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Constat de la Chambre d’Agriculture : pertes directes variant de 20 à 100% dans les champs

Dans une première analyse des dégâts causés par le passage de l’intense cyclone tropical Batsirai, la Chambre d’Agriculture fait de pertes variant dans la fourchette de 20% à 1000% dépendant des cultures. Pour ce qui est du sucre, les répercussions sont considérées comme pas trop importantes mais avec le souhait qu’un ensoleillement rapide puisse éliminer le trop-plein d’eau dans les champs de cannes.

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Néanmioins, la Chambre d’Agriculture note que les fortes rafales balayant l’île lors du passage de Batsirai en avertissement de classe IV pendant 18 heures ont causé des lacérations des feuilles de cannes en bordure de champs, mais qu’il faudra encore vérifier l’intérieur des plantations, dit-on. De manière globale, la pluie aura été bénéfique aux champs de canne, « mais il ne faudrait pas que cela dure trop longtemps », prévient néanmoins la Chambre. La pousse pourrait alors être affectée et accuser un retard d’une à deux semaines.

En  revanche, du côté de la culture vivrière, le constat est gêné à ce stade par l’accès à certaines régions étant encore difficile, avec des routes inondées et des arbres obstruant le passage. Pour les champs proches d’être récoltés, la Chambre parle de « pertes directes allant de 20% à 100% », tout en précisant que l’impact reste « très aléatoire d’une région à l’autre », sachant que certaines régions n’ont subi presque aucun dégât.

L’excès d’eau, enregistré durant ces deux derniers jours, devra être géré pour ne pas perdre les parcelles en pousse ou proches de la récolte aussi bien que dans les parcelles qui venaient d’être semées.

Au chapitre des cultures sous serres, les exploitations, qui n’ont pas été débâchées ont été fortement endommagées, concède la Chambre, avec le plastique cassé et les serres inondées. Mais les structures sont intactes, tout en précisant que les plantations de ces serres ont toutefois été affectées.

La Chambre d’Agriculture ajoute que les plantations fragiles (papayes, pitaya, bananes…) ont été bien affectées. Les arbres fruitiers (mangues, avocats, goyaves…) ont été endommagés et ont perdu une grande partie de leurs fleurs et de leurs fruits pas encore mûrs, et donc pas utilisables.

Par ailleurs, l’adoption de certaines pratiques culturales chez des bénéficiaires du projet Smart Agri a porté ses fruits, c’est le cas de le dire et leur a été bénéfique. Par exemple : le tunnel nantais sous culture de concombres, pâtissons, tomates ou « piments cari » est resté intact, et les cultures sous ce tunnel n’ont pas été endommagées, alors que le plein champ de ces mêmes cultures dans la même région ravagé par les rafales et la pluie. L’utilisation du motoculteur acheté dans le cadre du projet a permis une préparation adéquate des platebandes avant la plantation avec des sillons pour l’évacuation de l’excès d’eau, protégeant ainsi la culture de base.

La Chambre souligne enfin que « les prochains jours seront cruciaux avec le retour espéré du soleil pour relever les quelques tiges allongées, et il sera nécessaire d’accroître la surveillance des cultures pour limiter le risque d’attaque des pestes, qui va augmenter ».

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