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Trafic de drogue : Un ado (15 ans) risque 25 ans de prison

Un adolescent de 15 ans risque 25 ans de prison, faisant en effet face à une accusation de trafic de drogue sous les articles 30 et 47 de la Dangerous Drug Act. De la drogue d’une valeur marchande de Rs 1,4 million a été saisie à son domicile, à Riche-Terre, le 29 avril dernier. La police a résisté à sa motion de remise en liberté conditionnelle, débattue à la Children’s Court, et l’Acting Magistrate Bhavna Sawock a donné gain de cause à la police durant la semaine écoulée.

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L’inspecteur Jeean, qui représentait le commissaire de police en Cour, a expliqué que le prévenu fait face à une accusation sérieuse et risque une peine maximale de 25 ans de prison et une amende de Rs 1 million s’il est reconnu coupable. Le policier rappelle que le 25 avril, son équipe a perquisitionné le domicile de l’adolescent, où elle a mis la main sur sept sachets en aluminium renfermant de la drogue synthétique, deux paquets de haschich, ainsi qu’une feuille de papier en aluminium. Tandis que dans trois récipients, il y avait une certaine quantité de drogue synthétique et 56 doses de cette même drogue. La valeur marchande de la drogue est estimée à Rs 1 488 800. L’inspecteur Jeean a ajouté que lors de son arrestation, le jeune homme a avoué que ces substances étaient destinées à la vente, tout en refusant toutefois de dire où il s’en était procuré.

En se basant sur ces faits, la police a résisté à la demande de remise en liberté de l’adolescent, soutenant que ce dernier pourrait être tenté de s’enfuir en ajoutant qu’il pourrait récidiver. Finalement, l’inspecteur Jeean a argué que pour la sécurité du suspect, il est préférable qu’il reste en détention.

La magistrate Bhavna Sawock a analysé ces arguments, confirmant la présomption d’innocence garantie sous l’article 10(2)(a) de la Constitution. Cependant, elle devait préciser que « every defendant or detainee is normally entitled to bail unless his continued detention is necessary for the reasons set out in section 4(1) of the Bail Act ». Ainsi dit-elle avoir étudié le risque que le prévenu puisse fuir s’il était libéré sous caution, étant donné que « la possibilité que le demandeur risque une lourde peine ne peut être exclue ».

Cependant, la cour estime aussi qu’imposer des conditions strictes pour libérer le jeune homme, comme de se présenter au poste de police chaque jour ou encore un Curfew Order, ne peuvent être négligés. Elle a de fait rejeté le risque de fuite mis en avant par la police. En revanche, elle dit avoir retenu l’argument de la possible récidive, soutenant : « Étant donné que le trafic de drogue est une activité lucrative et que le demandeur est issu d’une famille défavorisée, et que le coût de la vie est onéreux aujourd’hui, j’estime qu’il est possible que le demandeur puisse récidiver en étant en liberté conditionnelle. » La Cour affirme que : « I have considered the conditions which may be imposed but I have found none which might effectively reduce the risk of re-offending. »

Finalement, elle partage l’avis de la police sur la sécurité du prévenu et avance que « des enfants vulnérables sont des cibles faciles pour les trafiquants de drogue, qui les utilisent pour faire prospérer leur business ». Aussi la cour estime que la détention de l’adolescent est justifiée. Ce dernier est détenu au Correctional Youth Centre.

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