COMMÉMORATION Anniversaire de la mort de Gaëtan Duval
Xavier Duval invite les héritiers de SGD à voir l'avenir ensemble
DOCKERS'FLATS Relogement de 12 familles
Siddick Chady (MPA) blâme le ministère du Logement
SMEDEF Dimanche à Quatre-Bornes
Une Journée de l'asthme pour sensibiliser le public
Link To Life : quête annuelle
Formation pour identifier les cas d'abus envers les enfants
ÉDUCATION TERTIAIRE Comptabilité et finances
Le London College of Accountancy ouvre une branche à Maurice
LALLMATIE : célébration de l'Easwaramma Day
D. -LALLAH SSS : doléances de la PTA sur le transport scolaire
SOCIÉTÉ Pour les trois prochaines années
Le communalisme dans la ligne de mire d'Amnesty
UE Réception cet après-midi
La Journée de l'Europe célébrée aujourd'hui
NPC Désignation des syndicalistes
Yusuf Sooklall réplique aux nouveaux représentants des employés
COUR SUPRÊME L'Attorney General :
" Avocat talentueux, Sir Robin était aussi un poète "
COMMÉMORATION Anniversaire de la mort de Gaëtan Duval
Xavier Duval invite les héritiers de SGD à voir l'avenir ensemble
A la demande de Rama Valayden l'assistance présente à l'école hôtelière a rendu hommage à SGD à travers un Standing Ovation
Le leader du PMXD, Xavier Duval, a invité hier les héritiers du regretté sir Gaëtan Duval, décédé il y a douze ans, à voir l'avenir ensemble. Intervenant lors du colloque organisé à l'École hôtelière SGD pour commémorer l'anniversaire de la mort de son père, Xavier Duval estimé " que cela ne vaut pas la peine de se tirer dans les jambes les uns les autres ".
" Chacun a sa pierre à apporter. Il faut voir avant tout l'avenir de notre pays. Nous avons un héritage commun. Ensemble nous constituons une force commune pour faire en sorte que l'uvre qu'il (SGD) a réalisé ne soit pas vain ", a dit Xavier Duval. Il s'est réjoui du partenariat PMXD/MR dans le cadre de ces commémorations. " Après tout, le Tourisme et la Justice sont parmi les ministères les plus performants du gouvernement ", a-t-il lancé.
Le colloque organisé sur le thème SGD-Un homme de vision avait réuni Arnaud Martin, Bhinod Bacha, Rama Valayden et Xavier-Luc Duval, sous la présidence de Guy Edmond. Xavier Duval a remercié les responsables et les élèves de l'École hôtelière qui porte le nom de SGD. Il a eu un mot spécial pour Johnson Roussety et Nicolas Von Mally qui ont accepté que l'aéroport de Rodrigues porte le nom de Sir Gaëtan Duval. Le leader de PMXD s'est appesanti sur ce qu'il a qualifié de " génie " de Sir Gaëtan, qui avait une foi inébranlable dans le partenariat entre les secteurs privé et public. Pour bien comprendre cela,. Duval a rappelé qu'à l'époque de l'indépendance, en 1968, la majorité des pays africains, dont Madagascar, et ceux du tiers-monde étaient pour le socialisme à la soviétique ou à la chinoise. " Gaëtan Duval était convaincu qu'il n'y avait pas d'avenir dans ce genre de politique, optant pour le modèle de l'économie mixte orienté vers les pays occidentaux dont l'Europe et les Etats Unis. C'est grâce à cela et en plaidant le caractère démocratique du pays que nous avons réussi à obtenir le soutien et l'aide financière de l'Europe et des Etats Unis pour l'exportation de notre sucre, et plus tard de notre textile, secteurs qui sont devenus les principaux piliers de notre économie ", a-t-il déclaré. Une question cependant demeure, a dit Xavier-Luc Duval, à laquelle il n'a pu répondre, dit-il, malgré toute les explications qu'il a reçues : comment SGD a eu l'idée - alors que Maurice était totalement isolée et éloignée du monde développé - de faire de Maurice un haut lieu du tourisme et du textile ? Le monde à cette époque n'avait encore rien d'un village global, a rappelé M. Duval.
Prouesse
" Maurice était à une distance plus de 20 heures d'avion des capitales européennes, avec au moins cinq escales. Elle n'était desservie que par Air France et BOAC. Maurice était une île inconnue et il fallait une véritable prouesse pour avoir ne serait-ce qu'une ligne dans un journal européen. La télécommunication était très loin de ce qu'on connaît aujourd'hui. Il fallait prendre rendez-vous avec l'OTS (Overseas Telecommunication Services) pour appeler à l'étranger. " Or, dit-il, SGD a cru dans le développement touristique à Maurice. De plus, il a réussi, grâce aux investissements taïwanais et hongkongais, aux matières premières indiennes et asiatiques à faire de Maurice un centre de transformation pour l'exportation des produits textile et de l'habillement vers l'Europe et les Etats Unis. " Aujourd'hui nous importons également la main-d'uvre asiatique ", a observé XLD. " C'est cela le génie de SGD ", a-t-il dit. " Il a réussi grâce à la force de sa personnalité à faire parler de Maurice dans Paris Match, à faire venir Brigitte Bardot à Maurice. Un jour j'ai vu Tom Jones chanter à la maison ", raconte Xavier Duval.
Rama Valayden, qui a travaillé dans le cabinet d'avocat de SGD, a parlé de l'optimisme qu'affichait ce dernier en toutes circonstances. " Il croyait dans un libéralisme à visage humain ". Pour M. Valayden, Gaëtan Duval a toujours été constant dans ses convictions que ce soit en ce qui concerne les libertés, l'économie mixte, l'Etat de droit, le vivre ensemble et le métissage. " Pour lui le pays passait avant tout. C'est pourquoi malgré le fait qu'il n'ait pas réussi à convaincre ses partisans réunis à la place du Quai, il privilégia pour l'unité du pays en optant pour la coalition. Gaëtan Duval aurait pu avoir pousser pour la sécession de Rodrigues, il ne l'a jamais fait au nom de la souveraineté et de l'unité de Maurice ", a-t-il dit.
Le leader du MR et Attorney General a souligné que toutes les réformes qu'il a engagé au niveau du judiciaire ont déjà été évoqués par SGD. Le Privy Council, la révision de l'organigramme du judiciaire, la legal aid, y compris pour avoir recours au Privy Council, le droit des accusés font partie de la vision de SGD du judiciaire. Il a aussi parlé de l'importance accordée par SGD à la tolérance et le pardon et a demandé à XLD de réfléchir sur l'opportunité de la création d'une Fondation Sir Gaëtan Duval.
Visionnaire unique
Arnaud Martin, qui a eu l'occasion d'être un collaborateur de SGD, a raconté comment il avait réussi à convaincre Amédée Maingard sur la nécessité d'ouvrir l'industrie touristique mauricien à des investissements étrangers. Ce qui a débouché sur l'arrivée du Club Méditerranée, et de Sol Kezner et son groupe Sun International qui ont introduit le concept de loisirs, du professionnalisme et de l'efficience dans l'industrie touristique mauricienne.
Sir Bhinod Bacha a, pour sa part, insisté sur " l'esprit d'ouverture " de SGD, qui se battait pour chaque citoyen indépendamment de sa communauté, et de son opinion politique. " Il fait partie des visionnaires uniques comme sir Seewoosagur Ramgoolam, sir Gaëtan Duval et Sir Abdool Razack Mohamed. Sir Gaëtan Duval avait à cur l'émancipation et le bonheur de "Solange", qui s'identifiait à lui, mais force est de constater qu'il se battait pour que chaque citoyen, chaque citoyenne ait sa place sous le soleil mauricien, sans être lésé et sans léser les autres. Sa vision pour Maurice avait comme source et moteur son leitmotiv : Le pays avant tout ", a dit Bhinod Bacha.
DOCKERS'FLATS Relogement de 12 familles
Siddick Chady (MPA) blâme le ministère du Logement
Le président de la Mauritius Ports Authority (MPA), Siddick Chady, dans une déclaration au Mauricien, ce matin, blâme le ministère du Logement et des Terres s'agissant du retard accumulé dans la mise en uvre d'un plan de relogement de douze familles de squatters des Dockers'Flats, qui font actuellement l'objet de démolition. Le site ayant été réquisitionné par la MPA, l'opération de bulldozage des appartements a en effet débuté cette semaine, jetant du coup ces douze familles sur le pavé. Pour sa part, le porte-parole de ces familles, Stéphanie Perrine affirme : " Un officiel de la MPA a été dépêché sur place, ce matin, pour nous rassurer que les appartements que nous occupons ne seront pas démolis jusqu'à nouvel ordre. "
" Le ministère du Logement et des Terres n'assume pas ses responsabilités dans le traitement du dossier de Dockers'Flats ", s'insurge Siddick Chady. " A la lumière du contrat liant les Dockers'Flats à la MPA en 2001, il est stipulé que le site sera alloué à la MPA "without any cost" ", ajoute-t-il. Il déplore que le délai d'une année et demie accordé à ce ministère pour mettre en uvre un plan de relogement à l'intention de ces douze familles n'ait pas été respecté. " La vérité est qu'ils (ndlr : le ministère du Logement) ont octroyé des maisons à d'autres personnes au détriment de ces familles démunies de Dockers'Flats ", déclare Siddick Chady.
Selon nos renseignements, ces douze familles de squatters auraient eu un délai de trois jours pour évacuer les appartements qu'elles occupent à Dockers'Flats depuis de nombreuses années.
Pour sa part, M. Chady donne l'assurance à ces familles que tel ne sera pas le cas, affirmant qu'une aide sociale de Rs 430 000 a déjà été allouée pour entreprendre des travaux d'aménagements aux appartements de cinq familles propriétaires : " Le ministère du Logement et des Terres devrait venir de l'avant avec un plan de relogement en bonne et due forme à l'intention de ces familles. "
Siddick Chady indique que depuis 2004, la MPA éprouve des difficultés pour exécuter l'opération de démolition des Dockers'Flats. " Depuis 2004, la MPA perd Rs 6M annuellement par rapport au retard accumulé. A deux reprises, nous avons échoué dans notre opération de démolition, vu ce problème de cinq familles de propriétaires et d'autres familles de squatters qui y résident encore ", déclare M. Chady. Et d'insister : " Les cinq familles doivent intégrer leurs appartements, réaménagés au sein du nouveau Dockers'Village. De plus, il est impérieux que le ministère aille de l'avant avec son plan de relogement destiné aux familles de squatters. "
Selon le président de la MPA, le ministère du Logement et des Terres devrait se prononcer au préalable sur le cas de ces familles de squatters avant de décider de la marche à suivre quant au processus de démolition. " Il incombe au ministre Dulull de préciser sa position. Il gère un ministère et moi, un board. Pourquoi ne peut-on pas trouver de solution? Chaque partie doit pouvoir agir dans ses droits ", argue Siddick Chady.
Dans sa déclaration au Mauricien, Stéphanie Perrine dit, de son côté, avoir eu vent qu'au plus tard lundi prochain, ces douze familles devraient quitter les Dockers'Flats. " Me zordi gramatin enn officier MPA finn vinn guet nou li dir ki PMA pa pou met nou deor ossi lontan ki nou pa gagn enn lakaz sakenn dentr nou ", affirme Mme Perrine. Selon ses dires, ce représentant de la MPA aurait donné l'assurance que seuls des blocs d'appartements inoccupés aux Dockers'Flats seront bulldozés.
La démolition des Dockers'Flats, des logements sociaux construits en hauteur dans les années 70 à l'intention des dockers et leurs familles, constitue la fin d'une époque chargée d'histoire. Le site a été réquisitionné par la Mauritius Ports Authority au coût de Rs 50M pour des projets d'extension. En décembre 2007, le ministère du Logement et des Terres faisait mention d'un " dénouement positif pour propriétaires et squatters " et avait consenti à restituer cinq appartements aux familles qui en sont propriétaires. Le ministre de tutelle, Asraf Dulull, promettait pour sa part un plan de relogement des douze familles de squatters (voir Le Mauricien 19 décembre 2007).
Le Mauricien a de nouveau essayé de contacter le ministre du Logement et des Terres, pour savoir quel est le sort qui est réservé à ces familles de squatters, mais à nouveau Asraf Dulull n'était pas disponible à son bureau.
SMEDEF Dimanche à Quatre-Bornes
Une Journée de l'asthme pour sensibiliser le public
Une journée de l'asthme pour mieux informer le public sur cette maladie aura lieu ce dimanche, de 10h à 14h, à la mairie de Quatre-Bornes. Organisée par la Société des médecins et dentistes de l'École française (SMEDEF) en collaboration avec la municipalité, cette journée entend prodiguer des conseils pratiques au public. Causeries et démonstrations d'une bonne utilisation de nébuliseurs entre autres appareils sont au programme de cette journée.
La Journée mondiale de l'asthme est organisée par la Global Initiative for Asthma (GINA) chaque 6 mai dans le but d'apporter plus d'informations sur cette maladie et d'aider à améliorer la vie des asthmatiques à travers le monde. Chaque année, GINA choisit un thème et dans divers pays des activités sont organisées par des professionnels de la santé en vue d'amenuiser les souffrances des asthmatiques.
Le thème de l'an dernier You Can control your asthma a été repris cette année avec la volonté d'y mettre encore plus d'accent. À travers ce thème, les organisateurs veulent transmettre le message selon lequel le contrôle de son asthme est l'objectif du traitement suivi, et ce contrôle peut être réalisé dans la majorité des cas où les patients savent le faire convenablement.
Selon le Dr Denis Li Kam Wah, gastro-entérologue et président de la SMEDEF, " l'asthme est une maladie qui devient de plus en plus fréquente et on a voulu que le grand public sache mieux ce dont il s'agit. Cette activité coïncide avec la Journée de l'asthme et on a décidé d'organiser cette journée en collaboration avec divers partenaires dont des pharmacies qui feront, de midi à 14h des démonstrations d'une bonne utilisation d'appareils tels que les nébuliseurs et l'appareil servant à mesurer le peak flow et qui donne une indication de la capacité de respirer des patients ".
La journée débutera à 10h, avec une causerie sur l'asthme lors de laquelle interviendront les dr Ramprakash Reesaul et Karam Chandra Ramyead, tous deux pneumologues alors que François Leung, pédiatre abordera le problème de l'asthme chez l'enfant, source d'inquiétude tant chez les parents que chez l'enfant lui-même.
Par ailleurs, indique le président de la SMEDEF, " il y a un aspect de cette maladie qui n'est pas très connu du public, notamment le fait que l'asthme peut être associé à d'autres problèmes tels que les allergies et la sinusite ".
Des conseils seront prodigués et les médecins répondront aux questions du public. Selon le dr Li Kam Wah, souvent, à Maurice, plusieurs points reviennent, par exemple, " on pense qu'il n'est pas recommandé à une personne asthmatique de s'adonner à des activités sportives. Or, c'est ce que les médecins préconisent au contraire ".
Le nombre croissant d'asthmatiques est, selon le président de la SMEDEF, un phénomène mondial. " J'attribuerai cela à la pollution environnementale : la poussière, les acariens, le tabac passif et actif entre autres. "
Si autrefois les médecins se concentraient sur les traitements, aujourd'hui, " on s'est dit qu'il importe d'informer davantage sur les implications de diverses maladies ". C'est dans la même optique que l'an dernier, la SMEDEF avait organisé une journée de sensibilisation autour des hépatites. " On organisera d'autres journées de ce type sur d'autres maladies pour aider le public à les prévenir ".
Robert Pallamy, conseiller à la municipalité de Quatre-Bornes, affirme pour sa part que cette journée ciblera le grand public, et en particulier des clubs de jeunesse et des personnes de troisième âge.
Link To Life : quête annuelle
Link to life, organisation non gouvernementale (ONG) luttant contre le cancer, organise sa quête annuelle depuis hier et ce jusqu'à demain. L'ONG fait appel à la générosité des Mauriciens et des quêteurs sont présents dans toute l'île pour recueillir leurs dons.
Link To Life a pour but de fournir des informations sur le cancer sous toutes ses formes ainsi que d'accorder soutien et conseil à tous ceux atteints de cancer, ainsi qu'à leurs familles. Leur objectif est aussi de former des volontaires pour être mieux à l'écoute de ceux souffrant de cette maladie. C'est afin de financer ses diverses activités que cette ONG organise chaque année une quête auprès de la population : " Nous avons déjà programmé bon nombre d'activités qui ont connu un certain succès, dont des distributions de perruques (ndlr : aux malades qui souffrent des effets de la chimiothérapie) ; des pique-niques ou encore des donations de chaises roulantes. Cependant, nous voulons aussi penser à l'avenir afin de pouvoir continuer nos activités pour encore longtemps. C'est pour cela que nous organisons cette quête ", explique Shashi Desai, président de l'association. Link To Life avait récolté, lors de sa quête, l'année dernière, la somme de Rs 138 024, contre Rs 101 877 en 2006, tout en recevant l'aide de diverses compagnies. Cette ONG a aussi pour but de déstigmatiser et de briser les tabous autour du cancer, comme l'indique Vega Mooten, secrétaire de l'association : " Il ne faut pas croire que les personnes atteintes de cancer ne sont pas aptes à travailler. Il faut que ces personnes aient les mêmes chances que les autres. "
Ceux désirant apporter leur aide à cette association peuvent le faire en donnant de l'argent aux quêteurs ou encore par virement bancaire au numéro de compte suivant de la MCB : 02 01 290 84. L'association fait aussi un appel à des volontaires comme quêteurs : " La plupart des quêteurs sont des patients mais certains suivent des traitements intensifs et ce n'est pas facile pour eux de tenir toute une journée. Nous demandons donc à ceux qui désirent nous aider en ce sens de se manifester sur le 686 06 66. " Link To Life a ses locaux au 13, Britannia Park ,Vacoas.
Formation pour identifier les cas d'abus envers les enfants
Développer les aptitudes et techniques afin de détecter les cas d'abus et de maltraitance envers les enfants. Tel est l'objectif d'un programme de formation lancé hier, à l'hôtel Saint-Georges, Port-Louis. Ce programme initié par le ministère de la Femme et du Développement de l'Enfant, dans les neuf districts de Maurice, vise quelque 1 000 personnes. Une minute de silence a été, par ailleurs, observée en mémoire du petit Seyfoullah Fokeerbux, huit ans, décédé à la suite de blessures qui auraient été infligées par son beau-père.
Le Capacity Building Programme for District Child Protection Committee Members est un programme de renforcement des capacités, destiné aux membres du Comité pour la Protection de l'Enfant institué au niveau de chaque district. Les cours, d'une durée de 54 heures, débuteront la semaine prochaine et couvriront les sujets suivants : travail communautaire, travail social avec les enfants, résolution de conflits, promotion de la sécurité de la communauté. Cette formation est notamment destinée aux représentants du ministère de la Femme, aux ONG, associations parents/enseignants, corps religieux, forces vives, autorités locales, associations de femmes etc. Chaque Comité pour la Protection de l'Enfant aura pour responsabilité de " discuter et de gérer les situations menant à l'abus ou la négligence de l'enfant, et de travailler sur la formulation de programmes, d'activités et de campagnes de sensibilisation afin d'habiliter la communauté au processus d'identification et de suivi des cas d'abus de l'enfant ".
Lors la cérémonie de lancement hier, la ministre de tutelle, Indranee Seebun, a sévèrement condamné les cas d'abus et de maltraitance à l'égard des enfants. Pour cette dernière, cette formation permettra entre autres aux professeurs d'identifier les enfants victimes de violence chez eux. " La formation permettra de mieux comprendre le body language de l'enfant et d'interpréter certains signes dans son comportement ", dit-elle. " Mo fer enn apel a responsabilite parantal. Tou dimounn bizin asim so responsabilite, si nou trouv enn zanfan pe gayn bate mo invit zot raport sa ka lor nou hotline ". Rappelons qu'une hotline de la Child Development Unit est disponible sur le 113. Ceux qui appellent peuvent garder l'anonymat s'ils le désirent, précise la ministre.
De son côté, l'Ombudsperson for Children, Shirin Aumeeruddy-Cziffra, a fortement condamné le châtiment corporel et a insisté pour que cette pratique soit interdite, même par les parents. Elle souligne qu'il n'existe pas de loi spécifique pour définir le châtiment corporel. " La loi doit définir le châtiment corporel. Si nécessaire, il faut amender le Child Protection Act ", soutient-elle. " Les parents pensent que pour élever ou corriger un enfant, il faut le frapper, mais c'est une grosse erreur ". Dans ce contexte, Shirin Aumeeruddy-Cziffra a lancé un appel à l'Attorney General, qui était attendu mais absent hier, pour que la loi soit amendée.
ÉDUCATION TERTIAIRE Comptabilité et finances
Le London College of Accountancy ouvre une branche à Maurice
Le London College of Accountancy (LCA) ouvre une branche à Maurice à partir de juillet prochain. C'est ce qu'a annoncé le Managing Director du LCA, Ravi Gill, dans une déclaration au Mauricien, hier. Etant un habitué de Maurice où il vient pour des vacances depuis une vingtaine d'années, M. Gill est d'avis que le pays représente un " marché porteur ". " Nous avons bon nombre d'étudiants qui viennent de Maurice ", dit-il. Cinq conférenciers mauriciens ont été retenus pour implémenter ce projet.
Le London College of Accountancy, basé à Londres, dispense une panoplie de formations en comptabilité et finances : ACCA, MBA, MA, CAT, ACCESS, BA, ICAEW, ainsi que des cours d'under-graduate et de post-graduate. La branche mauricienne sera officiellement implémentée le 14 juillet prochain, à Victoria House, Route des Casernes, Port-Louis.
M. Gill indique qu'il y a deux raisons qui motivent son entreprise à cibler le marché mauricien. " Premièrement, il y a beaucoup d'étudiants mauriciens qui fréquentent le LCA à Londres. Ceux-ci sont fortunés et ont les moyens de se payer les études. Toutefois ils ont attiré notre attention sur le cas d'autres étudiants mauriciens qui n'ont pas les moyens financiers d'entreprendre des études chez nous, en Angleterre. Deuxièmement, il y a quelque 5 000 étudiants d'outre-mer qui choisissent le LCA. De ce fait, nous nous sommes dits pourquoi ne pas ouvrir une branche à Maurice. Maurice est un marché porteur ", affirme Ravi Gill. Dans ce contexte, le projet devrait bénéficier du soutien de conférenciers locaux. Le MD du LCA déclare que les services de cinq lecturers mauriciens ont déjà été retenus. Ils sont nommément : Deoduth Ramkishore, Kheereeraz Mohadeb, Abdool Gaffoor, Vijay Battu et Maubarak Boodhun. " Ce sont des étudiants mauriciens qui viennent à Londres qui nous ont recommandé ces conférenciers, qui selon eux, sont les meilleurs du pays en la matière. Ainsi, si des étudiants ont le gratin des conférenciers en matière d'ACCA, ces derniers doivent être soutenus par nous. De notre côté, nous pourrions également dépêcher des lecturers à Maurice pour dispenser des cours, échelonnés sur une dizaine de jours ", déclare le Ravi Gill.
Le LCA est le premier établissement détenteur du Queen Awards for Enterprise en 2006. Il détient également le Platinum Status for ACCA, considérée comme étant la plus haute marque d'approbation pour l'enseignement menant à l'ACCA, M. Gill argue : " With this credentials we want to have a healthiest college, here in Mauritius, with the same standards as in London. That would benefit to Mauritians. "
S'agissant des coûts des modules dispensés localement, le MD du LCA soutient qu'ils seront raisonnables. " We would apply an average price of Rs 6 500 per paper. There are forteen papers. The exams are held every six months ", indique M. Gill. Ainsi, le premier groupe qui postulera pour des cours d'ACCA en juillet prochain prendra part aux examens de décembre 2008.
Ravi Gill annonce qu'éventuellement le LCA proposera d'autres cours de comptabilité et de finances. " There would be undergraduate and postgraduate courses, as well as MBA in the future ", dit-il. Ainsi, dépendant de l'évolution de la branche mauricienne du LCA, le siège de la branche locale sera déplacé de Victoria House à un autre endroit approprié, indique notre interlocuteur. Ceux intéressés par les prospectus 2008-2009 peuvent visiter le site web du LCA à l'adresse suivante : www. londoncollege.org
LALLMATIE : célébration de l'Easwaramma Day
L'Easwaramma Day a été célébré à Lallmatie, à l'initiative du Shri Satya Sai Gita Service Devotional Group, le 6 mai dernier, en marge de la commémoration de l'anniversaire de la mort de la mère de Shri Satya Sai Baba. Une activité de don de sang, organisée par le même groupe est prévue à Lallmatie ce dimanche.
La célébration a été marquée par une animation culturelle, avec des chants, des sketches, danses ou poèmes. " Cela a été une fête pour les enfants et pour les mamans ", affirme une des responsable du Shri Satya Sai Gita Service Devotional Group.
Selon la mythologie hindoue, c'est en allant puiser de l'eau à un puits qu'Easwaramma a conçu Sai Baba. " En voyant une lumière, elle est tombée enceinte. Un pundit lui a alors fait comprendre que le bébé qui allait naître ne serait pas comme les autres ", indique notre interlocutrice.
D. -LALLAH SSS : doléances de la PTA sur le transport scolaire
Le président de la Parents Teachers Association (PTA) de la Dunputh Lallah SSS, Yusuf Sooklall, réclame des informations en écrit du ministère des Infrastructures publiques et du Transport sur les provisions de la loi et si les autobus affectés au transport scolaire sont autorisés à transporter une centaine d'élèves, voire plus dans certains cas. Il demande au ministère de fournir à la PTA " le nombre d'élèves que ces autobus de 60 places sont autorisés à transporter légalement ".
Dans cette correspondance adressée au vice-Premier ministre Rashid Beebeejaun, M. Sooklall demande également plus d'inspections de la part des cadres de la National Transport Authority (NTA) au sujet des horaires, tant le matin que l'après-midi, les polices d'assurances appropriées de ces véhicules et le nombre d'autobus requis pour le transport des élèves de la SSS Dunputh Lallah.
De manière plus générale, le président de la PTA rappelle qu'il y a une inadéquation entre le nombre d'élèves et d'autobus mis à la disposition des écoles, le matin et l'après-midi, dans presque toutes les régions de l'île. " Très souvent, des élèves, ainsi que des personnes du troisième âge, sont laissés sur les arrêts, soit parce que les autobus sont déjà bondés ou en raison d'un manque de rigueur de la part de certains chauffeurs ", souligne-t-il. De plus, soutient M. Sooklall, certains autobus arrivent en retard à l'école.
SOCIÉTÉ Pour les trois prochaines années
Le communalisme dans la ligne de mire d'Amnesty
" Nou tou enn sel ras. Ras dimounn ! " C'est sous ce slogan que Amnesty International Mauritius Section (AIMS) a décidé de lancer une campagne de trois ans contre le communalisme. L'élément phare de ce combat est Baraz, une pièce de théâtre qui s'affirme comme un microcosme de notre société et qui sera jouée dans pas moins d'une cinquantaine de collèges, villes et villages à travers l'île. La première représentation a eu lieu lundi dernier au Collège Lorette de Port-Louis.
Dans Baraz, mise en scène par Gaston Valayden et interprétée par les acteurs de la troupe de Bulram Tacouri, l'accent est mis, dans un premier temps, sur le pouvoir diviseur de la politique qui pousse les personnes de différentes communautés à s'affronter à coup de propos racistes et communalistes. Des propos crus, francs, sans ambages, pris de la réalité mauricienne que la pièce met d'ailleurs bien en exergue pour amener l'assistance à réfléchir sur la pertinence de la lutte anticommunalisme.
Vu la réaction des collégiennes du Lorette de Port-Louis après la représentation, AIMS semble avoir visé juste en voulant sensibiliser la conscience citoyenne à travers cette pièce qui montre dans toute son ampleur le communalisme de beaucoup de Mauriciens.
Ainsi, la pièce a non seulement fait mouche en touchant un point sensible mais elle a également engendré des réactions diverses dont la plus poignante demeure celle d'une jeune collégienne qui a relaté, larmes aux yeux, la fois où un enseignant l'a tout bonnement insultée devant ses amies de classe à cause du port de vêtement relevant de sa religion : " Je ne blâme pas les enseignants mais je tiens juste à demander un peu de respect de leur part envers les filles qui en portent, car c'est dur pour nous d'être marginalisées en classe. "
Toutefois, s'il y a quelque chose de bon qui ressort des différents témoignages, c'est que le communalisme en tant que tel, avec sa connotation raciste et sectaire, n'existe pas réellement parmi les jeunes de ce collège mais il s'agit plus de groupe d'amies. " Nous nous associons avec celles avec qui nous avons des affinités et des centres d'intérêt communs mais nous n'avons pas de pensées racistes contre nos amies de classe ", témoigne une collégienne.
Cette interface de débat et de partage après chaque représentation est, selon Lindley Couronne, président de AIMS, de prime importance : " Nous voulons avant tout donner la chance aux gens de dire ce qu'il pense du communalisme tout en sensibilisant les gens sur l'importance de s'inscrire dans une mouvance anticommunaliste d'autant plus que les discours électoraux tendent à pencher encore plus sur la pente communaliste. " Notons que durant les prochains mois, AIMS s'arrêtera à quelque cinquante collèges, villes et villages pour faire passer leur message dans le cadre de cette campagne qui s'inscrit dans la durée, le programme s'étalant sur trois années.
D'autre part, lors de l'avant-première de la pièce, il y a quelques semaines, AIMS s'est également fixé pour but d'observer une certaine vigilance en période électorale afin d'évaluer justement la teneur communaliste des propos tenus par les politiciens tout en vulgarisant la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Relatant ses propres expériences vécues à l'université de Maurice où elle étudie actuellement, Mélanie Valère, secrétaire générale de l'AIMS et coordinatrice des jeunes, a mis en exergue, lors de l'avant-première, les différentes formes que prennent le communalisme et le castéisme sur le campus mauricien. Ainsi, la marche à suivre est, selon les membres d'AIMS, de former les jeunes en leur dispensant des cours sur les droits humains.
Soulignons que le Best Loser System est également ciblé par AIMS qui soutient le mouvement Rezistans ek Alternativ dans la lutte contre ce système jugé communaliste. De plus, dans la même foulée, l'AIMS lance une campagne pour recruter davantage de membres pour soutenir la cause de l'organisme.
La Journée de l'Europe célébrée aujourd'hui
L'Union européenne (UE) célèbre aujourd'hui la Journée de l'Europe. Cette célébration sera marquée cet après-midi grâce à une réception offerte par la chef de la délégation de la Commission européenne, Claudia Wiedey, et à laquelle ont été conviées des personnalités de l'État et du secteur privé mauricien.
La journée de l'Europe vient marquer la fin d'une série d'activités. La EU Green Day avait enclenché ces événements samedi dernier. Ils comprenaient également la visite de 14 diplomates européens dans des écoles mauriciennes. Claudia Wiedey a reçu à déjeuner, hier, des représentants de la société civile locale. De plus, 15 projets ayant reçu un financement de l'Union européenne à travers le Programme de Coopération Décentralisé ont été choisis pour une présentation de leur travail dans le cadre d'une exposition.
Dans un message diffusé hier, Benita Ferrero-Waldner, commissaire européenne chargée des relations extérieures et de la politique de voisinage, a observé que 2008 est une année extrêmement importante pour l'Europe. " C'est en effet la première fois, depuis l'élargissement de l'espace Schengen vers l'Est, qu'en cette journée de l'Europe, les populations de pays autrefois divisés par le rideau de fer peuvent voyager librement dans toute l'Europe ". Par ailleurs, elle a souligné que cette année, l'UE célèbre aussi le dixième anniversaire de l'Union monétaire européenne, l'un des symboles les plus forts de l'UE. Et de mettre en avant que la zone euro est appelée à s'étendre à des pays qui, il y a moins de vingt ans, vivaient encore sous le joug d'une économie totalitaire contrôlée par l'État.
" La mise en commun de nos ressources et l'établissement de liens toujours plus étroits au sein de l'Europe nous ont permis d'unifier notre continent dans la paix et d'apporter ainsi la liberté, la sécurité et la prospérité à nos citoyens ", a mis en exergue la commissaire. Et d'affirmer : " Avec une population totale de près de 500 millions d'habitants et un quart des revenus mondiaux, l'UE représente actuellement plus d'un cinquième du commerce mondial. Nous assurons plus de la moitié de l'aide au développement et humanitaire mondiale, et l'euro est devenu la deuxième monnaie internationale d'échange et de réserve, conférant ainsi une influence majeure à l'UE dans le monde. "
La commissaire Ferrero-Waldner a également déclaré : " Une influence croissante entraîne des responsabilités accrues. Nous devons nous montrer à la hauteur en tâchant d'établir un consensus mondial pour relever les défis auxquels nous sommes tous confrontés, qu'il s'agisse de terrorisme international, de la prolifération des armes de destruction massive, de la criminalité organisée ou de la déliquescence des États. L'approvisionnement énergétique et le changement climatique viennent s'ajouter à ces défis pour accroître encore les exigences auxquelles les générations futures devront faire face. "
NPC Désignation des syndicalistes
Yusuf Sooklall réplique aux nouveaux représentants des employés
Lors d'un point de presse ce matin, Yusuf Sooklall et Dewan Quedou, qui avaient représenté les employés lors des négociations tripartites au National Pay Council (NPC) l'an dernier, ont lancé un avertissement aux nouveaux représentants des employés. Selon eux, il ne faut pas oublier que ce sont ces mêmes syndicalistes qui étaient montés au créneau l'an dernier contre le NPC qui se sont empressés de poser leur candidature cette année alors qu'au niveau du fondement même du NPC il n'y a eu à leur avis " aucun changement majeur ".
" Lane dernyer kan ti ena konsiltasyon avek bann santral sindikal pou ki nou elir nou reprezantan, ti ena boukou diferan parmi bann sindikalis par rapor a bann kriter ki NPC pe konsidere pou akor konpansasyon. Lerla gouvernman ti dir ki NPC pou kontinye sieze mem si okenn reprezantan bann anploye pa vini. Se pou sa ki nounn dakor pou al partisip dan bann negosyasyon o moin pou nou dir nou dezakor me boukou kamarad dan bann syndika tel ke kamarad Chuttoo, Sadien, Benydin pann dakor ar nou ", a rappelé Yusuf Sooklall avant d'ajouter : " Sa lane-la rappo BIT inn tonbe pou dir gouvernman reouver deba avek bann santral syndikal. Lerla noun desid pou rann nou post an tan ki reprezantan pou donn gouvernman lokazyon relans enn apel pou ki bann lezot reprezantan kapav siez lor NPC. "
Toutefois, affirme M. Sooklall, " nou bizin pa bliye ki se sa bann mem dimounn ki ti vinn lev la voi kont NPC ki zordi pe al asiz lor la tab diskisyon e mo panse inn ariv ler pou ki nou reponn a bann propo ki finn tenir lor nou. Zot finn byen kondann lane dernyer aster zot pe al aval mem koulev ". Il avance : " Premye zafer, Reeaz Chuttoo pe al siez lor non Federation of Trade Unions of the Chemical Sector ki ena zis 965 mamb alor ki moi kan mo ti al sieze avek 3500 mamb, li ti vinn dir ki mo pa ase reprezantatif bann employe. "
Rappelons qu'en mai de l'année dernière, Dewan Quedou, Yusuf Sooklall et Ramesh Maudhou avaient été suspendus du Mauritius Trade Union Congress (MTUC) pour n'avoir pas été solidaires de la décision du National Trade Union Federation de ne pas siéger sur la NPC dans sa forme actuelle. Sur ce point, Yusuf Sooklall a déclaré ce matin : " Radhakrishna Sadien ki ti pous mosyon pou ki sispann nou de MTUC, e zordi linn al an katimini pou siez lor NPC. "
COUR SUPRÊME L'Attorney General :
" Avocat talentueux, Sir Robin était aussi un poète "
Dès son retour au pays après ses études en droit, sir Rabindrah Ghurburrun, affectueusement appelé sir Robin, fit son entrée dans la profession légale " as a talented barrister ", tout en fondant son propre cercle de poètes en tant que disciple de Tagore. Déclaration de l'Attorney General, Rama Valayden, mercredi matin, lors de l'hommage de la Cour suprême rendu à sir Robin, décédé récemment à Paris à l'âge de 79 ans et incinéré dans son village natal à St-Julien, Flacq.
Rappelant brièvement la vie et la carrière de sir Robin, M. Valayden a souligné que ce dernier a fait sa scolarité secondaire au New Eton College avant de quitter le pays pour des études en Public Administration au Keble College, Oxford. Par la suite, il devait étudier la loi et a été " called to the bar " au Middle Temple. À son retour à Maurice, il pratiqua au barreau de 1959 à 1968. De plus, il a agi en tant que conseiller légal du bureau politique du Parti travailliste.
Selon l'Attorney General, sir Robin devait se révéler un avocat talentueux qui n'hésitait pas à défendre les démunis. Sir Robin, ajoute-t-il, s'intéressait également aux activités sociales, religieuses et culturelles. C'est ainsi qu'il fit partie de nombreuses organisations socioculturelles où il occupait d'importantes fonctions. Entre autres, sir Robin fut président de l'Arya sabha, de la Hindu Education Authority du National Congress for the Youth Socialist et de la Mauritius Sugar Planters Association.
Grand disciple de Rabindranath Tagore, sir Robin s'était inspiré de ce poète pour fonder son propre cercle de poésie avec des amis qu'il invitait régulièrement pour une soirée. Excellent orateur en hindi, il était connu comme quelqu'un qui s'engageait sans relâche dans la promotion de cette langue. Selon Rama Valayden, sir Robin voyait l'hindi comme un pont important pour la promotion de nos liens économiques et culturels avec la diaspora indienne.
Premier haut commissaire en Inde de l'île Maurice indépendante, sir Robin " will be remembered " pour avoir posé la fondation d'une coopération spéciale sur le plan culturel et politique avec la Grande péninsule, affirmera encore Rama Valayden. Sir Robin a aussi été Attorney General et ministre de la Justice de juillet à décembre 1976. Il a ensuite été élu aux élections de décembre de cette même année, héritant du ministère du Plan et du Développement économique.
En 1991, sir Robin est fait Queen's Counsel et président du Bar Council. Deux ans après, il obtient la haute distinction de Grand Officer of the Order of the Star and Key of the Indian Ocean (GOSK). Avec l'accession de Maurice au statut de république en 1992, il est nommé vice-président de la République jusqu'en 1997.
Pour Rama Valayden, sir Robin laisse derrière lui un riche héritage dans les domaines social et politique. " He was one of those who left no one indifferent to his charisma ". Aussi devait-il, au nom de l'Attorney General's Office et en son nom personnel, offrir ses sincères condoléances à Lady Ghurburrun, son fils Sanjiv, qui est avocat, sa fille Yajna, son gendre, Nuvnit Akaloo, et à toute la famille Ghurburrun.