INCIDENTS À CANDOS Veerendra Ramdhun :


Hindu House : "VoH pe azir kouma dir li mem gouvernman !"


VOH Dans une lettre au DPP ce matin


Harish Boodhoo : " Nous allons droit vers un conflit civil… "


METHADONE Région Hôpital Victoria


Décentralisation officielle du service dès aujourd'hui


AVIATION Coût élevé du carburant


Air Mauritius : plus aucun vol avec des sièges vides


TORTURE ALLÉGUÉE Rendition Circuit


Diego Garcia : les garanties de Washington décriées


INCIDENTS À CANDOS Veerendra Ramdhun :


Hindu House : "VoH pe azir kouma dir li mem gouvernman !"

Dhiraj Seegoolam, Veerendra Ramdhun et Amrita Lutchmun, de la Hindu House, condamnant ce matin la VOH pour ses actes d'intimidation de vendredi dernier à Candos

La Hindu House, par la voix de son président, Veerendra Ramdhun, en compagnie de plusieurs dirigeants de l'organisation de Cassis, s'est élevée de manière énergique contre " la manière de procéder " de Voice of Hindu (VoH) dirigée par Krit Manohur, cela en condamnant catégoriquement les récentes tentatives d'intimidations survenues à Candos. À son avis, dit-il, en se basant sur ce qui s'est passé ce jour-là, il est évident que " VoH pe azir kouma dir li mem gouvernman ! "

M. Ramdhun, qui rappelle que la Hindu House gère un centre pour venir en aide à certains victimes de la drogue et de l'alcool, a avancé que, selon ce qui s'est produit, " VoH kapav debark isi kot Hindu House e dir nou tire ale. " Tout cela n'est pas correct, poursuit-il, en précisant qu'on ne saurait ainsi permettre à VoH et à Krit Manohur de " four zot nene dans tou zafer e rant dan tou kales kase. Li pa posib ki zot rantre e devir tou anbalao. "

M. Ramdhun devait condamner à plusieurs reprises l'action de VoH quant à l'interruption de la distribution de méthadone à Candos. " Li pa korek e nou pa dakor ", laisse-t-il entendre, soulignant que nous sommes dans un Etat de droit qui comprend un gouvernement, des lois et tout un système légal. Dans une telle disposition, quand on n'est pas d'accord avec quelque chose l'on peut recourir à divers moyens civilisés en vue de se faire entendre, affirme notre interlocuteur.

Le président de la Hindu House a tenu à souligner que son organisation a cru nécessaire de se faire entendre car elle gère un centre baptisé Help D-Addiction Centre, en opération depuis 1989. Ce centre est affilié à la National Agency for the Treatment and Rehabilitation of Substance Abusers (NATReSA). " Isi nou get malad. bann viktim la drog e lalkol. E kan nou fer sa nou pa gete ki dimounn sa. Pou tou morisyen li enn soutyen e li enn dimounn ki merit respe sirtou si li malad e malere. Nou pena triaz ", dit-il.

Pour sa part, Amrita Lutchmun, active au sein de ce centre, a soutenu que tout patient mérite attention et soins et qu'il ne faut pas le dénigrer ou le marginaliser. Hemant Deepchand, l'adjoint au président de Hindu House, a également critiqué la VoH.

De son côté, Deonarain Rampeearee, travailleur social, souligne la nécessité d'être compréhensif envers un toxicomane ou un alcoolique qui, très souvent, porte en lui des tranches de vie douloureuses. Quant à Balram Tacouri, très connu dans le domaine théâtral, il s'est demandé ce que Maurice deviendra si les autres communautés, à l'instar de VoH, tentent de prendre la loi entre leurs mains et d'agir comme cette dernière qui ne représente, selon lui, que quelques éléments de la communauté hindoue locale.

Dhiraj Seegoolam, membre de la Hindu House et qui appartenait auparavant à VoH, a déclaré qu'il a pris la décision de se dissocier de cette organisation car " non satisfait de la façon dont ses dirigeants sont en train d'agir et de la gérer ". " Ena lezot dimounn ankor dan le nord ki pe desid pou kit VoH kouma mwa ", met-il en avant.

Soulignons que MM. Ramdhun et Deepchand, qui sont associés à la NATReSA, ont tous deux exprimé leur appréciation concernant la décision que le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a prise suite aux récentes tentatives d'intimidation enregistrées à Candos, évoquant par là même la poursuite de la distribution de méthadone aux patients. Ils ont également accueilli ce qui a été annoncé dans le Budget 2008/09 pour venir en aide aux victimes de la drogue et de l'alcool, entre autres fléaux.


VOH Dans une lettre au DPP ce matin


Harish Boodhoo : " Nous allons droit vers un conflit civil… "

Dans une lettre expédiée au Directeur des Poursuites Publiques (DPP), ce matin, Harish Boodhoo fait de nouvelles allégations contre Voice of Hindu (VoH) tout en rappelant au DPP que l'heure est grave et qu'à moins de démarrer une enquête sur les agissements de VoH, le pays va directement vers un conflit civil. Harish Boodhoo a également écrit au Head of Civil Service pour lui demander d'expliquer le rôle d'un fonctionnaire dans toute cette affaire.7

Après avoir fait part de son opinion sur les actes de VoH au Premier ministre, au Commissaire de Police et à la haute commission indienne, entre autres, Harish Boodhoo a, cette fois, écrit au DPP, l'invitant à prendre des actions immédiates.

" I am humbly requesting the Director of Public Prosecutions to take the entire inquiry into his own hands. The Constitution of the country empowers you to do so. Otherwise we are dangerously slipping towards a serious civil strife ", écrit M. Boodhoo.

Par ailleurs, Harish Boodhoo fait un rappel chronologique du nombre de fois où il a dénoncé VoH. Il indique ainsi avoir rencontré l'Acting Commissioner of Police le 30 juin pour évoquer : " a) the criminal activities of many VoH activists, b) their paramilitary and terrorist operations with total impunity - even laying siege of police stations and hospitals c) the mercenary culture of many - extortion of money, assaulting people at the command of highest bidders etc d) exploitation of innocent hindus and initiating them to violence e) providing security to people of all faith by their bouncers. They have a security agency. The molotov cocktail attack at a Vacoas police station is a stark reminder f) the danger the VoH signpost represents to public peace, morality and our image g) the offending nature of the two blood dripping swords with Indian flags h) their Victoria Hospital illegal activities, etc, etc. "

Harish Boodhoo fait donc ressortir que cinq jours après ces " dénonciations ", rien n'a été fait et que même pour divers autres événements qu'il a rapportés, il n'y a eu aucune arrestation : " Why are the law-enforcement authorities powerless ? "

Selon Harish Boodhoo, la raison la plus évidente de la complaisance des pouvoirs publics envers VOH c'est que ses activistes sont politiquement protégés : " The general perception is that they are the henchmen of the Prime Minister. The latter was present at their functions. The reality could be otherwise however. The VoH terrorists have always danced to the tune of all prime ministers. Aneerood Jugnauth and Paul Bérenger excelled in receiving them in their offices. One even presided meetings of the bouncers before they took the law into their hands. "

D'autre part, Harish Boodhoo soutient également que les activistes de VoH bénéficient de beaucoup de faveurs : " Many of the terrorists have been pampered and bestowed with state lands at La Vigie, Flic-en-Flac, La Marie and other places, taxi permits, bus permits, security licences and government contracts, highly remunerated jobs, at the airport especially. Most of the time, they are absent. "

S'en prenant à Krit Manohur, Harish Boodhoo affirme : " A civil servant Krit Manohur is at the head of the […] organisation. VoH is a political party duly registered at the Electoral Commission. The leader is absent from his site of work at the Ministry of Youth most of the time […] He has been blessed by many government contracts. He has created some private companies […] All these are […] against the laws governing the civil service. "

Harish Boodhoo a également écrit au Head of Civil Service, Suresh Seeballuck : " It is important to know your role in this entire affair. What have you done to stop a civil servant […] absenting himself from his site of work, managing private companies, being proprietor of state lands at Flic en Flac and La Vigie, benefiting from government's contracts (airport, shopping paradise, casino). "

Harish Boodhoo déclare au Head of Public Service dans cette seconde lettre que si la police et le DPP demeurent sans réactions et aveugles à ces agissements, il sera contraint d'initier une poursuite lui-même : " I'll be compelled to initiate a private prosecution. You will be called as a witness to explain to the Court of law your role in the entire affair. "


METHADONE Région Hôpital Victoria


Décentralisation officielle du service dès aujourd'hui

Le ministre de la Santé apporte un démenti formel aux propos de la VOH qui affirmait hier avoir obtenu la " collaboration totale " de " competent authorities " pour manifester dans l'enceinte de l'hôpital Victoria vendredi dernier. " En tant que ministre, je me demande quelles competent authorities donneraient leur aval à un individu ou à un groupe pour manifester dans une institution gouvernementale ! ", réplique Satish Faugoo. D'autre part, à partir aujourd'hui, le service de méthadone pour la région tombant sous la responsabilité de l'Hôpital Victoria est décentralisée officiellement avec trois points de distribution : à l'hôpital Candos, à Vacoas (à côté de la SMF) et à Rose-Hill (Centre de Santé).

Le ministre de la Santé se dit à la fois " surpris " et " outré " des allégations contenues dans le communiqué de presse émis par la VOH hier. Il s'interroge d'abord sur les "competent authorities" auxquelles fait allusion cette organisation ; il rappelle à la VOH que " nous sommes dans un État de droits et que toutes les institutions doivent être respectées ". " En tant que citoyen, légiste, ex-magistrat, homme politique et ministre aujourd'hui, j'affirme qu'il n'y a pas de place dans une société pour quiconque veut prendre la loi entre ses mains ! ", dit Satish Faugoo. S'agissant du traitement des toxicomanes par le biais de la méthadone, le ministre souligne que c'est lui qui a initié ce projet et qu'il a reçu par la suite le soutien du gouvernement pour passer à l'action. " Au ministère, nous croyons dans ce programme que nous avons élaboré et lancé. Je ne vois comment maintenant nous allons demander à une organisation de venir protester contre ce même projet... Les affirmations de la VOH ne tiennent pas la route ", réplique S. Faugoo.

S'agissant de la distribution de la méthadone, le ministre de la Santé devait maintenir au Mauricien que celle-ci a repris dès hier à l'Hôpital Victoria, mais avait débuté à 8h00 au lieu de 6h30 comme à l'accoutumée. Et de préciser que la distribution avait toutefois duré une heure " parce que le nombre de patients n'était pas élevé ". " Je confirme que le service a repris depuis hier ", insiste le ministre de la Santé, qui réfute notre information d'hier à l'effet qu'il y a eu interruption du service de la méthadone ces derniers jours à Candos après les regrettables actes d'intimidation commis par la VOH. Il invoque à la place les préparatifs pour l'institution du service décentralisé. " Il n'y avait pas de rupture mais nous étions en train de revoir la politique de distribution ", dit-il au Mauricien.

Cependant du côté de l'hôpital, le personnel affirme que " si comme l'affirme le ministre on a recommencé la distribution depuis hier à Victoria en tout cas celle-ci s'est déroulée d'une manière très discrète et pas dans le lieu habituel et très peu de personnes en étaient au courant ", ajoute cet interlocuteur.

Le personnel affirme que ce n'est qu'aujourd'hui qu'il a été informé officiellement quant à la nouvelle organisation du service de la méthadone dans la région tombant sous la tutelle de l'Hôpital Victoria : la distribution de ce médicament se fait désormais sur une base décentralisée. " À partir d'aujourd'hui, la décentralisation est officielle ", indique un dispenser. Le service se fait désormais dans trois endroits : à l'Hôpital Victoria et dans deux caravannes de santé, l'une installée à Rose-Hill (à côté du Area Health Centre et à proximité du poste de police), et l'autre à Vacoas (à côté de l'ex-musée de la SMF). À noter qu'à l'hôpital, la distribution ne se fait plus dans le petit bâtiment situé à l'entrée de l'établissement mais dans la pharmacie de l'Hôpital. Selon tous nos interlocuteurs, cette décentralisation se déroule dans le calme et à la satisfaction de tous.


AVIATION Coût élevé du carburant


Air Mauritius : plus aucun vol avec des sièges vides

Donald Payen, Executive Vice-President : "Tout siège vide
est un siège qui ne sera jamais récupéré"

La compagnie nationale d'aviation, Air Mauritius, passe à la deuxième phase de son intervention visant à contrer les effets de la hausse des prix du carburant en réduisant davantage sa capacité offerte en sièges. En effet, selon son Executive Vice-President, Communications and Corporate Affairs, Donald Payen, il n'est plus possible d'opérer des vols qui comptent des sièges vides. " Tout siège vide est un siège qui ne sera jamais récupéré ", a-t-il déclaré au Mauricien.

Air Mauritius s'assure, donc, que ses avions volent avec des taux de remplissage élevés. Il n'y a plus de marge, explique M. Payen, mais la capacité sera réduite pour permettre des taux plus importants qu'ils ne l'étaient auparavant. En guise d'exemple, il cite les cas de Paris et de l'Afrique du Sud. " Sur Paris, au lieu de faire deux vols quotidiennement, si nous pouvons mettre tous les passagers sur un seul vol, nous le ferons. C'est une initiative à prendre, tout comme pour l'Afrique du Sud. Au lieu de faire voler deux avions, l'un sur Durban et l'autre sur Johannesburg, on peut mettre les passagers sur un seul avion qui ferait alors Maurice/ Durban/Johannesburg/Maurice ", dit-il. De telles interventions devraient s'accélérer, ajoute M. Payen, vu la situation inquiétante au niveau des prix des carburants.

Une telle démarche aura, bien évidemment, des conséquences sur le tourisme. M. Payen répond que cette industrie va devoir suivre la situation de près et prendre d'autres initiatives. L'une d'elles est de jouer beaucoup plus sur les marchés de proximité. " Notre crainte est que le long courrier ne devienne de plus en plus sélectif ", souligne-t-il. Ceci dit, il pense que l'image de marque de Maurice comme une destination touristique est " encore très très forte dans le monde ". Selon lui, Maurice attire une qualité de touristes qui ne semblent pas, pour le moment, délaisser cette destination. Mais, insiste-t-il, il faut suivre la situation de près, surtout avec les difficultés économiques qui s'annoncent en Europe.

Poursuivant son analyse de la situation au niveau mondial, notre interlocuteur explique que la facture carburant représente aujourd'hui 40% des coûts d'opération contre 29%, il y a deux ans. Il y a six ans, elle était à 13%. Les prix ont doublé et ont atteint aujourd'hui les 144 dollars le baril. " La situation est très grave ", commente-t-il, en rappelant les résultats prévisionnels de la IATA pour l'industrie d'aviation, mis en avant en avril dernier, qui étaient de 4,5 milliards de dollars de profits. Début juin, soit quelques semaines après, elle a révisé ces chiffres à des pertes de 2,3 milliards de dollars. La IATA indiquait aussi que si les prix se maintenaient durablement à 130 dollars, les pertes des compagnies aériennes seraient de l'ordre de 6,1 milliards de dollars cette année. " Mais, aujourd'hui, on parle de 144 dollars le baril et personne ne sait quel en sera le prix demain ", fait-il ressortir.

Pour répondre à cette situation, les compagnies aériennes ont pris plusieurs initiatives. Elles font, d'abord, du "hedging" qui consiste en achetant aujourd'hui ce qu'elles consommeront demain. Elles appliquent, ensuite, des surcharges carburant et font du fuel management. Mais ces deux mesures, affirme M. Payen, ne suffisent pas pour couvrir la facture supplémentaire du carburant. Les compagnies procèdent actuellement à une réduction drastique de leur capacité en sièges, à l'instar de American Airlines qui a cloué au sol pas moins de 75 avions cette année. Elles réduisent ensuite le nombre des dessertes et, dernière mesure, " très douloureuse " : la réduction du personnel. United Airlines a ainsi annoncé qu'elle va se séparer de 950 pilotes cette année " parce que l'activité est décroissante. "

M. Payen estime, cependant, que face à une telle situation difficile, les compagnies aériennes ne vont pas disparaître mais qu'il y aura des changements structurels. " Elles sont déjà passées par d'autres cyclones tels les crises pétrolières de 1973 et de 1979, la guerre du Golfe, leSRAS, l'invasion de l'Irak et le chikungunya à Maurice. C'est un cyclone sans précédent qui nous affecte. Ce qui fait qu'il y aura un transport aérien dans une autre configuration. Il y aura un coût, il y a aura un prix. Il sera plus cher qu'il ne l'est aujourd'hui ", conclut M. Payen.


TORTURE ALLÉGUÉE Rendition Circuit


Diego Garcia : les garanties de Washington décriées

Les récentes garanties communiquées par Washington à Londres au sujet de l'utilisation de la base américaine de Diego-Garcia dans le programme de torture alléguée (Extraordinary Rendition) de la Central Intelligence Agency (CIA) des Etats-Unis suscitent de nouveaux doutes. Dans une déclaration écrite et déposée sur la table de la Chambre des Communes à Londres, hier après-midi, le Foreign Secretary, David Miliband, souligne qu'à part les deux cas enregistrés d'escale de la US Airforce avec des détenus sur la base de Diego-Garcia en 2002, aucun autre cas similaire n'a été constaté après un examen de 391 cas allégués présentés aux autorités américaines pour confirmation.

Dans une première réaction à ce nouveau développement, l'All Party Parliamentary Group on Extraordinary Rendition, une instance de la Chambre des Communes, et Amnesty International affirment nullement être convaincus par la démarche du gouvernement britannique et également par les assurances fournies par des Américains à ce sujet. Ils trouvent que Londres fait preuve d'une trop grande souplesse vis-à-vis de Washington sur ce dossier fondamental concernant le respect des Droits de l'Homme.

" The United States government confirmed that, with the exception of two cases related to Diego Garcia in 2002, there have been no other instances in which U.S. intelligence flights landed in the United Kingdom, our Overseas Territories, or the Crown Dependencies, with a detainee on board since 11 September 2001 ", soutient le Foreign Secretary britannique dans sa réponse écrite déposée à la Chambre des Communes, hier. Cette étape fait suite à la déclaration du 21 février dernier confirmant les deux cas de 2002.

David Miliband a assuré les membres de la Chambre des Communes que tout cas de " Rendition " sur le territoire britannique en y incluant la base américaine de Diego-Garcia devra faire l'objet d'une requête formelle et sera étudié individuellement. Cette exigence fait partie de l'accord anglo-américain de 1966 au sujet de l'utilisation de la base de Diego-Garcia, mais n'a pas été respectée par les Américains dans les deux violations alléguées intervenues en 2002.

" Secretary Rice has underlined to me the firm US understanding that there will be no rendition through the UK, our Overseas Territories and Crown Dependencies or airspace without first receiving our express permission. We have made clear that we would only grant such permission if we were satisfied that the rendition would accord with UK law and our international obligations, " devait poursuivre le chef de la diplomatie britannique.

Enquête approfondie réclamée

Le Foreign Secretary britannique, qui serait embarrassé par les révélations de février dernier, n'a pas pour autant manqué de s'appesantir sur l'importance de l'axe Washington/Londres en matière de défense et de sécurité. " Our intelligence and counter-terrorism relationship with the US is vital to the national security of the United Kingdom. There must and will continue to be the strongest possible intelligence and counter-terrorism relationship between our two countries, consistent with UK law and our international obligations ", devait-il conclure.

La déception est dans le camp de ceux qui veulent s'assurer que la transparence soit de mise dans le traitement de ces informations portant sur le respect des Droits de l'Homme dans la lutte contre le terrorisme au plan international. " It is very regrettable that despite repeated requests, the Foreign Secretary has failed to obtain the necessary assurances that British territory was not used for rendition (…) The Foreign Secretary has not asked the right questions. He has failed to ask questions about flights through the UK on the way to or from a rendition ", a soutenu, hier après-midi dans une déclaration officielle le député conservateur Andrew Tyrie de l'All Party Parliamentary Group on Extraordinary Rendition.

Le député conservateur britannique dénonce l'attitude du gouvernement britannique en répondant à des questions précises sur des possibilités de torture des suspects terroristes en détention. " Yet despite my requests, the Government persists in refusing to ask questions of the US. The Foreign Secretary must now ask the US, as a matter of urgency, whether any of the flights on the list that I provided to him, compiled as result of extensive work by others, were on the way to or from a rendition, " devait-il poursuivre.

De son côté, le porte-parole d'Amnesty International (Grande-Bretagne), Ann Snow, trouve que " the overwhelming impression given is that the United Kingdom is soft on the United States of America when it comes to ascertaining the full story on renditions ".

Amnesty International réclame une enquête approfondie en vue d'établir le degré d'une éventuelle complicité de la Grande-Bretagne avec les Etats-Unis dans ces cas allégués de torture contre des présumés terroristes.

" The UK government should not be brushed off with vague assurances or narrow definitions of what renditions are, but seek a full disclosure of the US's rendition and secret detention programme, " a préconisé Amnesty International après la déclaration d'hier du Foreign Secretary britannique, qualifiée de " disappointing and leaving unanswered a whole raft of questions about the United Kingdom's role in US renditions ".