et ceux qui les suivront. S'il doit être meilleur, c'est dès aujourd'hui qu'il faut s'y prendre.

Le mot de la fin de 2011 et du début 2012, jusqu'à ce qu'un autre le remplace, est remake. Pour ceux qui l'ignoreraient encore, ce mot désigne dans le vocabulaire politique, la répétition de ce qui se passa en septembre 2000 : l'alliance électorale conclue, à la onzième heure entre le MSM et le MMM qui permit de renvoyer, le temps d'un mandat, Navin Ramgoolam et ses alliés dans l'opposition. Pour le plus grand bien du pays, affirment les mauves/oranges. Pour son plus grand malheur assurent les rouges et leurs alliés.

Il n'y a pas meilleure façon de faire mentir le dicton 'un géant aux pieds d'argile'. L'Association mauricienne de Boxe (AMB) est bel et bien un géant. Un géant solide sur ses pieds et qui a accompli à la force de ses poignets une année 2011 formidable dans tous les sens du terme. 

La réforme électorale fait partie des scénarios inépuisables de la politique mauricienne. Elle fait partie de ces sujets polémiques que l'on lance pour faire diversion ou pour occuper un vide. 

OG

L'année 2011 se termine de manière assez mitigée pour les femmes. Cette autre moitié du ciel. Les WIP, WIN et autres Gender Cliques, qui sont comme ces corps para-étatiques parasités par des fonctionnaires à l'échine extrêmement souple diront qu'il y a eu de très grandes avancées parce qu'une élue a changé de bord pour devenir ministre, parce que le ministre Aimée a prévu un quota de femmes pour les municipales, alors que cela a été refusé pour l'Assemblée nationale, ce qui n'a provoqué aucune réaction chez ses bonnes dames de salon.

Plus de 40 ans après la conception du best losers system par John Stonehouse et l’introduction de ce principe dans la Constitution mauricienne, ses défenseurs s’y accrochent toujours et croient dur comme fer que c’est toujours le seul moyen garantissant la protection des minorités dans ce pays.

Alors que la nomination du comité composé des professeurs Guy Carcassonne, Vilanova Trias et Vernon Bogdanor pour se pencher sur la réforme électorale avait été accueillie avec beaucoup de scepticisme, ses recommandations se sont avéré être une véritable bouffée d’air frais et ont été accueillies avec enthousiasme par les deux principaux leaders politiques du pays, à savoir Navin Ramgoolam et Paul Bérenger.

Il aura fallu d’un peu de mauvais temps, de quelques gros nuages sombres et de quelques coups de tonnerre pour priver pratiquement l’ensemble du pays d’électricité mercredi. Ce n’est pas que Maurice, la cyber île qui se veut le leader des technologies de pointe, ne dispose pas d’un système électrique capable de résister à quelques coups de tonnerre.

A écouter Navin Ramgoolam se livrer à ses grandes incantations publiques, on peut avoir l'impression qu'il n'est qu'un guest speaker invité à une quelconque cérémonie officielle, un coach qui dispense quelques leçons pour aider son auditoire à acquérir des outils leur permettant d'améliorer leur performance et qu'il est un étranger complet à Maurice et à sa gouvernance.

Les travaux de l’Assemblée nationale pour 2011 ont pris fin dans la nuit de mardi à mercredi après deux mois de travaux épuisants mais enrichissants.

Le compte à rebours en vue du face-à-face entre la petite île Maurice et l’éléphant indien sur le traité de non double imposition (DTAT) la semaine prochaine est enclenché.

On connaissait les gate-crashers, les frodère mariaz, qu'une savoureuse chanson de Cyril Ramdoo avait, dans les années 80, remis au goût du jour, mais voilà qu'une nouvelle catégorie vient de paraître, celle de "frodère conférence de presse".

Ainsi donc, le conseil d'administration de la MBC a décidé "pour des raisons humanitaires" de réintégrer Rehana Ameer, un an et demi après l'avoir suspendue, interdit l'accès à son lieu de travail, insulté sur les ondes en "direct live" et limogée à l'issue d'une espèce de commission disciplinaire.

Même en maniant le chantage à l'emploi, la direction de la radiotélévision nationale, la MBC-TV, le dos au mur, a été bien obligée, mercredi soir dernier, de ravaler son intransigeance et de réintégrer à son poste Mme Rehana Ameer, son Transport Officer, qu'elle avait licenciée depuis une année.

Ce qu’il y a de beau dans notre métier de journaliste, c’est qu’on finit toujours par apprendre la vérité. Qu’elle soit à propos d’une déclaration, une décision, une démarche ou d'un mouvement de pion.

La semaine écoulée a été marquée de plusieurs événements qui ont permis au pays de franchir diverses étapes majeures dans l’histoire constitutionnelle, politique et syndicale du pays.

Il a été dit et répété que ce sont les hommes qui font les institutions. Jamais postulat ne serait aussi bien appliqué qu'à l'Assemblée Nationale, un des piliers de tous les régimes qui se réclament de la démocratie.