AGRICULTURE Ce matin à Plantation House


Arvin Boolell : " Le prix du sucre sur le marché local bientôt revu "


CRÉDIT BANCAIRE Lancement officiel ce matin


MCB : une nouvelle carte aux entreprises


AGRICULTURE Ce matin à Plantation House


Arvin Boolell : " Le prix du sucre sur le marché local bientôt revu "

Le ministère de l'Agro-industrie travaille actuellement sur deux questions d'importance majeure pour le secteur sucrier - le prix du sucre sur le marché local et la réduction du cess, ce prélèvement sur la vente du sucre à l'étranger qui sert à financer les institutions offrant des services à l'industrie sucrière. Propos du ministre Arvin Boolell, ce matin à Plantation House, lors de la 155e Assemblée générale de la Chambre d'Agriculture.

Le ministre Boolell a élaboré, outre la question sucre, sur plusieurs points, notamment la production de l'énergie, la sécurité alimentaire et le secteur de l'élevage. Préoccupé par la sécurité alimentaire, il a indiqué que le gouvernement abordera ce problème tant sur le front local que régional ; ainsi, 20 pôles de développement agricole seront institués en vue d'offrir l'espace requis et des opportunités aux entrepreneurs potentiels et agriculteurs existants. Il a demandé au secteur privé de libérer, dans les meilleurs délais, les terres en vue de l'établissement de ces pôles. A cet effet, il souligne que l'établissement sucrier de Rose-Belle a consenti à libérer quelque 100 arpents, ajoutant que le Sugar Investment Trust (SIT) apportera également sa contribution à ce projet.

Au plan régional, a laissé entendre M. Boolell, un travail conséquent a été abattu sur le terrain concernant les initiatives au Mozambique et à Madagascar. L'intervenant a rappelé l'accord pour une allocation de 5 000 arpents de terre aux Mauriciens qu'il a signé récemment avec les autorités mozambicaines. Un certain nombre d'accords en vue de faciliter le commerce des produits agricoles a également été conclu entre Maurice et Madagascar. Par ailleurs, le ministre a indiqué que Madagascar a soumis à la Commission de l'Océan Indien (COI), un projet très ambitieux visant à transformer cette île en un grenier régional. Le VPM et ministre des Finances, Rama Sithanen dirigera sous peu une délégation des secteurs public/privé à Madagascar en vue de finaliser l'accord qui permettra aux entrepreneurs mauriciens, petits et grands, d'investir dans des projets de production de la nourriture. Au chapitre de l'élevage, il a rappelé les divers projets de production du lait frais lancés dans le pays, dont celui de Labourdonnais.

Cependant, le ministre a rappelé aux membres de la Chambre d'agriculture que le gouvernement ne peut qu'offrir des facilités pour que les choses se passent ; les vrais joueurs sont les producteurs, dont le secteur privé, affirme le ministre de l'Agro-industrie.

Pour sa part, le président sortant de cette institution, Jean Ribet a attiré l'attention de son auditoire sur les grands défis que pose la poursuite d'une activité agricole viable dans le pays, " une île durable, mais résolument tournée vers l'extérieur pour assurer sa survie. " Il a mis l'accent sur la réduction et la rationalisation des coûts, dont les deux actions principales concernent, selon lui, l'ajustement du prix du sucre sur le marché local " afin qu'il ne soit plus une subvention nationale au détriment des seuls producteurs et la réduction du cess. " M. Ribet a indiqué que cette subvention a coûté Rs 1,1 milliard de 2006 à 2008 et elle sera de Rs 315 M cette année si rien n'est fait. Cette estimation, a-t-il ajouté, équivaut à une perte de près de Rs 650 par tonne de sucre produit. S'agissant du cess, M. Ribet a indiqué que ce prélèvement représente une ponction de Rs 580M en 2007/2008 et devrait atteindre les Rs 640M cette année.

Par contre, le prix du sucre qui était de Rs 18 200 la tonne l'année dernière, atteindrait les Rs 15 500 cette année et Rs 12 500 la tonne en 2009. Les coûts d'exploitation, principalement des intrants agricoles et du diesel, a-t-il ajouté, augmentent. " Le coût additionnel occasionné par la hausse de ces deux items seulement se traduit en une baisse de revenus net d'environ Rs 1 600 par tonne de sucre produit ", a déclaré M. Ribet. Finalement, il a affirmé qu'il faut gagner la bataille de la compétitivité et " la recherche de celle-ci pour Maurice n'est pas un choix de gestion mais elle est devenue une obligation nationale".



Thierry Merven, nouveau président

Thierry Merven, qui assume à partir d'aujourd'hui la présidence de la Chambre d'Agriculture, s'est joint au secteur sucrier en 2004 en tant que General Manager de Compagnie de Beau Vallon Ltée, qui gère l'établissement sucrier de Riche-en-Eau.

En 2006, il en est nommé Chief Executive Officer.

Détenteur d'une licence en géographie de l'université de la Réunion, puis d'une maîtrise et d'un Diplôme d'Etudes Supérieures Spécialisées (DESS) en Urbanisme et Aménagement du Territoire de l'Institut d'Aménagement Régional d'Aix-en-Provence (France), il débute sa carrière professionnelle en 1988 en France dans le domaine de l'environnement et du développement urbain, notamment auprès de BCEOM, société française d'ingénierie et de conseil.

De retour à Maurice en 1996, il occupe successivement le poste de Manager de la Société de Traitement et d'Assainissement des Mascareignes (STAM) Ltée et celui de Manager d'IBL Environment Ltd, avant d'intégrer le monde agricole.

Très actif dans le développement économique de la région sud, Thierry Merven siège au conseil d'administration de plusieurs compagnies engagées notamment dans des activités de production agricole, d'usinage de sucres et de génération d'énergie électrique. Il est également à l'avant-plan du nouvel élan professionnel en matière de production vivrière, notamment de la pomme de terre.

Agé de 46 ans, Thierry Merven est marié et père de trois enfants. Passionné de nature et de plantes tropicales, il s'intéresse tout particulièrement aux espèces endémiques de l'île.


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MCB : une nouvelle carte aux entreprises

La Mauritius Commercial Bank (MCB) a lancé officiellement ce matin sa nouvelle carte affaires destinée aux entreprises et à leurs employés. Disponible en MasterCard aussi bien qu'en Visa, la MCB Corporate Card se veut principalement une carte de premier ordre pour les voyages, les achats et les loisirs, ont indiqué des responsables de cette banque.

La nouvelle carte affaires, qui s'ajoute à la MCB Business Card déjà en circulation, est proposée spécialement aux entreprises avec des montants de crédit varié dépendant de la santé financière et de la capacité de repaiement du bénéficiaire. Ce dernier doit être d'abord un client de la banque. " Ce n'est pas seulement une carte de paiement mais aussi une carte pour une meilleure gestion des dépenses ", a déclaré Stéphanie Ng Tseung-Yue, Marketing Manager de la division des cartes de la MCB. Selon cette dernière, l'entreprise bénéficiaire peut gérer plusieurs cartes à partir d'un seul compte. Ainsi, une carte peut être offerte au directeur, une autre à son chef de production et une autre encore à son responsable de marketing. Il appartiendra à l'entreprise de décider, en fonction du plafond global de crédits alloués par la banque, de la répartition du montant pour chaque détenteur de carte.

" Les dépenses effectuées par toutes les cartes émises seront détaillées dans un seul relevé mensuel, ce qui permettra à l'entreprise de scruter toutes les factures. Chaque cadre de la société, titulaire d'une MCB Corporate Card, va aussi recevoir un relevé des crédits utilisés ", a fait ressortir Stéphanie Ng Tseung-Yue. De plus, en ayant accès au service d'Internet Banking de la MCB, la société aura une idée de ses dépenses en temps réel, ce qui, estime Stéphanie Ng Tseung-Yue, facilitera la gestion des crédits obtenus. Le bénéficiaire de la carte affaires aura une période maximale de 34 jours de crédit sans intérêts. Passé ce délai, les crédits en suspens seront frappés au taux d'intérêt suivant : Prime Lending Rate de la MCB plus 7 %. Les retraits en liquide effectués à un guichet automatique seront immédiatement frappés du taux d'intérêt.

Vu qu'une carte affaires est utilisée en grande partie lors des déplacements à l'étranger, la MCB a obtenu l'acceptation de sa Corporate Card chez plus de 25 millions de commerçants et à environ un million de guichets automatiques à travers le monde. La carte version MasterCard est assortie d'une assurance-voyage gratuite, qui est également acceptée pour l'émission du visa Schengen. " L'ambassade de France a été avertie. Il n'y aura pas lieu de prendre une nouvelle assurance-voyage ", a souligné Stéphanie Ng Tseung-Yue. La carte Visa est, elle, accompagnée d'une Corporate Liability Waiver, soit une protection pour l'entreprise contre toute utilisation frauduleuse de la carte par des cadres de la société. Cette protection est fixée à 25 000 dollars par employé et à un maximum de 1,6 million de dollars par entreprise.

La nouvelle carte MCB propose également un accès, à tarifs préférentiels, au réseau Priority Pass qui compte plus de salons d'aéroport à travers le monde. Elle offre des remises exceptionnelles à Maurice aussi bien qu'à l'étranger sur des services qu'utilisent souvent des entreprises ou leurs cadres : restauration, parties de golf, papeterie, courrier express, location de voiture. Il y a aussi possibilité de faire en toute sécurité des achats en ligne grâce au système MCB Secure.

Par ailleurs, pour marquer le lancement de sa nouvelle carte, la MCB a conclu un partenariat avec la compagnie aérienne britannique Virgin Atlantic en vue de faire une offre spéciale à tout client qui utilise sa carte pour voyager sur un appareil de Virgin Atlantic. Les personnes optant pour le Upper Class bénéficieront de 100 % de miles supplémentaires, ce qui leur donnera droit à un billet alller-retour gratuit sur le trajet Maurice-Londres en classe économie. Pour ceux qui voyagent en Premium Economy, ils bénéficieront de 50 % de miles additionnels toujours dans le cadre du programme de fidélité de la compagnie britannique.