CE MATIN Ouverture de la conférence de l'IFA


Le maintien d'un faible fardeau fiscal souligné


FINANCES Investissement régional


CIEL Capital lance le Kibo Fund


AGRO-INDUSTRY 2008 En Tanzanie


Des promoteurs mauriciens à la recherche de partenariats


CONSOMMATION Inflation


CPI : hausse de 1,1 point en avril


CE MATIN Ouverture de la conférence de l'IFA


Le maintien d'un faible fardeau fiscal souligné

Le fardeau fiscal à Maurice est faible et c'est l'un des facteurs cruciaux pour attirer l'investissement direct étranger dans le pays, maintenir la compétitivité internationale des entreprises et soutenir la croissance économique sur le long terme. C'est ce qu'a affirmé, ce matin, le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, à l'ouverture, à l'hôtel Sofitel Imperial, d'une conférence de deux jours organisée conjointement par les branches locale et indienne de l'International Fiscal Association (IFA).

Cette conférence réunit des professionnels de la fiscalité de Maurice, de la Grande Péninsule, de l'Afrique du Sud, de la Malaisie, du Sri Lanka, de Singapour, entre autres. Présidée par Uday Gujadhur de Multiconsult Mauritius et président en exercice de la branche locale de l'IFA, elle est axée sur le thème de l'impact de la fiscalité internationale sur les échanges commerciaux et les investissements transfrontaliers. Elle donnera l'occasion aux participants d'analyser les tendances concernant les coûts et les revenus provenant des opérations offshore, les nouvelles orientations de la politique fiscale mauricienne, les développements dans les activités du global business ainsi que les changements au niveau des lois fiscales des pays de la région.

La fiscalité est dynamique mais la fiscalité dynamique l'est encore plus, a fait ressortir M. Sithanen dans son allocution. La mondialisation et la disparition des frontières ont contribué à la croissance du commerce et des investissements transfrontaliers. Les activités transnationales ne cessent d'augmenter, d'où l'impact grandissant de la fiscalité internationale. Maurice, a souligné le ministre des Finances, est en train de faire l'expérience d'une intégration rapide de son économie au plan global, cela à travers une progression du flux d'investissement direct étranger, d'une augmentation des investissements faits par des entreprises mauriciennes à l'étranger, des investissements accrus des étrangers dans des fonds et valeurs boursières, le secteur du global business (anciennement l'offshore) qui enregistre un taux de croissance à deux chiffres, un secteur commercial en ébullition soutenue par la hausse des revenus par tête d'habitant.

Selon Rama Sithanen, les changements apportés au cadre légal, au régime fiscal et au secteur financier ont jeté les bases pour un " stronger, more diversified financial services sector " où l'accent est mis sur la transparence, la bonne gouvernance, entre autres. La politique fiscale a été des plus efficaces et avec les améliorations apportées récemment, Maurice, selon Rama Sithanen, peut s'enorgueillir d'avoir un niveau de revenus fiscaux en pourcentage du produit Intérieur Brut comparable à ceux des pays développés et en développement.

Pont

" Indeed, the overall tax burden in Mauritius is low ", a observé le VPM. Ce dernier a soutenu que le système fiscal est juste, simple et transparent, et qu'il récompense l'effort, l'innovation et l'entrepreneuriat. " But equally important is that it ensures that those who have the ability to pay contribute their fair share of taxes so that adequate revenue is available to meet the social commitments of government towards the poorer segments of society ", a-t-il ajouté.

M. Sithanen a fait comprendre que dans le sillage de la baisse du taux d'imposition des revenus et de l'introduction d'un taux uniforme, il y a eu des retombées positives en termes d'accroissement des activités économiques, d'efficacité dans l'administration fiscale. Dans le cas des compagnies offshore, une remise de 80 % sur le taux imposable est accordée, ce qui ramène le taux effectif à seulement 3 %. Malgré tout, dit-il, des investisseurs étrangers ne cessent de demander mieux. Le ministre a fait état de deux cas où des promoteurs de fonds ont réclamé un taux zéro. " Taxation must always be analysed in an international dynamic perspective ", a soutenu Rama Sithanen. L'investisseur va toujours chercher ce qu'il y a de meilleur.

Pour Uday Gujadhur, le centre financier mauricien peut jouer le rôle de pont pour les investissements venant de l'Asie, en particulier de la Chine et de l'Inde, et orientés vers l'Afrique. Il estime que les traités de non-double imposition ratifiés par Maurice (33 à ce jour sans compter ceux en négociations) constituent une composante essentielle des activités du secteur du global business. La branche mauricienne de l'IFA, a-t-il poursuivi, accueille favorablement les dernières mesures budgétaires, en particulier celles portant sur la simplification de la fiscalité. " The single rate is the good step in the right direction ", a-t-il dit. M. Gujadhur affirme qu'il est important pour Maurice de rester globalement compétitive. Il faut pour cela une politique fiscale appropriée, dit-il.

Les branches IFA de Maurice et de l'Inde souhaitent que la conférence soit une occasion pour réfléchir ensemble sur les problèmes de l'heure et de faire du networking entre professionnels de la fiscalité. Signalons que le ministre des Finances a procédé au lancement officiel du site web de l'IFA de Maurice, conçu par un jeune étudiant de l'IVTB, Avinash Emeerith.


FINANCES Investissement régional


CIEL Capital lance le Kibo Fund

Un fonds d'investissement privé appelé Kibo Fund, a été lancé à Maurice, lundi dernier, avec un fonds de 30 millions d'euros pour être investies en Afrique. Le fonds a une durée de vie de dix ans et d'autres fonds seront mis place ultérieurement, dépendant du succès de celui-ci, indique Jean-Pierrre Dalais, directeur exécutif de CIEL Capital. Le Kibo Fund aura pour chairman Iqbal Rajahbalee.

Initié par le groupe mauricien CIEL Capital, le Kibo Fund a, comme actionnaires, FMO, la banque internationale de développement des Pays-Bas ; DEG, une institution financière allemande du KfW Banking Group spécialisée dans l'investissement en Afrique et dans les pays en voie de développement ainsi que Anglo-Mauritius Assurance Society, Intra Business Network (IBN) et le National Pension Fund (NPF).

Selon M. Dalais, c'est la première fois qu'un groupe mauricien lance un fonds de capital-investissement à vocation régionale de cette envergure. Le Kibo Fund, a-t-il indiqué, sera un fonds à durée limitée de 10 ans qui visera des positions majoritaires ou des parts minoritaires substantielles dans des entreprises ou des projets en situation d'expansion. Ce qui permettra au fonds de faire son entrée dans une entreprise, de l'aider à progresser et d'en sortir dans une période d'entre cinq à sept ans.

Lors d'une présentation à la presse, M. Dalais a indiqué que ce fonds vise principalement les pays tels Madagascar, Maurice, Tanzanie, Ouganda, Mozambique et Kenya, mais s'intéressera aussi aux opportunités d'investissement dans d'autres pays tels la Zambie, l'Afrique du sud, l'Angola, la République démocratique du Congo (RDC), le Malawi et le Botswana. " Nous, au groupe CIEL, nous pensons que le moment est propice, avec les nombreuses opportunités qui s'annoncent, de montrer une plus grande présence de notre groupe en Afrique. D'énormes possibilités d'investissements existent pour le fonds qui fera ainsi progresser les investisseurs également, de même que les compagnies mauriciennes ", a-t-il déclaré.

Pour Thierry Hugnin, Chief Investment Officer de Ciel Capital, la zone économique de l'Afrique et de l'océan indien représente d'excellentes opportunités d'investissements. " C'est une zone à fort potentiel de croissance grâce à l'évolution rapide de l'environnement des affaires ", a-t-il déclaré. Il a indiqué que le Kibo Fund vise, en premier lieu, les secteurs du tourisme, les banques, les services financiers et les télécommunications mais il s'intéressera aussi aux opportunités dans d'autres secteurs tels le développement immobilier, la production énergétique et le secteur agro-industriel, entre autres.

De son côté, le General Manager de IBN, Laurens van Oeyen, a estimé que la création du fonds est une décision saine et représente de bonnes opportunités d'affaires en Afrique. " Nous pensons apporter de la valeur ajoutée en offrant des projets à ce fonds. Nous en avons certains qui peuvent intéresser le Kibo Fund ", a-t-il dit.

Le président de Kibo Fund, Iqbal Rajahbalee, a rappelé, pour sa part, qu'on a vu à Maurice la création d'un certain nombre de fonds d'investissements privés gérés par des firmes étrangères et utilisant la plateforme offshore du pays pour investir en Inde. " C'est la première fois qu'il y a une initiative de créer un fonds d'investissements privés à Maurice, géré par des Mauriciens avec le soutien des étrangers ", a déclaré M. Rajahbalee. Selon lui, le Kibo Fund devrait ouvrir la voie à la création d'autres fonds d'investissements privés à Maurice.


AGRO-INDUSTRY 2008 En Tanzanie


Des promoteurs mauriciens à la recherche de partenariats

Une délégation dirigée par le Board of Investment (BoI) et comprenant des opérateurs mauriciens du secteur de l'agro-industrie est actuellement en Tanzanie où elle participe, depuis hier et ce jusqu'au 8 mai, à Agro-Industry 2008. Il s'agit d'une rencontre entre promoteurs de projets dans les secteurs de l'agriculture, de l'agro-industrie, de la pêche et de l'aquaculture des 14 pays de la SADC et des partenaires potentiels de l'Union européenne.

Financé par le Southern Africa Investment Promotion Programme de l'Union européenne (ESIPP), Agro-Industry 2008 est une plate-forme pour la concrétisation de partenariats dans le domaine agricole (production alimentaire et non-alimentaire). Elle vise à donner l'occasion à des entrepreneurs de la région d'Afrique australe de promouvoir leurs projets auprès des Européens et d'autres investisseurs potentiels internationaux et régionaux et de conclure éventuellement des accords. Quelque 128 projets ont été retenus après un exercice rigoureux de sélection. Maurice présentera 7 projets sur un total de 16 préalablement soumis aux organisateurs.

Quatorze pays de la SADC sont représentés à cette manifestation qui vise à faciliter des rencontres One-to-One entre les opérateurs des secteurs agricoles et agro-industriels. Cette manifestation, souligne-t-on dans les milieux mauriciens, vient à un moment approprié. Il est beaucoup question des retombées néfastes de la montée fulgurante des prix des denrées alimentaires et de sécurité alimentaire au niveau planétaire.

Les promoteurs de projets de la SADC auront l'opportunité de rechercher des investissements aussi bien que de l'assistance technique de la part des Européens et autres investisseurs potentiels. Maurice aussi bien que les autres pays membres de la SADC dispose d'un stand pour présenter ses projets. Les projets retenus concernent, entre autres, l'exploitation des terres, la production d'aliments à valeur ajoutée, la culture de la pomme de terre, la production laitière, l'aquaculture et la fabrication de chips de banane.

Agro-Industry 2008 a plusieurs grands objectifs : contribuer à la croissance économique et à la création d'emplois dans les pays de la SADC ; promouvoir la SADC comme une région propice à des investissements soutenus et favorable à un développement qui protège l'environnement ; aider les entrepreneurs de la région à négocier et conclure directement des partenariats ; focaliser l'attention sur le commerce et l'investissement au lieu sur l'aide ; contribuer au développement d'activités à valeur ajoutée. Tous les sous-secteurs agricoles et agro-industriels sont ciblés : ils vont de la production céréalière à l'élevage en passant par la production de fruits et légumes, de coton, de fleurs, la fabrication de sucre, de textiles naturels, la fourniture d'équipement, de services logistiques.

Différents ateliers de travail seront organisés pendant les deux jours. Ils donneront l'occasion aux hommes d'affaires et institutions régionales de se pencher sur les nouvelles tendances concernant l'investissement, le rôle des institutions de financement du développement, le potentiel du biocarburant, l'entrepreneuriat dans la région et les problèmes de marketing.

La délégation mauricienne, dirigée par Hemraj Pullut, manager de la division Manufacturing-Agri-business-Seafood-Energy-Environment du BoI, comprend aussi des représentants du ministère de l'Agro-industrie, de l'AREU et du Sugar Investment Trust.

Par ailleurs, on apprend qu'une mission technique locale se rendra bientôt au Mozambique pour une étude approfondie du projet d'exploitation des terres mises à la disposition de Maurice par le gouvernement de ce pays. Les autorités mauriciennes ont déjà indiqué que ces terres seront utilisées pour la culture d'oignon, de pomme de terre et de maïs. Outre le Mozambique et Madagascar, une autre proposition d'exploitation des terres agricoles a été faite à Maurice par la République démocratique du Congo, indiquent des milieux bien informés. La question est à l'étude. On annonce également que des agriculteurs sud-africains sont aussi intéressés à trouver des partenaires mauriciens pour la mise en route de leurs projets.


CONSOMMATION Inflation


CPI : hausse de 1,1 point en avril

L'indice des prix à la consommation (CPI) a subi une hausse de 1,1 point le mois dernier, une augmentation due en grande partie à la majoration de plus de 20% des tarifs d'électricité. Par ailleurs, Nestlé's Products (Mauritius) Ltd a annoncé, hier, une baisse de prix sur une cinquantaine de ses produits.

Selon des données récentes publiées par le Bureau Central des Statistiques (BCS), le CPI s'est s'élevait à 110,8 points en mars dernier, est passé à 111,9 points à fin avril. Cette augmentation de 1,1 point est bien plus importante que celle notée le mois précédent (+0,1pt). Selon le BCS, elle est attribuable, dans une large mesure, à la révision de la facture d'électricité qui s'est traduite par une hausse de 0,8 pt de l'indice.

Les changements dans les prix des produits/services suivants ont aussi eu une incidence sur le CPI pour le mois écoulé : riz : +0,2 pt, légumes : +0,1pt, autres produits alimentaires : +0,1pt, billet d'avion : +0,1pt, autres produits et services : +0,1pt, lait en poudre :-0,1pt, véhicules motorisés :-0,1pt, intérêt sur le prêt-logement :-0,1pt.

Le BCS indique, par ailleurs, que le sous-indice pour les produits alimentaires et les boissons non alcoolisées a enregistré une hausse de 0,8% le mois dernier pour s'établir à 121 points. Celui des boissons alcoolisées et du tabac a progressé de 0,5% pour passer à 109,2 points. Les autres hausses notables sont celles des sous-indices pour l'électricité/l'eau/le logement (+4,5%), la santé (+0,5%) et de l'équipement ménager (+0,4%). Par contre, il y a eu un repli de 0,4% du sous-indice pour les produits d'habillement.

Le taux d'inflation pour les douze mois se terminant en avril 2008 se situe à 8,9%, par rapport à 10,1% pour la même période se terminant en avril 2007. Signalons que le BCS, ainsi que la Banque de Maurice ont estimé que le taux d'inflation pour l'année financière 2007/2008 avoisinera les 8,7%.

Par ailleurs, Nestlés Products (Mauritius) Ltd. a annoncé la baisse de prix de quelque 50 produits dont la plupart sont de consommation courante, voire de première nécessité dans certains cas. Un communiqué de presse émis par la compagnie fait état d'une baisse moyenne de 10% et touchant des produits tels que les céréales, les boissons, le chocolat et la confiserie, le café, les assaisonnements et condiments alimentaires. Nestlé a déjà soumis la nouvelle grille de prix à l'ensemble de ses revendeurs et a recommandé son application dès lundi prochain.

" Nous sommes heureux que Nestlé puisse baisser ses prix de manière aussi significative et sur une gamme de marques aussi vaste ", déclare le General Manager de Nestlé's Products (Mauritius) Ltd, Marco Sutterle, dans ce même communiqué. En répercutant aux consommateurs les bénéfices apportés par la conjoncture monétaire actuelle, Nestlé " apporte sa contribution à la lutte contre la vie chère ", a-t-il souligné. Nestlé fait appel à la collaboration habituelle de ses revendeurs pour que les nouveaux prix recommandés soient effectivement appliqués. " Il faut que cela profite aux consommateurs ", a insisté Marco Sutterle.