PARLEMENT Tribunal d'appel de la fonction publique
Un amendement constitutionnel adopté à l'unanimité
Bérenger soutient l'amendement constitutionnel mais relève quelques faiblesses
PRIME MINISTER'S QUESTION TIME
Incidents de Quinze-Cantons : le dossier soumis au DPP bientôt
HIGHLANDS NOUVELLE VILLE Rama Sithanen :
Octobre 2008 : date limite de soumission des propositions
SYSTÈME ÉLECTORAL : la Brunel University veut aider Maurice
PARLEMENT Tribunal d'appel de la fonction publique
Un amendement constitutionnel adopté à l'unanimité
L'amendement constitutionnel en vue de la création d'un Public Bodies Appeal Tribunal a été adopté à l'unanimité par les 59 parlementaires présents à l'Assemblée nationale vers 23 h hier. Le tribunal d'appel traitera non seulement les affaires concernant la Public Services Commission (PSC) mais également celles se rapportant à la Local Government Services Commission (LGSC).
Si gouvernement et opposition étaient sur la même longueur d'onde quant à la nécessité d'inscrire la création du tribunal d'appel dans la Constitution du pays, des divergences de vues se sont manifestées concernant un certain nombre de détails prévus dans le Public Bodies Appeal Tribunal Bill, notamment en ce qui concerne la limite de 21 jours pour donner avis d'appel à la peine d'emprisonnement prévue dans la législation et la présence d'une femme sur le tribunal.
Présentant simultanément le Constitution (Amendment) Bill et le Public Bodies Appeal Tribunal Bill, le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a observé que sa démarche cadre avec les promesses faites par son alliance politique durant la campagne électorale et répond à un souhait exprimé par les syndicats de la fonction publique depuis longtemps. Il a rappelé que la mission de la PSC va au-delà de l'exercice de recrutement dans la fonction publique. " The PSC shares the lofty responsibility of maintaining ethical standards and safeguarding public confidence in the public service. As such it occupies a pivotal role in our institutional landscape. It is undeniable that since its inception in 1953, the PSC has made significant contributions in the development of the public service ", a-t-il dit. Dans le but de préserver l'indépendance de la PSC, les pères fondateurs de la Constitution avaient prévu que cette institution n'aurait aucun compte à rendre à personne, à aucune autorité dans l'exécution de ses responsabilités constitutionnelles, sauf à la Cour suprême. " Cependant, au fil de années, des demandes en faveur d'une plus grande transparence dans les décisions prises ont été formulées. De plus, le fait que la PSC ne répond qu'à la Cour a donné lieu à certaines appréhensions de la part des fonctionnaires. Quelques jugements de la Cour suprême sont venus renforcer cette appréhension ", affirme Navin Ramgoolam. Il estime que " besides good governance, principles require that those who are vested with powers should be held as accountable and transparent as possible in the exercise of their powers ".
D'autre part, le recours à la Cour suprême coûte cher et prend un temps considérable. La création d'un tribunal d'appel, a expliqué le Premier ministre, a été étudiée par un comité technique présidé le secrétaire au Cabinet, Suresh Seebaluck, qui a recommandé que ce tribunal dispose d'un caractère constitutionnel. " This proposal will meet the wish of the Government and, at the same time, maintain the dignity and status of the Commission ", dit-il.
Le Premier ministre a expliqué que le tribunal d'appel est habilité à entendre les protestations seulement après la décision finale de la PSC. De plus, le tribunal ne sera pas habilité à entendre des appels contre une décision prise concernant un recrutement effectué à la suite d'un call for application for posts by public advertisement. " The reason for imposing this second restriction is to avoid the tribunal from being submerged by frivolous vexatious and trivial complaints from members of the public who apply in very large numbers, for posts in entry grades, from members of the public who apply in very large numbers, for posts in entry grades, such as Police constable, primary school teachers, education officer and clerical officer, but who may feel aggrieved by the decision of the Commission ". Ces précautions, selon Navin Ramgoolam, permettent à la commission de fonctionner sans aucun problème, d'éviter que la machinerie ne soit obstruée par un surplus d'appels et d'éviter les abus.
Concernant la nomination des membres du tribunal, le PM a souligné qu'après consultation avec les différentes parties concernées, dont le leader de l'opposition, Paul Bérenger, il a accepté d'apporter un amendement au texte de loi initial, afin de prévoir que les membres du Tribunal soient nommés par le président de la République après consultation avec le Premier ministre et le leader de l'opposition comme c'est le cas pour la Public Service Commission.
L'indépendance et l'impartialité du Tribunal ont été consolidées par le fait que les membres ne doivent pas être membres du Parlement ou d'une administration locale, ni être des dirigeants d'un parti politique, ni avoir été engagés en politique active durant les dix années précédant leur nomination éventuelle. Ils ne doivent pas, non plus, être des fonctionnaires, des officiers travaillant dans une administration régionale, ou être employés dans un corps para-étatique.
Concernant la proposition de l'opposition à l'effet que le texte de loi doit prévoir spécifiquement la nomination d'une femme au sein du tribunal, Navin Ramgoolam, lors du résumé des débats, a affirmé que les femmes sont considérées comme étant aussi compétentes que les hommes et qu'il n'est pas nécessaire de spécifier dans la loi qu'un des membres doit être une femme.
Bérenger soutient l'amendement constitutionnel mais relève quelques faiblesses
Toute en soulignant que l'Opposition " go along with " l'amendement de la Constitution prévoyant la création d'un Tribunal d'appel de la Fonction publique, le leader de l'Opposition, Paul Bérenger, y a relevé quelques faiblesses.
Paul Bérenger a évoqué sa rencontre avec le Premier ministre, lundi, à la veille de la présentation du texte de loi en deuxième lecture. Il a donné l'assurance : " We talked only about that (montrant les textes de loi) ", a-t-il lancé sur un ton amusé, provoquant l'hilarité des parlementaires bien que les observateurs aient noté que certains députés de la majorité sont restés impassibles. Le leader de l'Opposition s'est réjoui que la proposition concernant le mode de nomination des membres du tribunal ait été prise en compte par le Premier ministre. Il a laissé entendre qu'il aurait souhaité qu'un syndicaliste respecté fasse partie du tribunal, mais dit reconnaître que, vue que la nomination des membres sera effectuée par le président après consultation avec le Premier ministre et le Leader de l'Opposition, l'un est l'autre seront en mesure proposer des personnes compétentes, qu'elles soient syndicalistes ou femmes.
Le leader de l'Opposition a toutefois observé qu'il avait certaines appréhensions concernant certaines provisions des deux législations. Il a mentionné les peines d'emprisonnement prévues par le texte de loi sur la création du tribunal d'appel qui, à son avis, auraient dû être enlevées. Selon lui, en tenant compte des critères des cas qui peuvent être entendus par le tribunal d'appel, 75% des cas seront éliminés de facto. Il s'est aussi prononcé en faveur d'un plus long pour qu'une personne puisse faire appel. Au moment de l'étude du texte de loi en comité, Paul Bérenger a proposé que le délai soit fixé à 40 jours, comme c'est le cas pour la soumission des protestations lors des élections, au lieu de 21 jours. La proposition a été rejetée par le Premier ministre qui a rappelé que le délai ne commence qu'à partir du moment où la personne est notifiée de la décision du PSC. De plus, il souhaite que les procédures soient rapides.
Shaffick Mohamed a accueilli favorablement le texte de loi et estime que la création du tribunal d'appel consolide les droits de l'homme, la transparence des procédures, la justice et l'équité. Cela se consolidera davantage, selon lui, avec la présentation prochaine de l'Equal Opportunity Bill.
Empowerment
Maya Hanoomanjee, qui a rappelé qu'elle a eu une longue carrière comme fonctionnaire, à, a plusieurs reprises, félicité le Premier ministre pour son initiative. Elle a souligné que tout en reconnaissant l'importance du rôle joué par la PSC, cette dernière a fait l'objet de critiques ces derniers temps. La commission, a-t-elle observé, a été blâmée pour son opacité. Beaucoup de fonctionnaires ont dû avoir recours à la Cour suprême pour une Judicial Review, procédure qui coûte cher et qui prend beaucoup de temps. Elle aussi considère que le délai de 21 jours pour soumettre les appels est trop court. Elle a de plus suggéré que le terme " quash a decision " par le Tribunal d'appel soit remplacé par " reverse a decision ". Mme Hanoomanjee a demandé certaines clarifications concernant les circonstances dans lesquelles une personne peut avoir recours à une Judicial Review, procédure qui est maintenue. Elle a conclu son intervention en estimant que le texte de loi, en fin de compte, " empower [ed] " les fonctionnaires.
Abu Kasenally, lui aussi ancien fonctionnaire, a accueilli favorablement le texte de loi et a souhaite que les " gloomy dark days " que le pays a connus entre 1983 et 1989 ne se répètent plus jamais.
Ashock Jugnauth a déploré qu'un grand nombre de cas considérés comme " frivolous " seront rejetés sans que les concernés ne puissent se faire entendre. Ce qui, selon lui, viole la " natural law " qui prévoit que toutes les personnes concernées peuvent être entendues. Il a estimé que la crainte que le Tribunal soit inondé par des protestations n'est pas justifiée parce la législation couvre uniquement les fonctionnaires, alors que tous ceux dont la candidature n'a pas été retenue ne sont pas des fonctionnaires. Il a, d'autre part, considéré qu'il n'y aucune raison pour que les cas soit entendu par le tribunal in camera. Il a demandé que le gouvernement apporte un amendement pour que les séances soient publiques, sauf si les concernés souhaitent le contraire.
Yatin Varma a, lui aussi, félicité le Premier ministre pour son initiative et a plaidé en faveur du texte de loi.
Madan Dulloo qui intervenait pour la première fois depuis son passage dans l'Opposition a estimé que l'amendement constitutionnel proposé par le gouvernement est trop long et aurait dû se limiter à la création d'un Public Bodies Appeal Tribunal. Il a déploré que la législation crée deux catégories de personnes. Un partie est en mesure de faire appel, alors que d'autres ne pourront le faire. Il a aussi insisté sur la nécessité que le tribunal entende le point de vue des personnes concernées avant de considérer un cas comme étant frivole.
L'Attorney General, Rama Valayden a fait un véritable plaidoyer en faveur de la législation. Il a justifié la nécessité que la législation prévoie des peines de prison contre ceux qui commettent un outrage à la Cour d'appel. Il a souligné que cette provision figure dans plusieurs texte de loi. Concernant les délais de 21 jours, il a estimé que cela permet de rendre justice plus rapidement.
Le texte de loi a été adopté par le Parlement après le résumé des débats par le Premier ministre. Ce dernier a demandé un décompte des voix pour l'amendement constitutionnel et le texte le loi a été voté par les 59 parlementaires présents. Ce qui représente plus que la majorité de trois quarts requis.
PRIME MINISTER'S QUESTION TIME
Incidents de Quinze-Cantons : le dossier soumis au DPP bientôt
À la clôture de l'enquête policière sur l'incident qui s'était produit à Quinze-Cantons le 29 avril dernier, le dossier sera envoyé au Directeur des Poursuites publiques (DPP) et ce sera à ce dernier de décider de la marche à suivre. C'est ce qu'a fait ressortir le Premier ministre, Navin Ramgoolam, interrogé par Nando Bodha, député du MSM au N° 16 (Vacoas/Floréal). Lors d'un raid effectué par la police, a dit le PM, des armes ont été retrouvées mais il ne peut en dire plus.
D'emblée, le PM rappelle que le 29 avril dernier vers 22 heures, le constable Y.S, affecté à la VIPSU, a rapporté à la police de Vacoas l'incident alors qu'il était de service avec Abu Kasenally, ministre des Services publics. Selon le constable, cette nuit-là, aux environs de 20h10, M. Kasenally et lui se trouvaient à Henrietta Cross Road en compagnie d'autres personnes quand sont arrivées en leur direction une vingtaine d'individus, armés de sabres et de gourdins. Le constable, ajoute le PM en se basant sur les faits que lui a soumis le Commissaire de police suppléant, réussit à faire entrer le ministre Kasenally dans la voiture avant de partir. Cependant, alors qu'il était sur le point de dépasser un camion en stationnement, le pare-brise de la voiture vola en éclats. Le constable se rendit au poste de police de Vacoas pour rapporter le cas.
Le lendemain, vers 12h30, le ministre des Services publics confirma la déposition du constable. Et, le 5 mai, le ministre est allé consigner sa déposition en détail. Six autres personnes firent une entrée dans les registres au même poste de police le 30 avril vers 13 heures.
Le PM souligne, qu'à la suite de ces dépositions, une enquête a été ouverte par la police. " However, in view of the complexity of the case, the enquiry was taken over by the Major Crime Investigation Unit on 05 May, 2008. " Dans le cadre de cette enquête, une personne résidant à Quinze-Cantons, Vacoas, a été arrêtée le 5 mai. Une charge provisoire de " Giving instructions to commit a crime to wit : Damaging a Government vehicle by band " a été logée contre elle en Cour de Curepipe le 6 mai. Le suspect a été ensuite conduit en cellule policière où il resté jusqu'au 13 mai. Entretemps, une motion pour sa remise en liberté a été présentée en Cour de Curepipe le 9 mai. Et une semaine après, il y a eu un ruling du magistrat et la personne a retrouvé sa liberté en fournissant une caution.
Le 6 mai, trois autres personnes de Quinze-Cantons, ont été arrêtées sous une charge provisoire de " Damaging motor vehicle by band ". Après une semaine en cellule policière, elles ont été libérées sous caution. Le 7 mai, trois autres résidents de Quinze-Cantons ont été arrêtés sous une charge provisoire de " Damaging motor vehicle by band ". Elles ont été remises en liberté après avoir fourni une caution. L'enquête de la police se poursuit.
Les circonstances de la mort de JGL toujours pas connues
L'enquête policière en vue de déterminer les circonstances exactes de la mort de J.G. L dont le cadavre a été identifié le 1er mai se poursuit. C'est la réponse donnée par le PM à Sekar Naidu, député indépendant de l'opposition. L'autopsie pratiquée par le médecin légiste a révélé que la victime a succombé à un " shock following cranio-cerebral injuries ". Le cadavre avait été découvert dans l'enceinte du Central Electricity Board, à Ebène.
Propos racistes : amendement au code pénal en préparation
Un amendement au code pénal est en préparation pour dissuader de l'utilisation de propos racistes. Cette annonce a été faite par le PM alors qu'il répondait à une question d'Eric Guimbeau, député du Parti mauricien social démocrate (PMSD) au N°17 (Curepipe/Midlands). Il existe déjà dans nos lois, dit le PM, des provisions à cet effet. Il cite la section 10 du Public Gathering Act de 1991. Et tout coupable est passible d'une amende ne dépassant pas Rs 2 000 roupies et une peine d'emprisonnement de pas plus de deux ans. " Moreover, section 296 of the Criminal Code makes insult a criminal offence. The word "insult" is defined as "any injurious expression or any term of contempt or invective, or other abusive language, not carrying with it the imputation of a fact". " Si l'offense est commise en public l'amende est de Rs 10 000. Lors des questions supplémentaires le même député a souhaité que l'amendement soit présenté rapidement vu que, selon lui, les élections sont derrière la porte. Le PM devait lui répondre en ces termes : " Vous avez la mémoire courte. Vous avez oublié la campagne contre moi. Et puis, vous aurez à attendre jusqu'à 2010 pour avoir des élections ! "
"Objection to departure" : jusqu'à la fin du procès
" Tout aggrieved party sur qui pèse une objection to departure peut faire une demande à la Cour si elle veut effectuer un voyage ", a répondu le PM à une question de Mahen Jhugroo, député du MSM, au N°4 (Port-Louis Nord/Montagne-Longue) qui voulait savoir si les trois journalistes arrêtés en novembre 2007 sont sous le coup d'une interdiction de quitter le pays. Le PM rappelle que le 22 novembre 2007 trois charges provisoires pour diffusion de " fausses nouvelles et de nature diffamatoire " avaient été logées contre trois journalistes. Le même jour, une motion présentée par le Police Prosecutor et une Objection to departure pesaient sur eux. " In all cases where objections to departure have been raised by the Court, they remain in force until the disposal of the case by the Court. Accordingly, all the three accused are still subject to a prohibition order to leave the country. " Le 11 avril dernier, à la fin de l'enquête, le dossier a été soumis au Directeur des poursuites publiques (DPP) pour avis. Cependant, en dépit de l'interdiction de quitter le pays, " an aggrieved party " qui souhaite voyager peut faire une demande à la Cour pour une autorisation en vertu de la Section 16 du Bail Act de 1999.
" Normal pour nos ambassadeurs de diriger des missions à Maurice "
À une question de Suren Dayal, député du Parti travailliste (Ptr) au N°8 (Quartier-Militaire/moka), le PM a indiqué que cela a toujours été une pratique pour nos ambassadeurs et hauts commissaires de diriger des missions à Maurice. " Ambassadors and High Commissioners seek prior approval before effecting such missions. " Les missions sont effectuées pour assister à des conférences, des fonctions ou autres événements à Maurice, ou encore pour accompagner des délégations étrangères. Durant leurs missions à Maurice, les ambassadeurs et hauts-commissaires ont droit à un billet d'avion et des allocations ainsi qu'un moyen de transport et des VIP facilities.
Permis de conduire : nouveaux règlements
Rihun Hawoldar, deuxième député du Parti travailliste (Ptr) à La Caverne/Phoenix, a appris du PM qu'un Comité présidé par le ministère des Infrastructures publiques et comprenant des représentants de la Police s'est déjà penché sur la nouvelle série de règlements concernant les permis de conduire. Une ébauche des Road Traffic (Driving Licences) Regulations 2007 à partir des recommandations a été soumis au bureau de l'Attorney General. Des sessions de travail ont eu lieu avec le Parquet sur l'ébauche en question. " I am also informed by the Ministry of Public Infrastructure, Land Transport and Shipping that the new set of Road Traffic (Driving Licences) Regulations will take some more time before being finalized. However, as a short term measure, and with a view to implementing the new proposals regarding the renewal of driving licences for holders who are 60 years or above, that Ministry proposes to request the Attorney-General's Office to make the relevant amendment to Part V of the Road Traffic Regulations 1954 relating to "Restricted Driving Licences ".
Activités des mairies en hommage à Aimé Césaire
Les municipalités ont prévu des activités pour rendre hommage à Aimé Césaire, poète, écrivain et politicien de la Martinique décédé le 17 avril dernier. L'annonce est faite par le PM en réponse à une interpellation de Joe Lesjongard, député du MSM à Montagne-Longue/Port-Louis nord. Aimé Césaire, ajoute-t-il, avait eu droit à des funérailles d'Etat le 20 avril à Fort-de-France, Martinique. " Nous n'avions pas été invités à assister à ces funérailles. Je rappelle ma contribution pour un message à paraître dans une publication spéciale de l'Unesco qui sortira le 22 mai. " La publication intitulée "A l'Écoute de l'Afrique" sera entièrement consacrée à la mémoire d'Aimé Césaire. Dans le message, il affirme avoir présenté les condoléances du gouvernement et du peuple de Maurice à la famille endeuillée. " I have also highlighted therein the fact that Mauritius, by virtue of its history, is engaged in the quest for identity that is characteristic of the works of Aimé Césaire. " L'Ile-Maurice s'était fait représentée par son délégué permanent à l'Unesco le 17 avril dernier à la clôture de la 179e session de l'Unesco Executive Board où le directeur Général, Koïchiro Matsuura, avait rendu hommage à Aimé Césaire au nom de l'instance onusienne et de toutes les délégations permanentes.
33 gardes-chiourmes toujours suspendus
Le Commissaire des Prisons a informé le Premier ministre que 33 gardes-chiourmes sont toujours sous le coup d'une suspension. Cet éclaircissement a été donné à Ajay Gunness, élu du Mouvement militant mauricien (MMM) au N° 10 (Montagne-Blanche/Grande-Rivière-Sud-Est). C'est en vertu de la Regulation 28 (1) de la Disciplined Forces Service Commission (DFSC) Regulations 1997 que la décision de les interdire de leurs fonctions a été prise. L'enquête policière dans 17 autres cas impliquant 25 gardes-chiourmes a été initiée. Des Committees of Inquiry ont été institués par la DFSC pour enquêter sur les cas de 17 autres gardes-chiourmes. Les enquêtes n'ont pas encore été complétées. Par ailleurs, depuis 2000, 21 gardes-chiourmes ont réintégré leurs postes.
Pas de rémission pour les violeurs d'enfant
D'après les dispositions de la loi, une personne qui est condamnée pour viol d'un enfant ne bénéficie pas de rémission. C'est ce qu'a déclaré le Premier ministre, Navin Ramgoolam, en réponse à une question de Leela Devi Dookun-Luchoomun , députée du Mouvement socialiste militant (MSM) au N°15 (La-Caverne/Phoenix). La rémission, dit-il, est accordée en vertu de la section 50 (1) de la Reform Institutions Act de 1989. " It provides for a person sentenced to imprisonment for a period exceeding 31 days to be eligible for discharge after having served two thirds of the period of sentence. " Cette loi a été amendée en 1994 avec l'introduction de la section 51A " which provides for the non-applicability of remission " dans les cas concernant les délits sous la Dangerous Drugs Act et d'abus sexuels sur un enfant ou une personne autrement capable. Un nouvel amendement a été apporté à la section 51A de la Reform Institutions Act en août 2004 " to extend remission to a person who had been convicted of an offence under section 34 of the Dangerous Drugs Act. " Depuis janvier 2006, 4 666 détenus ont bénéficié d'une rémission pour plusieurs délits dont 13 pour viol. " There has been no convicted detainee for murder since January 2006. It is to be noted that in relation to cases of murder or rape, a convicted person would be entitled to remission under the Reform Institutions Act, except for a person who has been convicted of rape of a child or handicapped person ", dit-il.
CEB : Rs 45 000 par mois pour Patrick Assirvaden
Patrick Assirvaden, Chairperson du Central Electricity Board (CEB), perçoit des salaires de Rs 45 535 par mois. C'est la réponse qu'Abu Kasenally, ministre des Services publics, a donnée à Mahen Jhugroo, député de l'opposition MSM.
M. Kasenally indique que la nomination de M. Assirvaden a pris effet à partir du 12 septembre 2005 pour une période de trois ans. Outre ses salaires, il a droit à une voiture avec chauffeur, à une allocation essence de Rs 11 000 mensuellement et une allocation internet de Rs 1 365 par mois. Le président du Board du CEB détient des diplômes en Sales and Marketing Management.
Le ministre Kasenally a souligné que la voiture mise à la disposition de Patrick Assirvaden est une BMW 525 Diesel, de la série de véhicules achetés durant la conférence de Small Islands Development State (SIDS) tenue à Maurice en janvier 2005.
Lors des questions supplémentaires, le Speaker Kailash Purryag a dû intervenir pour rappeler à Rajesh Bhagwan, député du MMM, que la tranche des questions adressée aux ministres est le " heart of our democracy " et qu'il ne faut pas perdre du temps au moment de poser une question.
Par ailleurs, Abu Kasenally, à une question supplémentaire de M. Bhagwan, dira que Patrick Assirvaden doit recevoir le public à son bureau. " Given the complex and important functions of the CEB, the need to develop a smooth and constant articulation between the Board and Management can never be overemphasized. That is why the Chairperson has been requested to be in office on a more or less full-time basis. This would enhance coordination while at the same time ensuring that the Board's decisions are effectively implemented. "
Il fait ressortir que les parlementaires des deux côtés de la Chambre lui envoient des gens " que je dirige ensuite vers le président du CEB ", ajoute-t-il.
CAMIONS (+15 ANS) : consultations en vue d'un plan d'assurances
Rashid Beebeejaun, vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques, a indiqué hier que selon la Financial Services Commission (FSC), des réunions consultatives - portant sur l'introduction d'un plan pour assurer les camions de plus de 15 ans utilisés pour transporter la canne à sucre - auront bientôt lieu entre les parties concernées. En réponse à une interpellation parlementaire de Mme Jhugroo, M. Beebeejaun a souligné que selon l'étude menée par la FSC, très peu de compagnies sont impliquées dans l'assurance des camions et que " lorry insurance business was considered as very risky and non profitable as that line of business had all been on the negative side ". Selon lui, en août 2005, la FSC indiqua que " the increase in premium does not necessarily constitute any business abuse that warranted the intervention of the commission ".
HIGHLANDS NOUVELLE VILLE Rama Sithanen :
Octobre 2008 : date limite de soumission des propositions
Les soumissionnaires potentiels ont jusqu'à octobre 2008 pour soumettre leur proposition de construction dans le cadre du projet de nouvelle ville à Highlands. C'est ce qu'a déclaré le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, à une question du député Rihun Hawoldar.
M. Sithanen a indiqué que l'équipe de consultants recrutée en février de cette année a préparé une stratégie de marketing " that includes road shows and participation in international events to attract high profile master developers ". Cette campagne de marketing sera lancée sous peu, affirme le ministre Sithanen. En parallèle, il note que " a Request for qualification (RFQ) will be floated to establish a list of potential bidders ". M. Sithanen ajoute que conformément au programme mis en place pour l'accomplissement du projet, " the short listed bidders would be invited to submit their proposals by october 2008 to enable award of contract early next year. Construction works would start thereafter ", a-t-il indiqué.
M. Sithanen a rappelé le point de départ de ce vaste projet qui couvrira une superficie de 920 hectares de terres. Sa préparation a démarré en avril 2007 avec la nomination d'une firme spécialisée en infrastructure pour entreprendre une étude de faisabilité. Cela était financé par le Technical Assistance Facility Program de la SADC Banking Association. M. Sithanen indique que la compagnie a soumis, en août 2007, son rapport dans lequel il recommande un partenariat entre les secteurs privé et public pour la concrétisation du projet.
En novembre de l'année dernière, la State Land Development Company Ltd, l'agence à qui revenait le droit d'exécution du projet, a lancé un appel
d'offres pour le recrutement d'une équipe de consultants multidisciplinaires en vue de remettre à jour l'étude de faisabilité, gérer l'offre et préparer les documents y relatifs pour la sélection d'un développeur compétent. Les consultants ont été recrutés en février 2008 et l'étude de faisabilité, qui est toujours en cours, sera complétée en juillet. M. Sithanen indique que le projet comprend la mise en place d'un " modern knowledge industry cluster ", la création d'activités touristiques et le développement commercial et résidentiel. Un autre aspect important du projet concerne l'espace qui sera alloué à la construction de bâtiments administratifs du secteur public.
À une deuxième question de M. Hawoldar concernant la mise en place d'un Small and Medium Enterprise en août 2007 Village à Highlands, M. Sithanen annonce que la Banque de Développement, à qui a été confié ce projet, finalise en ce moment l'acquisition de deux portions de terres à Highlands appartenant à la State Investment Trust (SIT). " The bank will be given access to the sites in the next fifteen days to enable the implementation of the project ", affirme-t-il. Il indique qu'un premier site appartenant à la SIT avait été identifié par la Banque de Développement à la croisée de Belle-Rive/Hermitage. La SIT, dit-il, " had initially agreed to make available that portion of land. It subsequently informed of its inability to release the plot of land as it was already leased to the MSIRI for experimental purposes prior to its purchase ".
M Sithanen note qu'un projet similaire concerne Terre-Rouge et La Tour-Knig et que les travaux sont en cours. Ils devraient être complétés d'ici à la fin de juin de cette année.
SYSTÈME ÉLECTORAL : la Brunel University veut aider Maurice
La Brunel University, où Rama Sithanen a présenté sa thèse de PhD récemment, est disposée à apporter un soutien à Maurice dans l'exercice de réforme du système électoral, précise un communiqué de cette institution.
Cette dernière indique que le VPM et ministre des Finances, Rama Sithanen a complété sa thèse de PhD en cinq ans en tant qu'étudiant à temps partiel, ce tout en faisant de la politique active. Durant près de la moitié du temps d'études consacré à la thèse, Rama Sithanen occupait le portefeuille des Finances.
Cette thèse de doctorat est intitulée Evaluating and proposing Electoral Systems for Plural Societies.