PARLEMENT Hier
Le Divine Life Society (Mtius Bch) Bill adopté
PARLEMENT Les députés Dayal et Soodhun :
" Des mesures plus sévères contre le trafic de drogue "
PARLEMENT Hier
Le Divine Life Society (Mtius Bch) Bill adopté
Le Divine Life Society (Mauritius Branch) Amendment Bill a été adopté hier à l'unanimité à l'Assemblée nationale. La présentation du projet de loi visant à corriger une omission d'ordre technique et légale par le ministre suppléant aux Arts et à la Culture, Anil Baichoo, s'est déroulée dans la bonne humeur. Le leader de l'opposition, Paul Bérenger, s'est associé aux propos du ministre pour soutenir que depuis son implantation à Maurice, la Divine Life Society (DLS) a fait du bon travail.
Le projet de loi, a dit M. Baichoo, vise à amender The Divine Life Society (Mauritius Branch) Act 1970 afin de permettre le transfert de deux terrains qui appartiennent à l'ancienne Divine Life Society (of Mauritius) à The Divine Life Society (Mauritius Branch). Il s'agit de deux terrains achetés en janvier et juin 1967, d'une superficie de 277 et de 190 toises respectivement, se trouvant à Rose Hill. C'est à la demande du président et du secrétaire de la DLS, Yageshwarnath Krishnadass Jankee et Kistnay Moortee Appanah respectivement, qu'un amendement a été apporté " to the Principal Act " de 1970 afin de régulariser la situation, a indiqué M. Baichoo.
Dans un long exposé, M. Baichoo a rappelé que la branche mauricienne de DLS est une organisation spirituelle dont le siège se trouve au Swami Sivananda Street, Rose Hill. Le 21 octobre 1966, elle fut enregistrée sous le nom de DLS (of Mauritius). Par la suite, en 1970 après un Act of Parliament, elle a pris le nom de DLS (Mauritus Branch). Objectif : disséminer de manière plus suivie les enseignements du Swami Sivananda Saraswati Maharaj le fondateur de l'International Divine life Organisation.
C'est en 1936 que le Swami Sivananda fonde cette organisation dont les quartiers généraux se trouvent à Rishikesh, dans l'Etat d'Uttarkhand. Né de parents riches et éduqués le 8 septembre 1887 dans le sud de l'Inde, il s'appelle Kuppuswamy. Après de brillantes études en médecine, il servit pendant de longues années en Malaisie avant de décider de renoncer à la vie matérielle pour mener exclusivement une vie de " sanyasi " afin de servir l'humanité tout en disséminant le message des Vedas et des Upanishads. " His life was not an exciting one but an inspiring one ", a déclaré le ministre. Le swami meurt le 14 juillet 1963.
Le fondateur de la branche mauricienne de la DLS, le Swami Venkatesananda a été un fervent disciple du Swami Sivananda. Né, lui aussi, dans le sud de l'Inde, le 29 décembre 1921, sous le nom de Parthsarathy, il obtint sa formation spirituelle à Rishikesh. Par la suite, il parcourt le monde pour répandre les enseignements spirituels de son maître sur la sagesse védique. Il se rend, entre autres, en Afrique du Sud, Australie, Nouvelle Zélande et Maurice. " His motto is very simple : Be Good Do Good ", a souligné M. Baichoo. Aujourd'hui, dit-il, des dizaines de milliers de Mauriciens de toutes les croyances et religions vénèrent le Swami Venkaresananda.
M. Baichoo a rappelé que l'universalité du message et des enseignements du Swami Sivananda est telle que même l'ancien Président de la République l'Inde Abdul Kalam en fait mention dans son récent livre Winds of Change alors que le président de l'Afrique du Sud, Thabo Mbeki, lui a rendu hommage en donnant son nom à un hôpital, une école et un aéroport. À Maurice, poursuit le ministre, le nom du Swami Sivananda a été donné à la Bambous State Secondary School et à la Tyack Government School alors que le Chemin du Sucre à Floréal porte le nom de l'Avenue Sivananda.
PARLEMENT Les députés Dayal et Soodhun :
" Des mesures plus sévères contre le trafic de drogue "
Les députés Suren Dayal, auteur d'une interpellation au Premier ministre, et le député Showkutally Soodhun, entre autres, ont réclamé des mesures plus sévères contre le trafic de drogue, lors de la séance parlementaire d'hier. Les deux députés ont aussi interrogé le Premier ministre sur l'opportunité de rétablir la peine de mort.
L'interpellation de Suren Dayal portait sur le nombre de ressortissants étrangers qui ont été condamnés à Maurice durant les dix dernières années, les affaires dans lesquelles ils ont été impliquées, la durée de leur emprisonnement à Maurice, et si le PM envisagerait de rétablir la peine de mort.
Navin Ramgoolam a indiqué que pas moins de 61 ressortissants étrangers ont été condamnés pour différents délits de drogue.
Quarante ressortissants étrangers purgent leur peine d'emprisonnement à Maurice, treize ont été rapatriés pour purger leur peine dans leurs pays d'origine, sept ont été rapatriés après avoir purgé leur peine à Maurice, et un est décédé alors qu'il était en prison.
S'agissant de la peine de mort, le Premier ministre a souligné que si elle a été abolie par le biais d'une législation, elle figure toujours dans la Constitution et peut être réintroduite avec l'adoption d'un texte de loi ordinaire. " The Abolition of Death Penalty Act 1995 provides for the sentence of death to be replaced by a sentence of penal servitude for life. However, at the time of the enactment, no amendment was brought to section 4 of the Constitution relating to the Protection of right to life. Therefore our Constitution provides for the possibility that the death penalty be reintroduced by an ordinary law ".
Navin Ramgoolam a toutefois souligné que de moins en moins de pays choisissent de maintenir la peine de mort dans leurs législations. " The fallibility of human judgment and the possibility of new evidence in favour of the convicted person becoming available after his execution have also been invoked by human rights advocates as powerful reasons for abolishing the death penalty ", dit-il.
Le Judicial Committee du Privy Council a indiqué son aversion pour la peine de mort dans des appels contre des jugements prononcés dans les Caraïbes. Il a même décrété que la peine de mort obligatoire équivaut à un " inhuman or degrading punishment " en violation des provisions de la Convention des Droits de l'Homme.
Des instruments internationaux auxquels Maurice a souscrit " provide for the right to life and for protection from inhuman or degrading treatment, namely the Convention against Torture and Other Cruel, Inhuman or Degrading Treatment or Punishment, and the Optional Protocol to the Convention against Torture and other Inhuman or Degrading Treatment or Punishment ", a insisté le Premier ministre.
Répondant à une question du leader de l'opposition, Paul Bérenger, concernant le rapatriement des étrangers, M. Ramgoolam a expliqué que des accords existent, notamment avec l'Inde. Cependant, certains pays préfèrent laisser leurs ressortissants purger leur peine d'emprisonnement à Maurice.
Intervenant après une question de Showkutally Soodhun sur la possibilité qu'un référendum soit organisé sur la peine de mort, le Speaker lui a fait remarquer que la Constitution ne fait pas provision pour l'organisation de référendum sur des questions de ce genre. Suren Dayal a alors insisté sur la nécessité de durcir la loi contre le trafic de drogue. Toutes les mesures sont prises à ce sujet, lui a répondu le Premier ministre, qui a également précisé que des mesures seront prises non seulement contre les trafiquants mais également les consommateurs qui sont responsables de beaucoup de délits.