SAINT-MARTIN Pour certains éleveurs de porcs


Compensations et emprunts toujours pas déboursés


EDUCATION Knowledge Hub


Le Birla Institute of Technology démarre ses cours en septembre


PAUVRETÉ Deux semaines plus tard


Les deux mères SDF toujours en quête d'aide


ENVIRONNEMENT Consommation et production


Baichoo : " Investir dans un avenir durable "


FPU Giandeo Peeharry :


" Minis travay bizin asim so responsabilite "


KOMITÉ VAN LEKOL Nazir Junggee :


" Nous n'avons pas les moyens d'employer deux helpers "

.


SYNDICAT Pêcheurs de Port-Louis :


" L'aquaculture nuisible à l'environnement marin "


MIE Les 23 et 24 juillet


Les pédagogues se penchent sur l'importance de la biologie


PATRIMOINE MONDIAL Mahen Gowressoo :


" L'Aapravasi Ghat et Le Morne inscrits en deux ans seulement "


FFC/INONDATIONS En cas de mauvais temps


Jacques Rosalie : il faut une unité pour aviser l'Education


1. Le district de Pamplemousses


Haut-lieu de l'histoire et du tourisme


SAINT-MARTIN Pour certains éleveurs de porcs


Compensations et emprunts toujours pas déboursés

La majorité des éleveurs de porcs opérant à la ferme de St-Martin se plaint d'être toujours en attente du déboursement des compensations et des emprunts qui leur permettraient de relancer leurs activités. Ils s'insurgent contre le fait que seuls dix des cinquante éleveurs, dont les emprunts ont été approuvés, ont reçu leurs chèques le 17 juin dernier en marge d'un fonds de Rs 125 M, prévu dans le Budget 2008/2009.

" Nou pe malad. Nou pa kone a kot nou ete. Nou tou le bra finn tonbe. Depi enn moi tou prosedir finn fini, me nou pa ankor gayn narien. Nou anvi gayn nou larzan ", affirme Louise Raya, 71 ans, éleveuse. Marc Clam, également septuagénaire, abonde dans le même sens : " Mon nom figurait à la treizième place sur la liste des éleveurs, lors de la cérémonie de remise des chèques, le 17 juin dernier. Aujourd'hui, un mois après, je suis encore dans le flou. J'attends toujours mon chèque. " Pour sa part, Marie Rose Bibi évoque ses difficultés en tant que femme d'éleveur : " Mon père et mon mari travaillent ensemble comme éleveurs. Ils ne perçoivent que Rs 6 500 comme allocation pour deux personnes. J'ai quatre enfants, dont un bébé à nourrir. Je n'ai même pas d'argent pour acheter une paire de dholl purri. J'ai des factures et des dettes à honorer, mais je n'y arrive pas. " De même, Éric Perrine, qui opère en partenariat avec son père à St-Martin, se demande : " Mo papa ti ena 97 koson e mwa 71 koson. Tou finn mor. Me selman mo papa ki gayn sa allocation Rs 6 500 la. Mo marye, kouma mo pou fer pou viv ? "

Bon nombre d'éleveurs, à l'instar de Mme Raya, disent avoir rempli toutes les formalités d'usage pour leurs compensations et emprunts, et que les instances décisionnelles (ministère des Finances, de l'Agro-industrie, entre autres) tardent à effectuer les versements. " J'avais 89 cochons, tous abattus par les autorités à cause de la peste porcine africaine (PPA). Zot finn pran tou zot finn ale. Nou finn donn zot sa avek bon ker. An retour fodre pa ki nou bizin supliy zot pou nou gayn nou larzan. Donn nou nou loan, laisse nou travay ", affirme Marc Clam. Des éleveurs accusent les autorités d'avoir recours à des delaying tactics pour ne pas débourser, " dans le seul but d'attendre que le projet de délocalisation à Richelieu se concrétise ".

" Nou anvi rest St Martin. Ki fer na pa fer zardin de pork la a St Martin mem ? Isi dan St Martin nou ena nou porsri, nou biro… Nou ena plis lespas ", soutient M. Clam. Louise Raya, qui est du même avis, ajoute que " depi lepok SSR nou dan St Martin. SSR ti dir ki si pa ena puits na pa pou ena ferm St Martin. Or, nou finn kontribye Rs 10 000 par sak elver pou fouy enn puits avek led Doger de Spéville. Nou finn ena sato do. Nou finn refer kanalisasyon. Zot dir nou refer nou bann porsri. Me azordi, zot vinn dir nou al Richelieu. Se enn skandal ! " Et d'affirmer que les autorités concernées, dont le ministre de l'Agro-industrie, Arvin Boolell, doivent bien refléchir avant de faire transférer les éleveurs de porcs. Éric Perrine, lui, ne voit " aucune logique dans la démarche gouvernementale " : " Le 17 juin, on nous avait demandé de relancer nos activités d'élevage. Mais aujourd'hui, on nous demande d'aller ailleurs. "

Selon nos informations, les autorités concernées se sont rendues dans ce village pour présenter le projet de jardin de porcs aux forces vives de Richelieu à la fin de la semaine dernière. Les éleveurs et les forces vives, pour leur part, suivent de près ce projet de délocalisation.


EDUCATION Knowledge Hub


Le Birla Institute of Technology démarre ses cours en septembre

Le Birla Institute of Technology International Centre, université privée indienne, démarrera ses cours à Quatre-Bornes en septembre prochain. Cela en attendant la construction de son campus à Rose-Belle, sur un terrain d'une superficie de 20 arpents que lui a cédé l'Etat mauricien pour la création d'un centre international visant à offrir des cours en technologie, sciences et gestion.

Selon son directeur, M. Munish, le centre offrira, dans un premier temps, quatre cours - MBA et MCA, BBA et BCA - avant d'introduire l'année prochaine d'autre cours : tourism management, hospitality management et en catering technology. " Dès le départ, nous offrirons des cours menant à un diplôme supérieur dans le tourisme. Nous introduirons également l'année prochaine le BSc in Multimedia and Animation, qui est un très bon cours pour ceux qui souhaitent avoir des compétences pratiques dans le multimédia et l'animation. Le monde du divertissement est rempli de telles applications et je pense que les étudiants qui suivront ces cours auront un avenir brillant vu que Maurice s'ouvre à de telles entreprises ", fait-il ressortir.

Le directeur de BIT souligne que les étudiants de BIT (Mauritius) recevront les mêmes certificats que ceux offerts aux étudiants de BIT (India). Il n'y aura aucune distinction entre eux. M. Munish précise que les questionnaires d'examens seront préparés en Inde, travaillés à Maurice et renvoyés en Inde pour être corrigés et évalués.

Selon lui, ces cours devraient aider Maurice à devenir un knowledge hub qui, à son tour, va encourager les entreprises étrangères à s'implanter ici, " puisque les gens compétents seront disponibles ". " Si ceux-ci ne sont pas disponibles, les entreprises recruteront à l'étranger et, à ce moment, Maurice ne se développera pas dans le sens réel du terme. Car, lorsqu'on parle de faire de l'île un knowledge hub, il faut le faire avec des gens locaux ", souligne notre interlocuteur.

De l'autre coté, M. Munish estime que les revenus des Mauriciens vont augmenter " once they are more knowledgeable ". Ce qui aura, selon lui, un impact positif sur le développement économique du pays. " On ne peut penser à développer le pays à moins que les Mauriciens sont empowered and become more well-off ", dit-il.

Pour sa part, le partenaire local de l'Institut, Baljinder Sharma, indique que le centre à Rose-Belle pourra accueillir environ 5 000 étudiants qui vont être recrutés, tant à Maurice qu'en Inde et en Afrique. S'agissant des conférenciers, ils viendront principalement de l'Inde mais, a-t-il précisé, " si besoin est, nous allons en recruter à Maurice également ". Le projet est prêt et les travaux au coût d'environ Rs 500 M devraient débuter avant la fin de l'année.

C'est grâce à la démarche du gouvernement mauricien visant à transformer le pays en un centre régional du savoir que le Birla Institute s'est intéressé à s'implanter à Maurice. Cet institut a été créé en 1955 et a, durant les 50 dernières années, développé un centre d'excellence académique offrant des cours menant aux licences et aux diplômes supérieurs, de même que des programmes de doctorat dans l'ingénierie et la technologie, les sciences appliquées, les applications informatiques, la biotechnologie, la pharmacie, la gestion des affaires et la gestion des hôtels, entre autres.


PAUVRETÉ Deux semaines plus tard


Les deux mères SDF toujours en quête d'aide

Presque deux semaines après avoir quitté Marie-Reine-de-la-Paix, où elles avaient passé quatre nuits à dormir à la belle étoile avec leurs quatre enfants en bas âge, Marie Clarice et Anne-Marie Véronique, deux mères sans domicile fixe, sont toujours dans l'incertitude. Elles ont à présent trouvé refuge chez Julienne François, une vieille femme généreuse au quartier Shell à Roche-Bois, dans une maison délabrée, dont le toit troué comme une passoire laisse passer la pluie comme le vent. Alors qu'au niveau du ministère des Droits de la Femme, on nous assure que le suivi est assuré, cette affaire a fait l'objet d'une question parlementaire du député rodriguais Robert Spéville.

Il y a deux semaines, l'important pour ces deux mères était de trouver un toit pour elles et leurs enfants. Maintenant que c'est fait, leur but est de trouver du travail afin de pouvoir vivre, ou plutôt survivre : " Nounn resi gayn enn toi lor nou latet pou linstan me nou pa kapav depann lor dimounn tou le tan. Se pou sa ki nou pe anvi gayn enn travay pou nou kav debrouye ", indique Marie Clarice, 30 ans, mère de trois enfants. Ces deux femmes ont toutes deux été employées dans des usines de textile par le passé et elles souhaitent retrouver de l'emploi pour pouvoir louer une maison et envoyer leurs enfants en âge d'être scolarisés dans une école préprimaire, pour que ces derniers ne se retrouvent pas, disent-elles, à " traînasser dans la rue ".

Si elles ont aujourd'hui un toit sur la tête, c'est grâce à la ténacité du travailleur social Eddy Sadien, qui a fait jouer son réseau de contacts. C'est ainsi que Julienne François, une ancienne travailleuse sociale de la région de Roche-Bois, a accepté de les héberger dans sa petite maison en béton et en tôle située à l'impasse Élysée Aviragnet, dans le quartier Shell à Roche-Bois. Un toit c'est déjà une chose, mais malheureusement avec quatre enfants à nourrir, il est de plus en plus dur pour elles de faire bouillir la marmite et c'est justement pour cela qu'elles demandent de l'aide.

" Nou pena okenn fami. Se Leta mem ki ti deklar nou kan nou ti ankor zanfan e zordi kan nou dan difikilte nou pa pe gayn okenn led avek Leta ", déplore Anne-Marie Véronique, 21 ans. Un jour sur deux, c'est deux sachets de nouilles partagés entre elles, leur bienfaitrice sexagénaire et leurs quatre enfants, qui leur servent de dîner. Maigre repas qui doit souvent être préparé chez les voisins faute de gaz domestique pour cuisiner. Mais il faut toutefois souligner qu'un mouvement de solidarité s'est formé autour d'elles et que certaines personnes, dont des représentants religieux et des travailleurs sociaux, sont même venues leur apporter de la nourriture.

Manque d'humanité

Si au niveau du ministère des Droits de la Femme, vers lequel ces femmes s'étaient tournées il y a deux semaines pour avoir de l'aide, on nous a affirmé que le suivi est assuré, pour sa part, Eddy Sadien maintient qu'il ne comprend pas le rôle des officiers du ministère : " Je doute de plus en plus de l'humanité de ces officiers. Comment peuvent-ils venir voir ces femmes, constater les conditions de vie plus que précaires dans lesquelles elles vivotent, voir que les enfants sont malades et ont faim et repartir pour faire un énième rapport qui ne débouchera sur rien ? C'est la question que je me pose et c'est la question que je pense tout le monde devrait se poser. "

Pour rappel, soulignons que faute de moyens, Anne-Marie Véronique et Marie Clarice se sont retrouvées à la rue avec leurs quatre enfants dont un nourrisson. Ne sachant où aller, elles avaient alors trouvé refuge le samedi 28 juin dernier au monument Marie-Reine-de-la-Paix à Port-Louis. Elles y ont dormi quatre nuits, ont passé une nuit dans l'enceinte de l'hôpital Jeetoo avant de trouver de l'aide auprès d'Eddy Sadien. Démarches après démarches, c'est finalement chez une âme charitable qu'elles sont restées pendant quelques jours à Vacoas avant de venir à Roche-Bois il y a environ une semaine.

Avant-hier, à la question du député Robert Spéville sur le cas de ces deux mères, la ministre de la sécurité sociale, Sheila Bappoo, a indiqué que son ministère a été mis au courant et que le nécessaire serait fait.



Family Unit : " Nous assurons le suivi "

Au niveau de la Family Unit du ministère de la Femme, on affirme que le suivi du cas de ces deux femmes et leurs quatre enfants est assuré : " On sait que les deux femmes habitent à présent à Roche-Bois. Nous faisons le nécessaire pour trouver une solution adéquate pour les satisfaire car elles ont fait clairement comprendre qu'elles veulent être indépendantes. " Indépendance qu'un shelter, de part sa politique de fonctionnement, ne peut leur offrir. Des lettres auraient été envoyées à la Sécurité sociale et au ministère des Terres et du Logement pour voir ce qui peut être fait pour leur venir en aide. Toutefois, concernant le bien-être des enfants, on indique que le nourrisson aurait été emmené de l'hôpital contre avis médical et que suite à cela des officiers de la Child Development Unit seraient allés voir l'état de santé de l'enfant.


ENVIRONNEMENT Consommation et production


Baichoo : " Investir dans un avenir durable "

Lors de la cérémonie d'ouverture d'un atelier de consultation d'un jour au Domaine les Pailles sur la finalisation d'un Programme national sur la consommation et la production durable (Sustainable Consumption and Production - SCP), le ministre de l'Environnement, Anil Baichoo, a exprimé sa conviction dans la pertinence d'un tel programme pour faire de Maurice une île durable. Quelque 44 projets ont été identifiés pour être réalisés durant les cinq prochaines années au coût de Rs 30 M.

" Je considère ce programme comme un investissement dans un avenir durable car il met un nouvel accent et donne une direction appropriée et se concentre sur l'objectif d'un développement durable pour Maurice ", a affirmé Anil Baichoo aux quelque 80 participants à cet atelier.

Selon le ministre, les hausses constantes du prix du pétrole, les récentes inondations, les cyclones dévastateurs, la fonte accélérée de la calotte polaire ainsi que la perte sans précédent de la biodiversité indiquent de manière évidente combien Maurice est vulnérable, en tant que petit État insulaire en développement. " Il est toutefois bien important de comprendre que les changements climatiques et la perte des écosystèmes sont les symptômes d'un problème plus profond : notre manière effrénée (unsustainable way) d'utiliser les ressources de la terre ", dit-il.

Pour le ministre de l'Environnement, nos modes de consommation et de production causent non seulement les changements climatiques et la perte de la biodiversité, mais aussi d'autres problèmes environnementaux, des montagnes de déchets que nous générons à la surpêche des océans, et des pénuries à la pollution de l'air. " Promouvoir des modes de consommation et de production durables est donc essentiel si nous voulons résoudre les causes profondes de la dégradation environnementale. Il est alors temps d'aller au-delà des mots et de commencer à mettre en place les mesures concrètes qui vont amener de manière effective un changement de comportement ".

Si pour le ministre le Programme national sur la SCP est " un tournant " dans notre vision de faire de Maurice une île durable, il ne constitue pas le but ultime. " Revoir la conception de nos modes de consommation et de production constitue un défi qui requiert que tous les acteurs prennent leurs responsabilités pour traduire cette vision dans la réalité. Une fois ce programme finalisé aujourd'hui, au cours de cet atelier de consultation, nous devons concentrer toutes nos énergies à voir comme traduire ce SCP Programme aussi vite et aussi efficacement dans la réalité ", a-t-il souhaité.

À cet effet, le ministère de l'Environnement se propose de mettre sur pied un comité, indique Anil Baichoo. " Les objectifs définis, les retombées et les indicateurs mesurables vont nous permettre de faire le suivi et l'évaluation du progrès vers les objectifs de ce programme ".

Le SCP Programme and Action Plan, dont la mise en œuvre débute en septembre prochain, durera cinq ans. Il comprend 44 projets concrets à être réalisés par quelque 23 agences gouvernementales, en collaboration avec le secteur privé et les ONG. Le coût total de la réalisation de ces projets est estimé à Rs 30 M.

Les priorités stratégiques de ce programme sont les suivantes : l'efficience énergétique avec accent sur l'énergie, sur l'eau et sur la construction durable ; l'éducation et la communication pour un style de vie durable ; la gestion intégrée des déchets et le recyclage ; les pratiques durables de la fonction publique ; et la demande et l'offre croissante pour des produits durables.


FPU Giandeo Peeharry :


" Minis travay bizin asim so responsabilite "

Au cours d'une conférence de presse, ce matin, à Port-Louis, la Federation of Progressive Union (FPU) a demandé, par la voix de Giandeo Peeharry, son président, à Vasant Bunwaree de prendre ses responsabilités après la manifestation prévue pour le samedi 19 juillet à Mahébourg.

Selon M. Peeharry, ce n'est pas pour rien que Mahébourg a été choisi pour cette manifestation : ce village fait partie de la circonscription du ministre du Travail. C'est ainsi que les syndicalistes entendent ainsi lancer un message fort à Vasant Bunwaree. " Bann Mahébourgeois kapav pa o kouran ban linzistis ki dimounn ki zot inn elir pe fer bann travayer sibir. Minis travay pou bizin asim so responsabilite. "

Revenant sur le récent rapport du Pay Research Bureau (PRB), le président de la FPU estime que les salariés se trouvant au bas de l'échelle n'ont pas été pris en considération et n'ont quasiment rien reçu de ce rapport. " Nou ena plizyer reklamasyon a traver sa manifestasyon-la, par exanp ki Bunwaree reviz bann Remuneration Orders (RO) sekter prive dan zot totalite. Nou pe osi dimann ogmantasyon saler interimer pou tou ti travayer sekter prive. "

Giandeo Peehary a aussi demandé qu'il y ait un contrôle plus sévère sur les prix des articles de consommation.

Dans un autre registre, Giandeo Peeharry a commenté " la crise qui secoue la National Trade Union Council (NTUC) ". Il a ainsi expliqué comment le président de ce front syndical est choisi par un système de rotation, c'est-à-dire que chaque syndicat à son tour peut nommer l'un de ses représentants à la tête cette instance syndicale. Selon Giandeo Beehary, Toolsyraj Benydin serait celui qui sèmerait la panique dans les rangs de ce front syndical. " Kan ti ena dernye reinyon, ti ariv tour Clency Bibi pou vinn président et Toolsyraj Benydin depi Fédération des syndicats du service civil (FSSC) ti bizin vinn tresorye. Li fin deziste li sou pretext ki sa post-la tro tipti pou enn sindika ki regroup enn si gran kantite mamb. Seki nou pe dir seki sa li pe rod zis pouvoir et bann premye grad. Nou pe dir li klerman : si pou kontinye ena sa bann problem intern-la o nivo FSSC, nou pou prezant en, mosyon kom koi nou pe kit sa fron sindikal-la parski dan tousala, se lennmi ki pe get nou pe riye. Bann gro kapitalis ek gouvernma pe kontan trouv klas sindikal divize. Ladan, se bann ti dimounn ek bann ti travayer ki pe soufer. "

Le président de la FPU a aussi statué qu'Ashok Subron, de la General Workers Federation, n'a aucune influence néfaste sur la FPU, ni vice-versa, contrairement à ce que veulent faire croire certains syndicalistes. Chose que devait confirmer Enrico Permal, secrétaire administratif de la FPU : " Bann-la pe dir ki Ashok Subron pe destabiliz NTUC ek FPU par lamem okazyon. Li totalman fos kar la racine du mal est ailleurs. Si zot swiv aktyalite sindikal byen dan les prochains jours, ou pou trouve ki pou ena boukou kitsoz ki pou pase. "

Quant à Venou Ramsamy, membre du bureau de la FPU, il s'est attardé sur le fait que la politique économique actuelle du gouvernement " saigne à blanc les petits travailleurs ". Il a aussi dénoncé le fait que le salaire de base pour un employé du secteur privé ne soit que de Rs 6 000 et qu'un travailleur de la zone franche ne gagne que Rs 2 800.


KOMITÉ VAN LEKOL Nazir Junggee :


" Nous n'avons pas les moyens d'employer deux helpers "

Au cours d'une conférence de presse, hier, à Port-Louis, le Komité Van Lekol, par la voix de son président Nazir Junggee, a abordé différents points qu'ils ont soulevés lors d'une réunion qu'ils avaient eue plus tôt avec la National Transport Authority (NTA), le ministère du transport et la police. Ils ont notamment fait ressortir qu'ils étaient dans l'incapacité d'employer deux helpers dans chaque véhicule.

Nazir Junggee est revenu sur des questions abordées lors de la réunion qu'ils ont eue avec la police, le ministère du Transport et la National Transport Authority. Selon Nazir Junggee, employer deux helpers, comme le veulent les autorités, les contraindrait à faire des dépenses dont ils n'ont pas les moyens, la somme étant trop conséquente. De plus, cette dépense additionnelle ne ferait qu'ajouter à la " compétition accrue " à laquelle ils font face : " Nous devons déjà composer avec la montée des prix du carburant et le système de transport gratuit, comment voulez-vous que l'on trouve de l'argent pour payer deux employés supplémentaires ? Nous n'en avons pas les moyens ", a fait ressortir le président du Komité Van Lekol. Et de se demander qui devrait assumer les conséquences s'il arrivait malheur à un enfant par la faute du helper ? " La meilleure solution, selon moi, serait que le titre de helper devienne un emploi à part entière et que la NTA en assume la responsabilité. Cette institution devrait elle-même employer des personnes, les former et ensuite les mettre sur une liste que les opérateurs de transport d'écolier pourraient consulter en vue de recrutement. Ce nouveau métier serait bien sûr réglementé par toutes les lois en vigueur sur le travail, comme les sick leaves. "

Selon Nazir Junggee, un van coûte cher à cause des taxes exorbitantes qu'impose le gouvernement. De ce fait, ajoute-t-il, la plupart des vans transportant des écoliers sont vieux, ce qui pose le problème de sécurité des enfants. Autre mesure qu'ils ont proposée lors de cette réunion, l'aménagement de places de parking spéciales pour les véhicules transportant des écoliers. Nazir Junggee a déclaré à ce sujet : " La plupart des écoles se trouvent aux abords des routes principales. Quand nous nous garons, nous commettons toujours une infraction, ce qui fait que les policiers nous prennent en contravention. Pour le bien de tous, il est important que des aires de stationnement soient prévues pour nous. "

Autre question soulevée par le Comité Van Lekol, les autobus de 35 ou 65 places qui véhiculent des écoliers. " Dans ces cas, il n'y a aucun helper ; c'est le chauffeur qui doit tout faire. Et la loi permet cela car ils sont enregistrés comme des one operator. Pourtant, la NTA ne voit pas que nous, qui travaillons avec au maximum 15 passagers, nous pouvons tout à fait travailler en tant que one operator également. A ce même sujet, ces dernières années, seuls les taxis marrons et les contract school buses ont été pris en contravention et pas ces autobus. "

Nazir Junggee n'a pas manqué de critiquer le système de transport gratuit, mais a émis une proposition qu'il juge plus adaptée à cet effet. " Les écoles ont leurs registres pour contrôler la présence des écoliers. Une somme devrait être versée aux familles pour chaque jour de présence de leur enfant. Par exemple, admettons qu'un enfant aille à l'école 25 jours par mois et qu'il s'est absenté pendant trois jours, une somme équivalente sera déduite de cette allocation de transport. Ce sera aussi une façon de lutter contre l'absentéisme et l'école buissonnière. "

Les membres de cette organisation ont cependant salué la décision de la NTA d'inclure dans leur permis permanent le droit de travailler même en période de vacances scolaires. Auparavant, les propriétaires de van devaient se déplacer afin de changer leur permis, ce qui leur coûtait du temps et de l'argent, selon eux.


SYNDICAT Pêcheurs de Port-Louis :


" L'aquaculture nuisible à l'environnement marin "

La communauté des pêcheurs se dit préoccupée par les nouvelles lois concernant l'aquaculture. Judex Ramphul, président de ce syndicat, lors d'un point de presse, a estimé que " l'aquaculture aura des impacts négatifs sur nos ressources marines " et que le gouvernement devrait revoir ce projet.

Le Syndicat des pêcheurs de Port Louis se dit favorable aux démarches de l'Etat pour le développement mais insiste que cela ne peut se faire aux dépens des pêcheurs et de la population mauricienne, tout aussi concernée par ce projet. L'Aquatic Business Bill, estime-t-il, au lieu de promouvoir nos ressources ne fera qu'aggraver la situation : " Aquaculture dan nou lagon pou detruir lavi marine ". Cependant, s'il ne rejete pas totalement le projet, il demande l'institution d'un comité tripartite pour revoir certaines clauses, au cas contraire " pêcheurs pou perdi tou zot drwa ". Il dit noter que seuls les promoteurs pourront bénéficier de ce projet à travers le système de lease préconisé. M. Ramphul est d'avis qu'il y a du potentiel parmi les jeunes du pays pour développer ce genre de projet, qui ne nécessite pas nécessairement l'intervention des étrangers.

Autre intervenant, Vassen Kauppaymuthoo, océanographe, s'est appesanti sur les répercussions de l'aquaculture dans les lagons. Se basant sur les résultats d'une étude qui aurait été effectuée, il soutient que la population de poissons en dehors des zones d'aquaculture sera affectée. D'autre part, il fait ressortir que les Mauriciens ne pourront se permettre ces produits de l'aquaculture en raison de leurs prix élevés. Il pense donc que le gouvernement finira par exporter cette production. Aussi, ne comprend-il pas la nécessité de louer nos lagons. L'océanographe a cité l'exemple du Chili où l'État a dû mettre un terme à la pratique d'aquaculture dans les lagons suite aux problèmes environnementaux survenus.

Par ailleurs, souligne-t-il, l'Aquatic Business Bill n'est pas conforme à la Constitution, qui permet le droit au mouvement. " Les pêcheurs pourront se déplacer en mer seulement en respectant les zones d'aquaculture ". Enfin, le Syndicat des pêcheurs annonce une manifestation pacifique si leur demande pour une révision de l'Aquatic Bussiness Bill n'est pas acceptée.


MIE Les 23 et 24 juillet


Les pédagogues se penchent sur l'importance de la biologie

Un symposium sur l'enseignement de la biologie aura lieu à Réduit les 23 et 24 juillet. Cette initiative du Mauritius Institute of Education et de la Society of Biological Teachers a pour objectif de mettre en avant l'importance des sciences, dont la biologie.

Lors d'une conférence de presse, hier matin, les représentants du Mauritius Institute of Education (MIE) et de la Society of Biological Teachers (SBT) ont présenté un projet de valorisation de l'enseignement des sciences, plus précisément la biologie. " Le monde fait face à plusieurs problèmes comme la crise énergétique, la perte de la diversité biologique, le sida, entre autres problèmes. Toutes ces crises sont rattachées directement aux sciences biologiques ", fait ressortir le Dr Anwar Bhai Rumjaun, Senior Lecturer au MIE. " La biologie ne doit plus être vue que comme une matière scolaire. Elle est présente dans tout ce qu'on fait, elle fait partie de notre vie quotidienne ", souligne-t-il.

Selon Sheela Thancanamootoo, directrice du MIE, le taux de réussite dans cette matière chez les collégiens atteint seulement 30%. " De moins en moins de collégiens optent pour la biologie et on remarque qu'ils travaillent moins bien en biologie que dans d'autres matières scientifiques ", ajoute-t-elle. Le MIE et la SBT veulent, à travers ce symposium, trouver un moyen pour encourager les collégiens à se tourner vers la biologie. Ils soulignent aussi que le gouvernement de Maurice entame une phase de réformes dans le secteur de l'enseignement afin d'améliorer la qualité de l'enseignement au niveau national.

" La science a trop longtemps été vue comme un domaine réservé aux garçons seulement ", observent les représentants du MIE et de la SBT.

Le symposium des 23 et 24 juillet au MIE permettra de mettre en avant l'importance de la biologie. Les objectifs de cette réunion visent d'abord à comprendre les rapports entre les sciences biologiques, l'environnement, le développement durable et la santé afin de promouvoir la Biology Education et aussi d'améliorer le mode d'enseignement de la biologie et des sciences.


PATRIMOINE MONDIAL Mahen Gowressoo :


" L'Aapravasi Ghat et Le Morne inscrits en deux ans seulement "

Le ministre des Arts et de la Culture, Mahen Gowressoo, s'est félicité, hier après-midi, à l'Assemblée nationale, qu'en l'espace de deux ans seulement, Maurice a vu deux de ses sites historiques, l'Aapravasi Ghat et Le Morne, inscrits sur la World Heritage List. " These two historical landmarks have transformed the image of Mauritius in the eyes of the world ", dit-il.

Mahen Gowressoo vient de rentrer au pays après avoir dirigé une délégation pour assister à la 32e session du World Heritage Committee, du 2 au 10 juillet dernie, au Québec. À l'agenda de cette session figurait l'examen de 47 sites recommandés par les deux instances consultatives de l'Unesco : l'International Union for Conservation of Nature (IUCN) et l'International Council for Monuments and Sites (ICOMOS).

Le dossier du Morne était inscrit à l'agenda du dimanche 6 juillet, et les représentants de 13 pays sont intervenus en sa faveur. Selon le ministre, le comité a reconnu la valeur exceptionnelle et universelle du Le Morne Cultural Landscape, montagne qui servait de refuge aux esclaves qui fuyaient leurs maîtres. " The mountain is an exceptional testimony to marronnage and resistance to slavery. It is a symbol of slaves'fight for freedom, their suffering and their sacrifice ", dit-il. Ce symbole revêt toute son importance non seulement à Maurice mais aussi dans les pays d'où sont venus les esclaves : Afrique, Madagascar et Asie du Sud-Est. " C'est ce qui a donné naissance à la culture créole, avec les souvenirs d'antan et les traditions orales ", affirme Mahen Gowressoo.

Le ministre ajoutera que " both slaves and indentured labourers were routed through our small country to other parts of the world thereby giving birth to the concept of slave route ". L'Unesco, dit-il, se propose d'aider à l'institution d'une Route de l'Esclavage.

M. Gowressoo a tenu à exprimer ses remerciements à toutes les parties dont les représentants étaient présents au Québec, aux forces vives de la région du Morne, au leader de l'opposition, Paul Bérenger, qui avait déclaré que l'inscription du Morne était " une grande victoire ", et à Nando Bodha, chef de file du MSM, qui a trouvé qu'elle " constitue un dénouement heureux ".

Le ministre a dédié finalement cet heureux dénouement au Premier ministre, Navin Ramgoolam, qui, dit-il, lui a donné tout son soutien tout au long de ces trois dernières années. " His conviction in the inscription was a major source of inspiration that guided us throughout this formidable task ", dit-il. Mahen Gowressoo se félicite aussi de la coïncidence de cette inscription avec la célébration des 40 ans de l'Indépendance du pays.


FFC/INONDATIONS En cas de mauvais temps


Jacques Rosalie : il faut une unité pour aviser l'Education

Jacques Rosalie, un des assesseurs du juge Bushan Domah, du Fact-Finding Committee sur les inondations du 26 mars dernier, suggère qu'un comité de cadres supérieurs d'instances au niveau local, dont la police, soit institué pour analyser la situation en cas de mauvais temps et aviser le ministère de l'Education. Ceci afin que des décisions de laisser rentrer les élèves ou pas soient prises sur le plan local. L'objectif : assurer leur sécurité car les inondations ont lieu de manière localisée.

Cette suggestion a été faite lors de la déposition de l'ACP (Assistant commissaire de police), Pritamsing Juwaheer, responsable de la division de la zone sud-est hier, à Port-Louis. Ce à quoi l'ACP Juwaheer a répondu : " It is a good idea ! " " Bien sûr la police est d'accord pour coopérer ", a-t-il laissé entendre Selon M. Rosalie, ce comité pourrait être composé de la police, des responsables des services météorologiques et de cadres du ministère de l'Education. Sa tâche ne sera pas de se substituer au comité déjà en place mais de travailler sur le plan local. Lors de sa déposition, M. Juwaheer a soutenu avoir été en contact permanent avec le responsable de la zone sud-est du ministère de l'Education. Cependant, malgré la montée des eaux, celui-ci lui aurait affirmé ne pouvoir laisser partir les enfants, sans le feu vert du ministère.

L'ACP Narainduth Goorah, du poste de police de Flacq, indique que dès 7 heures du matin, ce 26 mars, il y avait une accumulation d'eau sur le pont de Bramsthan et à 8h15, c'était l'inondation. Le témoin a indiqué les différents lieux de la région qui étaient inondés dès le matin, à savoir, le pont de Bramsthan, Cité-Argy, Cité-EDC. Il indique que dès 10h15 du matin, des enfants rentraient de l'école. Cependant, il n'a pu dire si c'était les parents qui sont allés les chercher ou si c'était l'école qui les avait laissés partir.

M. Goorah a raconté que la police avec un fort soutien des pompiers a fait sortir dix enfants de l'école préprimaire du St-Esprit à Flacq à l'aide de cordes. C'était aux alentours de 11h30, dit-il. Des handicapés, des enfants et d'autres personnes ont également été évacués de leurs maisons avec l'aide du GIPM et de la SMF dans les localités suivantes : Cité Argy ; Cité Hibiscus ; Cité EDC ; Poste-de-Flacq et Montagne-Blanche. A Bras-d'Eau, poursuit-il, 31 touristes étaient bloqués à cause des eaux. Ils ont pu être sauvés également avec la collaboration des habitants de la localité. A la SSS de Bel-Air, 140 élèves ont été secourus à l'aide de volontaires et reconduits chez eux. Ceux-ci habitent dans des endroits différents : Rose-Hill, Villebague, Mahébourg…

M. Goorah a également indiqué que Rudy Catapermal a été emporté alors qu'il voulait jauger la profondeur des eaux. Concernant le cas de Yogen Naiken, le Diary Entry et le rapport officiel de la police ne concordent pas. Selon le Diary Entry, il aurait sauté dans l'eau alors que le rapport officiel indique qu'il a glissé. A une question de M. Rosalie, M. Goorah indique que les trois rivières les plus dangereuses seraient la rivière Constance, la rivière Flacq et Pont-Blanc aussi connu comme Pont-Sec.

Pour sa part, l'assistant surintendant Chand Malloo, du National Coast Guard, a indiqué que des éléments de cette unité ont prêté main forte pour la recherche des corps des noyés à Mon-Goût lors des inondations du 26 mars dernier. Sur une base purement humanitaire ?, lui demande le juge Domah. Oui, répond-t-il. Et d'indiquer que les éléments de la NCG travaillent a priori en mer, sur requête, mais qu'ils effectuent des missions à l'intérieur de l'île également. Le juge Domah demande s'il ne faudrait une unité spéciale de la NCG pour travailler à l'intérieur du pays - pour s'occuper des rivières et des lacs. Selon M. Malloo, la force policière compte une soixantaine de plongeurs affectés au NCG, à la SMF (Special Mobile Force) et le GIPM (Groupement d'intervention de la police mauricienne) et pas de femmes.

La prochaine séance est prévue pour le lundi 21 juillet.


1. Le district de Pamplemousses


Haut-lieu de l'histoire et du tourisme

Le district de Pamplemousses avec une superficie de 178.7 km2, est en septième position par rapport au district de Flacq, le plus grand du pays. Il balise avec le district de Port-Louis. Sa frontière sud est le Ruisseau Terre-Rouge, si bien que toute la région de la Cocoterie, Baie-du-Tombeau, Le Hochet, Riche-Terre appartient au district de Pamplemousses. A l'est, la frontière avec le district de Rivière du Rempart est discontinu, elle passe après le réservoir de la Nicolière pour inclure le village de Pont-Praslin, une partie du village de Piton, se resserre autour de Fond-du-Sac et s'amenuise pour inclure seulement la partie ouest de Grand-Baie et la région du Vale.

Le district de Pamplemousses est une des régions agricoles et touristiques les plus importantes du pays. Elle est riche en histoire pour toutes les composantes de la société mauricienne. Le Jardin des Pamplemousses témoigne de tout l'apport botanique et scientifique de la présence française. Le premier temple hindou construit à Maurice en 1867, le Aum Namah Shivaya, se trouve à Gokhoola. C'est aussi le district qui a été le plus grand bénéficiaire d`infrastructures sportives ou sociales récentes : l`Aventure du Sucre, l`Aquarium de Pointe aux Piments, le Horse Riding Delight à Mon Choisy, le gymnase Aneerood Jugnauth construit grâce à un financement chinois.

Le district de Pamplemousses regroupe des régions diversifiées qui seront passées en revue aufur et à mesure:

Le triangle sud du district de Pamplemousses, une enclave d'une certaine altitude.

La région autour de Pamplemousses et au sud de Balaclava drainée par des rivières. On y trouve des rivières qui descendent des montagnes pour se diriger à l'horizontale drainant d'est à ouest les plaines de Grande Rosalie, Pamplemousses, les terres d'Arsenal vers les deux estuaires de la côte ouest entre Balaclava et la Cocoterie.

Les Plaines du Nord et leurs cratères.

4. Les régions côtières s'étendant de Pointe aux Piments à Grand-Baie.

1. Le triangle sud du district de Pamplemousses

Le triangle sud du district de Pamplemousses a un cachet d'une exceptionnelle beauté. C'est une région de moyenne altitude englobant tous les prolongements au nord de la chaîne de Montagne de Port-Louis. Le pic qui domine est le Pieter-Both à 820 m d'altitude, mais c'est une exception. Toute cette région descend graduellement vers Villebague et Notre-Dame autour de Montagne-Longue.

Cette enclave vallonnée encerclée de montagnes constitue une région bien typique avec son climat plus frais, sa végétation plus verte, ses multiples ruisseaux, les cours ombragées qui constituent tout un arsenal d'arbres fruitiers autour de quelques belles maisons anciennes quasiment désertées ou reconverties.

Cette enclave vallonnée se subdivise d'Ouest en Est en 4 régions :

La Vallée de Crève-Coeur et de Montagne-Longue.

La Vallée des Mariannes entre les flancs de montagnes s'incurvant pour abriter de vertes vallées sillonnées de petits cours d'eau.

La région de la Nicolière

La région de Terre-Rouge

La Vallée de Crève-Cœur et de Montagne-Longue

Le village de Montagne-Longue est l'agglomération la plus importante de cette région. Les autres villages ont pour noms Calebasses, Notre-Dame, D'Epinay, Crève-Cœur et Congomah. À l'extrémité est du district, quasiment à la frontière avec Rivière du Rempart se trouve le petit village de Pont-Praslin.

La Vallée de Crève-Cœur et de Montagne-Longue est encadrée à gauche par les versants est de Montagne-Longue et des pics - Roc l'Echelle, Pic Cantin, Pic de la Vierge. Au haut de la vallée se dresse de toute sa superbe le Pieter Both, coupé de la Montagne des Deux Mamelles par la rivière Crève-Cœur et sa vallée. L'autre bras qui renferme la vallée est Montagne Calebasses et la Montagne Bonamour. A l'intérieur, la vallée et le village de Montagne-Longue qui se situe à une altitude de 250 mètres est drainée par de multiples cours d'eau - dont Robinson, Boulingrin, qui se jettent dans la Rivière Labourdonnais qui descend de Crève-cœur pour aller vers les villages de Montagne-Longue et de Notre Dame. Il y a un éventail de mini-régions dont les noms - Tosca, Melotte, Robinson, Boulingrin, Camp Laboue, Bois-Pignolet, Baillache, Notre-Dame - appartiennent à l'histoire des concessions et des familles qui ont marqué cette région. Ce coin du pays a réussi à garder une centaine identité où vallées et montagnes se chevauchent et s'épousent en parfaite harmonie.

CREVE-COEUR

Sur les flancs nord de la montagne du Pieter Both, se trouve un havre de paix et de verdure dont l'histoire remonte à 1750, quand Jean Louis Crève-Cœur, marin français, décida de prendre sa retraite dans cette région.

" Crève-Coeur lui est inchangeable. La maison basse, le verger, la pelouse de guingois sont en sursis. Demain, cette vieille terre volcanique va reprendre ses droits, et après le passage de l'homme, se remettre à dialoguer avec le vent, le ciel impassible qui pèse sur la mer Indienne ", écrit Jean Fanchette dans son roman, Alpha du Centaure, publié en 1975.

La nécessité d'une route carrossable reliant Crève-Cœur et Montagne Longue à St Pierre et Quartier Militaire à été maintes fois évoquée durant les dernières décennies, mais rien de concret n'a été fait dans ce sens. C'est donc à pied ou par les deux roues que les gens peuvent accéder au plateau central à un point de la crête de montagne. Cette route non-asphaltée reliant Crève-Cœur à Malenga est en fait une voie d'accès entre le district de Moka et celui de Pamplemousses.

Annexé au village de Crève-Coeur, se trouve le village de Thomassin.

Le pont de Thomassin existe depuis l'époque des charrettes au début de 1900; elle est la seule voie d'accès qui relie ce village à Crève-Coeur, Montagne-Longue et Valton.

La Vallée des Mariannes

Plus à l'est, entre Montagne Calebasses (632m) et les flancs qui surplombent la Nicolière se trouve une seconde vallée plus ouverte drainée par la Rivière Calebasses, elle englobe divers villages, dont les Mariannes et Congomah. Des petits cours d'eau, dont Bocquée, Ramlakan, Duhamel, Hawoldar, Mozambique, Ruisseau Rose, descendent entre les Mariannes et Montagne Bonamour pour constituer la Rivière Calebasses.

Montagne Bonamour - quelque 200 m - reste un massif isolé dans la vallée. ce qui permet à la route qui descend des Mariannes de passer à travers la région de Belvédère avant de rejoindre le village de Montagne-Longue alors que l'autre embranchement passe par Congomah et Camp-Créole pour rejoindre la route qui va de Port-Louis à Flacq.

Quand les rivières Labourdonnais et Calebasses descendant chacune les flancs des montagnes en direction nord se rejoignent finalement, elles font un virage vers l'ouest et deviennent la Rivière du Tombeau qui passe par le cimetière de Bois Marchand avant de couler en direction d'Arsenal pour se jeter à l'estuaire au sud du Goulet.

Une pépinière à Eau Bouillie

A Eau Bouillie qui se trouve à proximité de Les Mariannes, se trouve une pépinière du ministère de l'Agriculture qui date de 1950. En face de la pépinière se trouve le bassin d'Eau Bouillie. Auparavant, l'eau du bassin faisait des bulles, comme si elle était en ébullition. D'où le nom du lieu Eau Bouillie.

Les Mariannes et ses ananas

Les ananas et le gingembre sont importants dans la vallée des Mariannes. Il est évident que les planteurs de la région ont développé une agriculture plus moderne et plus rentable.

Le village de Les Mariannes compte 30 à 40 planteurs d'ananas. Quelque 30 arpents de terre sont sous culture d'ananas.

" Traditionnellement, nou ti pé plante 18,000 à 20, 000 pieds zananas lors ène arpent. " Grâce aux cours de l'Agricultural Research and Extension Unit (AREU), un planteur peut actuellement cultiver 40 000 plants d'ananas sur un terrain d'un arpent.

Les planteurs ont aussi recours au dopage, technique culturale qui leur permet de décider de la floraison de l'ananas.

La région de la Nicolière

Une troisième région bien enclavée se trouve entre Montagne William à l'ouest et les Montagnes de la Nicolière à l'est. La Nicolière est le nom de guerre d'André de Refuveuille, concessionnaire de ces terres en 1770. La Nicolière est un ancien établissement sucrier qui s'est aussi appelé Belle Vue et dont la cheminée existait encore en 1931. (Dictionnaire Toponymique de l'Ile Maurice p.118). La Rivière-du-Rempart qui prend sa source dans les montagnes de la Nicolière, au nord de la région de Nouvelle-Découverte a été endiguée pour créer le réservoir de la Nicolière. Cette région de la Nicolière est encaissée par des flancs montagneux de 400 mètres surplombant le réservoir artificiel de la Nicolière terminé en 1929 pour alimenter le Nord en eau. La route qui descend fait des zigs zags impressionnants et offre une vue splendide sur les Plaines du Nord. C'est la région de Villebague et de Petite Julie que draine la Rivière des Pamplemousses qui coule vers le nord en passant à travers les régions de Grande Rosalie et le Mount, qui s'ouvrent maintenant dans la plaine du Nord. Après le Jardin des Pamplemousses de réputation internationale, la Rivière Labourdonnais dorénavant dénommée Rivière Citrons, tourne en direction du nord-ouest pour se jeter finalement dans la Baie aux Tortues à Balaclava.

La Nicolière principal réservoir, construit par l'ingénieur Paul le Juge, pour irriguer les plaines du Nord, a vu son feeder canal de 27 kilomètres, le plus long de l'île être remis à neuf pour relier le Midlands dam qui envoie 70 millions de m3 d'eau par an, ce qui a doublé la capacité de la Nicolière.

Eau Bouillie et Pont Bon Dieu, sont des noms donnés par les marrons pour décrire une source dont les eaux sous pression semblaient bouillonner et un pont naturel séparant deux cheminées effondrées de volcan.

La recharge de l'aquifère des plaines du Nord dépend essentiellement des pluies sur le plateau central.

Les vallées de Crève-Cœur-Notre Dame et de Les Mariannes-Congomah contribuent à l'alimentation de la partie ouest des plaines du Nord.

Les zones de fracture entre La Nicolière et Rivière-du-Rempart constituent des drains naturels permettent une recharge importante de la partie centre-est des Plaines du Nord.

Sur les pentes sud de l'Escalier, l'État possède une ferme de fourrage et à l'Escalier une ferme d'élevage de moutons à Salazie.

La région de Terre-Rouge

A l'entrée nord de Port-Louis, le conseil de village de Terre-Rouge englobe Bois-Pignolet, Bois-Marchand, Camp-la-Boue, Mamzelle- Laure et le morcellement Tara. Cette région qui s'est développée en un grand village s'industrialise de plus en plus. Le développement portuaire dans le nord de la capitale nécessite des sites de stockages et donne lieu à l'établissement d'industries nouvelles. La production vivrière des villageois est écoulée au Marché Central.

C'est à Bois-Pignolet que se trouve le temple hindou Rameswarnath, dont le shivalingum été le tout premier en 1898 sur lequel l'eau de Grand-Bassin a été déversée.

Le supermarché Jumbo de Terre Rouge témoigne de la vitalité commerciale et résidentielle de cette région.

Le développement de Tianli, zone commerciale et industrielle développée par les Chinois, va apporter des changements majeurs dans toute cette région.

Sillonner l'île en traversant ses districts,

c'est ce que propose, tous les jeudis,

cette page. première étape, cette semaine, dans le Nord pour y découvrir

le conseil de districts de Pamplemousses

Vos réactions et précisions

sont bienvenues à l'adresse suivante :

mdinan@hotmail.com

La semaine prochaine :

La région autour de Pamplemousses et au sud de Balaclava.