SAINT-MARTIN Pour certains éleveurs de porcs
Compensations et emprunts toujours pas déboursés
Le Birla Institute of Technology démarre ses cours en septembre
PAUVRETÉ Deux semaines plus tard
Les deux mères SDF toujours en quête d'aide
ENVIRONNEMENT Consommation et production
Baichoo : " Investir dans un avenir durable "
" Minis travay bizin asim so responsabilite "
KOMITÉ VAN LEKOL Nazir Junggee :
" Nous n'avons pas les moyens d'employer deux helpers "
.
SYNDICAT Pêcheurs de Port-Louis :
" L'aquaculture nuisible à l'environnement marin "
Les pédagogues se penchent sur l'importance de la biologie
PATRIMOINE MONDIAL Mahen Gowressoo :
" L'Aapravasi Ghat et Le Morne inscrits en deux ans seulement "
FFC/INONDATIONS En cas de mauvais temps
Jacques Rosalie : il faut une unité pour aviser l'Education
1. Le district de Pamplemousses
Haut-lieu de l'histoire et du tourisme
SAINT-MARTIN Pour certains éleveurs de porcs
Compensations et emprunts toujours pas déboursés
La majorité des éleveurs de porcs opérant à la ferme de St-Martin se plaint d'être toujours en attente du déboursement des compensations et des emprunts qui leur permettraient de relancer leurs activités. Ils s'insurgent contre le fait que seuls dix des cinquante éleveurs, dont les emprunts ont été approuvés, ont reçu leurs chèques le 17 juin dernier en marge d'un fonds de Rs 125 M, prévu dans le Budget 2008/2009.
" Nou pe malad. Nou pa kone a kot nou ete. Nou tou le bra finn tonbe. Depi enn moi tou prosedir finn fini, me nou pa ankor gayn narien. Nou anvi gayn nou larzan ", affirme Louise Raya, 71 ans, éleveuse. Marc Clam, également septuagénaire, abonde dans le même sens : " Mon nom figurait à la treizième place sur la liste des éleveurs, lors de la cérémonie de remise des chèques, le 17 juin dernier. Aujourd'hui, un mois après, je suis encore dans le flou. J'attends toujours mon chèque. " Pour sa part, Marie Rose Bibi évoque ses difficultés en tant que femme d'éleveur : " Mon père et mon mari travaillent ensemble comme éleveurs. Ils ne perçoivent que Rs 6 500 comme allocation pour deux personnes. J'ai quatre enfants, dont un bébé à nourrir. Je n'ai même pas d'argent pour acheter une paire de dholl purri. J'ai des factures et des dettes à honorer, mais je n'y arrive pas. " De même, Éric Perrine, qui opère en partenariat avec son père à St-Martin, se demande : " Mo papa ti ena 97 koson e mwa 71 koson. Tou finn mor. Me selman mo papa ki gayn sa allocation Rs 6 500 la. Mo marye, kouma mo pou fer pou viv ? "
Bon nombre d'éleveurs, à l'instar de Mme Raya, disent avoir rempli toutes les formalités d'usage pour leurs compensations et emprunts, et que les instances décisionnelles (ministère des Finances, de l'Agro-industrie, entre autres) tardent à effectuer les versements. " J'avais 89 cochons, tous abattus par les autorités à cause de la peste porcine africaine (PPA). Zot finn pran tou zot finn ale. Nou finn donn zot sa avek bon ker. An retour fodre pa ki nou bizin supliy zot pou nou gayn nou larzan. Donn nou nou loan, laisse nou travay ", affirme Marc Clam. Des éleveurs accusent les autorités d'avoir recours à des delaying tactics pour ne pas débourser, " dans le seul but d'attendre que le projet de délocalisation à Richelieu se concrétise ".
" Nou anvi rest St Martin. Ki fer na pa fer zardin de pork la a St Martin mem ? Isi dan St Martin nou ena nou porsri, nou biro Nou ena plis lespas ", soutient M. Clam. Louise Raya, qui est du même avis, ajoute que " depi lepok SSR nou dan St Martin. SSR ti dir ki si pa ena puits na pa pou ena ferm St Martin. Or, nou finn kontribye Rs 10 000 par sak elver pou fouy enn puits avek led Doger de Spéville. Nou finn ena sato do. Nou finn refer kanalisasyon. Zot dir nou refer nou bann porsri. Me azordi, zot vinn dir nou al Richelieu. Se enn skandal ! " Et d'affirmer que les autorités concernées, dont le ministre de l'Agro-industrie, Arvin Boolell, doivent bien refléchir avant de faire transférer les éleveurs de porcs. Éric Perrine, lui, ne voit " aucune logique dans la démarche gouvernementale " : " Le 17 juin, on nous avait demandé de relancer nos activités d'élevage. Mais aujourd'hui, on nous demande d'aller ailleurs. "
Selon nos informations, les autorités concernées se sont rendues dans ce village pour présenter le projet de jardin de porcs aux forces vives de Richelieu à la fin de la semaine dernière. Les éleveurs et les forces vives, pour leur part, suivent de près ce projet de délocalisation.
Le Birla Institute of Technology démarre ses cours en septembre
Le Birla Institute of Technology International Centre, université privée indienne, démarrera ses cours à Quatre-Bornes en septembre prochain. Cela en attendant la construction de son campus à Rose-Belle, sur un terrain d'une superficie de 20 arpents que lui a cédé l'Etat mauricien pour la création d'un centre international visant à offrir des cours en technologie, sciences et gestion.
Selon son directeur, M. Munish, le centre offrira, dans un premier temps, quatre cours - MBA et MCA, BBA et BCA - avant d'introduire l'année prochaine d'autre cours : tourism management, hospitality management et en catering technology. " Dès le départ, nous offrirons des cours menant à un diplôme supérieur dans le tourisme. Nous introduirons également l'année prochaine le BSc in Multimedia and Animation, qui est un très bon cours pour ceux qui souhaitent avoir des compétences pratiques dans le multimédia et l'animation. Le monde du divertissement est rempli de telles applications et je pense que les étudiants qui suivront ces cours auront un avenir brillant vu que Maurice s'ouvre à de telles entreprises ", fait-il ressortir.
Le directeur de BIT souligne que les étudiants de BIT (Mauritius) recevront les mêmes certificats que ceux offerts aux étudiants de BIT (India). Il n'y aura aucune distinction entre eux. M. Munish précise que les questionnaires d'examens seront préparés en Inde, travaillés à Maurice et renvoyés en Inde pour être corrigés et évalués.
Selon lui, ces cours devraient aider Maurice à devenir un knowledge hub qui, à son tour, va encourager les entreprises étrangères à s'implanter ici, " puisque les gens compétents seront disponibles ". " Si ceux-ci ne sont pas disponibles, les entreprises recruteront à l'étranger et, à ce moment, Maurice ne se développera pas dans le sens réel du terme. Car, lorsqu'on parle de faire de l'île un knowledge hub, il faut le faire avec des gens locaux ", souligne notre interlocuteur.
De l'autre coté, M. Munish estime que les revenus des Mauriciens vont augmenter " once they are more knowledgeable ". Ce qui aura, selon lui, un impact positif sur le développement économique du pays. " On ne peut penser à développer le pays à moins que les Mauriciens sont empowered and become more well-off ", dit-il.
Pour sa part, le partenaire local de l'Institut, Baljinder Sharma, indique que le centre à Rose-Belle pourra accueillir environ 5 000 étudiants qui vont être recrutés, tant à Maurice qu'en Inde et en Afrique. S'agissant des conférenciers, ils viendront principalement de l'Inde mais, a-t-il précisé, " si besoin est, nous allons en recruter à Maurice également ". Le projet est prêt et les travaux au coût d'environ Rs 500 M devraient débuter avant la fin de l'année.
C'est grâce à la démarche du gouvernement mauricien visant à transformer le pays en un centre régional du savoir que le Birla Institute s'est intéressé à s'implanter à Maurice. Cet institut a été créé en 1955 et a, durant les 50 dernières années, développé un centre d'excellence académique offrant des cours menant aux licences et aux diplômes supérieurs, de même que des programmes de doctorat dans l'ingénierie et la technologie, les sciences appliquées, les applications informatiques, la biotechnologie, la pharmacie, la gestion des affaires et la gestion des hôtels, entre autres.
PAUVRETÉ Deux semaines plus tard
Les deux mères SDF toujours en quête d'aide
Presque deux semaines après avoir quitté Marie-Reine-de-la-Paix, où elles avaient passé quatre nuits à dormir à la belle étoile avec leurs quatre enfants en bas âge, Marie Clarice et Anne-Marie Véronique, deux mères sans domicile fixe, sont toujours dans l'incertitude. Elles ont à présent trouvé refuge chez Julienne François, une vieille femme généreuse au quartier Shell à Roche-Bois, dans une maison délabrée, dont le toit troué comme une passoire laisse passer la pluie comme le vent. Alors qu'au niveau du ministère des Droits de la Femme, on nous assure que le suivi est assuré, cette affaire a fait l'objet d'une question parlementaire du député rodriguais Robert Spéville.
Il y a deux semaines, l'important pour ces deux mères était de trouver un toit pour elles et leurs enfants. Maintenant que c'est fait, leur but est de trouver du travail afin de pouvoir vivre, ou plutôt survivre : " Nounn resi gayn enn toi lor nou latet pou linstan me nou pa kapav depann lor dimounn tou le tan. Se pou sa ki nou pe anvi gayn enn travay pou nou kav debrouye ", indique Marie Clarice, 30 ans, mère de trois enfants. Ces deux femmes ont toutes deux été employées dans des usines de textile par le passé et elles souhaitent retrouver de l'emploi pour pouvoir louer une maison et envoyer leurs enfants en âge d'être scolarisés dans une école préprimaire, pour que ces derniers ne se retrouvent pas, disent-elles, à " traînasser dans la rue ".
Si elles ont aujourd'hui un toit sur la tête, c'est grâce à la ténacité du travailleur social Eddy Sadien, qui a fait jouer son réseau de contacts. C'est ainsi que Julienne François, une ancienne travailleuse sociale de la région de Roche-Bois, a accepté de les héberger dans sa petite maison en béton et en tôle située à l'impasse Élysée Aviragnet, dans le quartier Shell à Roche-Bois. Un toit c'est déjà une chose, mais malheureusement avec quatre enfants à nourrir, il est de plus en plus dur pour elles de faire bouillir la marmite et c'est justement pour cela qu'elles demandent de l'aide.
" Nou pena okenn fami. Se Leta mem ki ti deklar nou kan nou ti ankor zanfan e zordi kan nou dan difikilte nou pa pe gayn okenn led avek Leta ", déplore Anne-Marie Véronique, 21 ans. Un jour sur deux, c'est deux sachets de nouilles partagés entre elles, leur bienfaitrice sexagénaire et leurs quatre enfants, qui leur servent de dîner. Maigre repas qui doit souvent être préparé chez les voisins faute de gaz domestique pour cuisiner. Mais il faut toutefois souligner qu'un mouvement de solidarité s'est formé autour d'elles et que certaines personnes, dont des représentants religieux et des travailleurs sociaux, sont même venues leur apporter de la nourriture.
Manque d'humanité
Si au niveau du ministère des Droits de la Femme, vers lequel ces femmes s'étaient tournées il y a deux semaines pour avoir de l'aide, on nous a affirmé que le suivi est assuré, pour sa part, Eddy Sadien maintient qu'il ne comprend pas le rôle des officiers du ministère : " Je doute de plus en plus de l'humanité de ces officiers. Comment peuvent-ils venir voir ces femmes, constater les conditions de vie plus que précaires dans lesquelles elles vivotent, voir que les enfants sont malades et ont faim et repartir pour faire un énième rapport qui ne débouchera sur rien ? C'est la question que je me pose et c'est la question que je pense tout le monde devrait se poser. "
Pour rappel, soulignons que faute de moyens, Anne-Marie Véronique et Marie Clarice se sont retrouvées à la rue avec leurs quatre enfants dont un nourrisson. Ne sachant où aller, elles avaient alors trouvé refuge le samedi 28 juin dernier au monument Marie-Reine-de-la-Paix à Port-Louis. Elles y ont dormi quatre nuits, ont passé une nuit dans l'enceinte de l'hôpital Jeetoo avant de trouver de l'aide auprès d'Eddy Sadien. Démarches après démarches, c'est finalement chez une âme charitable qu'elles sont restées pendant quelques jours à Vacoas avant de venir à Roche-Bois il y a environ une semaine.
Avant-hier, à la question du député Robert Spéville sur le cas de ces deux mères, la ministre de la sécurité sociale, Sheila Bappoo, a indiqué que son ministère a été mis au courant et que le nécessaire serait fait.
Family Unit : " Nous assurons le suivi "
Au niveau de la Family Unit du ministère de la Femme, on affirme que le suivi du cas de ces deux femmes et leurs quatre enfants est assuré : " On sait que les deux femmes habitent à présent à Roche-Bois. Nous faisons le nécessaire pour trouver une solution adéquate pour les satisfaire car elles ont fait clairement comprendre qu'elles veulent être indépendantes. " Indépendance qu'un shelter, de part sa politique de fonctionnement, ne peut leur offrir. Des lettres auraient été envoyées à la Sécurité sociale et au ministère des Terres et du Logement pour voir ce qui peut être fait pour leur venir en aide. Toutefois, concernant le bien-être des enfants, on indique que le nourrisson aurait été emmené de l'hôpital contre avis médical et que suite à cela des officiers de la Child Development Unit seraient allés voir l'état de santé de l'enfant.
ENVIRONNEMENT Consommation et production
Baichoo : " Investir dans un avenir durable "
Lors de la cérémonie d'ouverture d'un atelier de
consultation d'un jour au Domaine les Pailles sur la finalisation
d'un Programme national sur la consommation et la production durable
(Sustainable Consumption and Production - SCP), le ministre
de l'Environnement, Anil Baichoo, a exprimé sa conviction
dans la pertinence d'un tel programme pour faire de Maurice une
île durable. Quelque 44 projets ont été identifiés
pour être réalisés durant les cinq prochaines
années au coût de Rs 30 M.
" Je considère ce programme comme un investissement
dans un avenir durable car il met un nouvel accent et donne une
direction appropriée et se concentre sur l'objectif d'un
développement durable pour Maurice ", a affirmé
Anil Baichoo aux quelque 80 participants à cet atelier.
Selon le ministre, les hausses constantes du prix du pétrole,
les récentes inondations, les cyclones dévastateurs,
la fonte accélérée de la calotte polaire
ainsi que la perte sans précédent de la biodiversité
indiquent de manière évidente combien Maurice est
vulnérable, en tant que petit État insulaire en
développement. " Il est toutefois bien important
de comprendre que les changements climatiques et la perte des
écosystèmes sont les symptômes d'un problème
plus profond : notre manière effrénée (unsustainable
way) d'utiliser les ressources de la terre ", dit-il.
Pour le ministre de l'Environnement, nos modes de consommation
et de production causent non seulement les changements climatiques
et la perte de la biodiversité, mais aussi d'autres problèmes
environnementaux, des montagnes de déchets que nous générons
à la surpêche des océans, et des pénuries
à la pollution de l'air. " Promouvoir des modes
de consommation et de production durables est donc essentiel si
nous voulons résoudre les causes profondes de la dégradation
environnementale. Il est alors temps d'aller au-delà des
mots et de commencer à mettre en place les mesures concrètes
qui vont amener de manière effective un changement de comportement
".
Si pour le ministre le Programme national sur la SCP est "
un tournant " dans notre vision de faire de Maurice une
île durable, il ne constitue pas le but ultime. "
Revoir la conception de nos modes de consommation et de production
constitue un défi qui requiert que tous les acteurs prennent
leurs responsabilités pour traduire cette vision dans la
réalité. Une fois ce programme finalisé aujourd'hui,
au cours de cet atelier de consultation, nous devons concentrer
toutes nos énergies à voir comme traduire ce SCP
Programme aussi vite et aussi efficacement dans la réalité
", a-t-il souhaité.
À cet effet, le ministère de l'Environnement se
propose de mettre sur pied un comité, indique Anil Baichoo.
" Les objectifs définis, les retombées et
les indicateurs mesurables vont nous permettre de faire le suivi
et l'évaluation du progrès vers les objectifs de
ce programme ".
Le SCP Programme and Action Plan, dont la mise en uvre
débute en septembre prochain, durera cinq ans. Il comprend
44 projets concrets à être réalisés
par quelque 23 agences gouvernementales, en collaboration avec
le secteur privé et les ONG. Le coût total de la
réalisation de ces projets est estimé à Rs
30 M.
Les priorités stratégiques de ce programme sont
les suivantes : l'efficience énergétique avec accent
sur l'énergie, sur l'eau et sur la construction durable
; l'éducation et la communication pour un style de vie
durable ; la gestion intégrée des déchets
et le recyclage ; les pratiques durables de la fonction publique
; et la demande et l'offre croissante pour des produits durables.
" Minis travay bizin asim so responsabilite "
Au cours d'une conférence de presse, ce matin, à
Port-Louis, la Federation of Progressive Union (FPU) a demandé,
par la voix de Giandeo Peeharry, son président, à
Vasant Bunwaree de prendre ses responsabilités après
la manifestation prévue pour le samedi 19 juillet à
Mahébourg.
Selon M. Peeharry, ce n'est pas pour rien que Mahébourg
a été choisi pour cette manifestation : ce village
fait partie de la circonscription du ministre du Travail. C'est
ainsi que les syndicalistes entendent ainsi lancer un message
fort à Vasant Bunwaree. " Bann Mahébourgeois
kapav pa o kouran ban linzistis ki dimounn ki zot inn elir pe
fer bann travayer sibir. Minis travay pou bizin asim so responsabilite.
"
Revenant sur le récent rapport du Pay Research Bureau (PRB),
le président de la FPU estime que les salariés se
trouvant au bas de l'échelle n'ont pas été
pris en considération et n'ont quasiment rien reçu
de ce rapport. " Nou ena plizyer reklamasyon a traver
sa manifestasyon-la, par exanp ki Bunwaree reviz bann Remuneration
Orders (RO) sekter prive dan zot totalite. Nou pe osi dimann ogmantasyon
saler interimer pou tou ti travayer sekter prive. "
Giandeo Peehary a aussi demandé qu'il y ait un contrôle
plus sévère sur les prix des articles de consommation.
Dans un autre registre, Giandeo Peeharry a commenté "
la crise qui secoue la National Trade Union Council (NTUC)
". Il a ainsi expliqué comment le président
de ce front syndical est choisi par un système de rotation,
c'est-à-dire que chaque syndicat à son tour peut
nommer l'un de ses représentants à la tête
cette instance syndicale. Selon Giandeo Beehary, Toolsyraj Benydin
serait celui qui sèmerait la panique dans les rangs de
ce front syndical. " Kan ti ena dernye reinyon, ti ariv
tour Clency Bibi pou vinn président et Toolsyraj Benydin
depi Fédération des syndicats du service civil (FSSC)
ti bizin vinn tresorye. Li fin deziste li sou pretext ki sa post-la
tro tipti pou enn sindika ki regroup enn si gran kantite mamb.
Seki nou pe dir seki sa li pe rod zis pouvoir et bann premye grad.
Nou pe dir li klerman : si pou kontinye ena sa bann problem intern-la
o nivo FSSC, nou pou prezant en, mosyon kom koi nou pe kit sa
fron sindikal-la parski dan tousala, se lennmi ki pe get nou pe
riye. Bann gro kapitalis ek gouvernma pe kontan trouv klas sindikal
divize. Ladan, se bann ti dimounn ek bann ti travayer ki pe soufer.
"
Le président de la FPU a aussi statué qu'Ashok Subron,
de la General Workers Federation, n'a aucune influence néfaste
sur la FPU, ni vice-versa, contrairement à ce que veulent
faire croire certains syndicalistes. Chose que devait confirmer
Enrico Permal, secrétaire administratif de la FPU : "
Bann-la pe dir ki Ashok Subron pe destabiliz NTUC ek FPU par
lamem okazyon. Li totalman fos kar la racine du mal est ailleurs.
Si zot swiv aktyalite sindikal byen dan les prochains jours,
ou pou trouve ki pou ena boukou kitsoz ki pou pase. "
Quant à Venou Ramsamy, membre du bureau de la FPU, il s'est
attardé sur le fait que la politique économique
actuelle du gouvernement " saigne à blanc les petits
travailleurs ". Il a aussi dénoncé le fait
que le salaire de base pour un employé du secteur privé
ne soit que de Rs 6 000 et qu'un travailleur de la zone franche
ne gagne que Rs 2 800.
KOMITÉ VAN LEKOL Nazir Junggee :
" Nous n'avons pas les moyens d'employer deux helpers
"
Au cours d'une conférence de presse, hier, à Port-Louis,
le Komité Van Lekol, par la voix de son président
Nazir Junggee, a abordé différents points qu'ils
ont soulevés lors d'une réunion qu'ils avaient eue
plus tôt avec la National Transport Authority (NTA), le
ministère du transport et la police. Ils ont notamment
fait ressortir qu'ils étaient dans l'incapacité
d'employer deux helpers dans chaque véhicule.
Nazir Junggee est revenu sur des questions abordées lors
de la réunion qu'ils ont eue avec la police, le ministère
du Transport et la National Transport Authority. Selon Nazir Junggee,
employer deux helpers, comme le veulent les autorités,
les contraindrait à faire des dépenses dont ils
n'ont pas les moyens, la somme étant trop conséquente.
De plus, cette dépense additionnelle ne ferait qu'ajouter
à la " compétition accrue " à
laquelle ils font face : " Nous devons déjà
composer avec la montée des prix du carburant et le système
de transport gratuit, comment voulez-vous que l'on trouve de l'argent
pour payer deux employés supplémentaires ? Nous
n'en avons pas les moyens ", a fait ressortir le président
du Komité Van Lekol. Et de se demander qui devrait assumer
les conséquences s'il arrivait malheur à un enfant
par la faute du helper ? " La meilleure solution, selon
moi, serait que le titre de helper devienne un emploi à
part entière et que la NTA en assume la responsabilité.
Cette institution devrait elle-même employer des personnes,
les former et ensuite les mettre sur une liste que les opérateurs
de transport d'écolier pourraient consulter en vue de recrutement.
Ce nouveau métier serait bien sûr réglementé
par toutes les lois en vigueur sur le travail, comme les sick
leaves. "
Selon Nazir Junggee, un van coûte cher à cause des
taxes exorbitantes qu'impose le gouvernement. De ce fait, ajoute-t-il,
la plupart des vans transportant des écoliers sont vieux,
ce qui pose le problème de sécurité des enfants.
Autre mesure qu'ils ont proposée lors de cette réunion,
l'aménagement de places de parking spéciales pour
les véhicules transportant des écoliers. Nazir Junggee
a déclaré à ce sujet : " La plupart
des écoles se trouvent aux abords des routes principales.
Quand nous nous garons, nous commettons toujours une infraction,
ce qui fait que les policiers nous prennent en contravention.
Pour le bien de tous, il est important que des aires de stationnement
soient prévues pour nous. "
Autre question soulevée par le Comité Van Lekol,
les autobus de 35 ou 65 places qui véhiculent des écoliers.
" Dans ces cas, il n'y a aucun helper ; c'est le
chauffeur qui doit tout faire. Et la loi permet cela car ils sont
enregistrés comme des one operator. Pourtant, la
NTA ne voit pas que nous, qui travaillons avec au maximum 15 passagers,
nous pouvons tout à fait travailler en tant que one
operator également. A ce même sujet, ces dernières
années, seuls les taxis marrons et les contract school
buses ont été pris en contravention et pas ces
autobus. "
Nazir Junggee n'a pas manqué de critiquer le système
de transport gratuit, mais a émis une proposition qu'il
juge plus adaptée à cet effet. " Les écoles
ont leurs registres pour contrôler la présence des
écoliers. Une somme devrait être versée aux
familles pour chaque jour de présence de leur enfant. Par
exemple, admettons qu'un enfant aille à l'école
25 jours par mois et qu'il s'est absenté pendant trois
jours, une somme équivalente sera déduite de cette
allocation de transport. Ce sera aussi une façon de lutter
contre l'absentéisme et l'école buissonnière.
"
Les membres de cette organisation ont cependant salué la
décision de la NTA d'inclure dans leur permis permanent
le droit de travailler même en période de vacances
scolaires. Auparavant, les propriétaires de van devaient
se déplacer afin de changer leur permis, ce qui leur coûtait
du temps et de l'argent, selon eux.
SYNDICAT Pêcheurs de Port-Louis :
" L'aquaculture nuisible à l'environnement marin
"
La communauté des pêcheurs se dit préoccupée
par les nouvelles lois concernant l'aquaculture. Judex Ramphul,
président de ce syndicat, lors d'un point de presse, a
estimé que " l'aquaculture aura des impacts négatifs
sur nos ressources marines " et que le gouvernement devrait
revoir ce projet.
Le Syndicat des pêcheurs de Port Louis se dit favorable
aux démarches de l'Etat pour le développement mais
insiste que cela ne peut se faire aux dépens des pêcheurs
et de la population mauricienne, tout aussi concernée par
ce projet. L'Aquatic Business Bill, estime-t-il, au lieu de promouvoir
nos ressources ne fera qu'aggraver la situation : " Aquaculture
dan nou lagon pou detruir lavi marine ". Cependant, s'il
ne rejete pas totalement le projet, il demande l'institution d'un
comité tripartite pour revoir certaines clauses, au cas
contraire " pêcheurs pou perdi tou zot drwa ".
Il dit noter que seuls les promoteurs pourront bénéficier
de ce projet à travers le système de lease
préconisé. M. Ramphul est d'avis qu'il y a du potentiel
parmi les jeunes du pays pour développer ce genre de projet,
qui ne nécessite pas nécessairement l'intervention
des étrangers.
Autre intervenant, Vassen Kauppaymuthoo, océanographe,
s'est appesanti sur les répercussions de l'aquaculture
dans les lagons. Se basant sur les résultats d'une étude
qui aurait été effectuée, il soutient que
la population de poissons en dehors des zones d'aquaculture sera
affectée. D'autre part, il fait ressortir que les Mauriciens
ne pourront se permettre ces produits de l'aquaculture en raison
de leurs prix élevés. Il pense donc que le gouvernement
finira par exporter cette production. Aussi, ne comprend-il pas
la nécessité de louer nos lagons. L'océanographe
a cité l'exemple du Chili où l'État a dû
mettre un terme à la pratique d'aquaculture dans les lagons
suite aux problèmes environnementaux survenus.
Par ailleurs, souligne-t-il, l'Aquatic Business Bill n'est pas
conforme à la Constitution, qui permet le droit au mouvement.
" Les pêcheurs pourront se déplacer en mer
seulement en respectant les zones d'aquaculture ". Enfin,
le Syndicat des pêcheurs annonce une manifestation pacifique
si leur demande pour une révision de l'Aquatic Bussiness
Bill n'est pas acceptée.
Les pédagogues se penchent sur l'importance de la biologie
Un symposium sur l'enseignement de la biologie aura lieu à
Réduit les 23 et 24 juillet. Cette initiative du Mauritius
Institute of Education et de la Society of Biological Teachers
a pour objectif de mettre en avant l'importance des sciences,
dont la biologie.
Lors d'une conférence de presse, hier matin, les représentants
du Mauritius Institute of Education (MIE) et de la Society of
Biological Teachers (SBT) ont présenté un projet
de valorisation de l'enseignement des sciences, plus précisément
la biologie. " Le monde fait face à plusieurs problèmes
comme la crise énergétique, la perte de la diversité
biologique, le sida, entre autres problèmes. Toutes ces
crises sont rattachées directement aux sciences biologiques
", fait ressortir le Dr Anwar Bhai Rumjaun, Senior Lecturer
au MIE. " La biologie ne doit plus être vue que
comme une matière scolaire. Elle est présente dans
tout ce qu'on fait, elle fait partie de notre vie quotidienne
", souligne-t-il.
Selon Sheela Thancanamootoo, directrice du MIE, le taux de réussite
dans cette matière chez les collégiens atteint seulement
30%. " De moins en moins de collégiens optent pour
la biologie et on remarque qu'ils travaillent moins bien en biologie
que dans d'autres matières scientifiques ", ajoute-t-elle.
Le MIE et la SBT veulent, à travers ce symposium, trouver
un moyen pour encourager les collégiens à se tourner
vers la biologie. Ils soulignent aussi que le gouvernement de
Maurice entame une phase de réformes dans le secteur de
l'enseignement afin d'améliorer la qualité de l'enseignement
au niveau national.
" La science a trop longtemps été vue comme
un domaine réservé aux garçons seulement
", observent les représentants du MIE et de la
SBT.
Le symposium des 23 et 24 juillet au MIE permettra de mettre en
avant l'importance de la biologie. Les objectifs de cette réunion
visent d'abord à comprendre les rapports entre les sciences
biologiques, l'environnement, le développement durable
et la santé afin de promouvoir la Biology Education
et aussi d'améliorer le mode d'enseignement
de la biologie et des sciences.
PATRIMOINE MONDIAL Mahen Gowressoo :
" L'Aapravasi Ghat et Le Morne inscrits en deux ans seulement
"
Le ministre des Arts et de la Culture, Mahen Gowressoo, s'est
félicité, hier après-midi, à l'Assemblée
nationale, qu'en l'espace de deux ans seulement, Maurice a vu
deux de ses sites historiques, l'Aapravasi Ghat et Le Morne, inscrits
sur la World Heritage List. " These two historical
landmarks have transformed the image of Mauritius in the eyes
of the world ", dit-il.
Mahen Gowressoo vient de rentrer au pays après avoir dirigé
une délégation pour assister à la 32e session
du World Heritage Committee, du 2 au 10 juillet dernie, au Québec.
À l'agenda de cette session figurait l'examen de 47 sites
recommandés par les deux instances consultatives de l'Unesco
: l'International Union for Conservation of Nature (IUCN) et l'International
Council for Monuments and Sites (ICOMOS).
Le dossier du Morne était inscrit à l'agenda du
dimanche 6 juillet, et les représentants de 13 pays sont
intervenus en sa faveur. Selon le ministre, le comité a
reconnu la valeur exceptionnelle et universelle du Le Morne
Cultural Landscape, montagne qui servait de refuge aux esclaves
qui fuyaient leurs maîtres. " The mountain is an
exceptional testimony to marronnage and resistance to slavery.
It is a symbol of slaves'fight for freedom, their suffering and
their sacrifice ", dit-il. Ce symbole revêt
toute son importance non seulement à Maurice mais aussi
dans les pays d'où sont venus les esclaves : Afrique, Madagascar
et Asie du Sud-Est. " C'est ce qui a donné naissance
à la culture créole, avec les souvenirs d'antan
et les traditions orales ", affirme Mahen Gowressoo.
Le ministre ajoutera que " both slaves and indentured
labourers were routed through our small country to other parts
of the world thereby giving birth to the concept of slave route
". L'Unesco, dit-il, se propose d'aider à l'institution
d'une Route de l'Esclavage.
M. Gowressoo a tenu à exprimer ses remerciements à
toutes les parties dont les représentants étaient
présents au Québec, aux forces vives de la région
du Morne, au leader de l'opposition, Paul Bérenger, qui
avait déclaré que l'inscription du Morne était
" une grande victoire ", et à Nando Bodha,
chef de file du MSM, qui a trouvé qu'elle " constitue
un dénouement heureux ".
Le ministre a dédié finalement cet heureux dénouement
au Premier ministre, Navin Ramgoolam, qui, dit-il, lui a donné
tout son soutien tout au long de ces trois dernières années.
" His conviction in the inscription was a major source of
inspiration that guided us throughout this formidable task ",
dit-il. Mahen Gowressoo se félicite aussi de la coïncidence
de cette inscription avec la célébration des 40
ans de l'Indépendance du pays.
FFC/INONDATIONS En cas de mauvais temps
Jacques Rosalie : il faut une unité pour aviser l'Education
Jacques Rosalie, un des assesseurs du juge Bushan Domah, du Fact-Finding
Committee sur les inondations du 26 mars dernier, suggère
qu'un comité de cadres supérieurs d'instances au
niveau local, dont la police, soit institué pour analyser
la situation en cas de mauvais temps et aviser le ministère
de l'Education. Ceci afin que des décisions de laisser
rentrer les élèves ou pas soient prises sur le plan
local. L'objectif : assurer leur sécurité car les
inondations ont lieu de manière localisée.
Cette suggestion a été faite lors de la déposition
de l'ACP (Assistant commissaire de police), Pritamsing Juwaheer,
responsable de la division de la zone sud-est hier, à Port-Louis.
Ce à quoi l'ACP Juwaheer a répondu : " It
is a good idea ! " " Bien sûr la police
est d'accord pour coopérer ", a-t-il laissé
entendre Selon M. Rosalie, ce comité pourrait être
composé de la police, des responsables des services météorologiques
et de cadres du ministère de l'Education. Sa tâche
ne sera pas de se substituer au comité déjà
en place mais de travailler sur le plan local. Lors de sa déposition,
M. Juwaheer a soutenu avoir été en contact permanent
avec le responsable de la zone sud-est du ministère de
l'Education. Cependant, malgré la montée des eaux,
celui-ci lui aurait affirmé ne pouvoir laisser partir les
enfants, sans le feu vert du ministère.
L'ACP Narainduth Goorah, du poste de police de Flacq, indique
que dès 7 heures du matin, ce 26 mars, il y avait une accumulation
d'eau sur le pont de Bramsthan et à 8h15, c'était
l'inondation. Le témoin a indiqué les différents
lieux de la région qui étaient inondés dès
le matin, à savoir, le pont de Bramsthan, Cité-Argy,
Cité-EDC. Il indique que dès 10h15 du matin, des
enfants rentraient de l'école. Cependant, il n'a pu dire
si c'était les parents qui sont allés les chercher
ou si c'était l'école qui les avait laissés
partir.
M. Goorah a raconté que la police avec un fort soutien
des pompiers a fait sortir dix enfants de l'école préprimaire
du St-Esprit à Flacq à l'aide de cordes. C'était
aux alentours de 11h30, dit-il. Des handicapés, des enfants
et d'autres personnes ont également été évacués
de leurs maisons avec l'aide du GIPM et de la SMF dans les localités
suivantes : Cité Argy ; Cité Hibiscus ; Cité
EDC ; Poste-de-Flacq et Montagne-Blanche. A Bras-d'Eau, poursuit-il,
31 touristes étaient bloqués à cause des
eaux. Ils ont pu être sauvés également avec
la collaboration des habitants de la localité. A la SSS
de Bel-Air, 140 élèves ont été secourus
à l'aide de volontaires et reconduits chez eux. Ceux-ci
habitent dans des endroits différents : Rose-Hill, Villebague,
Mahébourg
M. Goorah a également indiqué que Rudy Catapermal
a été emporté alors qu'il voulait jauger
la profondeur des eaux. Concernant le cas de Yogen Naiken, le
Diary Entry et le rapport officiel de la police ne concordent
pas. Selon le Diary Entry, il aurait sauté dans
l'eau alors que le rapport officiel indique qu'il a glissé.
A une question de M. Rosalie, M. Goorah indique que les trois
rivières les plus dangereuses seraient la rivière
Constance, la rivière Flacq et Pont-Blanc aussi connu comme
Pont-Sec.
Pour sa part, l'assistant surintendant Chand Malloo, du National
Coast Guard, a indiqué que des éléments de
cette unité ont prêté main forte pour la recherche
des corps des noyés à Mon-Goût lors des inondations
du 26 mars dernier. Sur une base purement humanitaire ?, lui demande
le juge Domah. Oui, répond-t-il. Et d'indiquer que les
éléments de la NCG travaillent a priori en
mer, sur requête, mais qu'ils effectuent des missions à
l'intérieur de l'île également. Le juge Domah
demande s'il ne faudrait une unité spéciale de la
NCG pour travailler à l'intérieur du pays - pour
s'occuper des rivières et des lacs. Selon M. Malloo, la
force policière compte une soixantaine de plongeurs affectés
au NCG, à la SMF (Special Mobile Force) et le GIPM (Groupement
d'intervention de la police mauricienne) et pas de femmes.
La prochaine séance est prévue pour le lundi 21
juillet.
1. Le district de Pamplemousses
Haut-lieu de l'histoire et du tourisme
Le district de Pamplemousses avec une superficie de 178.7 km2,
est en septième position par rapport au district de Flacq,
le plus grand du pays. Il balise avec le district de Port-Louis.
Sa frontière sud est le Ruisseau Terre-Rouge, si bien que
toute la région de la Cocoterie, Baie-du-Tombeau, Le Hochet,
Riche-Terre appartient au district de Pamplemousses. A l'est,
la frontière avec le district de Rivière du Rempart
est discontinu, elle passe après le réservoir de
la Nicolière pour inclure le village de Pont-Praslin, une
partie du village de Piton, se resserre autour de Fond-du-Sac
et s'amenuise pour inclure seulement la partie ouest de Grand-Baie
et la région du Vale.
Le district de Pamplemousses est une des régions agricoles
et touristiques les plus importantes du pays. Elle est riche en
histoire pour toutes les composantes de la société
mauricienne. Le Jardin des Pamplemousses témoigne de tout
l'apport botanique et scientifique de la présence française.
Le premier temple hindou construit à Maurice en 1867, le
Aum Namah Shivaya, se trouve à Gokhoola. C'est aussi le
district qui a été le plus grand bénéficiaire
d`infrastructures sportives ou sociales récentes : l`Aventure
du Sucre, l`Aquarium de Pointe aux Piments, le Horse Riding Delight
à Mon Choisy, le gymnase Aneerood Jugnauth construit grâce
à un financement chinois.
Le district de Pamplemousses regroupe des régions diversifiées
qui seront passées en revue aufur et à mesure:
Le triangle sud du district de Pamplemousses, une enclave d'une
certaine altitude.
La région autour de Pamplemousses et au sud de Balaclava
drainée par des rivières. On y trouve des rivières
qui descendent des montagnes pour se diriger à l'horizontale
drainant d'est à ouest les plaines de Grande Rosalie, Pamplemousses,
les terres d'Arsenal vers les deux estuaires de la côte
ouest entre Balaclava et la Cocoterie.
Les Plaines du Nord et leurs cratères.
4. Les régions côtières s'étendant
de Pointe aux Piments à Grand-Baie.
1. Le triangle sud du district de Pamplemousses
Le triangle sud du district de Pamplemousses a un cachet d'une
exceptionnelle beauté. C'est une région de moyenne
altitude englobant tous les prolongements au nord de la chaîne
de Montagne de Port-Louis. Le pic qui domine est le Pieter-Both
à 820 m d'altitude, mais c'est une exception. Toute cette
région descend graduellement vers Villebague et Notre-Dame
autour de Montagne-Longue.
Cette enclave vallonnée encerclée de montagnes constitue
une région bien typique avec son climat plus frais, sa
végétation plus verte, ses multiples ruisseaux,
les cours ombragées qui constituent tout un arsenal d'arbres
fruitiers autour de quelques belles maisons anciennes quasiment
désertées ou reconverties.
Cette enclave vallonnée se subdivise d'Ouest en Est en
4 régions :
La Vallée de Crève-Coeur et de Montagne-Longue.
La Vallée des Mariannes entre les flancs de montagnes s'incurvant
pour abriter de vertes vallées sillonnées de petits
cours d'eau.
La région de la Nicolière
La région de Terre-Rouge
La Vallée de Crève-Cur et de Montagne-Longue
Le village de Montagne-Longue est l'agglomération la plus
importante de cette région. Les autres villages ont pour
noms Calebasses, Notre-Dame, D'Epinay, Crève-Cur
et Congomah. À l'extrémité est du district,
quasiment à la frontière avec Rivière du
Rempart se trouve le petit village de Pont-Praslin.
La Vallée de Crève-Cur et de Montagne-Longue
est encadrée à gauche par les versants est de Montagne-Longue
et des pics - Roc l'Echelle, Pic Cantin, Pic de la Vierge. Au
haut de la vallée se dresse de toute sa superbe le Pieter
Both, coupé de la Montagne des Deux Mamelles par la rivière
Crève-Cur et sa vallée. L'autre bras qui renferme
la vallée est Montagne Calebasses et la Montagne Bonamour.
A l'intérieur, la vallée et le village de Montagne-Longue
qui se situe à une altitude de 250 mètres est drainée
par de multiples cours d'eau - dont Robinson, Boulingrin, qui
se jettent dans la Rivière Labourdonnais qui descend de
Crève-cur pour aller vers les villages de Montagne-Longue
et de Notre Dame. Il y a un éventail de mini-régions
dont les noms - Tosca, Melotte, Robinson, Boulingrin, Camp Laboue,
Bois-Pignolet, Baillache, Notre-Dame - appartiennent à
l'histoire des concessions et des familles qui ont marqué
cette région. Ce coin du pays a réussi à
garder une centaine identité où vallées et
montagnes se chevauchent et s'épousent en parfaite harmonie.
CREVE-COEUR
Sur les flancs nord de la montagne du Pieter Both, se trouve un
havre de paix et de verdure dont l'histoire remonte à 1750,
quand Jean Louis Crève-Cur, marin français,
décida de prendre sa retraite dans cette région.
" Crève-Coeur lui est inchangeable. La maison basse,
le verger, la pelouse de guingois sont en sursis. Demain, cette
vieille terre volcanique va reprendre ses droits, et après
le passage de l'homme, se remettre à dialoguer avec le
vent, le ciel impassible qui pèse sur la mer Indienne ",
écrit Jean Fanchette dans son roman, Alpha du Centaure,
publié en 1975.
La nécessité d'une route carrossable reliant Crève-Cur
et Montagne Longue à St Pierre et Quartier Militaire à
été maintes fois évoquée durant les
dernières décennies, mais rien de concret n'a été
fait dans ce sens. C'est donc à pied ou par les deux roues
que les gens peuvent accéder au plateau central à
un point de la crête de montagne. Cette route non-asphaltée
reliant Crève-Cur à Malenga est en fait une
voie d'accès entre le district de Moka et celui de Pamplemousses.
Annexé au village de Crève-Coeur, se trouve le village
de Thomassin.
Le pont de Thomassin existe depuis l'époque des charrettes
au début de 1900; elle est la seule voie d'accès
qui relie ce village à Crève-Coeur, Montagne-Longue
et Valton.
La Vallée des Mariannes
Plus à l'est, entre Montagne Calebasses (632m) et les flancs
qui surplombent la Nicolière se trouve une seconde vallée
plus ouverte drainée par la Rivière Calebasses,
elle englobe divers villages, dont les Mariannes et Congomah.
Des petits cours d'eau, dont Bocquée, Ramlakan, Duhamel,
Hawoldar, Mozambique, Ruisseau Rose, descendent entre les Mariannes
et Montagne Bonamour pour constituer la Rivière Calebasses.
Montagne Bonamour - quelque 200 m - reste un massif isolé
dans la vallée. ce qui permet à la route qui descend
des Mariannes de passer à travers la région de Belvédère
avant de rejoindre le village de Montagne-Longue alors que l'autre
embranchement passe par Congomah et Camp-Créole pour rejoindre
la route qui va de Port-Louis à Flacq.
Quand les rivières Labourdonnais et Calebasses descendant
chacune les flancs des montagnes en direction nord se rejoignent
finalement, elles font un virage vers l'ouest et deviennent la
Rivière du Tombeau qui passe par le cimetière de
Bois Marchand avant de couler en direction d'Arsenal pour se jeter
à l'estuaire au sud du Goulet.
Une pépinière à Eau Bouillie
A Eau Bouillie qui se trouve à proximité de Les
Mariannes, se trouve une pépinière du ministère
de l'Agriculture qui date de 1950. En face de la pépinière
se trouve le bassin d'Eau Bouillie. Auparavant, l'eau du bassin
faisait des bulles, comme si elle était en ébullition.
D'où le nom du lieu Eau Bouillie.
Les Mariannes et ses ananas
Les ananas et le gingembre sont importants dans la vallée
des Mariannes. Il est évident que les planteurs de la région
ont développé une agriculture plus moderne et plus
rentable.
Le village de Les Mariannes compte 30 à 40 planteurs d'ananas.
Quelque 30 arpents de terre sont sous culture d'ananas.
" Traditionnellement, nou ti pé plante 18,000 à
20, 000 pieds zananas lors ène arpent. " Grâce
aux cours de l'Agricultural Research and Extension Unit (AREU),
un planteur peut actuellement cultiver 40 000 plants d'ananas
sur un terrain d'un arpent.
Les planteurs ont aussi recours au dopage, technique culturale
qui leur permet de décider de la floraison de l'ananas.
La région de la Nicolière
Une troisième région bien enclavée se trouve
entre Montagne William à l'ouest et les Montagnes de la
Nicolière à l'est. La Nicolière est le nom
de guerre d'André de Refuveuille, concessionnaire de ces
terres en 1770. La Nicolière est un ancien établissement
sucrier qui s'est aussi appelé Belle Vue et dont la cheminée
existait encore en 1931. (Dictionnaire Toponymique de l'Ile Maurice
p.118). La Rivière-du-Rempart qui prend sa source dans
les montagnes de la Nicolière, au nord de la région
de Nouvelle-Découverte a été endiguée
pour créer le réservoir de la Nicolière.
Cette région de la Nicolière est encaissée
par des flancs montagneux de 400 mètres surplombant le
réservoir artificiel de la Nicolière terminé
en 1929 pour alimenter le Nord en eau. La route qui descend fait
des zigs zags impressionnants et offre une vue splendide sur les
Plaines du Nord. C'est la région de Villebague et de Petite
Julie que draine la Rivière des Pamplemousses qui coule
vers le nord en passant à travers les régions de
Grande Rosalie et le Mount, qui s'ouvrent maintenant dans la plaine
du Nord. Après le Jardin des Pamplemousses de réputation
internationale, la Rivière Labourdonnais dorénavant
dénommée Rivière Citrons, tourne en direction
du nord-ouest pour se jeter finalement dans la Baie aux Tortues
à Balaclava.
La Nicolière principal réservoir, construit par
l'ingénieur Paul le Juge, pour irriguer les plaines du
Nord, a vu son feeder canal de 27 kilomètres, le plus long
de l'île être remis à neuf pour relier le Midlands
dam qui envoie 70 millions de m3 d'eau par an, ce qui a doublé
la capacité de la Nicolière.
Eau Bouillie et Pont Bon Dieu, sont des noms donnés par
les marrons pour décrire une source dont les eaux sous
pression semblaient bouillonner et un pont naturel séparant
deux cheminées effondrées de volcan.
La recharge de l'aquifère des plaines du Nord dépend
essentiellement des pluies sur le plateau central.
Les vallées de Crève-Cur-Notre Dame et de
Les Mariannes-Congomah contribuent à l'alimentation de
la partie ouest des plaines du Nord.
Les zones de fracture entre La Nicolière et Rivière-du-Rempart
constituent des drains naturels permettent une recharge importante
de la partie centre-est des Plaines du Nord.
Sur les pentes sud de l'Escalier, l'État possède
une ferme de fourrage et à l'Escalier une ferme d'élevage
de moutons à Salazie.
La région de Terre-Rouge
A l'entrée nord de Port-Louis, le conseil de village de
Terre-Rouge englobe Bois-Pignolet, Bois-Marchand, Camp-la-Boue,
Mamzelle- Laure et le morcellement Tara. Cette région qui
s'est développée en un grand village s'industrialise
de plus en plus. Le développement portuaire dans le nord
de la capitale nécessite des sites de stockages et donne
lieu à l'établissement d'industries nouvelles. La
production vivrière des villageois est écoulée
au Marché Central.
C'est à Bois-Pignolet que se trouve le temple hindou Rameswarnath,
dont le shivalingum été le tout premier en 1898
sur lequel l'eau de Grand-Bassin a été déversée.
Le supermarché Jumbo de Terre Rouge témoigne de
la vitalité commerciale et résidentielle de cette
région.
Le développement de Tianli, zone commerciale et industrielle
développée par les Chinois, va apporter des changements
majeurs dans toute cette région.
Sillonner l'île en traversant ses districts,
c'est ce que propose, tous les jeudis,
cette page. première étape, cette semaine, dans
le Nord pour y découvrir
le conseil de districts de Pamplemousses
Vos réactions et précisions
sont bienvenues à l'adresse suivante :
mdinan@hotmail.com
La semaine prochaine :
La région autour de Pamplemousses et au sud de Balaclava.