PAUVRETÉ Au monument de Marie-Reine-de- la-Paix
Deux mères et leurs quatre enfants dorment en plein air depuis samedi
SÉCURITÉ Navin Ramgoolam :
" La distribution de méthadone se poursuit dans les hôpitaux "
AGRICULTURE Sécurité alimentaire
Un fonds pour réduire notre dépendance des importations
GRAND/BASSIN VOH et le drapeau indien
Harish Boodhoo écrit au haut commissaire de l'Inde
JMJ 2008 15 au 20 juillet
Une centaine de jeunes Mauriciens en Australie
MMMF Élections pour la présidence
Balraj Narroo réélu pour la 4e fois
UOM/ Chemistry in ICT âge
Atelier de travail international pour promouvoir la chimie
PAUVRETÉ Au monument de Marie-Reine-de- la-Paix
Deux mères et leurs quatre enfants dorment en plein air depuis samedi
Alors que l'hiver bat son plein, deux femmes en détresse et leurs quatre enfants âgés de 5 mois à 4 ans, ont trouvé refuge, depuis samedi après-midi, au monument de Marie-Reine-de-la-Paix, à Port-Louis. Bravant le froid, la pluie et parfois même la faim, Marie Clarice et Anne-Marie Véronique ne savent plus à quelle porte frapper. Au ministère des Droits de la femme et du Développement de l'enfant, où elles se sont rendues hier en espérant avoir de l'aide, elles se sont heurtées à un terrible dilemme : accepter d'abandonner leurs enfants dans un abri du ministère ou les garder et se retrouver face à un destin incertain. Ne pouvant se résoudre à les laisser, elles ont pris leurs enfants et se sont rendues dans la cour de l'hôpital Jeetoo, où elles ont dormi hier soir.
" Nou pe viv dan la per. Nou pa kapav dormi asoir, nou bizin veye enn lanwit tension ena dimounn vinn atak nou ek nou zenfan. Depi samedi nou pe viv kumsa e an pliss noun al deman led minister de la fam. Zot dir nou abandonn nou zenfan. Be kouma nou pou kav kit zot ? Ena enn ti baba ki ena 5 mois. Li pankor sevre e an plis li malad. So brons pe sere afors pe dormi dan freser. Li inimin demane enn mama kit so zenfan sink moi. Nou seki nou pe demande se zis enn ed pou nou gayn enn lakaz ek enn ti travay pou nou kav grandi nou zenfan ", plaident ces deux mères de famille.
Passer trois nuits à la belle étoile quand on a quatre jeunes enfants à sa charge est presque inimaginable, d'autant plus en plein hiver et eu égard au climat d'insécurité qui gagne de plus en plus dans le pays. Cest pourtant ce qu'ont vécu Marie Clarice, 30 ans, et Anne-Marie Véronique, 21 ans. A bout de ressources, victimes de conjoints irresponsables et après avoir vécu pendant un peu trop longtemps, selon leurs dires, au crochet de familles voulant bien leur offrir le gîte, elles se sont retrouvées toutes deux à la rue avec leurs quatre enfants âgé de 5 mois à 4 ans, qui semblent souffrants et chétifs à force de malnutrition et de nuits passées à dormir dehors. Ne sachant où aller, elles ont trouvé refuge à l'arrière du monument Marie-Reine-de-la-Paix depuis samedi après-midi. Elles avaient alors une poignée de petite monnaie, tout juste de quoi s'acheter " dipin gato pima " pour se remplir un peu l'estomac.
Leur journée de dimanche fut cauchemardesque. Sans un sous, ne pouvant supporter de voir leurs enfants affamés, elles se sont résolues à aller mendier à la sortie de la messe dominicale à la Cathédrale et dans les rues de Port-Louis : " Noun oblize al demann sarite pou nou kav nouri nou zenfan. Tou seki nou pe demande se enn lakaz pou depann nou. Lerla nou pou kav rod enn travay. " Déterminées à s'en sortir, elle ont, depuis lundi, multiplié les démarches auprès de la Sécurité sociale mais se seraient retrouvées face à des murs d'indifférence à chaque fois : " Partou kot nou ale zot avoy nou lot plas. Zot pe fer boul ar nou, nou ti nepli kone ki pou fer. Lerla mem ki noun zwenn missie Sadien. " Elles auraient en effet passé la journée de lundi et celle d'hier à chercher de l'aide mais en vain, avant de faire la rencontre providentielle, hier après-midi à l'arrière de l'Hôtel du gouvernement, du travailleur social Eddy Sadien, qui a tenté de trouver une solution à leur problème.
" Pas le temps "
Ce dernier blâme fortement le comportement indifférent de bon nombre de parlementaires qui, malgré le fait qu'ils aient vu ces femmes et leurs enfants aux abords de l'Hôtel du Gourvernement, n'ont semblé guère concernés. " J'ai interpellé le ministre Sylvio Tang pour lui demander son aide, mais, sans même parler à ces femmes, il m'a dit de venir le voir demain matin. Mais entretemps, où vont dormir ces mères et leurs enfants ? Le problème primordial à régler c'est de leur trouver un toit au plus vite. "
Selon M. Sadien, des députés et autres ministres " sont également passés à bord de leur BMW dernier cri alors que ces femmes étaient debout à coté de la papeterie Bloc-Note, visiblement en détresse avec leurs enfants assis à même le trottoir. Une parlementaire m'a même clairement fait comprendre qu'elle n'avait pas le temps car elle devait absolument retourner à la session parlementaire. "
" A quoi cela sert d'aller tenir de longs débats sur la situation actuelle à Maurice, alors que ces parlementaires ne semblent même pas intéressés à savoir ce qui se passe à côté d'eux. Je dois toutefois souligner que le député de Rodrigues Robert Spéville a quant à lui pris la peine de venir nous parler ", indique Eddy Sadien.
Face à cette " indifférence totale ", le travailleur social dit avoir appelé la Child Development Unit (CDU) du ministère des Droits de la femme et du Développement de l'enfant pour avoir de l'aide : " A la CDU, on m'a dit qu'on allait envoyer un cadre pour visiter ces femmes. Mais une heure plus tard, pas l'ombre d'un représentant du ministère. "
Vers 15h15, lassés d'attendre, ils se dirigent tous vers le ministère des Droits de la femme, à la rue Emmanuel Anquetil. Une fois sur place et après s'être assuré qu'un représentant allait s'occuper d'elles, Eddy Sadien les laisse. " Mais c'était mal connaître le fonctionnement de ce ministère. Des cadres ont fait comprendre à ces femmes que le ministère pouvait prendre en charge leurs enfants mais qu'elles devaient les abandonner. Elles ont bien entendu refusé. Comment peut-on demander une telle chose à ces femmes ? Elles ne mènent pas une vie de débauche mais veulent seulement de l'aide pour se donner un nouveau départ. Face à ce genre de situation, on a tout à fait le droit de douter du fonctionnement de ce ministère ! "
Refusant catégoriquement de laisser leurs enfants, Anne Marie Véronique et Marie Clarice ont quitté le siège du ministère aux alentours de 16h : " Bann offisie la ti paret pli prese pou rent zot lakaz. Noun dir zot ki Marie-Reine-de-la-paix pa enn landroi sir pou reste asoir, sirtou ki ena enn ta dimoun lous fer letour laba me zot pann gayn nou traka. Finaleman noun prefere al dormi dan lakour lopital civil pou ki nou plis an sekirite. " Cependant, ce matin, alors que les premiers patients arrivaient pour leur rendez-vous à l'hôpital Jeetoo, elles ont dû encore une fois se diriger vers Marie-Reine-de-la-Paix.
Ces mères en détresse passeront encore une journée à frapper à plusieurs portes pour demander de l'aide. Eddy Sadien ne baisse pas les bras : " Je vais les accompagner aujourd'hui pour voir ce qu'on peut faire pour eux. Tout ce que j'espère c'est qu'elles ne se retrouveront pas face à des personnes sans coeur comme hier... "
Contacté par Le Mauricien, hier, pour la version des faits du ministère de la Femme, M. Appadoo, Acting Head de la Family Unit, nous a fait comprendre que son département allait s'occuper du cas en question, mais à hier après-midi rien de concret n'avait été fait. A la mi-journée, aujourd'hui, nous attendions toujours que notre interlocuteur reprenne contact comme il l'avait promis de la faire la veille, pour nous informer d'une quelconque progression du dossier.
SÉCURITÉ Navin Ramgoolam :
" La distribution de méthadone se poursuit dans les hôpitaux "
La distribution de méthadone se poursuit dans les cinq hôpitaux de l'île ainsi que dans les centres de santé, a déclaré le Premier ministre, Navin Ramgoolam, au Mauricien à la mi-journée. Il a, par la même occasion, affirmé que des instructions formelles ont été données au Commissaire de Police pour que des actions soient prises contre tous les groupes que cherchent à prendre la loi entre leurs mains. De plus, une enquête policière est en cours sur les incidents impliquant Voice of Hindu (VoH) à l'hôpital Victoria, à Candos.
" Je suis au courant des incidents impliquant Voice of Hindu à Candos. L'enquête policière suit son cours. Maurice est un État de droit. Aucun groupe ne sera autorisé à prendre la loi entre ses mains. Des instructions formelles ont été données au Commissaire de Police afin de sévir contre tous les groupes qui se croient autorisés à le faire. Nous ne tolérerons pas que n'importe quel groupe se permette de jouer le rôle de justicier. Le ministre de la Santé m'a donné la garantie que la distribution de méthadone se poursuit dans les cinq hôpitaux de l'île ainsi qu'à l'hôpital Brown-Séquard et au Centre de Santé Bouloux ", a déclaré Navin Ramgoolam.
Le Premier ministre affirme avoir été informé de la déclaration d'une personne à la radio concernant son fils qui aurait été malmené. Il a observé qu'aucune déclaration à ce sujet n'a été faite à la police.
Au niveau du ministère de la Santé, on précisait ce matin que la décision de décentraliser la distribution de méthadone avait été prise depuis plusieurs jours, bien avant les incidents impliquant VoH.
Des réunions à ce sujet avaient été organisées avec les travailleurs sociaux afin de dégager des mesures pour empêcher qu'il y ait un embouteillage devant ce centre de santé. On fait ressortir que dans son discours au Parlement sur le budget, le ministre de la Santé, Satish Faugoo, avait affirmé avoir approché le ministre des Finances afin de disposer des finances adéquates pour l'achat de cinq caravanes pour la distribution de méthadone.
Par ailleurs, on souligne que la méthadone n'est pas distribuée à n'importe qui. Les malades sont canalisés vers les hôpitaux et les centres de santé après que les ONG et autres travailleurs sociaux ont identifié ceux qui veulent vraiment sortir de la drogue. Ces personnes sont ensuite accompagnées par les travailleurs sociaux dans le cadre de tout un travail de réhabilitation.
Dans le but de s'assurer que ce travail d'accompagnement et de réhabilitation se poursuive normalement, le chief executive du ministère de la Santé, Mme Veerapen, a présidé hier une réunion à laquelle participaient tous les stakeholders, les travailleurs sociaux, les représentants des ONG et ceux de la police.
AGRICULTURE Sécurité alimentaire
Un fonds pour réduire notre dépendance des importations
La démarche est colossale : réduire notre dépendance des importations en vue d'atteindre l'autosuffisance alimentaire. La volonté politique est là, de même que le financement et le potentiel, tant à Maurice qu'à Madagascar et au Mozambique. Tel est le message du ministre de l'Agro-industrie et de la Pêche, Arvin Boolell, lors d'une conférence de presse, ce matin, pour donner les détails concernant le Fonds pour la Sécurité Alimentaire, d'un budget de Rs 1 milliard, mis en place par le gouvernement.
" Nous n'avons pas le choix, il nous faut renverser la tendance ", a lancé le ministre dès le début de son intervention, en présence du député Nicolas Von Mally et des représentants de diverses organisations agricoles, dont la Chambre d'Agriculture, le MSIRI, le FARC, l'AREU, notamment. Pour cela, il faut revaloriser l'agriculture, en lançant des projets agricoles et, pour ce faire, il faut d'abord des terres et celles-ci ne manquent pas, à en croire M. Boolell, qui a indiqué qu'environ 2 000 arpents sont disponibles dès maintenant, dont 1 000 arpents viennent de l'accord entre le gouvernement et la Mauritius Sugar Producers Association (MSPA). Dès la semaine prochaine, 50 arpents seront disponibles à FUEL et 50 autres à Savannah et à Mon-Désert-Alma.
De son côté, l'établissement sucrier de Rose-Belle offre 100 arpents et le Sugar Investment Trust (SIT) une superficie additionnelle de 100 arpents à Britannia. Ces terres, a indiqué le ministre, vont être offertes aux agriculteurs qui sont membres, soit de l'AREU soit du Small Planters Welfare Fund (SPWF). Ils bénéficieront de conseils techniques de ces deux organisations en vue d'opérer sous une approche filière.
Que vont-ils cultiver sur ces terres ? La priorité est accordée à la pomme de terre, l'objectif étant d'atteindre très vite une autosuffisance de 80% ou plus. Ensuite, les oignons et les autres cultures vivrières, tant pour la consommation directe que pour la transformation. S'agissant de la formation, le ministre a dit que les cours de l'AREU en faveur des jeunes qui s'intéressent à l'agriculture se poursuivent dans les différents centres agricoles, en attendant l'ouverture d'une école de formation en septembre prochain.
La sécurité alimentaire de Maurice passe aussi par le Cross-Border-Initiative (CBI) monté par la Food and Agricultural Organisation (FAO) avec Madagascar et Mozambique. Le premier a signifié son intention à la Commission de l'Océan Indien (COI) de devenir le grenier de la région. Dans cette optique, les Mauriciens, a soutenu le ministre Boolell, devraient prendre avantage des facilités offertes en vue d'investir dans des projets agricoles dans ces deux pays. " Nous importons du maïs au coût d'environ Rs 500 M d'Amérique du Sud. Si on pouvait le produire à Madagascar, on économiserait sur le fret ", a-t-il dit.
Pour Nicolas Von Mally, député de Rodrigues, son île est également partie prenante de cette initiative du gouvernement. Il a dit que de tout temps, les Rodriguais ont cultivé la terre, produisant ce qu'ils consomment et consommant ce qu'ils produisent. Sur ce plan, a-t-il observé, les Rodriguais sont en avance sur Maurice.
Il a aussi parlé de la bonne récolte de maïs, soit 2 000 tonnes, qui a été faite cette année à Rodrigues. Ce qui ne s'est pas produit depuis 25 ans. Les Rodriguais s'attendent à une production de 5 000 tonnes pour l'année prochaine. Le potentiel de production de maïs dans l'île est de 16 000 tonnes, selon M. Von Mally. Il a ajouté que Rodrigues s'attend aussi à une très bonne récolte de haricots pour cette année.
En réponse à des questions du Mauricien, le ministre Boolell a dit que l'organisation des Young Farmers " has outlived its purpose " et que maintenant, ce sont les Agricultural Youth Clubs (AYC) qui doivent jouer les premiers rôles.
GRAND/BASSIN VOH et le drapeau indien
Harish Boodhoo écrit au haut commissaire de l'Inde
Harish Boodhoo a écrit, hier, au haut commissaire de l'Inde, Bondal Jaishankar, pour attirer son attention sur un panneau de Voice of Hindu (VOH) qui se trouve à l'entrée de Grand-Bassin. On y voit deux épées avec du sang et au-dessus desquelles sont placés deux drapeaux aux couleurs de la République de l'Inde, avec la roue d'Ashoka qui symbolise la paix et l'harmonie. M. Boodhoo est d'avis qu'une telle chose doit être considérée comme une affaire de la plus haute importance par l'Inde.
Ce qui est frappant, souligne M. Boodhoo, c'est que les drapeaux de l'Inde sont placés juste au-dessus de ces deux armes. Pour M. Boodhoo, cela démontre clairement que VOH est une organisation violente, et d'évoquer la présence d'éléments " of loose character ". Jusqu'à présent, dit-il, les faits ne plaident pas en leur faveur.
A première vue, poursuit M. Boodhoo, cette question peut être considérée comme une affaire qui ne concerne que Maurice et que l'Inde n'a pas à se prononcer à ce propos. Cependant, dit-il, l'existence de ces deux drapeaux aux couleurs de la République de l'Inde sur cette enseigne - et cela à un endroit aussi stratégique et sacré que Grand-Bassin - mérite une considération toute particulière de la part de ce pays.
Outre la roue d'Ashoka, qui comporte un message de paix et d'harmonie, écrit M. Boodhoo à M. Jaishankar, il y a aussi l'hymne national de l'Inde - le Jana Gana Mana - qui souligne l'importance de la compréhension et de la bonne volonté. Qui plus est, rappelle-t-il, l'Inde est connue à travers le monde comme un pays qui prône la non-violence, le consensus, l'unité et la paix. Il rappelle, d'autre part, qu'il a fait publier dans Le Mauricien en ce début de semaine, une photo de ce panneau.
L'histoire des derniers 5 000 ans, précise M. Boodhoo, démontre bien que l'Inde n'a jamais cherché à attaquer quelque autre pays alors que Mahatma Gandhi, l'apôtre de la Paix et de la Non Violence, né en Inde, a été et demeure toujours un guide vers l'amour universel. Pour toutes ces raisons, il croit fermement que le haut commissaire de l'Inde doit intervenir auprès de l'Etat mauricien afin que les couleurs du drapeau national de l'Inde et la roue d'Ashoka soient enlevées de l'enseigne de la VOH qui, telle quelle, ne reflète que l'image du sang et de celle de la violence.
" Whether the Mauritian authorities will pull down that logo is another matter ", écrit M. Boodhoo, avant d'ajouter que le fait demeure que ces deux drapeaux de l'Inde " cannot and should not be associated with violence ". M. Boodhoo informe aussi la haute commission indienne qu'une copie de la dite lettre est également adressée au ministère des Affaires étrangères. Il se dit confiant que le ministre responsable des Affaires étrangères prendra des mesures immédiates pour que ce panneau soit enlevé le plus vite possible à Grand-Bassin.
Rappelons que lundi dernier, Harish Boodhoo a écrit au commissaire de police, par intérim, Dhun Iswar Rampersad, pour lui faire part de sa démarche visant à alerter l'opinion publique sur les agissements de la VOH en citant toute une série de cas dans le passé et dont le dernier remonte à vendredi dernier à l'hôpital Victoria, Candos, où des éléments de cette organisation ont interrompu la distribution de Méthadone destinée à une cinquantaine de patients - des ex-toxicomanes sur la voie de la réhabilitation à travers des doses quotidiennes distribuées par le ministère de la Santé.
JMJ 2008 15 au 20 juillet
Une centaine de jeunes Mauriciens en Australie
Les Journées mondiales de la Jeunesse (JMJ), qui rassemblent chaque deux ou trois ans des dizaines de milliers de chrétiens du monde pour vivre leur foi, se tiendront cette année du 15 au 20 juillet, à Sydney, en Australie. Elles auront pour thème Vous allez recevoir une force, celle de l'Esprit Saint qui descendra sur vous. Alors vous serez mes témoins.
La centaine de jeunes participants mauriciens s'envolera dès le 7 juillet prochain pour se préparer à vivre cet événement spirituel autour du pape Benoît XVI. Une expérience d'Église unique, indique-t-on, une expérience de partage et de recueillement, bref " un temps fort en communion avec la jeunesse du monde entier ".
Les Mauriciens, cette année, seront accompagnés du responsable de la Pastorale mauricienne, le père Steves Babooram, qui indique que le coût de participation par personne s'élève à Rs 50 000 environ. Les participants ont recours à l'aide de proches, ou au parrainage de firmes privées ou de leurs paroisses respectives, ou encore organisent des levées de fonds. Des firmes, de même que quelques bienfaiteurs dont des membres de la diaspora mauricienne à Sydney, leur viennent également en aide.
Les participants mauriciens ont suivi une préparation spirituelle depuis septembre 2007. Lors de leurs diverses rencontres, ils ont eu l'occasion de prendre connaissance du logo, de l'hymne et ont travaillé sur le thème des JMJ 2008. Une équipe d'animation les a aidés à réfléchir sur les motivations réelles qui les incitent à faire partie de ce grand rassemblement mondial. Ils ont ensuite été amenés à prendre conscience de la signification profonde de ce pèlerinage en groupe. Ils ont en outre pu entendre les témoignages d'anciens participants, et été invités à se pencher sur leurs attentes et leurs craintes en lien avec leur participation, de même que leur contribution au sein de la délégation mauricienne.
Lors de son séjour à Sydney, la délégation mauricienne apprendra comment les jeunes des autres pays participants vivent leur foi. À travers ce pèlerinage, les participants s'engagent à être témoins de Jésus-Christ et à être un relais du pape à leur retour auprès des jeunes de leur pays. Pour rappel, la première participation mauricienne remonte à 1997, année où cet événement s'était tenu à Paris.
MMMF Élections pour la présidence
Balraj Narroo réélu pour la 4e fois
Balraj Narroo, président de la Mauritius Marathi Mandali Federation (MMMF) depuis 2002, a été réélu pour la quatrième fois consécutive. Il sera président de cette fédération pour les deux prochaines années. Les élections se sont déroulées dimanche dernier au Maharashtra Bhawan, Réduit. Asant Govind, qui était candidat au poste de président, a recueilli 103 voix, contre 111 à Balraj Narroo.
Les élections se sont déroulées sous la supervision de trois membres de la fédération, Me Vijay Cooshna, Daramraj Ramma et Bhimajee Dhurmea. Au sein du comité, sur les dix postes en jeu pour 2008/2010, huit sont revenus à l'équipe menée par le président sortant et deux au groupe mené par Asant Govind, avec Jayshree Bappoo élue vice-présidente et Danirow Bhiwajee élu trésorier.
Soulignons qu'il y a deux postes d'assistants secrétaires. Les élus sont Anand Mahadev Bheeca et Vishwanath Gunputh de l'équipe de Balraj Narroo. Comme Santaram Ramma de l'équipe de M. Govind a obtenu le même nombre de votes que M. Gunputh, il a été convenu que la première année sera confiée à ce dernier. M. Ramma prendra la relève par la suite au poste d'assistant secrétaire.
Interrogé par Le Mauricien, Balraj Narroo s'est félicité de la confiance placée en lui par les électeurs. Le travail entamé, dit-il, continue avec en priorité la concrétisation de la deuxième phase du complexe du Maharashtra Bhavan, qui comprendra une salle de théâtre, une salle de conférence et une Marathi Cuisine. La nouvelle équipe compte organiser un fund raising afin de financer en partie cette deuxième phase. Il est aussi question d'ériger une stèle du pandit Sahadeo dans l'enceinte du complexe, à Réduit.
Les autres projets sont, entre autres : le recensement de la communauté marathie ; le lancement d'une adult course pour l'enseignement du marathi ; l'aménagement d'un parc sportif à La Vigie ; l'ouverture d'un centre pour la formation des prêtres ; le lancement d'un cours de formation sur le théâtre ; et le lancement d'une aile jeune s'adonnant à diverses activités comme les sports, les sorties en plein air, les débats et autres concours littéraires.
Sivajee Lalsing, candidat malheureux au poste de PRO, a obtenu 96 voix contre 109 à Devanand Limbeea. Il dit déplorer la façon dont les élections se sont déroulées. Ainsi, dit-il, trois semaines plus tôt, alors que la campagne était en cours, l'équipe sortante a choisi cette même période pour organiser un séminaire de trois jours, les 6, 7 et 8 juin. Le président et un délégué de chacun des membres affiliés (associations, sociétés et mandirs) étaient invités à ce séminaire qui avait réuni une centaine de participants.
M. Lalsing dénonce certains propos tenus par le ministre des Arts et de la Culture, Mahen Gowressoo, lors de la cérémonie de clôture du séminaire. Le ministre, dit-il, a lancé ce jour-là qu'il appréciait le travail effectué par Balraj Narrooo en tant que président de la fédération marathie. Selon M. Lalsing, le ministre aurait également déclaré que " même le Premier ministre, Navin Ramgoolam, souhaite travailler avec M. Narroo ! "
Peu de temps avant les élections à la MMMF, de telles déclarations sont " most unfair ", affirme M. Lalsing, ancien candidat malheureux du PMSD lors des élections générales de 1976 dans la circonscription N°16 (Vacoas/Floréal). " Toute la campagne s'est basée là-dessus, et je pense que sans cette intervention les résultats auraient été tout autres ", soutient-il.
La nouvelle équipe dirigeante de la MMMF pour 2008-2010
Président : Balraj Narroo
Vice-présidents : Balajee Marottee, Krishenrow Appa et Jayshree Bappoo
Secrétaire général : Manoj Pittea
Assistant secrétaire : Anand Mahadev Bheeca, Viswanath Gunputh et Santaram Ramma
Trésorier : Danirow Bhiwajee
Assistant secrétaire : Basram Babboo
PRO : Devanand Limbeea
UOM/ Chemistry in ICT âge
Atelier de travail international pour promouvoir la chimie
La faculté de science de l'Université de Maurice
organise le 20th International Conference on Chemical Education
ayant pour thème Chemistry in the ICT Age. Lors
d'une rencontre avec la presse, le Dr Henri T.Y. Li Kam Wah, doyen
de la faculté des sciences a indiqué que l'objectif
est de promouvoir la chimie dans l'ère de la technologie.
Cette démarche est présentée comme un moyen
de former pour faire face aux problèmes liés à
la crise alimentaire et au changement climatique. La conférence
se tiendra du 3 au 8 août.
Le porte-parole a fait ressortir que c'est la première
fois que cette conférence aura lieu dans la région
sud-saharienne, plus précisément à Maurice.
À partir d'aujourd'hui, une conférence virtuelle
sera mise en place pour discuter des thèmes ayant trait
à la chimie. Ainsi, les personnes n'assistant pas à
la conférence principale auront accès aux informations
à travers le web et pourront de même participer aux
discussions. Ceci vise à une plate-forme commune pour l'échange
d'idées et de connaissances. Les organisateurs sont d'avis
que cet atelier de travail contribuera aux objectifs du gouvernement
de réaliser la World Class Education. Les enseignants
ainsi que les étudiants pourront bénéficier
de cet événement. " The promotion of Science
education is important to meet various challenges such as climate
change, energy and food crisis ", a déclaré
le doyen de la faculté de science. Parmi les participants
internationaux qui animeront la conférence, figure le Professeur
Roald Hoffman, Prix Nobel de Chimie en 1981. Plusieurs participants
de quelque 35 pays sont également attendus pour cet événement.