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Depuis 2015 : 36 cas d’exploitation sexuelle sur mineurs recensés

Une seule preuve de culpabilité a été établie pour exploitation sexuelle sur mineurs de janvier 2015 à octobre 2021 sur les 36 cas recensés. C’est ce qu’a répondu mardi la ministre Kalpana Koonjoo-Shah à une interpellation de Karen Foo Kune-Bacha (MMM). Elle a invité cette dernière à faire des propositions pour améliorer le service au Drop-In Centre de Grande-Rivière-Nord-Ouest.

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Les 36 cas d’exploitation sexuelle des enfants concernent particulièrement des filles. Des enquêtes ont été menées par les autorités compétentes et le ministère à travers la Child Development Unit. A ce jour, une seule preuve de culpabilité a pu être établie. La ministre a profité de l’occasion pour élaborer une liste de mesures de son ministère pour prévenir ce type d’abus. Elle a ainsi cité la collaboration avec la brigade pour la protection des mineurs de la police, qui effectue des raids dans les discothèques, hôtels et autres lieux fréquentés par les jeunes.

Les six centres de la Child Development Unit (CDU) – à Flacq, Souillac, Bambous, Port-Louis, Goodlands et Vacoas – offrent un service de protection et d’encadrement aux victimes. Elle a rappelé l’existence d’un Drop-in Centre à Grande-Rivière-Nord-Ouest. Celles qui y sont admises ont droit à une thérapie à long terme, ainsi que l’encadrement psychologique approprié et de la sensibilisation. Le recours aux services des Ong est aussi requis lorsque c’est nécessaire.

Les bénéficiaires ont aussi un suivi médical et sont sensibilisés sur la contraception à travers la Mauritius Family Planning Welfare Association. La CDU a également mené 187 campagnes de sensibilisation au cours de la période indiquée.

Karen Foo Kune-Bacha fait ressortir que Maurice est citée comme une destination importante pour le tourisme pédophile dans le rapport des Nations Unies sur les droits humains. Elle a demandé s’il y a eu une étude nationale à ce sujet et quelles ont été les dispositions prises par le ministère pour prévenir cette situation. Kalpana Koonjoo-Shah a affirmé que le gouvernement applique « une politique de zéro tolérance » concernant l’exploitation sexuelle des enfants. « Nous collaborons avec les instances internationales », dit-elle.

La ministre a aussi rappelé qu’un Sex Offender Register sera bientôt mis en place, lequel servira de bases de données pour de tels délits. La parlementaure du MMM a alors demandé à la ministre si l’encadrement offert dans le Drop-In Centre était approprié pour les victimes. Ce à quoi Kalpana Koonjoo-Shah a répondu que tel était le cas et que plusieurs services spécialisés y collaboraient. Elle a cependant invité la députée à faire connaître ses propositions pour améliorer la prise en charge.

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