ÉVÉNEMENT Gial International :
" Faire bénéficier Maurice de la notoriété de Zucchero "
Concours de sculpture : remise de prix le 14 mai
Aphtes : une question d'hygiène
SCIENCES HUMAINES Université de Warwick
Coolitude de Guyane et de Malaisie
POINT-BARRE
Anti-poèmes : vers déversés
PRIX LITTÉRAIRE Prince Maurice
L'amour sur fond de guerre, de mort ou d'impuissance
NEWS
CHIKUNGUNYA : pas de transmission par transfusion à la Réunion
MOT CLE
Détresse respiratoire du nouveau-né
SANTÉ au quotidien
REGIMES : utiles ou pas ?
DIÉTÉTIQUE La recette
Burgers de betteraves au yaourt
IDÉE REÇUE
Les bébés allaités au sein sont plus malins
FILM CONFÉRENCE Mardi 13 mai
Chine, l'âme du dragon
ÉVÉNEMENT Gial International :
" Faire bénéficier Maurice de la notoriété de Zucchero "
Le concert de Zucchero au centre Swami-Vivekananda, Pailles, le 31 mai prochain, se veut un concert unique " par son intimité et parce que c'est une occasion de placer Maurice sur la carte touristique au niveau de l'événementiel ". C'est ce qui a été annoncé au cours d'une conférence de presse aujourd'hui au siège de Events Mauritius.
Gial Événement International, basé à la Réunion et dirigée par Willy Caderby, entend bientôt enregistrer une filiale à Maurice. Vincent Chowrimootoo, coordinateur du projet pour Gial Événement, devait préciser que les frais pour un chanteur tel que Zucchero sont assez élevés. " Le concert a été désigné comme intime par l'artiste lui même au vu de ses performances où il joue devant 150 000 personnes minimum dans des stades. Il sera ici devant un public de 3 500 personnes seulement mais le concert sera d'aussi haute facture que ses autres rendez-vous internationaux. Les moyens techniques déployés seront des plus importants et Impact Production travaille en étroite collaboration avec les ingénieurs et techniciens de Zucchero afin que le concert soit un succès. Le rider envoyé par l'artiste est d'une précision extrême et réglé comme du papier à musique. Il n'y a pas de place pour l'amateurisme dans cet événement et Zucchero ne veut pas qu'il y ait quelque problème ce jour-là. Il considère ce concert du même niveau que ceux où il draine des centaines de milliers de personnes. Pour lui, il n'y a pas de grand ou de petit concert : il veut plaire au public mauricien. "
Zucchero sera en concert à la Réunion le 30 mai et sera chez nous à la mi-journée le lendemain pour son concert qui devrait débuter vers 20 h. Aucune première partie n'est prévue pour ce concert.
Willy Caderby, qui était aussi présent à la conférence de presse, devait faire ressortir que l'événementiel ne se limite pas toujours au cadre musical. " Chez Gial Événement International, nous avons deux axes : la musique et le sport. Nous comptons faire venir l'équipe de St-Étienne par exemple le 24 mai pour disputer des matches de foot dans l'île. Concernant Zucchero, il va sans dire qu'il n'est plus à présenter et que sa notoriété est internationale. Nous avons déjà fait venir des artistes de haute facture comme Morgan Heritage, The Wailers ou Kymani Marley. Nous ne voulons pas nous limiter à un type d'artiste seulement mais offrir une large gamme au public mauricien. Nous sommes, par exemple, en contact avec The Marley Bros, le groupe des frères Marley par le truchement de Kymani Marley. Rien n'est encore officialisé mais nous comptons les faire venir afin de monter le spectacle Africa Unite ici. Nous prévoyons aussi l'arrivée de Shaggy à la mi-septembre ; cela sera finalisé à la mi-août. Tout cela pour dire que nous comptons faire de Maurice une destination touristique où l'événementiel aura une place importante. "
Quant à Fontana Agathe, directeur de Sirandanne, compagnie qui se chargera de l'accueil ainsi que du transport de l'artiste, il a précisé que toutes les conditions sont réunies afin que " l'Ile Maurice puisse surfer sur la vague du tourisme événementiel ".
Michael Sik Yuen, directeur d'Events Mauritius, abonde dans le même sens et estime qu'il est certain que le concert de Zucchero sera sold out et que cet événement mettra Maurice sous le feu des projecteurs.
Jean Rilo Flore, directeur de la compagnie SecuFast, qui se chargera de la sécurité, a assuré que tout se passera dans l'ordre et de façon très professionnelle. Pour lui non plus, il n'y a pas de grand ou de petit concert. Quel que soit l'événement, les gens sont traités avec le même professionnalisme. " Pour moi, les personnes présentes aux concerts sont comme des invités et on ne maltraite pas ses invités. Nous allons nous assurer d'un service d'ordre très rigoureux tout en restant amicaux et surtout faire preuve de beaucoup de tact. Il ne faut pas avoir peur de la sécurité ; nous sommes là pour aider les gens et s'ils ont besoin de quoi que ce soit, ils peuvent s'adresser à nous. "
Les billets sont en vente sur le Rézo Otayo. Les réservations peuvent se faire par telephone au 466 9999. Les prix sont fixés à Rs 1 500 pour le carré VIP, Rs 1 200 en première et Rs 750 et Rs 450 pour les places latérales.
Concours de sculpture : remise de prix le 14 mai
Le concours de sculpture organisé par l'agence Immedia à l'occasion de ses 20 ans sous le thème : Humanity's struggle : moving towards harmony livrera le nom du lauréat le 14 mai prochain. C'est ce qui a été annoncé lors d'une conférence de presse au siège d'Immedia à Port-Louis, hier. Le concours avait été lancé en novembre de l'année dernière et la date limite pour les envois avait été fixée au 17 avril.
Le jury sera présidé par Ena Carstens, une sculptrice réputée, qui arrivera le 13 mai de Cape Town, Afrique du Sud. Les autres membres du jury sont Mala Chummun Ramyead, responsable du département des beaux-arts au Mahatma Gandhi Institute, Daneshwar Dausoa, sculpteur, Khalid Nazroo et Krishna Luchoomun, artistes peintres. Le gagnant recevra la somme de Rs 100 000 comme récompense. Les uvres seront exposées au Caudan Waterfront à partir du matin du 15 mai et ce jusqu'au soir du dimanche 18 mai. Rama Poonoosamy, directeur de l'agence Immedia, invite tous les Mauriciens à venir voir ces uvres " mais je m'adresse surtout aux artistes et aux intellectuels car ceux-ci ne sont pas assez sollicités ", dit-il.
Rama Poonoosamy a aussi parlé de ce concours comme d'une " occasion pour les artistes plasticiens mauriciens de démontrer leur talent ainsi que leur créativité sur un thème complexe. Ce thème devrait interpeller tout artiste car il est assez rare et demande une grande ouverture d'esprit. Nous avons volontairement choisi de fixer un thème aussi complexe. " Le thème en lui-même représente un défi, ajoute-t-il, et la récompense est à la mesure de la tâche accomplie.
Citant Pablo Picasso qui avait parlé de la sculpture comme de " l'art de l'intelligence " M. Poonoosamy constate que les concours de sculpture sont des plus rares à Maurice : " La sculpture demande beaucoup d'investissement de soi car il s'agit là d'une uvre en trois dimensions. Il faut penser à la réflexion, la conception et la réalisation d'une telle uvre. Nous avons laissé cinq mois aux artistes pour tout cela et nous avons aussi laissé aux artistes le libre choix concernant les matériaux qu'ils souhaitaient utiliser. "
Aphtes : une question d'hygiène
Qui n'a jamais, au moins une fois dans sa vie, ressenti une vive douleur dans la bouche avant de voir apparaître de soudaines ulcérisations ? Un désagrément d'autant handicapant que les aphtes sont quelquefois extrêmement douloureux. Pourtant, ceux-ci peuvent, dans la majorité des cas, être évités. Une fois écartées certaines pathologies graves, il suffit alors de suivre scrupuleusement quelques règles d'hygiène essentielles !
" Les aphtes ? Oui, je connais ! " A 56 ans, Bruno dit avoir souvent souffert de ces infections. Fort heureusement, dit-il, c'est maintenant chose du passé. " Cela fait atrocement mal. C'est comme si l'on plantait des aiguilles dans votre bouche. " Aussi longtemps qu'il s'en souvienne, Bruno dit avoir toujours eu des aphtes, et ce même si l'infection était quelquefois appelée autrement. " Il y a cinq ans environ, je me suis rendu chez le dentiste pour une dent qui me faisait souffrir. Comme j'avais aussi des aphtes, mon dentiste m'a simplement dit : 'Vous ne vous brossez pas bien les dents !'C'était gênant mais il avait raison ! " Depuis, Bruno dit ne plus jamais avoir contracté d'infection buccale.
Les aphtes sont de petites ulcérations, ne dépassant que rarement 2 mm de diamètre, qui apparaissent le plus souvent dans la bouche (langue, gencives, lèvres ), mais aussi, bien que plus rarement, près de la muqueuse génitale. Pour autant, les aphtes, aussi douloureux soient-ils, ne sont pas dangereux. Mais comment en attrape-t-on ? " Plusieurs facteurs peuvent expliquer l'apparition d'aphtes ", explique un dentiste de Port-Louis.
Causes multiples
Le plus souvent, ces ulcérations proviennent de la blessure de muqueuses, d'allergies alimentaires ou de carences. Mais d'autres facteurs, comme la fatigue ou le stress, peuvent également expliquer leur apparition. " Il est très difficile de savoir ce qui les provoque exactement. Il suffit quelquefois de mal se brosser les dents ou de mal ajuster son appareil dentaire. Les points de départ possibles d'ulcérations sont nombreux ", poursuit le dentiste.
L'alimentation est également montrée du doigt : " Certains aliments favorisent aussi la venue des aphtes. Chez nous, ce sont surtout les ananas et les épices, mais aussi l'alcool et le vinaigre, qui posent problème. " De même, certaines études laissent entendre que la carence en fer et en vitamines B (B12, B1, B2 et B6) pourrait aussi être incriminée.
" Dans certains cas, les patients ne peuvent rien y faire car il existe aussi des causes génétiques. C'est aussi le cas pour les femmes qui souffrent d'aphtes pendant leurs cycles menstruels, mais là il faut y voir une raison hormonale. "
Si l'apparition d'aphtes est finalement un phénomène banal, leur venue trop fréquente doit cependant pousser à consulter un médecin, car ces infections peuvent constituer les premiers signes de maladies plus sévères, comme le syndrome de Behçet ou la maladie de Crohn, par exemple. L'hypothèse de pathologies plus lourdes écartées, il faudra alors y chercher des causes plus banales, mais systématiques, comme un mauvais brossage des dents ou une alimentation trop acide ou trop épicée.
Prévention
Quelle qu'en soit la cause, finalement, l'aphte fini heureusement toujours par disparaître après un maximum d'une dizaine de jours. Ce qui ne les rend évidemment pas pour autant moins pénibles à supporter, surtout dans les cinq premiers jours suivants leur apparition. " Des traitements existent pour ceux souffrant d'aphtes, comme des gels antiseptiques, des pastilles ou des bains de bouche. Ils permettent une cicatrisation plus rapide et limitent les risques de surinfection. Et pour la douleur, du simple paracétamol suffit le plus souvent ", poursuit le dentiste.
Si les moyens de lutte contre les aphtes ne manquent pas, ceux pour prévenir leur apparition, eux, ne sont pas légion. " Le seul moyen, c'est la prévention ", poursuit le spécialiste. Selon lui, une bonne hygiène dentaire et une alimentation saine et variée suffisent souvent à éviter ces désagréments (voir encadré). " Les Mauriciens ne prennent pas assez en considération leur hygiène bucco-dentaire. Or, une mauvaise hygiène favorise les aphtes. Le plus important est de bien se brosser les dents, au moins deux à trois fois par jour. " De même, dit-il encore, une visite régulière chez le dentiste n'est pas du luxe. " L'important, c'est d'éliminer tout foyer infectieux possible dans la bouche. "
Bien que touchant davantage les adultes, les aphtes s'attaquent aussi aux enfants. " Le plus souvent, quand il s'agit d'enfants, les aphtes résultent d'un mauvais brossage. On conseille alors aux parents de les assister à ce moment de la journée et de leur montrer la 'bonne technique' ", dit le dentiste. Et aux parents d'enfants en bas âge, celui-ci conseille enfin de veiller à ce que ces derniers conservent des ongles propres et courts " car ils ont tendance à tout porter à la bouche ", ce qui peut alors favoriser l'atteinte des muqueuses.
Cataloguée dans les infections banales, les aphtes peuvent donc facilement être évités. Une fois encore, le secret ne tient pas au miracle, mais à une bonne hygiène de vie !
SAVOIR-Comment les soigner
Les aphtes peuvent être quelquefois extrêmement douloureux, principalement dans la première semaine suivant leur apparition. Quelques petits trucs permettent cependant de limiter la douleur sans avoir systématiquement à en recourir à son médecin ou son dentiste.
La première solution consiste en un bain de bouche à base de bicarbonate de soude, soit en solution (environ une cuillère à soupe dans 100 ml d'eau), soit avec de l'eau de Vichy. En l'absence de bicarbonate, de la tisane de décoction de sauge ou d'extraits de camomille peut également convenir, toujours par gargarisme.
Autre recette de grand-mère, mais tout aussi efficace : celle du thé noir. Il suffit en effet d'appliquer directement sur les aphtes un sachet de thé noir imbibé d'eau pendant 5 minutes pour réduire la douleur. Les tanins contenus dans le thé auraient en effet des propriétés analgésiques, tandis que le thé, lui, neutralise les acides qui exacerbent les douleurs.
Enfin, d'autres trucs bien que non confirmés, limiteraient la douleur, comme de mâcher 2 ou 3 fois par jour un bâton de réglisse ou d'appliquer une goutte (pas plus) d'huile essentielle d'arbre à thé sur la lésion.
Quand consulter ?
Les aphtes ne sont pas dangereux. Seules le sont, quelquefois, les maladies dont ils sont l'un des symptômes, ce qui est heureusement relativement rare. En revanche, ce qui est bien plus fréquent, et même quasi-systématique, c'est la douleur qui suit leur apparition.
Dans certains cas donc, le passage par le cabinet du docteur est vivement conseillé. Principalement lorsque les aphtes sont très douloureux, si la douleur ne diminue pas au bout de quelques jours, si les aphtes sont de taille importante ou sont nombreux, si ceux-ci saignent ou si les lésions apparaissent sur d'autres parties du corps.
Après une auscultation rapide, le médecin pourra éventuellement proposer des examens complémentaires, et ce afin d'écarter tout risque de pathologies plus lourdes, telles que le syndrome de Behçet ou la maladie de Crohn. De même, les aphtes peuvent également révéler une éventuelle maladie infectieuse associée, comme l'herpès ou une mycose. Autant finalement de raisons de ne pas hésiter à consulter son médecin !
SCIENCES HUMAINES Université de Warwick
Coolitude de Guyane et de Malaisie
Le concept de la coolitude, proposé par le poète
Khal Torabully, a fait l'objet d'une nouvelle soutenance de thèse
en février dernier, à l'Université de Warwick,
au Royaume-Uni. L'auteure d'origine malaisienne Shivani Gurunathan
a ainsi démontré que le concept de coolitude permet
de mettre en relation des auteurs de Malaisie et de la République
de Guyane. Elle a réalisé ce travail sous la supervision
de l'écrivain David Dabydeen, directeur du Centre des études
caribéennes, à l'Université de Warwick.
Shivani Gurunathan propose un outillage conceptuel basé
sur la coolitude, pour mener une étude comparative entre
les auteurs de Malaisie et de République de Guyane. Pour
cela, elle a notamment mis à profit des éléments
de réflexion, développés dans l'essai Coolitude
: An Anthology of the Indian Labour Diaspora, qu'ont publié
le poète et inventeur de ce concept Khal Torabully et l'historienne
Marina Carter en 2002.
Shivani Gurunathan établit des correspondances entre les
écrits des Antilles anglophones et de Malaisie, démontrant
une parenté de destins entre les peuples issus de l'engagisme
dans ces deux pays, pourtant géographiquement très
éloignés. La Malaisie a employé beaucoup
d'engagés qui venaient d'Inde, notamment pour l'exploitation
du caoutchouc.
Shivani Gurunathan et Khal Torabully ont aussi eu à se
soumettre aux questions d'un amphithéâtre de quelque
soixante universitaires, afin de déterminer si le concept
de coolitude pouvait être inscrit aux études doctorales.
" Avant, toutes ces études étaient éclatées,
nous dit Khal Torabully, alors qu'aujourd'hui on peut avoir
un continuum conceptuel qui permet d'aller dans le sens du dialogue
des cultures. Tous les engagés du monde ont en partage
l'esthétique corallienne. " Shivani Gurunathan
devrait publier sa thèse chez Peepal Tree Press. Aussi
souhaite-t-elle créer une chaire d'étude sur la
coolitude, un module de trois semaines existant déjà
sur ce concept à Warwick.
Cette thèse a été dirigée par l'écrivain
guyanais David Dabydeen, qui est également directeur du
Centre des études caribéennes et professeur au Centre
pour les Études Culturelles Comparées, à
l'Université de Warwick. Son recueil édité
en 1984 Slave Song lui a valu le Prix de poésie
du Commonwealth. En 1988, il publiait le recueil Coolie Odyssey.
Son uvre est fortement imprégnée par l'histoire
de l'engagisme et, avant la lettre, le concept de la coolitude,
à l'instar par exemple de The Counting House, qui
montre les tensions entre les coolies indiens et les Guyanais
descendants d'Africains. Ce roman a été traduit
en français par Ananda Devi sous le titre Les terres
maudites. En 2002, il publiait Turner, un long poème
réagissant au tableau du peintre William Turner, Slave
Ship. David Dabydeen considère la coolitude comme une
ouverture entre les descendants d'esclaves et d'engagés,
point de vue qu'encourage vivement Khal Torabully.
" Il faut appréhender l'engagisme sans s'enfermer
dans des ghettos, soutient ce dernier. Il faut par exemple
établir des connexions entre la coolitude et l'esclavage,
ou encore entre les différentes communautés ayant
la coolitude en partage, comme l'a fait Shivani Gurunathan. Il
peut par exemple être particulièrement fructueux
de mettre en relation ces deux formes de fuite que sont celle
de l'esclave marron et celle de l'engagé marron. N'oublions
pas que des engagés indiens s'approprient l'imaginaire
des esclaves, et réciproquement
" Ce partage
des mémoires vise notamment à éviter "
toute concurrence victimaire " et permet d'ouvrir la
réflexion sur les liens entre la créolité
et la coolitude.
Anti-poèmes : vers déversés
La revue de poésie Point-Barre a choisi le thème
des Anti-poèmes pour sa quatrième édition,
disponible en librairie à Rs 70. Pur laliberte kont
represyon, À fleur de peau et Nos Fleurs
du Mal : les thèmes des premiers numéros étaient
de ceux qui nourrissent régulièrement la poésie.
Celui-ci vient cette fois l'interroger dans ses formes et son
rôle et positionne Point-Barre comme une revue qui
veut influer sur la poésie moderne.
Une simple recherche sur internet avec le mot-clé anti-poème
montre qu'il s'agit d'un courant soucieux de renouveler l'art
poétique, plutôt que de le combattre. Rien à
voir avec les anti-poètes que dénonçaient
Charles Baudelaire ou Marcel Aimé. " Lorsque nous
avons lancé ce thème, nous explique Yusuf Kadel,
coordinateur de Point-Barre, nous voulions amener les
contributeurs à s'interroger sur ce qu'est la poésie,
et explorer de nouvelles manières de s'adresser à
l'imaginaire des lecteurs, par des biais inattendus, par des portes
dérobées
"
Le terme n'est pas à prendre au premier degré, et
l'erreur et les tatônnements sont encouragés si ce
n'est considérés comme indispensables
"
Ce n'est pas le contraire d'un poème, reprend Yusuf
Kadel. C'est un poème mais qui prend à contre-pied
les caractéristiques traditionnelles de la poésie.
Bien sûr, depuis plus d'un siècle, les poètes
écrivent pour la plupart en vers libres et ont dépassé
la poésie versifiée en alexandrin. Nous voulions
chercher de nouveaux chemins, hors par exemple du lyrisme, de
la métaphore ou des thèmes de prédilection
de l'art poétique. " Les propositions qu'ils ont
reçues, des habitués de la revue, mauriciens ou
étrangers, ainsi qu'à travers un appel à
contribution sur internet ont dépassé leurs espérances
L'envers de nos vies
Certains poètes se sont attachés à choisir
un sujet aux antipodes des thèmes poétiques les
plus répandus. Ainsi en est-il de Jean-Claud Andou qui
décrit le contenu d'une poubelle pour voir " défiler
la vie de l'homme ". C'est aussi le cas de l'énumération
de produits de consommation courante, digne d'une liste de course
que fait Yusuf Kadel. Puis il bascule dans l'ailleurs en y insérant
" quelque toile de mon Dali ". Catherine Boudet
propose des anti-haïkus, se référant à
la poésie traditionnelle japonaise faite de poèmes
de trois vers. Elle y décrit des détails peu ragoûtants
de la vie quotidienne : une serpillière, les reliefs d'un
repas, un sac plastique qui flotte entre deux eaux
V.K. Valev, un poète belge, invite à penser au monde
de l'infiniment petit, aux nanotechnologies qui peuvent révéler
des vers sublimes, éternels. Michel Ducasse s'empare du
langage SMS, pour une déclaration d'amour telle qu'il s'en
fait sur les téléphones portables, qu'il entrecroise
avec des vers plus habituels. Anil Gopal ainsi qu'Arnaud Delcorte
ont joué sur l'aspect visuel du poème. Le premier
prend le thème du vol avec des vers disposés comme
des vagues. Le second énumère une liste de patronymes
associés au mot aids et dont l'ensemble forme une
croix
Tous ces poètes viennent ausculter nos vies dans leurs
détails les plus concrets. C'est une poésie qui
fait souvent corps avec le réel, dans ses aspects parfois
les plus banals qui par le fait d'être soulignés,
remettent en question nos modes de vie. Parfois, comme dans le
cas de l'enfant palestinien abattu par une bombe, un poème
d'Umar Timol, le poème montre qu'une tragédie n'a
pas besoin du lyrisme pour donner sa mesure, que certains faits
peuvent être dits avec clarté, sans superlatif et
sans pamoison, et qu'ils dépassent par eux-mêmes
le moindre effet de style. Alex Ng revendique le droit de dire
merde et d'aligner les injures au nom de ceux qui n'ont pas le
choix et vivent chaque jour l'injustice et l'horreur.
Un fil de fer
" Mon poème est un fil de fer. Je suis son funambule,
son otage. Il vibre sous moi et menace de me renverser. "
écrit Joumana Haddad du Liban. " Oui aux mots
rugueux, sans prix, sans commerce. Qui n'ont pas eu le temps de
se débarbouiller ", clame la poétesse Ile
Eniger. Philippe Despeysses prend l'expression "anti-poème"
au pied de la lettre. Rappelant la définition de la poésie
du Petit Robert comme " cet art du langage visant à
exprimer quelque chose par le rythme (surtout les vers), l'harmonie
et l'image ", il en déduit qu'un anti-poème
serait écrit sans rythme, sans harmonie et sans image,
ce qu'il estime impossible : " Tout mot n'est-il pas un
son, un bout de rythme ? Tout mot, pour le moins, ne donne-t-il
pas à voir un bout d'image, parfois même une image
? " Donc acte : il propose une page blanche en guise
d'anti-poème, et invite le lecteur à la recevoir
comme une porte grande ouverte à l'imagination
Il
la dédie aux poèmes qui trainent dans les têtes,
puis s'en vont fugaces sans avoir été écrits.
Francis Ricard, poète français installé à
Toulouse, s'insurge contre la poésie pour faire joli, d'où
le titre de son texte La poésie m'emmerde. "
J'attends d'un poème qu'il me mette K.O. Le premier vers
d'un poème doit mettre en demeure, imposer le silence.
" Voyant la relation du lecteur au poème comme
d'ordre érotique, il affirme n'apprécier que les
poètes " qui s'engagent et gagent tout leur être.
" Cet auteur pourrait appliquer à la poésie
ce qu'Oscar Wilde disait d'une idée qui, si elle "
n'est pas dangereuse ne mérite pas d'être appelée
une idée. " Francis Ricard dit encore : "
Il n'y a d'écriture que risquée. On le sait depuis
Hugo, Baudelaire, Rimbaud, Desnos, Ginsberg, Kerouac, Novarina,
Pey, Siméon, etc. C'est en cela que le poète est
un voleur de feu, c'est à dire qu'il prend le risque de
se brûler, de brûler, de nous brûler. La plupart
des autres écrivent dans des bureaux climatisés.
"
Appel à textes sur le sacré
L'équipe de Point-Barre a lancé son appel
à textes pour le prochain numéro de la revue (N°5),
sur le thème du sacré, de Dieu, de la foi, de la
religion, mais sans prosélytisme ni affirmations injurieuses,
l'auteur pouvant cependant se permettre d'être irrévérencieux.
Le titre de ce numéro 5 en donne le ton : " Palsambleu
! " Ce terme très usité au XVIIe siècle,
qui signifie " par le sang de Dieu " est un juron
plus ou moins plaisant, qui a été utilisé
au théâtre, notamment par Molière. Sa version
paysanne - palsangué - était également
utilisée dans des comédies.
Les propositions doivent être inédites, rédigées
en français, en anglais ou en kreol et d'une longueur maximale
de cinquante vers. A envoyer avant le 15 juillet, pour une publication
en octobre, sur : barre.point@gmail.com
PRIX LITTÉRAIRE Prince Maurice
L'amour sur fond de guerre, de mort ou d'impuissance
Les trois livres en lice pour le Prix Prince Maurice du Roman
d'Amour 2008 sont : We are now beginning our descent de
James Meek (Canongate), Swung d'Ewan Morrison (Jonathan)
et The other side of you de Salley Vickers (Harper Perennial).
Le gagnant sera désigné par l'acteur Richard E.
Grant en présence des membres du jury, le 7 juin prochain,
à l'hôtel du groupe Constance.
L'année 2008 représente la sixième édition
de ce prix, qui alterne chaque année uvres francophones
et anglophones. Les précédents gagnants anglophones
étaient Louise Dean pour Becoming Strangers et Anne
Donovan pour Bhudda Da. Le président du jury, Tim
Lott, fait remarquer qu'à l'occasion de cette nouvelle
édition, pour la première fois dans l'histoire du
prix, les hommes sont davantage représentés que
les femmes : " We are now beginning our descent
de James Meek et Swung d'Ewan Morrison sont des romans
contemporains très solides et ingénieux, explique-t-il,
qui doivent être maintenus pour ce prix. Le livre de
Meek s'appuie sur un arrière plan de guerre, tandis que
celui de Morrison traite des thèmes de l'impuissance et
de la promiscuité. A l'opposé, le livre de Salley
Vicker - une histoire d'amour plus traditionnelle qui se déroule
avec pour toile de fond Venise, un hôpital psychiatrique
et l'art du Caravage - sera une candidate sérieuse pour
faire le Hat Trick des femmes écrivains dans l'histoire
de ce prix. "
Le roman de James Meek, We are beginning our descent, traverse
les continents et les cultures à travers l'histoire d'Adam
Kella, qui part en mission de guerre en Afghanistan. La vie le
mènera aussi en Amérique latine ou à Londres,
mais surtout dans les lieux les plus sombres et terrifiants que
l'homme ait pu imaginer. Seule la mémoire d'Astrid, qu'il
a rencontrée en Afghanistan, lui offre des raisons d'espérer.
Avec Swung, Ewan Morrison raconte comment un couple en
difficulté, particulièrement dans sa vie sexuelle,
s'intéresse peu à peu aux sites érotiques,
puis fonce tête baissée dans les milieux échangistes
de Glasgow. Ce roman est présenté par son jury comme
franc, amusant, dérangeant et compatissant à la
fois.
Enfin, The other side of you explore le thème de
la rédemption à travers l'amour et les arts. C'est
l'histoire d'un psychiatre qui entretient un lien étrange
avec la mort, parce que, petit, il avait assisté au décès
tragique de son frère. Les paroles d'Elisabeth Cruikshank,
une patiente qui a fait une tentative de suicide, vont avoir une
résonance particulière dans son cur.
Outre son président, le jury du Prix Prince Maurice se
compose cette année de l'écrivain Simon Armitage,
de l'auteur à succès Joanne Harris, de la romancière
et journaliste Marina Lewycka, du romancier et scénariste
David Nobbs, de la romancière Sarah Waters et du romancier
et scénariste Irvine Welsh. Les Mauriciens Carl de Souza,
Alain Gordon-Gentil et Kumari Issur en sont membres permanents
pour les uvres en français comme en anglais. L'événement
est patronné cette année par l'acteur Richard E.
Grant, qui assurera donc la représentation du jury au soir
de la remise du prix, le 7 juin prochain.
Romans 2008
Les romans en anglais qui avaient retenu l'attention du jury cette
année étaient, outre les trois finalistes cités
plus haut :
- The Pesthouse, de Jim Crace (chez Picador)
- The Saffron Kitchen, de Yasmin Crowther (chez Little
Brown)
- The mathematics of Love d'Emma Darwin (chez Headline)
- The Condor's Head, de Ferdinand Mount (Chatto & Windus)
- Girl meets Boy d'Ali Smith (Canongate)
CHIKUNGUNYA : pas de transmission par transfusion à
la Réunion
On a frôlé la catastrophe à la Réunion.
Alors que l'île sur a déjà été
bien plus fortement touchée que Maurice par l'épidémie
de chikungunya durant l'été 2005-06. Un rapport
révèle, en effet, aujourd'hui que le virus aurait
pu toucher bien plus de personnes si les autorités réunionnaises
n'avaient pas pris les " bonnes décisions ".
En plein cur de l'épidémie, la Réunion,
relève encore l'enquête, n'aurait ainsi enregistré
aucun cas de transmission du " chik " par transfusion
sanguine. Selon les experts, cette " bonne nouvelle "
résulterait de l'interruption de la collecte des dons de
plaquettes juste avant le pic épidémique de février
2006. Pour autant, l'enquête d'imputabilité menée
à la Réunion de 2005 à 2007 par des spécialistes
de l'Institut national de Veille Sanitaire (InVS) évoque
cependant " un risque de transmission fortement plausible
".
Selon l'enquête, " 47 dons plaquettaires auraient
pu être contaminés si la collecte n'avait été
interrompue en janvier 2006 ". Et les auteurs d'insister
malgré tout sur le fait que " le risque de contamination
d'un don (
) est élevé, mais très
inférieur au risque de contamination par transmission vectorielle
".
ALLERGIES : s'en protéger grâce
au chien
!
Vous craignez que la présence d'un chien n'éveille
chez votre jeune enfant une soudaine allergie ? Pas de panique
! Selon des chercheurs allemands, le fait de vivre aux côtés
d'un animal, chien ou chat, et ce dès leur plus jeune âge,
protégerait les enfants de pareils risques. C'est en tout
cas ce que ces experts affirment après avoir suivi pas
moins de 9 000 de leurs petits concitoyens, de leur naissance
jusqu'à l'âge de 6 ans.
Pour réaliser leur étude, les auteurs ont sorti
les grands moyens. Ils ont ainsi d'abord interrogé les
parents sur les éventuelles manifestations allergiques
(eczéma, asthme, rhinites
) de leur progéniture
avant d'effectuer ensuite des analyses de sang de 3 000 enfants
et même de mesurer les concentrations en endotoxines des
matelas de 2 000 familles. Résultat : " La présence
d'un chien à la maison au cours de la petite enfance est
associée à un taux significativement plus faible
de sensibilisation aux pollens et aux allergènes inhalés.
Mais pas à une sensibilisation spécifique aux poils
de chien ", explique l'un des auteurs de l'étude.
Il y a donc bien protection contre les allergies, sans augmentation
du risque d'allergie aux poils de chien
SIDA : nouveau moyen de le combattre
Une protéine humaine pourrait ouvrir une nouvelle voie
pour combattre le rétrovirus responsable du sida (VIH)
en neutralisant la résistance du pathogène aux antirétroviraux.
C'est ce qu'affirment des chercheurs dont les travaux viennent
d'être publiés aux Etats-Unis. Ceux-ci affirment,
en effet, avoir bloqué une infection avec le VIH dans une
éprouvette en désactivant une protéine humaine
appelée ITK, active dans les lymphocytes T, des cellules
immunitaires clé de l'organisme.
D'après les scientifiques, la plupart des traitements anti-sida
ciblent les protéines du virus. Or, disent-ils, le VIH
est capable de mutations multiples ce qui le rend résistant
aux traitements. Raison pour laquelle ceux-ci ont décidé
de changer de moyen d'action. Et en agissant sur la protéine
ITK, ils ont découvert qu'ils pouvaient bloquer l'infection
par le VIH des cellules immunitaires humaines.
Détresse respiratoire du nouveau-né
Votre nouveau-né est cyanosé, respire trop lentement
ou, à l'inverse, trop rapidement, s'épuise et semble
lutter pour respirer ? Dans ce cas, ne perdez pas une minute et
rendez-vous immédiatement dans le centre de santé
ou le cabinet de médecin le plus proche de votre domicile.
L'enfant souffre alors probablement d'une détresse respiratoire
intense.
La détresse respiratoire du nouveau-né est, en effet,
une extrême urgence thérapeutique, qui nécessite
d'ailleurs parfois le transfert de l'enfant dans un centre de
réanimation. Là, une fois certaines mesures prises
- comme la libération des voies respiratoires, l'oxygénation
et la pose d'une perfusion intraveineuse -, les médecins
chercheront la cause de la détresse. Si celles-ci sont
nombreuses, certaines imposent des mesures drastiques, incluant,
entre autres, la chirurgie d'urgence comme par exemple dans le
cas de hernie diaphragmatique.
D'autres causes sont, elles, moins dramatiques, comme la maladie
des membranes hyalines. Cette dernière s'attaque généralement
aux enfants nés prématurément et dont la
détresse respiratoire provient d'une insuffisance de production
dans les alvéoles pulmonaires ftales.
REGIMES : utiles ou pas ?
Dans une société où l'image que l'on donne
de soi devient de plus en plus importante, mais où, parallèlement,
le rythme de vie pousse à une mauvaise hygiène alimentaire,
la chasse aux kilos superflux reste ouverte toute l'année.
Diététiciens, entreprises pharmaceutiques, sociétés
"de forme et de bien-être" et autres particuliers
l'ont tous bien compris : les régimes minceurs constituent
un marché en expansion et pour le moins lucratif. Au final,
malheureusement, s'il ne perd pas forcément ses kilos en
trop, le "client" perd en tout cas systématiquement
son argent. Comment dès lors faire le bon choix en matière
de régimes amaigrissants sans avoir l'impression d'être
le dindon de la farce ?
Le problème vient souvent d'abord de la motivation première.
Ainsi, l'on ne doit pas chercher à perdre du poids en se
fixant des impératifs du style " je dois rentrer
dans mon jeans avant le mariage de ma fille " ou "
je dois perdre 4 kilos à la fin du mois ".
Sans quoi, le plus souvent, c'est l'échec ! Néanmoins,
un régime peut vous aider à maigrir. Mais lequel
? Car la base de tout régime est toujours identique : manger
moins et/ou dépenser plus d'énergie !
Il faut, en effet, savoir que la prise de poids résulte
le plus souvent de l'apport constant de calories excédentaires
par rapport aux besoins réels du corps. Sachant cela, il
suffirait donc de diminuer l'apport calorique et augmenter l'activité
physique pour maigrir à coup sur !
du moins en théorie,
car les échecs sont fréquents. Et s'ils le sont,
c'est parce que le corps stocke plus rapidement ses réserves
qu'il ne les perd. Aussi, pour obtenir un résultat stable
sur le long terme, il faut à la fois s'armer de patience
et se tenir à son régime.
Bien sur, certaines cures promettent, et obtiennent, des résultats
stupéfiants. Et pour cause, puisque celles-ci sont basées
sur de sévères restrictions alimentaires. Seul problème,
mais non des moindres : une fois le régime interrompu,
l'organisme stocke davantage de calories qu'auparavant. C'est
ce que l'on appelle "l'effet yo-yo" !
Le "bon" régime est donc celui dont les résultats
tiennent sur le moyen terme. Mais qu'est-ce qu'un "bon"
régime ? Difficile de le dire, car tout dépend finalement
de la volonté de celui qui veut maigrir et, plus encore,
de la réponse de son organisme. Un choix finalement d'autant
cornélien qu'une récente étude américaine
vient encore de démontrer que, bien que bâtis sur
des théories parfois diamétralement opposées,
quel que soit le régime, ils arrivent presque tous ex-aequo.
L'étude a en effet porté sur 160 personnes, toutes
ayant un besoin urgent de perdre du poids. Quatre groupes, utilisant
chacun un régime différent, ont été
créés et suivis pendant un an : ceux suivant le
régime Atkins (qui réduit les glucides mais pas
les lipides), le régime Weight Watchers (réduction
des portions et des apports énergétiques), le régime
Zone (riche en protéines, pauvre en glucides) et le régime
Ornish (réduction des lipides). Résultat : aucune
différence significative de perte de poids n'a été
observée entre les quatre cas, que ce soit sur le court
ou le moyen terme.
Si l'étude ne révèle donc pas de "régime
miracle", elle met en revanche en évidence un facteur
déterminant dans la perte de poids : la volonté
! Selon ses auteurs, seuls 42% des personnes suivies ont en effet
respecté à la lettre les prescriptions de leur régime
pendant les 12 mois de leur suivi. Preuve que l'important, finalement,
n'est pas tellement le type de régime choisi, mais plutôt
la volonté de s'y tenir
et jusqu'au bout !
Burgers de betteraves au yaourt
Ingrédients (pour 4 personnes)
- 1 carotte râpée
- 1 bulbe de betterave râpé
- 3 gousses d'ail écrasées
- 2 c. à café de gingembre frais râpé
- 1 uf légèrement battu
- 2 c. à café de coriandre réduit en poudre
- 2 c. à café de cumin en poudre
- 75 g de chapelure
- 200 g de yaourt
- 8 tranches de pain
- un peu d'huile
Préparation
Pour les burgers de betterave, mélanger dans un saladier
la carotte, la betterave, l'ail, le gingembre, l'uf, les
épices et la chapelure. Saler et poivrer. Répartir
en 4 portions égales puis façonner en boulettes.
Chauffer ensuite un peu d'huile dans une poêle. Faire cuire
les burgers 6 minutes de chaque côté, jusqu'à
ce qu'ils soient dorés. Egoutter sur du papier absorbant.
Préchauffer le gril. Y faire griller le pain. Servir les
burgers garnis de yaourt entre les tranches de pain.
Valeur nutritionnelle
Par portion, la valeur nutritionnelle des burgers de betterave
est de :
- Protéines 15 g
- Lipides 5 g
- Glucides 50 g
- Fibres 5 g
- 1 260 kj (300 cal)
Les bébés allaités au sein sont plus malins
FAUX ! Selon une ancienne croyance populaire, les bébés
nourris au sein seraient plus intelligents que ceux s'abreuvant
au biberon. Cette conviction ne date d'ailleurs pas d'hier puisque,
au début du siècle dernier, déjà,
nombreux étaient ceux, dont certains de la corporation
médicale, à mettre en évidence le lien unissant
l'allaitement maternel et l'amélioration du quotient intellectuel
des jeunes enfants en bénéficiant.
Cette idée reçue avait la vie tellement dure que,
dès les années 1930, des scientifiques ont décidé
de s'intéresser de près à la question. Ce
faisant, dans les diverses études entamées, ils
en oublièrent malheureusement plusieurs paramètres,
comme par exemple le niveau d'éducation et le "QI",
pour autant évidemment que le terme signifie quelque chose,
de la mère allaitante.
Au cours des décennies qui suivirent, d'autres études,
d'autres rapports furent entamés sur le sujet. Il en est
finalement ressorti que corrélation n'était pas
forcément causalité, et que l'allaitement, en fin
de compte, ne contribuait pas spécialement à augmenter
le niveau d'intelligence d'un enfant.
Cette certitude émane d'une étude particulière,
dont le rapport final a été publié en octobre
2006 et qui portait sur un panel de 5 475 enfants, nés
de 3 161 mères entre 1979 et 1994. Lors de leurs recherches,
les chercheurs du Medical Research Council et de l'Université
d'Édimbourg, en Ecosse, ont pris soin de neutraliser la
variable de l'environnement et de la transmission intellectuelle
des enfants, autrement dit en étudiant des frères
ou surs dont l'un avait été allaité
au sein et l'autre non. " C'est la meilleure façon
d'obtenir des résultats qui ne soient pas affectés
par la variable familiale. On voit alors que l'enfant nourrit
au sein n'est pas plus intelligent ", estimait Goeff
Der, l'un des statisticiens ayant dirigé l'enquête.
Résultat : un enfant d'une même famille allaité
au sein n'est pas plus intelligent que son frère ou sa
sur élevés au biberon ! En revanche, d'autres
variables, comme l'éducation et l'attention de la mère,
sont, elles, déterminantes au développement intellectuel.
Selon les chercheurs, les mères qui allaitent, tout au
moins dans les pays développés - où ont été
entreprises ces études -, appartiennent en effet le plus
souvent à des milieux plus aisés et plus éduqués,
au sein desquels l'intelligence de l'enfant est davantage stimulée.
La chose est donc désormais définitivement entendue
: nourrir son enfant avec du lait maternel ou non ne changera
pas son quotient intellectuel ; seule son éducation s'en
chargera !
Chine, l'âme du dragon
Le cycle Connaissance du Monde se poursuit le mardi 13 mai à
20 h, à l'auditorium Octave Wiehe, avec cette fois le pays
des Jeux Olympiques de 2008. Le conférencier et réalisateur
de Chine, l'âme du dragon, Robert-Émile Canat,
s'intéresse quant à lui à la diversité
géographique et culturelle du troisième pays le
plus vaste au monde.
À travers son documentaire Chine, l'âme du dragon,
Robert-Émile Canat fait voyager le spectateur des somptueux
paysages de la rivière Li à la majestueuse Grande
Muraille. Il lui fait découvrir les glaces de Harbin, le
désert de la Porte de Jade, le pays Dong, le fleuve Jaune,
et l'emmène aussi bien dans les mégalopoles futuristes
de la Chine moderne avec les plus hauts buildings du monde que
dans les villages traditionnels les plus reculés. Il lui
fait rencontrer aussi bien les paysans du Yunan, que les moines
taoïstes du Wudanshan.
Ce documentariste a commencé à parcourir l'immense
territoire chinois dès qu'il a été possible
d'y pénétrer. Il entend partager ici son regard
personnel sur ce pays, ordonnancé comme un parcours initiatique
dans lequel il livre ses coups de cur et ce que la Chine
et ses habitants lui ont enseigné d'eux-mêmes. L'âme
du dragon est le fruit de nombreuses années de visites
assidues, patientes et modestes.
Si les Jeux Olympiques de Pékin occupent particulièrement
l'actualité 2008, ce film ouvre la perspective sur la diversité
géographique, économique et culturelle de cet immense
pays, le troisième plus vaste après la Russie et
le Canada, avec plus de 9,5 millions de km2. Ses frontières
le rendent riverain de nations aussi différentes que la
Corée du Nord, la Mongolie, le Kazakhstan, le Kirghizistan,
le Tadjikistan, l'Afghanistan, le Pakistan, l'Inde, le Népal,
le Bhoutan, la Birmanie, le Laos et le Vietnam. Sur le plan géographique,
il rassemble aussi bien les hauts plateaux tibétains que
les steppes de Mongolie, le désert de Takla-Makan, les
forêts tropicales du Yunan ou les étendues glacées
de la Mandchourie. Son relief montagneux à l'ouest s'adoucit
peu à peu vers le centre et l'est en s'ouvrant sur de grandes
plaines qui rejoignent le littoral où se concentre l'essentiel
de la population.
Robert-Émile Canat est un spécialiste de l'Extrême-Orient
en tant que cinéaste-reporter. Avant Chine, l'âme
du dragon, il a réalisé Hong-Kong, Chine
extrême et Macao, parfum de Chine. Après
un troisième cycle de droit international et d'histoire,
cet homme a décidé de donner libre cours à
sa passion pour l'aventure, le voyage et la découverte.