INCIDENTS À CANDOS Rezistans & Alternativ
Le silence de Ramgoolam et de Bérenger dénoncé
EXAMENS SC 2006 Erreur technique du MES
Le rapport du FFC soumis depuis vendredi dernier
ÉDUCATION Projet
Un programme de formation pour les futurs Head Masters
NETPC Au lancement hier
Rama Sithanen : " Réduire la fracture numérique "
BPO Zone industrielle de St-Antoine
CCA Mauritius, 1er centre d'appels dans le nord
NORD
Pointe-aux-Canonniers : insécurité grandissante
BELLE-MARE Asphaltage de routes
Cité-Perdue : " Politique de deux poids deux mesures "
QUATRE-BORNES
La congestion routière au centre-ville décriée
Groupe Habitants Belle-Rose :
" Empêcher que Belle-Rose soit en proie aux fléaux sociaux "
Epilepsy Group
Lancement d'un jeu pour comprendre l'épilepsie
Brèves
INCIDENTS À CANDOS Rezistans & Alternativ
Le silence de Ramgoolam et de Bérenger dénoncé
Inquiets des activités de certaines milices communales organisées qui opèrent dans le pays, les animateurs de Rezistans ek Alternativ ont adressé une lettre ouverte, datée d'aujourd'hui, au Premier ministre, Navin Ramgoolam, et au leader de l'Opposition, Paul Bérenger, pour dénoncer leur silence à propos des incidents survenus la semaine dernière à l'hôpital Candos.
" Aucun d'entre vous n'a pris de mesures ni commenté les graves incidents perpétrés par le groupe communal Voice of Hindu, vendredi dernier ", écrivent Ashok Subron et Georges Legallant, dans cette lettre.
Ils s'interrogent : " Comment un Premier ministre et un leader de l'Opposition peuvent-ils garder le silence lorsqu'un groupe de gens armés, organisés sur une base communale, pénètrent dans les hôpitaux, terrorisent les patients et le personnel médical et font cesser la distribution de médicaments aux malades ? " D'autant plus, ajoutent MM. Subron et Legallant, que ces mêmes personnes ont confirmé publiquement leurs actes terroristes. Ils se demandent aussi si le ministre de la Santé ou ses officiers ont fait une déposition à ce sujet à la police. " Si oui, pour quelles raisons la police n'agit-elle pas ? "
Selon eux, la décision de considérer les toxicomanes comme des patients et de leur offrir des substituts à la drogue sous supervision médicale est l'une des décisions les plus progressistes prises ces dernières années par le gouvernement dans le but de s'attaquer au problème de la drogue.
Ils font ressortir que la stratégie d'utiliser la répression face aux toxicomanes a révélé ses limites, vu la hausse du nombre de trafiquants de drogue dans le pays. Si on ne prend pas des mesures sur le plan de la demande, estiment-ils, la drogue et ses problèmes associés, dont le VIH/sida, vont proliférer dans le pays. " Toute action visant à renverser le processus de distribution de substituts à la drogue sous supervision médicale sera bénéfique aux trafiquants de drogue et va remettre les drogués à nouveau sous leur contrôle ", poursuivent-ils. " Etait-ce le but des incidents perpétrés à Candos vendredi dernier ? ", s'interrogent MM. Subron et Legallant, avant de rappeler la série d'actes de violence destinés à terroriser des gens et des institutions publiques perpétrés avec impunité par le VOH durant ces dernières années.
EXAMENS SC 2006 Erreur technique du MES
Le rapport du FFC soumis depuis vendredi dernier
Le Fact Finding Committee institué par le gouvernement en octobre 2007 pour faire la lumière sur les erreurs du Mauritius Examinations Syndicate (MES) pour les résultats des examens de français de SC 2006 a soumis son rapport, vendredi dernier, au ministère de l'Education. Selon les premières indications obtenues par Le Mauricien, le comité d'enquête fait surtout une série de recommandations pour améliorer les procédures.
Dans les milieux de l'Education, on attendait les conclusions de cette enquête depuis longtemps, soit dans un délai de trois mois suivant l'institution du comité et surtout avant les résultats de SC et de HSC 2007. Toutefois ce n'est que vendredi dernier que le rapport a été soumis, comme l'a confirmé un porte-parole du ministère de l'Education au Mauricien hier après-midi. Les responsables de l'Education sont cependant très silencieux sur les conclusions de ce rapport. " Le ministère est en train de l'étudier " a tout simplement ajouté notre interlocuteur. Même au MES, le principal concerné par l'incident qui s'est produit en 2006, on affirme ne pas être au courant si le rapport a été déposé ou pas. " Si le rapport a été déposé comme vous me l'affirmez, je n'ai eu jusqu'à présent aucun écho de ce qu'il peut contenir ", nous a en effet déclaré ce matin, Lucien Finette, le directeur du MES. Soulignons que c'est ce dernier qui avait pris les devants pour révéler cette erreur, qu'il avait qualifiée de " technique ", et qui avait été découverte bien après la publication des résultats de SC 2006. Le directeur du MES avait par la suite réclamé une enquête indépendante pour faire la lumière sur cette affaire qui concerne 234 candidats.
Néanmoins les rares personnes qui ont déjà pris connaissance du rapport confient au Mauricien qu'il ne faudrait s'attendre à une " distribution des blâmes " mais que le comité d'enquête s'est intéressé surtout à l'avenir, faisant une série de recommandations pour améliorer les procédures s'agissant de la correction des papiers de SC qui est entreprise à Maurice et la transmission ensuite des données à Cambridge.
Ce Fact Finding Committee nommé en octobre 2007 était présidé par le magistrat Nicolas Ohsan-Bellepeau, qui avait pour assesseurs, Medavy (Menon) Munien (recteur en congé du Collège St Mary's) et Habeebulla (Yusuf) Hyatoola (professionnel de l'informatique). Il est à noter que l'un des deux assesseurs, en l'occurence Menon Munien, a pris de l'emploi comme conseiller au ministère de l'Education depuis 1e 20 juin, soit une semaine avant la soumission du rapport.
ÉDUCATION Projet
Un programme de formation pour les futurs Head Masters
Un programme de formation pour les Deputy Head Teachers (DHT) menant vers un Diploma in Educational Management (DEM) est en voie d'être élaboré par le ministère de l'Éducation, en collaboration avec le Mauritius Institute of Education (MIE) et l'Indira Gandhi National Open University (IGNOU) de l'Inde.
Suttyhudeo Tengur, président de la Government Hindi Teachers Union (GHTU), souligne que ce programme de formation fait suite aux recommandations du rapport du PRB 2008. " Le rapport du PRB préconise que les DHT qui veulent être promus au poste de Head Master, doivent obligatoirement détenir ce diplôme ", rappelle-t-il. Les cours, ajoute-t-il, seront dispensés d'après le Distance Education Mode. Le ministère de l'Éducation a prévu un budget de Rs 127 M pour cette année et Rs 155 M sont déjà prévues pour 2010 dans le cadre du Programme Based Budget (PBB).
Le dirigeant syndical affirme que le PRB vient professionnaliser la gestion des écoles primaires à tous les niveaux. " Avec une telle formation, les nouveaux maîtres d'école seront donc mieux armés pour assurer une meilleure qualité d'éducation aux enfants des écoles primaires ". Cela, dit-il, cadre avec la politique du ministère pour une world class education. " Ce diplôme revalorisera le statut de maître d'école. Les futurs promus seront en mesure d'assurer le développement sain de l'enfant mauricien ".
À ce jour, le secteur primaire public compte près d'un millier de DHT. " Ce cours n'est pas obligatoire, mais ceux qui aspirent à devenir futur Head Master devront le suivre ". En disposant d'une telle allocation dans le cadre du PBB, le ministère de l'Éducation serait devant l'obligation d'organiser d'autres cours de recyclage destinés aux enseignants en général.
M. Tengur souligne que la recommandation de la Commission Chessworth pour que les enseignants du primaire suivent un stage menant au Bachelor in Education (Bed) ne s'est jamais matérialisée. " Les cours de formation seront bénéfiques à l'enseignant, qui améliorerait ses connaissances pédagogiques pour le plus grand bien l'enfant mauricien ", conclut-il.
NETPC Au lancement hier
Rama Sithanen : " Réduire la fracture numérique "
Combler le fossé numérique, tel est le souhait réitéré par les ministres Rama Sithanen (Finances) et Dharam Gokhool (Éducation), et le CEO de Mauritius Telecom, Sarat Lallah, hier à l'occasion du lancement officiel du Net PC à l'hôtel Le Labourdonnais au Caudan. Étaient également présents, Michel Cordani, Regional Manager de Microsoft et Fritz Thomas, le lord-maire de Port-Louis. Le kit NetPC est disponible à un prix promotionnel de Rs 1900, incluant la TVA, aux premiers acheteurs.
L'Etat compte doubler le taux de pénétration de l'outil informatique dans les foyers mauriciens d'ici cinq ans. À travers le NetPC, l'objectif du gouvernement est de réduire la fracture numérique et vulgariser l'utilisation de l'informatique. L'introduction du Mauritius Telecom NetPC permettra à ceux qui ne peuvent acquérir un ordinateur de bénéficier de l'outil informatique, des logiciels et de l'internet à haut débit. Le NetPC vise particulièrement les familles à revenus moyens ainsi que les étudiants qui ne possèdent pas d'ordinateur chez eux. " Notre défi est de nous assurer que chaque Mauricien, de toutes les couches de la société, participe et contribue au secteur des Tic pour en faire le cinquième pilier de l'économie ", a déclaré Rama Sithanen hier à la cérémonie de lancement du Net PC. Ce programme, viendra, selon le ministre, réduire le coût d'achat d'un ordinateur.
Pour Sarat Lallah, le NetPC est la solution à ceux qui recherchent du " simple home computing power " et présenterait de multiples avantages. " L'outil ne devient pas obsolète et le souci de la mise à jour de l'antivirus et des programmes est éliminé ", fait ressortir M. Lallah. Pour Alok Singh, CEO de Novatium Solutions, la firme
qui a conçu le boîtier, basée à Chennai et spécialisée dans la recherche et le développement en technologie informatique, l'utilisation du NetPC requiert un minimum de connaissances des outils de l'informatique. Dass Thomas, Chairman de MT, s'est pour sa part dit convaincu que le Net PC viendra accélérer le développement de l'internet.
Le NetPC Project est une solution alternative à l'ordinateur de base à partir d'un serveur WAN à distance commercialisée par Mauritius Telecom. Les utilisateurs pourront, à partir d'un boîtier spécial, se connecter au réseau, faire usage des applications de base et accéder à l'Internet haut débit grâce à un modem ethernet connecté à la ligne téléphonique. L'abonné pourra utiliser les fonctions bureautiques d'un ordinateur classique et bénéficier d'un accès Internet haut débit à travers le réseau sécurisé en ayant recours à un nom d'utilisateur et à un mot de passe. De plus, il n'a aucun souci de réparation, de virus et donc de mise à jour de l'antivirus. Tout se fera par Mauritius Telecom à partir de ses serveurs situés à Cassis. Depuis décembre dernier, le NetPC est en démonstration dans tous les Teleshops et Customer Service Centre de Mauritius Telecom.
Le service NetPC se décline en un boîtier NetPC, un clavier, une souris, un modem Ethernet, une ligne de téléphone pour accéder au réseau privé Wide Area Network (WAN) et un moniteur. C'est à travers ce réseau que l'abonné a accès à un serveur central, hébergé par Mauritius Telecom, pour utiliser des logiciels tels que Microsoft Word, Microsoft Excel, Microsoft PowerPoint, Microsoft Outlook, Internet Explorer, Acrobat et l'application Zip comme outils informatiques. Il pourra aussi surfer sur internet et consulter des emails. Les données de l'abonné quant à elles sont sauvegardées sur le serveur central en toute confidentialité et ce dernier peut y accéder grâce à un mot de passe. L'utilisateur a également la possibilité de sauvegarder ses données sur un disque dur externe ou sur une clef USB. En cas de coupure d'électricité, il n'y a pas de risque de perte de donnée. Le NetPC inclut un système d'auto-sauvegarde de documents. Les opérations de mise à jour sont effectuées par l'opérateur sur le serveur central.
Le kit NetPC (boîtier NetPc, clavier et souris excluant écran) est offert Rs 4 300 (incluant la TVA) avec un forfait mensuel de Rs 490. Également incluses dans l'offre, 30 heures d'internet haut débit et 45 hures de formation à l'informatique (le IC3 training dispensé par le National Computer Board) et une adresse email gratuite. Les premiers acheteurs bénéficieront d'un prix promotionnel de Rs 1 900, incluant la TVA.
BPO Zone industrielle de St-Antoine
CCA Mauritius, 1er centre d'appels dans le nord
CCA Mauritius (ex-V-Lines) est le premier centre d'appels à s'implanter dans le Nord, plus précisément dans la zone industrielle de St-Antoine, Goodlands. CCA Mauritius, filiale de CCA International depuis début 2006, est spécialisée dans la télé-vente. Elle compte soixante-quinze employés, soit soixante-huit opérateurs et sept affectés aux départements annexes.
" Nous avons une croissance de plus de 50 % en termes de volume et de rentabilité. Nous sommes sur un site mono-client. Nous terminerons l'année 2008 avec une multitude de clients ", affirme Mireille Rose, directrice de CCA Mauritius.
Cette dernière est la filiale de CCA International, qui regroupe pour sa part seize call centers dans le monde, dont en France, Espagne, Allemagne, Angleterre et au Maroc, et brasse un chiffre d'affaires de 60 millions d'euros par an. Elle est également cotée en bourse depuis 2001. " Compte tenu de cette affiliation internationale, on devient plus performant. On a des règles plus rigoureuses à respecter, contrairement à V-Lines. CCA Mauritius est le seul au nord de Port-Louis ", soutient François de Grivel, Managing Director de CCA Mauritius, également un des actionnaires.
D'autre part, l'on indique que le nombre d'employés de CCA Mauritius (soixante-quinze actuellement) passera à une centaine à fin 2008. S'agissant des projets, des clients concluent des marchés avec CCA Mauritius, " très longtemps à l'avance ". Mme Rose poursuit : " On a eu un contrat avec une grosse entreprise qui a commencé à travailler pour nous. Cela se concrétisera en septembre prochain : analyse de groupe, compilation de dossiers Ce processus s'inscrit dans le long terme. "
En pleine expansion
L'exemple de 9 GCTEL est cité comme un " bon client ", une société qui travaille avec CCA Mauritius depuis quelques années déjà. Spécialisé tant dans la télé-vente que la fidélisation et la rétention entre autres étapes sur le marché français, CCA Mauritius dispense des cours de formation, et procède de la vente de téléphones par téléphone " Des gens croient qu'être situé dans le Nord est néfaste pour nous, notamment concernant la qualité d'emploi. Elle ne l'est pas ", argue Mireille Rose.
Quant à la perception que travailler dans un Call Center n'est que peu valorisant, notre interlocutrice soutient de son côté " qu'il s'agit d'un secteur d'activités en pleine expansion ; le point fort est la perspective de carrière rapide et réelle. " Et d'ajouter : " On commence au bas de l'échelle et on gravit vite les échelons. "
Evoquant sa propre carrière, elle indique au Mauricien avoir débuté en 2002 en tant qu'opératrice et qu'au bout de six ans, elle se retrouve directrice en offshore dans le domaine. " On privilégie l'évolution interne. Quelqu'un au poste de superviseur peut facilement accéder aux postes de Team Leader, Account Manager dans un court délai ", dit-elle.
Sanjeevee Perle, aujourd'hui responsable de formation au sein de l'entreprise, laisse entendre pour sa part : " Voici cinq ans que j'ai débuté en tant que télé-vendeuse, avant d'occuper le poste de superviseur. J'avais commencé à l'époque de V-Lines avant qu'elle ne devienne CCA Mauritius. J'ai noté une évolution en termes de qualité, d'accompagnement, d'outils et autres supports au plan de la formation. Cela a produit des résultats. " Cette habitante du sud fait le trajet Surinam/St-Antoine tous les jours pour assumer son poste.
Tina Muttu, elle, titularisée à son poste de télé-vendeuse en 2005, s'est vue promettre un poste de superviseur dans les meilleurs délais. " J'ai noté une évolution certaine en termes de qualité. On a eu la formation nécessaire en vue de gérer notre équipe. " Ce qui pousse M. de Grivel à affirmer : " C'est un métier à part entière. Il y a une formation très longue et poussée. Il importe de changer cette image de Call Center. "
Pour ce qui est de la qualité de la formation, Mireille Rose affirme que des gens motivés sont requis. " Nous avons des membres du personnel venant du sud, de Port-Louis, du centre du pays : Quatre-Bornes, Rose-Hill Au nord du pays, il y a un potentiel en nombre de gens qui souhaitent travailler et évoluer au sein d'une société de service ", met-elle en avant. Dans ce contexte, Mme Rose indique que la région comporte d'importants villages, dont Triolet, Rivière-du-Rempart, Pamplemousses et Goodlands, ce qui constitue un avantage pour des demandeurs d'emplois.
NORD
Pointe-aux-Canonniers : insécurité grandissante
Des habitants et des résidents de Pointe-aux-Canonniers montent au créneau pour dénoncer l'" insécurité grandissante " qui ronge cette partie du littoral nord. Insécurité routière et pollution sonore sont d'autres maux affligeant cette région, très prisée des touristes.
" Dan Pointe-aux-Canonniers se voler ki clock ou kart. Zot kone ki ler ou rantre, ki ler ou sorti avan ki zot pas a laksyon ", déclare une femme. " Nous aimons notre paix dans ce village côtier, et nous ne nous sentons plus en sécurité ", souligne un autre interlocuteur. Les habitants de Pointe-aux-Canonniers font ressortir que des malfrats sans vergogne commettent leurs forfaits à n'importe quelle heure.
" De jour comme de nuit, il n'y a pas de sécurité. Les voleurs pénètrent à l'intérieur des maisons et des bungalows à n'importe quel moment de la matinée pour voler, et ils prennent tout ce qui leur tombe sous la main : bijoux, argent, appareils photos, caméras " Parfois, ils emportent des choses plus massives, comme les matériaux de construction : fer, échafaudages en métal, planchettes " Il y a ceux qui passent à l'action à l'heure du déjeuner, surtout des pseudo-maçons qui viennent d'ailleurs, voire des quartiers chauds de la capitale ou des basses Plaines-Wilhems ", précisent des résidents de Morcellement-Raffray. Certains bungalows sont dévalisés en pleine journée.
" Le comble, c'est quand on téléphone à la police ; on nous répond qu'on n'a pas de moyen de transport pour venir sur place ", ajoutent nos interlocuteurs. Leurs cibles favorites : les femmes seules et les couples de touristes. " Dans la plupart des cas, ce sont des femmes qui sont les plus attaquées. Celles qui marchent sur la plage de Mont-Choisy sont constamment harcelées ", dénonce une femme, uvrant dans le secteur touristique. Les touristes âgés constituent d'autres cibles, plus faciles à agresser.
Des résidents déplorent des manquements au niveau de la police pour le nombre de vols commis sur les plages. " Il n'y a pas suffisamment de patrouilles policières sur la plage de Mont-Choisy, laquelle est très prisée par des touristes qui sont hébergés à Pointe-aux-Canonniers ", font ressortir des résidents. À ce chapitre, ils dénoncent les agissements de groupes de gens, dont des femmes, qui après avoir passé la nuit en discothèque et autres boîtes de nuit, dont une située dans la région, les vendredis et samedis soirs, descendent sur la plage de Mont Choisy. " Il n'y a point de sécurité chez nous en fin de semaine et durant le week-end. Nombre de ceux qui reviennent des boîtes de nuit ont tendance à saccager tout ce qu'ils trouvent sur leur passage : arrêts d'autobus, panneaux de signalisation. Cela sans compter les bagarres et les règlements de comptes ", ajoutent des habitants.
Toujours à propos des vols, certains taxis marron opérant dans la région prendraient à bord de leurs véhicules des clients sur le parking des grandes surfaces pour les escroquer. " Zot pran kliyan lor parking Super U par exanp, avek tou zot komisyon. Zot pran kliyan, devaliz zot e kit zot dan enn boi ", fait-on ressortir. Preuve du degré d'insécurité à Pointe-aux-Canonniers, à Grand-Baie et dans les régions avoisinantes : l'opération policière menée récemment à Grand-Baie et qui a permis de saisir des armes : sabres, couteaux, explosifs à l'intérieur de certains véhicules.
Pour ce qui est de la pollution sonore, des résidents dénoncent les activités de boîtes de nuit, des restaurants et des établissements hôteliers pendant la nuit, surtout en fin de semaine. " La pollution sonore causée par un établissement hôtelier et une boîte de nuit nous affecte terriblement ici ", déplore une femme.
S'agissant de l'insécurité routière, des résidents dénoncent la vitesse à laquelle roulent des véhicules sur la route principale de Pointe-aux-Canonniers et la route ex-Club (Casse-Goon). Ils déplorent avec force l'absence de lay-by à l'arrêt d'autobus, où un accident mortel était survenu, à proximité de Lennards'Store. Les usagers de la route sont toujours exposés à des dangers.
Autre cause de problème : l'éclairage des routes. Les lampadaires défectueux ne sont pas remplacés. " Le comble est que la route empruntée par les autobus et qui mène à l'intérieur du Morcellement Raffray n'est pas éclairée le soir ", ce qui représente un danger pour les usagers.
Par ailleurs, des habitants de Pointe-aux-Canonniers font état d'inondations à certains endroits, notamment à la rue qui mène à l'établissement pour la greffe des cheveux, au Morcellement-Raffray. Vu l'accumulation des eaux en période pluviale, la chaussée est impraticable pour les piétons. Des résidents se voient contraindre d'y installer des briques comme passerelle.
BELLE-MARE Asphaltage de routes
Cité-Perdue : " Politique de deux poids deux mesures "
Des habitants de Cité-Perdue, Belle-Mare, des ex-squatters dont la situation a été régularisée, dénoncent une " politique de deux poids deux mesures " quant à l'asphaltage des routes dans la région. Ils affirment que leur localité n'a pas été dotée des infrastructures nécessaires. Par ailleurs, l'éclairage des routes est inadéquat, le service de voirie inexistant.
" Nous n'arrivons toujours pas à comprendre pourquoi les décideurs politiques, de connivence avec le Conseil de village et le conseil de district de Moka-Flacq, ont jugé nécessaire d'asphalter deux rues seulement ", avance un résident. Il poursuit : " La route principale (Avenue St-Jean) et la route latérale qui mènent au cur de cette cité n'ont pas été asphaltées. " Une habitante affirme au Mauricien pour sa part : " Nou problem se simin. Nou pe gagn gro problem. Nou pe bo krie nou soufrans, me personn na pa pe tann nou. Kan ena enn malad, loto na pa oule rantre pou amenn malad lopital "
En trois jours, seules Hibiscus Lane et Shanti Lane ont été recouvertes de bitume, et des habitants du quartier émettent des critiques contre le Conseil du village. " Zot pe get dimounn ar enn lizye isi. Enn responsab Village Council ti dir nou ki ena selman 2,6 m3 koltar pou met dan enn sel simin. Li dir ki li pou al get NDU e ki li pou telefonn nou. Me zero telefonn ", déplore le porte-parole des habitants.
Des habitants de Cité-Perdue disent être laissés-pour-compte. " Nou pena minis, nou pena depite, nou pena konseye Semin asfalte nou pena. Kan nou al get minis, li dir al get District Council, kan al get District Council zot dir al get prezidan. Me prezidan vilaz inexistan ", soutiennent des habitants.
L'avenue St-Jean est en piteux état, sinueuse et rocailleuse. Enfants, femmes et personnes âgées se voient contraints d'arpenter ce chemin, certains pour se rendre à l'école, d'autres pour vaquer à leurs occupations quotidiennes. Par temps de pluie, les habitants sont contraints de marcher dans la boue. Des eaux stagnent par endroit et cette route n'est dotée d'aucun réseau de drains.
Par ailleurs, vu qu'aucun service de ramassage d'ordures n'opère dans cette rue et qu'elle n'est même pas dotée de poubelles, des résidents de Cité-Perdue disent être contraints de transporter leurs ordures et déchets domestiques sur 300 ou 400 mètres à l'entrée de l'Avenue St-Jean pour que l'on vienne ensuite les récupérer. " Le camion à ordures n'emprunte pas cette rue principale et ne pénètre pas dans la cité ", se plaignent des résidents. Par conséquent, certains citoyens se voient dans l'obligation d'entasser des déchets et de les brûler.
Pour ce qui est de l'éclairage des routes de la localité, un travailleur social indique que l'on doit solliciter à maintes reprises les autorités concernées en vue d'obtenir des lampadaires. " En dépit de cela, des lampadaires défectueux ne sont pas remplacés ", note ce travailleur social.
QUATRE-BORNES
La congestion routière au centre-ville décriée
Les Forces vives de Quatre-Bornes, par la voix de leur porte-parole, Deven Anacootee, montent au créneau pour réclamer davantage de fluidité dans le trafic routier au centre-ville (de St-Jean à La Louise, sur la Route St-Jean), surtout aux heures de pointe. Ils ont sollicité une table ronde avec les autorités concernées.
" Trop ! C'est trop ", tempête le porte-parole des Forces vives de Quatre-Bornes (FVQB), Deven Anacootee. " Cela devient de plus en plus infernal pour quiconque de traverser le centre-ville de Quatre-Bornes aux heures de pointe en jour de semaine et durant les heures de foire les week-ends ", déplore-t-il. " Dans certains cas, cela prend plus de 45 minutes pour franchir en autobus les trois kilomètres qui séparent l'hôpital Victoria, à Candos, et l'échangeur de St-Jean, dans les deux sens ", précise-t-il.
Selon Deven Anacootee, toutes leurs démarches pour amener les autorités à adopter un meilleur système de circulation à Quatre-Bornes sont restées vaines jusqu'ici. " Cela fait des années qu'on nous a annoncé l'aménagement d'un nouveau "trafic plan" pour le centre de Quatre-Bornes. À part quelques changements cosmétiques, il ne s'est rien passé ; la situation empire de mois en mois et l'automobiliste comme l'usager du transport en commun doit s'armer de patience pour traverser le centre-ville de QB ", indique-t-il.
Et pourtant, assure Deven Anacootee, les FVQB ont à plusieurs reprises fait des suggestions en vue de rendre plus fluide la circulation dans le centre-ville. Suggestions basées sur le " bon sens ", précise-t-il. " Doit-on nécessairement être expert en trafic routier pour comprendre que le mauvais aménagement du système routier au centre-ville est la cause de cette congestion ? Il y a trop de sens uniques et de sens interdits, sans compter les parkings gênants ! ", s'indigne-t-il.
Les FVQB ont suggéré que les parkings soient éliminés d'un des deux côtés de la Route St-Jean, de Discovery House à St-Jean, afin d'aménager un troisième couloir. Au niveau de la gare routière de la Place Jules-Koenig, il est demandé que les autobus (individuels surtout) qui roulent lentement (afin de faire leur plein de passagers), bloquant ainsi le trafic, soient pris en contravention. Que l'arrêt d'autobus de La Louise soit éliminé et que davantage d'autobus puissent se garer à celui se trouvant en face du cinéma BDC et que des voitures ne soient plus autorisées à s'y garer. " Nous ne comprenons pas, d'autre part, comment des banques et autres institutions peuvent opérer sans qu'elles aient leurs propres parkings pour leurs clients ", s'offusque Deven Anacootee.
Pour les FVQB, la plus grande aberration reste toutefois le " nombre impressionnant " de sens interdits et de sens uniques sur un tronçon de pas plus de 500 mètres, entre l'Avenue des Rosiers et l'Avenue des Glaeuïls. " Avec les divers sens interdits qui se trouvent devant l'une ou l'autre de ces rues qui débouchent sur la Route St-Jean, l'automobiliste, pour gagner le Vieux Quatre-Bornes en sortant de vieux Morcellement St-Jean, est obligé d'emprunter la Route St-Jean sur au moins 100 mètres. Ce qui ajoute énormément à la congestion routière, qui pourrait être évitée si les automobilistes pouvaient traverser la Route St Jean directement ", explique Deven Anacootee.
Groupe Habitants Belle-Rose :
" Empêcher que Belle-Rose soit en proie aux fléaux sociaux "
Le tsunami meurtrier du 26 décembre 2004, qui a fait de nombreuses victimes dans pas moins de neuf pays de l'Asie du sud-est, a été le catalyseur pour qu'un groupe d'habitants de Belle-Rose, Quatre-Bornes, s'organise en un mouvement social, le Groupe Habitants Belle-Rose (GHBR). " Alors que nous voulions collecter des vivres pour ces victimes, nous avons constaté qu'il n'y avait aucune structure sociale dans notre quartier autour de la Beau-Séjour G.S. pour pouvoir réaliser cela ", raconte le responsable/fondateur de GHBR, Maheswarnath Mungrah.
Ce dernier réunit alors quelques amis du quartier pour inciter les habitants de la région à faire don de vivres, et les déposer dans des conteneurs qu'on avait installés dans la cour du Plaza à cet effet, car ceux de la municipalité de Quatre-Bornes n'étaient pas disponibles, à en croire Maheswarnath Mungrah. " C'était une merveilleuse chaîne de solidarité, et je dois ici souligner le solide coup de main que Ajay Sauboorah et Nemraj Juggoo, deux amis de l'endroit, ont apporté ", ajoute notre interlocuteur.
Si la collecte de vivres pour les victimes du tsunami a été la toute première d'une série d'activités sociales du GHBR, elle a aussi permis aux habitants de ce quartier de Quatre-Bornes de prendre conscience de cette nécessité de se regrouper en association pour se soutenir l'un l'autre. En effet, suite à une demande radiodiffusée de la Mauritius Blood Donors'Association, les responsables du GHBR décident d'organiser au Jardin d'enfants de l'avenue Lapeyrouse une collecte de sang. Un franc succès, selon Maheswarnath Mungrah. " Quand on fait appel à eux, les habitants peuvent faire preuve d'une immense générosité, mais ils ne vont jamais prendre l'initiative de bouger pour organiser eux-mêmes quelque chose ", observe le responsable-fondateur du GHBR.
Cette observation rendra les membres du GHBR davantage convaincus de la nécessité d'une organisation sociale dans ce quartier de Belle-Rose. Causerie sur la culture de paix par les Brahma Kumaris, Candlelight pour sensibiliser les habitants au fléau de la drogue, sorties écologiques dans des forêts du National Park à Pétrin, fêtes des enfants et de la famille, entre autres, sont autant d'activités que le GHBR organisera par la suite.
Maheswarnath Mungrah regrette toutefois que les autorités ne soutiennent pas de telles initiatives locales. Il cite par exemple leurs diverses requêtes pour que les enfants du quartier puissent utiliser le terrain de l'école de la localité pour jouer sainement. " Alors que nous ne sommes pas à l'abri du problème de la drogue comme les autres quartiers ! ", observe-t-il.
" Nous n'avons pas de grandes prétentions. Mais nous avons constaté que c'est à nous de nous organiser, avec nos maigres moyens de bord, pour empêcher que notre quartier ne devienne pas la proie de fléaux ", conclut-il.
Epilepsy Group
Lancement d'un jeu pour comprendre l'épilepsie
Edycs Epilepsy Group a procédé au lancement du Action Zone Educational Games about Epilepsy, hier après-midi. Il s'agit d'un jeu éducatif et interactif ayant pour objectif de promouvoir une meilleure compréhension de l'épilepsie.
Cette unité spécialisée dans la prise en charge des épileptiques, avec notamment l'expertise des neurologues, est d'avis que la plupart des Mauriciens n'ont pas suffisamment accès aux informations concernant cette maladie. Ainsi que le déclare le directeur de Edycs Epilepsy Group, Youssouf Noormamode : " Plusieurs personnes confondent l'épilepsie avec d'autres maladies. "
Le Action Zone Educational Games about Epilepsy comprend plusieurs cartes de jeu qui donneront aux joueurs des informations par rapport à la maladie.
Hier, plusieurs exemplaires du jeu ont été offerts à différentes associations venant en aide aux personnes malades. Le centre estime que c'est un moyen très efficace de former des personnes susceptibles d'offrir de meilleurs soins aux épileptiques. Le directeur du centre a aussi déploré le fait que l'épilepsie soit encore un sujet tabou à Maurice, à cause d'un manque d'information et de l'absence de structure adéquate pour offrir l'encadrement nécessaire. " Beaucoup de personnes atteintes de cette maladie sont sans soutien par manque d'information " a-t-il affirmé.
On rappelle que Edycs, existant depuis 1998, est un centre pour épileptiques qui a pour objectif de venir en aide à toutes les personnes atteintes de cette maladie à travers un support médical et des traitements thérapeutiques gratuits. Dans ce contexte, Edycs organise régulièrement des séminaires d'information. Selon le directeur, c'est le premier centre pour épileptiques en Afrique. L'Ong a annoncé la construction d'un centre aménagé pour répondre aux besoins des malades. A ce jour, 850 épileptiques sont enregistrés Edycs.
Brèves
LITTLEWOODS : aucun litige avec le gouvernement britannique
Contrairement à ce que nous avons publié vendredi dernier sur la fin des interviews des soumissionnaires, pour une loterie nationale à Maurice, par la State Investment Corporation, la compagnie Littlewoods, qui fonctionne sous la dénomination de Sportech PLC, n'a aucun litige légal actuel avec le gouvernement de la Grande-Bretagne et de ses départements.
En fait, les relations entre l'Etat britannique et Littlewoods sont au beau fixe.
Nous nous excusons auprès de Littlewoods et de son représentant local Pool Joseph Merven Ltd pour cette publication, notre bonne foi ayant été trompée.
CAMP-LEVIEUX : 133 pintes de sang recueillies
L'Organisation non gouvernementale Concordia II, dont l'objectif principal est de lutter contre la pauvreté et d'initier des activités récréatives à l'intention des habitants de Plaisance, a organisé une collecte de sang dimanche dernier. Au total, 133 pintes de sang ont pu être collectées.
Le même jour, l'Ong a sensibilisé les habitants de cette localité à l'importance de prendre part à une telle opération. Un check up dentaire gratuit entre autres activités étaient également au programme. L'association a bénéficié du concours du Groupe social de la NHDC, à Camp-Levieux.
ANGLICANISME Afrique: Mgr Ian Ernest invite à prier pour le Zimbabwe
En sa capacité de Chairman of the Council of Anglican Provinces of Africa (CAPA), l'archevêque de la province de l'océan Indien et évêque du diocèse de Maurice, Mgr Ian Ernest, a émis un communiqué, vendredi dernier, au sujet de la situation au Zimbabwe, invitant les personnes de bonne volonté à prier pour que cessent les souffrance du peuple de ce pays. Ci-dessous, l'intégralité du communiqué de Mgr Ernest :
" The CAPA Family is deeply concerned about the deteriorating security situation for our brothers and sisters in Zimbabwe ; especially in view of the forth coming elections. The essence of every election is for Citizens to exercise their right to choose a political direction that best represents their hopes and aspirations. We are therefore saddened that the political environment is denying the citizens of Zimbabwe the opportunity to sober reflection and free choice.
" It is the responsibility of every government to create conditions that ensure security and space for every citizen to make their contribution. It is therefore our plea and hope that the government of Zimbabwe will rise up to its constitutional duty.
" Being part of the human family, we have an obligation to share each others burdens. We therefore appeal to the International Community to act in the best interests of the citizens of Zimbabwe, and to refrain from any actions that may exacerbate the living conditions of the ordinary people.
" We call upon all people of good will to pray and rally around any actions that will positively ease the suffering of the people in Zimbabwe.
" We believe in a God who is able to do far much more that all we can ask or imagine (Eph. 3 : 20)
" Be assured of our prayers. "
FILM D'ANIMATION : Tikoulou à la télé
Le personnage de bande dessinée mauricien Tikoulou s'est fait connaître lors du salon international du film d'animation, à Annecy, France, du 9 au 15 juin dernier. Un épisode pilote de 13 minutes a été présenté, adapté des albums, dans le cadre du projet Tikoulou au pays du dodo.
Les éditions Vizavi, producteurs de ce film d'animation, se félicitent de l'accueil chaleureux et positif qu'il a reçu. En effet, ils ont été contactés par diverses chaînes télévisées intéressées par la diffusion de ce dessin animé sur leurs ondes. Les producteurs ont établis des contacts avec le groupe France Télévisions, notamment France 3 et RFO. Des discussions sont également en cours avec la compagnie de production Pipengai, basé à la Réunion et qui souhaiterait monter une coproduction avec Vizavi. Les différentes chaînes de télévision auraient été séduites par les personnages nés de la plume de Henry Koombes ainsi que par l'univers de Tikoulou, doté, souligne Vizavi, d'une particularité multi-ethnique et culturelle. Chose que rechercheraient les chaînes internationales. De plus, le prix de production relativement bas séduirait les potentiels investisseurs.
Les éditions Vizavi avaient leur propre stand dédié au personnage parmi les 280 exposants présents à Annecy. La série sera produite en versions française et anglaise, et dans d'autres langues selon la demande.
Toute une équipe a travaillé sur ce projet, notamment Jérôme Valin pour les scénarios, Richard Hein pour les arrangements musicaux alors que la musique elle-même était signée Ghislain Dureau et Eric Fruteau, et l'animation Shengzhen Influence Art Development.