TÉLÉVISION Avec l'heure d'été


Les mordus de

sports pénalisés ?


PRB Insatisfait du rapport


Le syndicat des radiographes envisage une grève


RÉFORME Hier, face à la presse


L'Union Chrétienne réclame quatre nouvelles circonscriptions


INFORMATIQUE Service de Mauritius Telecom


Lancement officiel du NetPC lundi


SIDA Global Fund


La proposition mauricienne s'élève à 12 M d'euros


VOLONTARIAT Barclays Bank


Gilbert Ponton récompensé en Angleterre


IVTB À partir du 26 juin prochain


Des cours de photo journalisme par Bouck Pillay Vythilingum


FDTU/EEEU Atma Shanto :


" Manifestation à Coromandel le jeudi 26 "


OCÉAN INDIEN Écosystèmes


Rs 91,5 M pour la durabilité des ressources marines


INFOS


La fascination du nucléaire


Entretien : Jacques Jullienne (Directeur exécutif de la Mauritian Wildlife Foundation (MWF) :


" Une énergie écologique pour

une organisation écolo…. "


TÉLÉVISION Avec l'heure d'été


Les mordus de

sports pénalisés ?

Le projet de mise en application de l'heure d'été à partir de novembre prochain n'arrête pas de susciter des réactions. Annoncé dans le dernier budget comme un moyen d'économiser l'énergie, le passage à l'heure d'été, de novembre 2008 à mars 2009, ne " pénalisera-t-il pas les téléspectateurs, mordus de sports ? " se demande un observateur.

Divers autres observateurs font remarquer qu'en l'absence d'une étude sur la question et dans le sillage de la précédente courte expérience de 1982/83, " il serait sage de prendre des décisions réfléchies et mesurées. Les données ne sont plus ce qu'elles étaient dans les années 80 ! "

L'une des questions que se posent nos différents interlocuteurs a trait aux programmes de télévision, et plus spécifiquement, aux horaires des rencontres sportives, tels les matches comptant pour la Ligue des Champions. La saison, pour rappel, se décline de septembre à mai. L'heure d'été devrait être appliquée de novembre à mars, ce qui couvre en grande partie la période durant laquelle se déroule cette compétition de foot européen et qui, surtout, compte un très grand nombre de fans à Maurice. " Il faut aussi rappeler que les téléspectateurs mauriciens dépendent essentiellement des chaînes satellitaires pour suivre la Ligue des Champions ", affirme un interlocuteur. " La MBC ne retransmet que quelques-unes des rencontres ", dit-il.

Selon les opérateurs de télévision par satellite, " plus de 80 000 familles mauriciennes sont abonnées et seront touchées par la nouvelle mesure d'heure d'été. " L'un de nos interlocuteurs s'appuie sur deux éléments. Le premier, c'est que les programmes que les abonnés du satellite reçoivent nous viennent de l'Île de la Réunion, où il n'y a pas d'heure d'été. Et le deuxième, le fait que durant la saison de la tenue de la Ligue des Champions, les matches seront retransmis avec une heure de décalage. " Déjà, en temps normal, nous recevons ces rencontres en direct à 22 h 45 ou 23 h 45, dépendant des saisons, c'est-à-dire hiver ou été, ici ou en Europe ", rappelle notre observateur. L'arrivée de l'heure d'été repousse ces horaires de soixante minutes additionnelles. " Ce qui n'est pas du tout commode quand les matches sont prévus à 23 h 45 ; car cela voudra dire qu'on les aura à 00 h 45 et que l'on n'ira se coucher qu'à 3 h du matin ! " Nos interlocuteurs soutiennent que " cela entraînera inévitablement une incidence tant sur la productivité, le lendemain, et influera aussi sur le taux d'absentéisme ! "

Toujours relatif à la programmation télé, le projet d'heure d'été " pénalisera également les téléspectateurs dans la mesure où les films de la soirée ne passeront plus à 20 h, mais à 21 h ", pense un interlocuteur. Un autre ajoute : " Ça veut dire que nous serons quasiment contraints de programmer nos soirées pour un seul film. Alors qu'actuellement, étant donné que les grilles sont faites par les programmateurs pour accommoder deux films en prime time, on peut visionner deux films, soit regarder la télé de 20 h à 22 h 30 ou 23 h, maximum. Mais avec la nouvelle disposition, le premier film démarrera à 21 h et se terminera aux alentours de 22 h 30. C'est déjà tard… Regarder un deuxième film, à partir de cette heure-là, ce ne sera pas évident. " Nos interlocuteurs ajoutent que " la télévision est l'une, sinon la source principale de distraction pour la plupart des foyers mauriciens. Est-ce que ceux qui préconisent le projet d'heure d'été ont étudié les répercussions qu'aura cette nouvelle donne ? "

Rappelons que les programmes des chaînes satellitaires qui sont diffusés à Maurice sont calqués sur le même modèle que pour l'Île de la Réunion, qu'il s'agisse des bouquets de Canal Satellite ou de Parabole. De plus, reconnaissent ces opérateurs, " on ne peut envisager une grille uniquement pour Maurice à cause des aménagements de l'heure d'été. " Autant d'éléments qui donneront peut-être à réfléchir à ceux qui s'attellent au projet d'heure d'été chez nous, " afin de trouver des solutions et des réponses ". C'est, du moins, ce que souhaitent nos interlocuteurs.


PRB Insatisfait du rapport


Le syndicat des radiographes envisage une grève

Le syndicat des radiographes - à présent connus comme Medical Imaging Technologists - estime que le rapport 2008 du PRB a encore une fois fait fi de leurs revendications exprimées suite au rapport de 2003, surtout par rapport à l'augmentation, jugée conséquente de leur charge de travail. Les membres de ce syndicat attendent donc la parution du document du comité sur les anomalies, errors and omissions du rapport pour décider de leur marche à suivre. Et si leur sort n'est pas reconsidéré, ils envisagent une grève.

" Nos efforts n'ont pas été récompensés et ce malgré l'augmentation de nos responsabilités. Avec les nouvelles machines sophistiquées, on se retrouve souvent à travailler dans des conditions où la précision est de mise et, par ailleurs, il est important de souligner que le service en lui-même s'est vraiment élargi au fil des dernières années. Mais il semble que malgré cela, nous avons encore une fois été laissés sur le banc de touche ", estime le syndicat, qui est également affilié à la Government Servants Association (GSA).

Ce qui froisse davantage les membres des divers départements de radiographie, c'est que dans d'autres départements où le service est devenu plus étoffé, ce changement a été pris en considération dans le rapport du PRB. " Comment expliquer qu'au final, le salaire maximum d'un Nuclear Medicine Technologist dépasse celui d'un Senior radiographe - à présent Senior Medical Imaging Technologist ? C'est encore une fois la preuve qu'on n'accorde pas de considération aux radiographes. Nous nous en remettons au comité sur les anomalies, errors and omissions pour réparer ces graves injustices à l'égard des radiographes. Si tel n'est pas le cas, nous n'aurons d'autre choix que de déclencher une grève. " Toutefois le syndicat précise que pour ne pas pénaliser les patients, cette grève est entrevue comme étant vraiment le dernier recours.

Soulignons que le rapport 2003 du PRB a accordé une très grande importance à la rétention des membres du personnel soignant et que le rapport 2008 est encore une fois venu mettre en exergue le fait que tout doit être fait pour empêcher l'exode des infirmiers. Sur ce point, le syndicat des radiographes se montre amer : " On augmente les salaires de certains groupes d'employés seulement tout en leur donnant l'assurance que tout est fait pour qu'ils aient le même traitement qu'à l'étranger ; mais pour nous rien n'est fait. Pour eux, le PRB a même réclamé un diploma tandis que pour nous, après trois ans de formation, notre diplôme est toujours considéré comme un certificate. Pourtant le National Academic Recognition Information Centre for the UK a établi après une évaluation de notre qualification, qu'elle est équivalent à un BTEC Higher National Diploma. "

D'autre part, le syndicat s'élève contre " l'incapacité du ministère d'introduire un système de shift convenable tel que l'a recommandé le rapport du PRB de 1993. " Le syndicat explique : " Il y a 15 ans, face à un manque de personnel, le ministère a introduit une attendance allowance pour faire en sorte qu'il y ait tout le temps des radiographes en fonctions. Ce système devait être temporaire en attendant d'embaucher de nouvelles recrues mais finalement c'est devenu permanent et on reçoit une allowance dérisoire. " Par ailleurs, il ressort qu'en 2001, suite à une motion du syndicat des radiographes, le Civil Service Appeal Tribunal a indiqué que le PRB doit prendre en considération les revendications des membres du syndicat. Mais, à en croire le syndicat, tel n'a pas été le cas.


RÉFORME Hier, face à la presse


L'Union Chrétienne réclame quatre nouvelles circonscriptions

" Nous voulons que les chrétiens réintègrent la société afin qu'ils s'y sentent à l'aise ", souhaite Benjamin Moutou, président de l'Union Chrétienne, qui a présenté hier à la presse son mémoire dans le cadre d'une éventuelle réforme du système électorale et de la constitution. M. Moutou réclame la création de quatre nouvelles circonscriptions et l'amendement des sections 28 et 29 de la constitution.

" Après 40 ans, il est temps de revoir la Constitution… Toute Constitution est appelée à être modifiée ", estime Benjamin Moutou. Pour l'Union Chrétienne, la nécessité d'une refonte complète des frontières électorales se justifie par des " disparités dans bon nombre de circonscriptions de chrétiens ". Dans son mémoire, soumis la semaine dernière au Premier ministre, au Président de la République et à l'Electoral Supervisory Commission, l'UC suggère le redécoupage des circonscriptions électorales existantes avec la création de quatre nouvelles circonscriptions, cela concernant les circonscriptions 3, 4, 5, 6, 7, 14, 15 et 16. Benjamin Moutou explique, d'autre part, dans le mémoire, les raisons de ce changement, afin que l'Assemblée soit définie sur une base communautaire : 35 élus hindous, 22 chrétiens, 12 musulmans et deux d'origine chinoise, ce qui fait au total 71 élus.

L'Union Chrétienne propose, par ailleurs, que soit amendée la section 28, alinéa 2 C de la constitution, en ajoutant " Where the Prime Minister shall be a Hindu, the president appointed by the Assembly shall be either a Christian or a Muslim on a turn round basis ", ainsi que celui de la section 29 alinéa c, en y ajoutant : " Where the Prime Minister is a Hindu, the Vice Prime Minister nominated shall be either a Christian or a Muslim on a turn round basis. This does not preclude that a Christian or a Muslim shall not be eligible for appointment as Prime Minister if he controls a majority in the house. No President or Vice President appointed by the Assembly shall hold office for a period exceeding five years ".

Selon M. Moutoo, les chrétiens au nombre de 400 000 seraient réduits à faire de la " figuration ", étant sous-représentés au Parlement avec 14 élus ainsi que dans la fonction publique et les corps paraétatiques.

Guy Arékion, secrétaire de l'UC, a évoqué, de son côté, l'urgence de rétablir l'équilibre ethnique et du partage de responsabilités dans les plus hautes instances des affaires du pays. Pour Benjamin Moutou, cette réforme pourrait couvrir une période " transitoire ", afin de sécuriser les minorités et de permettre aux chrétiens de s'intégrer dans la société.


INFORMATIQUE Service de Mauritius Telecom


Lancement officiel du NetPC lundi

Alors que depuis janvier, plusieurs personnes ont fait montre de leur intérêt pour le NetPC en s'inscrivant auprès de Mauritius Telecom pour être parmi les premiers utilisateurs de ce concept qui se veut une solution alternative à la nécessité d'acheter un ordinateur, c'est lundi, le 23 juin, que ce service de MT sera lancé officiellement. À noter que MT propose une offre promotionnelle en ce moment avec une baisse considérable du prix des équipements, qui passent de Rs 4 300 à Rs 1 990 et ce pour une période limitée.

Ce que propose MT à travers ce nouveau service, avantageux surtout vu le prix très abordable, c'est de pouvoir se connecter, à partir d'un boîtier spécial, à un réseau très sécurisé tombant sous la gestion de MT. Et ainsi d'avoir accès aux logiciels de Microsoft Office, en l'occurrence Word, Excel, PowerPoint et Microsoft Outlook, ainsi qu'à Internet Explorer 7.0 et Adobe Acrobat Reader. Outre cela, l'utilisateur aura également droit à 30 heures d'internet haut débit mensuellement via un modem ethernet branché sur la connexion téléphonique.

Pour en revenir au prix, l'utilisateur devra débourser Rs 4 300 - sauf pendant la période promotionnelle - pour tout ce qui est hardware, c'est-à-dire le boîtier NetPC, le modem, le clavier et la souris. L'utilisateur devra toutefois acheter un écran. Après cela, le tarif mensuel pour l'utilisation des logiciels bureautiques et les heures d'internet haut débit s'élèvera à Rs 490. MT offre une garantie à vie sur le boîtier NetPC et un an de garantie sur le clavier et la souris.

Le but premier du NetPc est de permettre une plus grande utilisation de l'informatique même dans les familles qui n'ont pas forcément de gros moyens financiers. De plus, étant connecté, par un nom d'utilisateur et un mot de passe à un réseau Wide Area Network (WAN) géré par MT, l'utilisateur n'a aucun souci de gestion et d'opération que nécessite généralement un ordinateur personnel. Ainsi, tout ce qui concerne la mise à jour des logiciels, antivirus et autres applications se fait automatiquement au niveau de MT. En cas de panne d'électricité, les données sont sauvegardées automatiquement. Soulignons que l'installation est gratuite.

De plus, la consommation électrique d'un NetPC est beaucoup moins élevée que celle d'un PC normal. Pour ce qui est du service clientèle, MT propose un customer support 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. D'autre part, le serveur central propose également une adresse email avec une limite de 25 MB de stockage. Toutefois, le serveur offre une capacité de stockage de 500 MB mensuellement et il faudra compter Rs 10 pour chaque 100 MB additionnelles. Cependant si besoin est, l'utilisateur peut faire usage d'un disque dur externe pour le stockage de ses données.


SIDA Global Fund


La proposition mauricienne s'élève à 12 M d'euros

La proposition mauricienne pour décrocher une aide du Global Fund en vue d'aider dans le combat contre le Sida s'élève à 12 millions d'euros. L'équipe du National AIDS Secretariat (NAS), responsable de la gestion de ce dossier, a, à ce stade, déjà présenté une copie de la proposition à un mock panel qui siège à Dakar. La date butoir de la remise du dossier est le 30 juin prochain.

D'ici le 30 juin, la proposition mauricienne qui doit être présentée au panel d'experts du Global Fund, dont le siège se trouve à Genève, devra être finalisée. La prévalence de l'épidémie du Sida dans le pays étant importante, puisqu'il a atteint 1,8% et des mesures d'urgence pour contrer sa rapide progression, comme le programme d'échanges de seringues, ayant été mises en application, Maurice est donc éligible pour un financement et un appui de la part du Global Fund, instance internationale. Notre pays étant, cependant, classifié comme étant high middle-income country, nous ne pouvons aspirer à une aide totale. Le Global Fund financera le projet national présenté pour accentuer ses efforts dans la lutte contre le Sida à hauteur de 35%. Les 65% restants devront être fournis par le gouvernement.

A ce stade, apprenons-nous, divers consultants étrangers ont déjà soutenu le projet mauricien. Les Ong et les représentants de la société civile ont déjà fait part de leurs propositions et ont soumis leurs projets respectifs au NAS. Un consultant a déjà fait le travail de collecte de données et de mise en commun. De ce fait, la rédaction de la proposition a déjà été faite. Un autre consultant s'est occupé de l'aspect costing and budgeting du projet tandis qu'un autre a procédé à une analyse du système de santé mauricien.

Toutefois, avant que la proposition finale de tout pays ne soit présentée au comité d'experts du Global Fund, cette entité donne la chance à chaque pays demandeur de peaufiner et d'améliorer sa demande. C'est en ce sens que la proposition mauricienne a été soumise, la semaine dernière, au panel de mock experts qui siège à Dakar. Ce comité passe en revue la proposition et recommande à l'équipe responsable du dossier de procéder à certains changements et modifications en vue d'améliorer le projet avant que celui-ci ne soit présenté en phase finale.

Après la soumission du dossier, fin juin, il faudra attendre jusqu'en octobre quand le Global Fund statuera. Les premiers décaissements suivront. Au bout de deux ans, le Global Fund procédera à une évaluation de la manière dont l'argent donné a été utilisé. S'il y a mécontentement de la part de cette instance internationale, le financement peut ne plus suivre. Autrement, le projet national continuera à percevoir l'aide étrangère.

L'Ong PILS (Prévention, Information et Lutte contre le Sida), dirigé par Nicolas Ritter, et le NAS, placé sous la responsabilité du Dr Amita Pathack, seront les deux récipiendaires du projet national.


VOLONTARIAT Barclays Bank


Gilbert Ponton récompensé en Angleterre

Gilbert Ponton, manager de la succursale de la Barclays Bank située à la rue Desforges, Port-Louis, a reçu une Barclays Chairman's Award 2008 pour sa contribution à la mise en place et le fonctionnement de l'Alzheimer Association à Maurice. C'était, le 11 juin, lors d'une cérémonie de remise des prix à Londres. Outre le trophée, il a reçu £ 2500 pour l'association.

Barclays Chairman's Award 2008 en est à sa douzième édition. Ce concours a pour but de recompenser des employés de l'établissement engagés dans des actions sociales que ce soit dans le secteur environnemental, l'égalité et la diversité ou l'inclusion économique des communautés locales.

Le lauréat mauricien a été récompensé dans la catégorie Individual Achievement of the Year-Africa, Middle East and Indian Ocean. Président de l'association Alzheimer de Maurice, Gilbert Ponton en est un des membres fondateurs. Selon un communiqué de la Barclays, M. Ponton, en tant que président de l'association, a participé aux diverses campagnes de conscientisation du public et à " créer des liens avec des partenaires privilégiés, notamment avec le ministère de la Sécurité Sociale ".

Le centre d'Alzheimer offre une panoplie de services au public : information, soutien aux malades et à leur famille, consultations gratuites et soins. Une hotline de même qu'un site internet ont été mis en place. L'association souhaite élargir les services qu'elle offre.

Lors de la cérémonie de remise de prix, Marcus Agius, président de la Barclays International a observé une participation croissante, de 40% des employés de la banque aux services communautaires.

La prochaine édition des Chairman's Awards aura lieu à Madrid. Les Chairman's Awards ont pris une envergure internationale et traduisent la nature de la banque, a laissé entendre M. Marcus.


IVTB À partir du 26 juin prochain


Des cours de photo journalisme par Bouck Pillay Vythilingum

A partir du jeudi 26 juin, l'Industrial Vocational and Training Board (IVTB) proposera des cours de photo-journalisme. Ils seront dispensés par Bouck Pillay Vythilingum, photographe de grande expérience.

Cette formation d'une durée totale de 64 heures, qui s'étendra sur 16 demi-journées, est plus particulièrement destinée aux débutants et comprend donc huit modules sur les bases mêmes de la photographie et du photo-journalisme. Ces modules seront par la suite suivis de sessions de discussions et de réactions, qui sont également des éléments du cours.

Les grandes questions à être abordées sont What is photography ?, Knowledge of the camera, Handling the camera, Metering modes, Shooting modes, Lenses and accessories et Different angles shots. Ces thèmes seront donc élaborés par Bouck Pillay, photographe de presse qui compte plus de 30 ans d'expérience et dont un envoi a récemment été highly commended aux derniers Commonwealth Photographic Awards.

" La photographie, qu'elle soit vue comme élément d'information ou expression artistique, a toute une histoire. C'est le fruit de 30 ans d'expérience et de documentation que je tiens à partager avec ceux s'intéressant au photo-journalisme ", explique Bouck Pillay.

Ce cours apportera donc aux candidats intéressés les éléments de base pour réaliser des photos selon des techniques précises : " Prendre une photo, c'est une chose mais il faut savoir utiliser les techniques nécessaires. Il faut toujours aller à la recherche de ces petits détails qui feront toute la différence, de cette petite expression qui apportera une autre dimension à la photo, qui fera que la photo parle d'elle-même. "

Une des parties phares de ce cours sera la formation pratique. En effet, le huitième module sera consacré non pas à la théorie, mais à l'immortalisation sur pellicules de paysages et de bâtiments, entre autres.

Cette formation, qui a été approuvée par la Mauritius Qualifications Authority, coûtera au total Rs 8 000.


FDTU/EEEU Atma Shanto :


" Manifestation à Coromandel le jeudi 26 "

Lors d'une conférence de presse tenue ce matin conjointement avec la Export Enterprises Employees Union et la Fédération des Travailleurs Unis (FTU), au siège de ce dernier syndicat à Port-Louis, Atma Shanto a annoncé une manifestation pour le jeudi 26 à midi devant l'usine Universal Fabrics à Coromandel. Il accuse cette dernière d'avoir supprimé les heures supplémentaires ainsi que le travail le dimanche, laissant les travailleurs vivre uniquement avec leur salaire de base, " ce qui est inacceptable ".

Ce sera la première d'une série de manifestations visant à protester contre " l'inaction du gouvernement, le manque de décision de Rama Sithanen ", affirme le syndicaliste. Ce dernier a donné son avis sur le budget 2008/2009 et fait part de ses craintes quant à la situation des travailleurs du secteur privé. Atma Shanto a ainsi parlé de prolifération de l'emploi temporaire dans le secteur privé et a statué que le gouvernement aurait dû prendre des décisions quant à cette situation lors du dernier budget. Selon lui, ces travailleurs n'ont aucune sécurité dans leurs postes de travail et leurs contrats sont renouvelés au gré des patrons.

" Parfwa ou kontra renouvele, parfwa non e la plipar ditan sa kan ou fer respekte ou drwa ki ou gagn met deor ", dit-il, tout en avançant que ces casual workers n'ont pas droit à des sick et local leaves, " ce qui laisse penser qu'ils n'ont pas droit de tomber malade ou d'avoir d'autres obligations ". Le président de la FTU affirme en outre que les travailleurs du secteur privé ont à faire face à une situation de gel de salaires et s'est interrogé sur le nombre de Remuneration Orders revus par le Remuneration Board.

Atma Shanto devait poursuivre en parlant du nombre croissant de licenciements et fermetures de compagnies. " Les jugements en cour qui s'ensuivent et qui parlent de compensation envers les licenciés ne sont pas appliqués et restent dans les placards. Les travailleurs du secteur privé ne reçoivent pas de Severance Allowance à l'âge de la retraite et même avec 30 ou 35 ans de service ils ne reçoivent qu'un "merci" ".

Le rapport du National Pay Council ne compensera le taux d'inflation qu'à 50 %, affirme Atma Shanto, qui ajoute que les derniers 50 % iront dans les poches des patrons pour la création d'emplois. Le syndicaliste a poursuivi en disant que le budget n'a pas répondu aux attentes des travailleurs du secteur privé et ce à cause de la politique néo-libérale du gouvernement. Il a qualifié la classe des travailleurs du secteur privé " d'enfant pauvre du pays ".

Le président de la FTU déplore la baisse du nombre d'employés de la zone franche, le chiffre passant de 90 000 employés il y a dix ans à 63 000 aujourd'hui, ajoutant qu'un nombre important de licenciements est à prévoir dans les jours à venir. " Selon nou informasyon, plizyer milye dimounn pou lor pave dan le prosin zour akoz fermtir bann lizinn ki fer konfeksyon T Shirt. Nou demann minis travay fer enn lanket e gete si zot pe nye ou zot pe konfirm sa linformasion la. "


OCÉAN INDIEN Écosystèmes


Rs 91,5 M pour la durabilité des ressources marines

En juillet prochain, le Dr Fridtjof Nansen, navire de recherche norvégien, quittera Port-Louis pour une expédition de trois mois avec à son bord des océanographes de huit pays de la région, dont Maurice. Cela dans le cadre de l'Agulhas and Somali Current Large Marine Ecosystems (ASCLME) Project, un projet de la Global Environment Facility (GEF) au coût de Rs 91,5 M, pour une approche " écosystémique " de la gestion de deux grands écosystèmes marins de l'océan Indien.

" Les courants marins des Aiguilles et de Somalie ont une grande influence sur les sociétés et les économies de la région de l'ouest de l'océan Indien ", explique le Dr David Vousden, le directeur de l'ASCLME Project. " Et pourtant, il y a de grosses lacunes dans notre compréhension des processus océanographiques, de la biodiversité et d'autres paramètres fondamentaux de ces régions ", déplore-t-il.

L'ASCLME Project se concentre donc sur deux grands écosystèmes marins (Large Marine Ecosystems - LMEs) de la région de l'ouest de l'océan Indien. En l'occurrence, le Grand écosystème marin du Courant de Somalie (Somali Current LME) et le Grand écosystème marin du Courant des Aiguilles (Agullas Current LME). Le premier s'étend des Comores et du nord de Madagascar à la corne de l'Afrique. Le second descend du nord du Canal du Mozambique au Cap des Aiguilles, le point de relief le plus au sud du continent africain, à 200 km au sud-est de la ville du Cap, en Afrique du Sud. Ces deux courants s'écoulent le long de la côte est du continent africain.

" Ces deux LMEs couvrent des régions de l'océan qui ont été jusqu'ici les moins étudiées au monde. Pourtant, 160 millions de personnes résident aux alentours, dont 56 millions qui dépendent directement des ressources de ces deux LMEs. Or, les activités humaines telles que la pollution, la surpêche et la dégradation environnementale menacent sérieusement les régions côtières et les ressources marines, tout comme ces imprévus environnementaux qui résulteront certainement du changement climatique ", souligne le Dr David Vousden.

" Selon des scientifiques, moins de 50 % des espèces marines au-delà des côtes est de l'Afrique ont été jusqu'ici répertoriées. Pourtant, environ quatre millions de tonnes de poissons y sont pêchées par an, et les exportations de poissons contribuent à hauteur de Rs 7 milliards aux économies de la région ".

C'est pour cela que les Comores, le Kenya, Madagascar, Maurice, le Mozambique, les Seychelles, l'Afrique du Sud et la Tanzanie coopéreront durant les cinq prochaines années avec le projet ASCLME pour assurer la durabilité à long terme des ressources marines de la région. Un neuvième pays, la Somalie, a pour l'instant un statut d'observateur à cause de son instabilité politique.

" Ces pays de la région ont tous reconnu leur responsabilité collective vers leurs ressources marines communes et ont exprimé leur soutien à ce projet régional ".

Défis environnementaux

Selon le Dr David Vousden, ce projet a pour objectifs, entre autres, de collecter de nouvelles et importantes données sur ces complexes courants de l'océan, sur comment ils interagissent et influent sur le climat, la biodiversité et les économies de la région de l'ouest de l'océan Indien. Il permettra aussi de mieux comprendre les menaces environnementales (telles la pollution marine et la diminution des prises de pêche) auxquelles les pays de la région ont déjà à faire face. Ce projet vise en outre à élaborer un plan d'action stratégique pour rechercher une solution à ces défis environnementaux.

Enfin, l'ASCLME Project a également pour but de consolider l'expertise scientifique et gestionnaire, dans le but d'introduire une approche écosystémique (Ecosystem approach) des ressources marines vivantes de cette région de l'ouest de l'océan Indien. Cette approche est une stratégie de gestion intégrée des terres, des eaux et des ressources vivantes, qui favorise la conservation et l'utilisation durable d'une manière équitable, avec au centre, l'homme.

" The expected end deliverables will be Transboundary Diagnostic Analyses for each of the LMEs followed by two Strategic Action programmes signed by the ministers of the nine countries ".

Financé à hauteur de Rs 91,5 M sur cinq ans par la Global Environment Facility (GEF), l'ASCLME Project est réalisé à travers le Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD - UNDP), avec le bureau du PNUD à Port-Louis jouant un rôle de premier plan. Toutefois, c'est le gouvernement sud-africain qui accueille sa Project Coordination Unit à travers son South African Institute of Aquatic Biodiversity (SAIAB), dans la ville de Grahamstown.

" Les expéditions du Dr Fridtjof Nansen seront aussi excitantes que celles de grands explorateurs et autres aventuriers d'antan, car les scientifiques à bord iront dans des eaux qu'aucune nation au monde n'a jusqu'ici étudiées. Et lors des escales dans les divers pays, le public pourra s'informer de ce que nous faisons ", promet le Dr David Vousden.



L'ASCLME et le changement climatique

On accepte volontiers aujourd'hui que les océans jouent un rôle clé dans le climat global. C'est ce qui a provoqué, ces dernières années, cet intérêt grandissant pour la région des grands écosystèmes marins des courants des Aiguilles et de Somalie (ASCLME). La fuite du courant chaud du système des Aiguilles vers l'Atlantique est le mécanisme qui a retenu le plus d'attention. On pense que cette fuite peut ultérieurement affecter le climat en Europe. Les courants côtiers affectent la pluviosité au-dessus des masses continentales adjacentes et par conséquent des changements dans ces courants ont un impact sur la pluviosité.

D'autre part, les changements climatiques ont également une incidence sur la fréquence et l'intensité des phénomènes extrêmes comme les cyclones. Cela aura une importance cruciale pour des pays comme Madagascar ou le Mozambique, par exemple.

De même, la montée des eaux de l'océan causera une érosion accrue des plaines côtières et cela peut aussi avoir des effets considérables sur les terres basses comme la majeure partie du centre du Mozambique.

Enfin, l'acidification de l'eau de mer, qui se produit quand davantage de dioxyde de carbone y est absorbé, peut non seulement causer le blanchiment des coraux mais peut aussi avoir un grand impact sur les planctons. Ces impacts auraient des conséquences négatives sur les régions côtières de certains des pays de l'ASCLME.



L'ASCLM Programme

L'ASCLM Project n'est qu'une partie du multi-projet, multi-agences ASCLM Programme, qui vise à institutionnaliser la gestion commune des deux LMEs. L'ASCLM Programme comprend en fait trois projets :

1) L'ASCLME Project.

2) Le South West Indian Ocean Fisheries Project (SWIOFP).

3) Addressing land Based Activities in the Western Indian Ocean Region (WIOLAB).

L'ASCLME Programme est réalisé en phase, afin qu'une base de données et de connaissance soit élaborée progressivement et que les capacités techniques et gestionnaires soient consolidées au niveau régional pour faire face aux défis environnementaux transfrontaliers.



Trier les déchets

Le tri sélectif des déchets fait désormais partie du quotidien dans bien des pays et devrait devenir un réflexe pour tous. Des petits gestes qui feront certainement beaucoup pour la préservation de notre environnement.

En quoi consiste-il ? Est-ce vraiment utile ? Comment procéder ? Il faut, d'abord, mieux connaître les différents déchets : les déchets ménagers, les déchets liés à l'usage des véhicules (épaves, pneumatiques, huiles de vidange…), les déchets encombrants (vieux meubles, électroménager…), les gravats et les déchets de l'assainissement (boues…), les médicaments entre autres.

Pourquoi les trier ? Tout simplement parce que tous les déchets ne doivent pas être traités de la même façon. Certains sont incinérés quand d'autres nécessitent des traitements particuliers. Les piles-boutons utilisées dans les montres, par exemple, contiennent du mercure qui, mélangé à de l'eau se transforme en poison. Certains plastiques dégagent des gaz toxiques si on les brûle. Leur recyclage permet de conserver les ressources de matières premières et de produire de l'énergie.

L'enjeu du tri sélectif est bien plus important que ce que la plupart des gens imaginent. Si elles ne sont pas triées, les ordures ménagères sont mises en décharge ou incinérées. On produit de plus en plus de déchets, donc il faudra multiplier les incinérateurs et les décharges, avec les nuisances que cela comporte.

Il s'agit donc d'un enjeu primordial pour l'avenir de notre planète. Tout est lié, le tri des déchets, le réchauffement de la planète, les économies d'énergies et de matières premières. Au rythme actuel, tout le monde s'accorde à dire que notre planète connaîtra dans les quarante ans à venir des dérèglements catastrophiques. Alors prenons conscience, dès maintenant, de ces enjeux et faisons des gestes simples, comme trier nos déchets. En attendant que nos pouvoirs publics adoptent la collecte différenciée.



IDÉE : Consommons moins d'énergie !

Sur le marché, il existe des appareils ménagers qui consomment peu d'électricité, et certains utiliseraient 50 % d'énergie de moins que les autres. Le savons-nous ?

Beaucoup d'objets de la vie quotidienne contiennent des veilleuses. Celles-ci sont responsables d'un gaspillage d'énergie conséquent. Par exemple, un téléviseur consomme plus pendant les 22 heures où il est "éteint" que durant les 2 heures où il est allumé. La veilleuse d'un décodeur est très vorace en KW/h. Le savons-nous ?

Les lampes fluo-compact ou lampes basse consommation consomment 75 % d'électricité de moins que les ampoules à incandescence (pour un même éclairement), et leur durée de vie est six fois supérieure. Le savons-nous ?

Malheureusement, le prix de ces lampes reste un frein à leur développement. Si elles étaient fabriquées à grande échelle, leur coût de revient descendrait en flèche.

En 1986, dans l'Etat du Michigan aux États-Unis, la compagnie Pacific Gas and Electricity a préféré investir dans les économies d'énergie plutôt que dans la construction d'une nouvelle centrale, en distribuant gratuitement des lampes de basse consommation. Grâce aux économies réalisées, elle a réduit le coût du KW/h. Le savons-nous ?

Les villes souffrent d'un trafic routier saturé, l'air est de plus en plus pollué, la situation économique de millions de gens est critique mais les constructeurs automobiles incitent les gens à acheter des voitures de plus en plus puissantes et de plus en plus gourmandes en carburant.

Il y a trente ans, en France, on avait lancé un programme de fabrication de voitures dont la consommation serait inférieure à 3 litres pour un trajet de 100 kilomètres. Un milliard de francs venant de la caisse des contribuables français avaient été investis. La VESTA (Véhicule Econome de Système et Technologie Avancés) de Renault est ainsi née. Cette voiture de quatre places a battu en 1987 le record mondial de consommation sur l'autoroute Bordeaux/Paris en brûlant 1,94 litre aux 100 km à plus de 100 km/h. Elle consomme en moyenne 2,5 litres. Pourtant, elle n'a pas été commercialisée…



AUTOMOBILE : Michelin lance le pneu vert

Michelin a lancé récemment le " pneu vert " Energy Saver qui, selon cette entreprise, dure 25 % plus longtemps que les pneus concurrents de la même catégorie.

Selon Michelin, 20 % de la consommation d'un véhicule est provoquée par la résistance au roulement des pneumatiques. Dès 1992, le constructeur a innové en commercialisant sa première gamme de pneumatiques permettant d'abaisser la consommation. Depuis, ce sont trois générations de pneus Energy qui se sont succédé, permettant d'économiser des millions de litres de carburant.

Avec cette quatrième génération de pneu à basse consommation, le nouveau pneumatique permet, selon Michelin, d'optimiser la résistance au roulement et de diminuer la quantité d'énergie nécessaire à l'avancement du véhicule. Cette diminution d'énergie diminue en conséquence les émissions de CO2 dans l'atmosphère. Donc, le pneumatique a un impact non négligeable sur la consommation de carburant mais aussi sur l'environnement. Des pneus qui durent, c'est autant de pneus en moins à recycler, ajoute la compagnie.



COMPRENDRE

Les énergies fossiles

Il s'agit du charbon, du gaz et du pétrole qui se sont constitués il y a plusieurs centaines de millions d'années par l'accumulation et la décomposition de matières organiques d'origine végétale. Ce sont, donc, des dérivés de carbone. Et c'est bien là le problème : en se consumant, elles dégagent du dioxyde de carbone (CO2) qui est un gaz favorisant l'effet de serre.

L'effet de serre

Le soleil envoie sur Terre une très grande quantité d'énergie. La température moyenne de la surface terrestre est actuellement de 15 degrés C. Si l'atmosphère était totalement transparente aux radiations infrarouges calorifiques, cette valeur serait de -18 degrés C. La différence provient de l'existence dans l'air de divers gaz qui absorbent les radiations infrarouges calorifiques. Ces gaz sont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane, le protoxyde d'azote, l'ozone trposhérique et les chlorofluorocarbones (CFC).

Le phénomène dit de l'effet de serre résulte d'une augmentation considérable de ces gaz. Si les tendances actuelles se poursuivent, nous pourrions arriver à une augmentation de la température moyenne de 3° en 2040. Cela peut paraître insignifiant, voire agréable mais cela aurait des conséquences très graves : les océans augmenteraient de volume, inondant toutes les plaines côtières où vivent actuellement plus d'un milliard d'hommes. Les déplacements de populations provoqueraient incontestablement des conflits. Le régime des précipitations serait bouleversé causant une "aridification" des latitudes moyennes de l'hémisphère Nord… les plus favorables à la croissance des céréales, d'où un manque de nourriture. Mais surtout, la vitesse à laquelle auraient lieu ces changements empêcherait une adaptation des végétaux.

Ce danger suffit pour admettre qu'il serait suicidaire de continuer dans cette voie. Mais analysons les autres problèmes qui ne sont pas négligeables.

Pollution atmosphérique

Ce sont essentiellement le pétrole et le charbon qui sont en cause : leur combustion dégage des oxydes d'azote, de soufre et de carbone ainsi que des hydrocarbures mal brûlés, du plomb, des suies, des minéraux lourds… Quand on sait que le monde consomme actuellement 65 millions de barils de pétrole par jour (essentiellement sous forme de combustible pour les transports) ainsi que 35 milliards de tonnes de charbon, on peut être inquiet pour notre santé.

Ce sont surtout les citadins qui courent les plus grands risques car la pollution touche essentiellement les grandes villes. En effet, lors de situations climatiques défavorables (anticyclones), la pollution générée par le chauffage et les transports ne s'évacue pas, provocant les pics de pollution dont on parle tant chaque été à Paris. Résultat : cela affecte des personnes surtout au niveau respiratoire (bronchite, asthme…). Cette pollution attaque aussi la pierre, dont des monuments historiques (Parthenon d'Athènes, Obélisque de Paris…).

Pluies acides

Lorsque les oxydes de soufre et d'azote se combinent avec l'eau atmosphérique, des acides se forment (sulfuriques, nitriques…). Ceux-ci sont à l'origine des pluies acides, lesquelles sont responsables de la mort de millions d'hectares de forêts (allemandes, scandinaves, polonaises), de l'acidification de nombreux lacs… Il importe d'avoir une réglementation internationale sur le sujet car les pluies ne connaissent pas les frontières administratives et frappent parfois des pays qui sont des précurseurs en matière d'écologie.

Marées noires

La production et les transports du pétrole sont responsables de très nombreuses pollutions : on ne compte plus les marées noires provoquées par d'immenses pétroliers. Sans parler des dégazages de cale de navires qui rejetteraient près d'un million de tonnes d'hydrocarbures gazeux chaque année.


INFOS


La fascination du nucléaire

Les années 50 se sont ouvertes sur la fascination du nucléaire. À l'époque, son avenir ne se limitait pas à la production d'électricité. Il devait servir à la propulsion des avions, des navires, des sous-marins et des locomotives, transformant la vie quotidienne de la population de la planète.

Le nucléaire, pensait-on, allait révolutionner les méthodes de cultures : " On constate que les légumes soumis à des irradiations, se développent plus rapidement ", pouvait-on lire à l'époque. De son temps, Marie Curie elle-même proposait des injections intraveineuses de radium en disant : " Je n'ai pas de preuves que c'est bon pour la santé mais je le pense. "

Après la deuxième guerre mondiale, il s'agissait de conjurer le cauchemar d'Hiroshima et d'endormir les populations en leur racontant l'histoire de la super-énergie qui serait là, demain, à leur disposition et qui réglerait les problèmes énergétiques du monde entier.

Le nucléaire comporte aussi des risques, dont le plus important est la radioactivité. Invisible, inodore, impalpable, celle-ci est un poison insidieux qui frappe sans prévenir. L'iode 131, par exemple, s'il pénètre dans le corps, se retrouvera en fin de course sur la thyroïde, irradiant les cellules se trouvant sur son passage et y causant des dégâts importants. Le césium, lui, se fixera un peu partout dans les muscles. Le strontium, préférera les os et irradiera la moelle épinière causant de nombreuses leucémies.

Comme de nombreuses substances radioactives gardent leur activité pendant très longtemps, celles-ci vont donc s'accumuler dans l'eau, les végétaux, les animaux et aussi les humains. Si une irradiation ne conduit pas forcément à la mort, elle entraîne des effets différés, dont des séquelles sur le système immunitaire, le développement de cancers, les problèmes génétiques, les fausses couches.

Tous les spécialistes reconnaissent qu'il n'y a pas de seuil en dessous duquel une irradiation n'aurait aucun effet. Malheureusement, le manque de transparence du lobby nucléaire empêche les spécialistes de mener des enquêtes épidémiologiques. Pourtant, l'an dernier, un professeur en bio-statistique épidémiologique lançait un pavé dans la mare : " Il y a beaucoup plus de cas de leucémie chez les jeunes qui habitent près du site de la centrale nucléaire de La Hague que dans le reste de la France. "

Quelles seraient les conséquences d'un accident majeur ? Cela, on l'a vu, s'est déjà produit à Tchernobyl. Si rien n'est fait, un second accident pourrait avoir lieu ces prochaines années. Il y a aussi le gros problème des déchets nucléaires dont on ne sait que faire. Il y a quelques années, les déchets étaient tout simplement jetés à la mer. Actuellement, ils sont confinés et entreposés sur place en attendant de trouver une solution. Un véritable cadeau empoisonné que ferait la présente génération aux générations futures car certains éléments ont une durée de vie considérable : celle du plutonium, par exemple qui est de 24 100 ans.


Entretien : Jacques Jullienne (Directeur exécutif de la Mauritian Wildlife Foundation (MWF) :


" Une énergie écologique pour

une organisation écolo…. "

Quelle est votre conception du développement durable ?

J'ai toujours privilégié un développement étudié et planifié. Si le rôle de l'Etat est de définir la législation adéquate, l'entrepreneur, lui, a le devoir civique de s'assurer que son projet de développement ne se fait pas au détriment de la beauté de l'île et de sa qualité de vie.

La MWF, fait-elle usage d'une énergie renouvelable ?

Nous utilisons beaucoup l'énergie solaire à travers l'apport des photovoltaïques pour alimenter nos sites en électricité. Nous avons actuellement cinq de nos sites qui fonctionnent entièrement à l'énergie solaire, notamment l'Ile-aux-Aigrettes, L'Ile Ronde, Pétrin, Bel-Ombre et Combo.

Qu'est-ce qui a motivé cette décision ?

Comme nous sommes dans la conservation, nous avons considéré que le mieux serait de nous tourner vers une énergie qui soit le plus écolo possible pour ces sites qui sont très retirés. L'électricité des photovoltaïques est ainsi utilisée aussi bien pour l'éclairage des sites que pour alimenter nos appareils électroniques.

Quel regard portez-vous sur l'avenir des énergies renouvelables, en particulier le solaire, à Maurice ?

Le principal obstacle à cela reste l'investissement initial qui est assez conséquent. Les nouvelles technologies devront cependant rendre l'utilisation de l'énergie solaire moins onéreuse et plus performante. De plus, une subvention de l'Etat devrait encourager les gens à se tourner davantage vers le solaire.



Comment convertir l'énergie solaire en électricité ?

Il faut pour cela des panneaux photovoltaïques qui convertissent les rayons du soleil en électricité ; des batteries solaires qui vont sauvegarder cette électricité et aussi un inverseur qui adapte cette énergie à la demande des appareils électriques. Pour une maison à consommation moyenne, le coût initial est d'environ Rs 1,6 million.



MWF

La Mauritian Wildlife Foundation (MWF), instituée en 1984, est la seule Organisation non-gouvernementale à Maurice qui s'occupe de la conservation des espèces endémiques terrestres. Son objectif est de conserver la faune et la flore indigène de l'île.