CORRUPTION ALLÉGUÉE Sentence prononcée hier
Deux policiers condamnés à trois mois de prison
La Cour ordonne à un débiteur d'honorer sa dette
Brèves
CORRUPTION ALLÉGUÉE Sentence prononcée hier
Deux policiers condamnés à trois mois de prison
Rambans Salick et Sobid Bissessur, deux membres de la force policière du grade de caporal, ont été condamnés hier par la magistrate Renuka Devi Dabee, siégeant en Cour intermédiaire (division criminelle). Ils avaient été poursuivis pour corruption. C'est l'Independent Commission Against Corruption (ICAC) qui a initié le procès. Défendus par Me Gavin Glover, ils ont donné avis d'appel.
Le délit allégué a été commis le 16 octobre 2002. Le Cpl Salick avait interpellé ce jour-là un certain Supaya Poinen, qui a été le principal témoin de ce procès, lors d'un contrôle routier. Au volant de sa voiture, M. Poinen n'avait pas de ceinture de sécurité. Ce dernier, âgé de 71 ans maintenant, a expliqué au policier qu'étant donné qu'il était arrivé à sa destination, il l'a enlevée. Non satisfait de cette explication, il a été verbalisé pour infraction au code de la route. Il a également été prié de produire son permis de conduire.
Plus tard, en présentant son permis de conduire au caporal Salick, en présence du Cpl Bissessur au poste de police de Rose-Hill, celui-ci l'aurait insulté avant de lui dire de renouveler son permis annuel après avoir subi un test médical. Supaya Poinen a demandé par la suite divers renseignements concernant le renouvellement de son permis. Le Cpl Salick, a-t-il allégué, lui aurait alors déclaré : " To a kone ki bizin fer ? Don Rs 300 ar twa. "
Le témoin lui a alors remis Rs 200. C'est son collègue Bissessur qui aurait empoché l'argent. En lui remettant cette somme, M. Supaya a dit qu'il pensait que la contravention allait être annulée. En quittant le poste de police, il a toutefois noté que le Cpl Salick l'a déchirée. Quelque temps après, M. Poinen s'est rendu dans les locaux de l'ICAC pour rapporter ce qui se serait produit.
Dans sa sentence, la magistrate s'est appesantie sur la gravité du délit, contre laquelle, souligne-t-elle, il ne faudrait pas faire preuve de clémence. Elle estime, au contraire, qu'il importe de donner le bon signal à la société. Se référant à la peine infligée à l'ancien assistant Commissaire de police Oozageer Suneechara, elle inflige donc aux deux policiers trois mois de prison chacun.
La Cour ordonne à un débiteur d'honorer sa dette
Dans un ruling rendu il y a quelques jours, la magistrate K. Bissoonauth, siégeant en Cour intermédiaire, a ordonné à un débiteur d'honorer sa dette. Celui-ci doit une somme de Rs 256 225 plus les intérêts à une quincaillerie où il avait acheté divers articles.
Le propriétaire créancier (judgment creditor) avait demandé que la Cour émette un Summons After Unsatisfied Judgment (SAUJ), étant donné que le débiteur (judgment debtor) n'a pas exécuté le jugement prononcé contre lui le 29 mai 2006.
Le judgment debtor travaille à la Quincaillerie Monaco, qui appartient à son père. Il a toutefois nié qu'il s'agit d'une affaire de famille et a fait ressortir qu'il est employé par son père et qu'il touche un salaire de Rs 10 000 mensuellement. Il a reconnu avoir fait l'acquisition de quelques articles chez le créancier tout en niant qu'il les a pris dans le but de les revendre à la quincaillerie de son père. Il a, de plus, admis avoir émis trois chèques, deux d'une somme de Rs 75 000 chacun et le troisième de Rs 95 000 pour les articles qu'il a achetés.
Toujours d'après le judgment debtor, il habite chez son père alors que sa femme et ses enfants sont en Suisse. Il a affirmé qu'il a à payer Rs 4 000 pour le loyer et doit envoyer entre Rs 2 000 et Rs 3 000 à sa famille par l'intermédiaire de sa belle-sur une fois l'an ou tous les deux ans. Mais, souligne la magistrate, aussi étrange que cela puisse paraître, il n'a pas été en mesure de donner le nom complet de celle-ci.
Le Senior Court Officer a été appelé à déposer en faveur du créancier, notamment pour produire le procès-verbal du procès. Interrogé contradictoirement, ce témoin a déclaré que dans cette affaire, le débiteur avait proposé de rembourser sa dette en payant Rs 6 000 chaque mois, arrangement que le débiteur a nié avoir accepté.
Après avoir analysé les témoignages reçus, la magistrate Bissoonauth explique que la section 30 du District and Intermediate Courts (Civil Jurisdiction) Act, amendé par l'acte N°17 de 2006, régit les SAUJ.
Dans le cas présent, souligne Mme Bissoonauth, bien que le débiteur ait nié avoir fait une offre de rembourser sa dette par des mensualités de Rs 6 000, il a déclaré pouvoir payer seulement Rs 1 000. Pour elle, il n'est pas un " witness of truth ". " Based on all the above considerations, the Court is of the view that the judgment debtor has the means to pay for the debt he actually owes to the judgment creditor. I therefore order the judgment debtor to pay back the said debt for which judgment has already been delivered in the sum of Rs 256,225 with interest and costs, by monthly instalments of Rs 6,000 ", conclut-elle.
Brèves
BLUE-BAY : un touriste victime d'un vol d'articles de Rs 55 000
Un touriste britannique, qui avait loué un bungalow au prix de £ 200 par jour à Pointe d'Esny, a été victime d'un cambriolage où des articles estimés à Rs 55 000 ont été emportés. Le butin est constitué d'un téléphone cellulaire de la marque Nokia avec une Sim Card pour un numéro de téléphone enregistré en Grande-Bretagne, deux paires de verres fumés de la marque Oakley et Christian Dior, des bijoux, des équipements électroménagers, des parfums et des chaussures. Une escouade de limiers de la CID menée par le surintendant Jean-Claude Gungah, responsable de cette enquête, a déjà effectué une descente des lieux et noté que le propriétaire du bungalow ne détient pas un permis de la Tourism Authority pour opérer en tant que tel. L'enquête policière se poursuit.
SOIRÉE D'HIER : quatre arrestations pour deux coups de feu à New-Grove
Des policiers en patrouille à Mauripark, New-Grove, ont procédé à l'arrestation de quatre personnes et à la saisie d'un fusil suite à deux coups de feu entendus précédemment. Selon les indications disponibles, vers 22h10, ces policiers avaient été dépêchés sur les lieux suite à des incidents allégués. Initialement, ils devaient rien noter d'anormal mais quelques minutes plus tard, ils ont entendu deux coups de feu tirés à quelque 200 mètres du lieu où ils se trouvaient.
En se dirigeant vers le lieu d'où étaient partis les coups de feu, la patrouille policière devait croiser un van roulant à vive allure. Après une course-poursuite, les policiers ont pu intercepter le véhicule et procéder ainsi à l'arrestation des quatre occupants, soit Kumar Boygonauth (48 ans), Utam Kumar Ramtohul (40 ans), Vinessen Padavatnan et Kumar Sampath. Un fusil portant le numéro FSA 32040 et huit douilles vides ont également été saisis.