Trafic de drogue : l’ancien membre de la NCG en détention jusqu’à son procès

Le juge Raj Seebaluck, siégeant en Cour suprême, a rejeté la demande d’Ashwini Huzar Futty d’être remis en liberté conditionnelle dans un Ruling rendu hier. Ce constable de 43 ans, affecté à la National Coast Guard (NCG), est accusé de trafic de drogue, en violation des dispositions de la Dangerous Drugs Act, et fait face à un procès en Cour d’assises.

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Ashwini Huzar Futty, déployé sur le CGS Barracuda, et qui compte 21 ans de service au sein de la force policière, avait été intercepté par des éléments de l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) sur la plage publique de Mont-Choisy le 16 mai 2022. N’ayant rien trouvé de suspect sur lui, les policiers l’avaient escorté dans son bungalow à Résidence Mon-Choisy, qu’il avait l’habitude de louer. Là se trouvait Patricia Elizabeth Garro, une ressortissante française de 67 ans.

Cette dernière, agent immobilier de profession et originaire de Cagnes-sur-Mer, en France, avait expliqué aux policiers qu’elle s’était installée dans le bungalow depuis le 11 mai 2022, date de son arrivée à Maurice, précisant qu’il s’agissait de son 2e voyage dans l’île.

Sur la base des indications d’Ashwini Huzar Futty, les policiers avaient plus tard découvert une certaine quantité de haschich dans une armoire. Drogue qui, selon le prévenu, lui appartenait et qu’il cherchait à écouler. Quant à la ressortissante française, il l’a mise hors de cause, ajoutant qu’elle n’avait rien à voir avec cette affaire.

Dans son rapport, le Forensic Science Laboratory avait confirmé que la drogue découverte était du haschich, d’un poids total de plus de 2,5 kg et d’une valeur marchande de plus de Rs 7,6 millions. À la suite de quoi la maison où Ashwini Huzar Futty habitait avec sa mère, à New-Grove, avait été perquisitionnée, sans rien donné de concret cette fois.

Ashwini Huzar Futty avait ensuite été placé en détention. Pour sa part, Patricia Elizabeth Garro avait maintenu que la drogue retrouvée dans le bungalow appartenait au garde-côte et qu’elle ignorait tout de ses activités. Elle avait de fait été relâchée sous caution en septembre 2022.

Deux demandes de remise en liberté formulées par Ashwini Huzar Futty avaient déjà été rejetées par la Bail & Remand Court (BRC). Cependant, lors de la deuxième demande, la magistrate du BRC avait indiqué qu’elle relâcherait le prévenu sous caution si une charge formelle n’était pas logée en Cour d’assises au plus tard le 9 octobre 2023. Le bureau du DPP avait alors fait le nécessaire et logé une accusation formelle en août 2023.

Accusé de trafic de drogue devant les Assises sous la Dangerous Drugs Act, le prévenu a plaidé non coupable. Il est prévu que l’affaire soit appelée le 29 mai prochain. Ashwini Huzar Futty avait cependant logé une demande de remise en liberté conditionnelle devant la Cour suprême, où il avait pris l’engagement qu’il respecterait toutes les conditions que la Cour pouvait lui imposer.

Le juge Seebaluck a pris en considération le fait que l’accusé a un casier vierge et qu’il a la responsabilité d’une mère âgée. Il a toutefois retenu que l’accusé fait face à un procès pour un délit grave en Cour d’Assises, délit pour lequel il y a a priori des preuves solides, et qui pourrait déboucher sur une lourde peine d’emprisonnement s’il est reconnu coupable. Autant de facteurs, donc, qui pourraient l’inciter à prendre la fuite.

En outre, ayant été policier à la NCG, le prévenu connaît la navigation et pourrait prendre la fuite par voie maritime. Sans compter le risque qu’il pourrait chercher à intimider des témoins. Le juge a de fait retenu qu’aucune condition ne pouvait être imposée pour minimiser les risques de fuite ou de manipulation des témoins. Raison pour laquelle la demande d’Ashwini Huzar Futty a été rejetée. Ce dernier restera en détention jusqu’à son procès aux Assises.

 

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