SAKIFO FESTIVAL Ce week-end à Port-Louis


Sons qu'il faut…


SAKIFO FESTIVAL Ce soir au Suffren


Happy hour au profit de l'Atelier Mo'Zar


BOLLYWOOD Arrivé ce matin


Shaan : " À demain pour un concert mémorable ! "


CHANSON FRANÇAISE Paul Lavoipierre


Brassens for ever…



PHOTOGRAPHIE : le salon d'août cinq sur cinq…


PORT-LOUIS


Le Festival ou le Théâtre ?


EDITION


La caresse du regard


ACCIDENTS DOMESTIQUES


Le danger est à la maison


NEWS


GSM : mise en garde des cancérologues


DIÉTÉTIQUE La recette


Soupe d'aubergine à l'ail


MOT CLÉ


Dyspepsie


SAKIFO FESTIVAL Ce week-end à Port-Louis


Sons qu'il faut…

Linzy Bacbotte, Crossbreed Supersoul, Éric Triton, Menwar, artistes mauriciens, se retrouveront sur la même scène que Asa (Asha), Tiken Jah Fakoly, Keziah Jones et Dionysos, ainsi que Toguna, Bazbaz et Avial. C'est le programme des deux jours et pas moins de seize heures de musique que propose la toute première édition mauricienne du Sakifo Festival. Le bal s'ouvre ce samedi 2 août à 17 h aux Salines et se termine le lendemain aux alentours de 22 h avec Keziah Jones. Funk, séga, rock mauricien, français, indien, reggae, soul, folk… tous les sons sont au rendez-vous pour une fête de musiques qui promet que du bonheur à l'âme et aux tympans. Présentations…

Maurice :


Linzy Bacbotte

La petite princesse de la musique mauricienne a bien grandi. Et pour en témoigner, Breathe again, son dernier opus. Fort de ses années au service du séga, où elle s'est forgé une place de choix, Linzy Bacbotte a entamé un virage nouveau et touche à des genres différents. Son timbre feutré et fluide colle parfaitement aux nouveaux sons, offrant à sa carrière une orientation nouvelle et très rafraîchissante. R'n'b, soul, soft reggae et même du zouk dévoilent la nouvelle Linzy qui, du coup, agrandit son public. Et c'est tant mieux car cette jeune femme a énormément de talent qui ne demande qu'à être bien exploité !

Linzy Bacbotte a été choisie pour ouvrir la toute première édition du Sakifo Festival à Maurice. L'interprète qui cartonne avec Priye Bondye, un morceau tout en profondeur et en épaisseur, est très attendue après son superbe tour de chant au MGI il y a quelques mois.

Crossbreed Supersoul

Le rock mauricien a enfin un nom. Crossbreed Supersoul, cinq gars qui s'amusent comme des fous avec leurs guitares, basse, batterie et micro et qui injectent du plaisir à grands renforts de riffs et de notes. Deux albums, un live pour commencer, Live at the BBC, suivi de l'excellent Letter to G, qui classe immédiatement le groupe parmi les meilleurs de la scène mauricienne. Seulement, c'est vrai, le rock local n'attire pas la grande foule. Qu'à cela ne tienne, Crossbreed Supersoul allie les meilleures influences, de Noir Désir à Jeff Buckley en passant par Radiohead et U2, et on décèle même un peu de Nirvana et du Pearl Jam, rien que le meilleur… pour offrir un bon son rock raffiné, aux accents tantôt british mais aussi créole ! Le morceau Didapdap devrait, en ce sens, être érigé au rang d'hymne tant il est pertinent et accrocheur, à la fois, dans le ton et dans sa forme.

Ayant conquis son public, Crossbreed Supersoul a entamé l'aventure régionale, et c'est sans surprise qu'il a fait mouche à La Réunion également lors d'une mini tournée. Jouant en ouverture du Sakifo Festival de Maurice, après Linzy Bacbotte, et attendu aussi à l'édition réunionnaise du festival, Crossbreed Supersoul est sur la voie rapide du succès. C'est tout le mal que l'on peut souhaiter à ces jeunes rockers férus de bons sons et de bonnes vibes !

Éric Triton

Le bluesman mauricien se passe de présentations. Ce poète céleste qui flirte avec les étoiles et rêve d'un monde meilleur pour les siens tout en gardant les pieds solidement rivés à la terre dit sa chance d'être aussi globe-trotter par le biais de ses petits bijoux magnifiquement orchestrés. Tantôt intimiste, tantôt d'humeur fêtarde, Triton a déclaré la guerre à la médiocrité, aux faussetés, à l'hypocrisie, aux injustices. Un cri d'amour, un hymne à la vie. Aux lendemains meilleurs.

Le fils du sol qu'est Éric Triton séduit et envoûte. Par sa simplicité. Par son naturel désarmant que l'on admire tant il dégage de chaleur, de vie, de spontanéité, d'énergie et de positivité. La voix grave et rauque du chanteur, qui habille les sons tantôt emplis de mélancolie tantôt invitant à la célébration de la vie, épouse parfaitement la complainte du bluesman qui traduit, par ses mots et ses notes, nos maux quotidiens.

La sincérité d'Éric Triton se lit dans son timbre, inévitablement grave et soutenu, franc et précis, quand il n'est pas résolument direct quand il parle de son pays.

Menwar

Notre Lelou national, Menwar pour la scène et Stéphane Honoré pour l'état civil, est un habitué, tout comme Éric Triton, des planches du Sakifo Festival. Fin observateur de la société, l'artiste engagé porte sur ses épaules une carrière de plus d'une trentaine d'années ; des années de galère pour enfin devenir, comme l'affirme son producteur, Percy Yip Tong, " le musicien mauricien du moment sur les scènes internationales. "

Fort de ses participations à différents festival étrangers, dont celui d'Angoulême et du Womex, par le biais de son producteur, et les honneurs de France Inter, entre autres, Menwar peut désormais se targuer d'être une référence locale. Ce baroudeur au timbre sec, soutenu par les percussions et les instruments électriques continue de se battre sérieusement depuis une trentaine d'années pour que perdure la musique mauricienne. Et sa collaboration avec Percy Yip Tong lui a été bénéfique, lui ouvrant des portes sur la scène mondiale, avec des participations aux festivals Awesome Africa, Sakifo, Womex, Angoulême, pour ne citer que ceux-là.

Région :


Bazbaz

Frenchy dandy et atypique, Camille Bazbaz promet de surprendre agréablement.

Lui, c'est une voix, un look, une attitude classe et nonchalante, et surtout, un instrument : le piano rhodes. La musique, Bazbaz est tombé dedans quand il était petit, un père musicien et de nombreux voyages ont marqué à jamais le jeune chanteur. Après avoir côtoyé les sphères punk rock dans les années 80 avec son groupe Le cri de la mouche, aujourd'hui, Camille Bazbaz renoue avec la langueur de la musique noire et s'affirme en solo.

Bazbaz aime conter la réalité des rapports humains : du bonheur d'être deux au malaise de la séparation. Une grande sensibilité et un regard aiguisé sur le monde caractérisent cet artiste hors norme. La carrière de Bazbaz est ponctuée de rencontres décisives : en 1997, il fait connaissance avec le cinéaste Pierre Salvadori et compose pour lui les musiques de ses trois derniers films : Comme elle respire (1997), Les marchands de sable (2000) et Après vous (2003). Il a également composé l'album de Sandrine Kiberlain, écrit pour Gérard Darmon et joué avec Brigitte Fontaine, Lanzmann ou encore Scratch Massive.

Toguna

Sila et ses compères composent le combo Toguna. Offrant un savant mélange de reggae, de rock, de folk et de maloya, le trio laisse libre cours à son énergie. Influencé par des artistes tels que Patrice, Keziah Jones et Lauryn Hill, Toguna mérite amplement d'être découvert et exporté. Originalité et personnalité sont les maîtres mots du groupe.

International :


Asa (Nigeria)

Bukola Elemide

Asa (Asha), de son vrai nom Bukola Elemide, est une jeune chanteuse née à Paris et originaire du Nigeria. Elle tient son surnom, qui signifie " petit faucon ", d'une fugue faite lorsqu'elle était enfant. À l'âge de deux ans, elle retourne au pays avec ses parents et grandit à Lagos, où elle découvre sa passion pour le chant et la musique. Devant s'occuper très jeune de ses frères et étant très solitaire, Asa se blottit dans un monde imaginaire fait de chansons. Elle est influencée par les vinyles de soul et de musiques nigérianes de son père. Avec sa voix grave, la jeune femme peine à se faire une place dans les chorales et ne peut assouvir sa passion, à l'image de ses idoles comme Erykah Badu, ou encore Angélique Kidjo, dont elle rêve de suivre les traces.

A 18 ans, Asa décide de tenter quelques concours de chant et, finalement, de s'inscrire en cachette à la Peter King's School of Music, où elle apprend la guitare. En 2004, tout s'accélère pour elle grâce à sa rencontre avec sa manager, Janet, qui lui présente Cobhams Emmanuel Asuquo, son partenaire musical. Le style d'Asa s'affirme peu à peu pour proposer des chansons en anglais et en yoruba, entre pop et soul. La chanteuse propose également des textes sur son pays et les choses de la vie, avec une certaine ironie.

Très vite, Asa assure les premières parties d'artistes internationaux comme Akon, John Legend, Beyonce et Snoop Dogg. Par la suite, elle signe chez Naïve et enregistre un album éponyme entre funk, reggae, pop et soul. Fire on the mountain et Jailer sont ses titres les plus connus.

Tiken Jah Fakoly (Côte d'Ivoire)

Tiken Jah Fakoly naît le 23 juin 1968 à Odienné en Côte d'Ivoire. En 1988, il rencontre le guitariste ghanéen Joffrey avec qui il enregistre une première maquette. La même année, Tiken Jah Fakoly monte le groupe Djelys qui fait la première partie de Solo Jah Gunt en 1992. L'année suivante, il rencontre le guitariste français Spank ! qui intègre le groupe et enregistre l'album Djelys. Il signe ensuite Missiri en 1994. Cet album connaît un énorme succès en Afrique. En 1998, Tiken Jah Fakoly se tourne vers l'Europe et joue à la péniche Makara, au Divan du Monde et au Bataclan à Paris. Il passe également en première partie du groupe français Sinsemilia à l'Elysée Montmartre, toujours à Paris. De retour à Abidjan en Côte d'Ivoire, il s'attelle à l'enregistrement de l'album Mangercratie qui sort en 1999. Parallèlement, il s'envole pour les États-Unis pour deux concerts à New York et à Philadelphie. En 2000, Tiken Jah Fakoly revient avec l'album Cours d'Histoire. Deux ans plus tard, il débarque sous les feux des projecteurs, avec l'opus Françafrique. En 2002, sort 4 Ti Mo. C'est en 2004 que Tiken Jah Fakoly sort un nouvel album intitulé Coup de gueule

Keziah Jones (GB/Nigeria)

Keziah Jones s'est imposé sur la scène internationale comme un jeune bluesman cosmopolite, une sorte de philosophe musicien. Keziah mêle le blues, la soul et le funk pour créer un style propre dans la lignée des Ben Harper ou Lenny Kravitz.

Olufemi Sanyaolu, alias Keziah Jones est né à Lagos, au Nigeria, le 1er octobre 1968. Fils d'une grande famille de Lagos et élevé en Angleterre, il commence à jouer du piano à l'âge de treize ans et passe à la guitare trois ans plus tard, loin des priorités de son père. Il écrit alors ses premières chansons sur le vieux piano de l'école. Cherchant une façon de rejeter le monde qui lui est destiné, il trouve le salut dans la musique.

Au grand dam de sa famille, il bâcle ses études et quitte le collège pour jouer dans la rue et les pubs londoniens. Il mène une vie de bohème à l'opposé de celle attendue. Petit à petit, il se forge une excellente réputation de musicien, créant, de Londres à Paris, un style unique que ce fan d'Hendrix et de Coltrane appelle lui-même le blufunk.

C'est dans le métro parisien qu'il se fait remarquer par un directeur artistique de Delabel France en 91. Largement influencé par la personnalité politique et morale de Fela, et par le jeu de Jimi Hendrix, il signe d'emblée un disque-manifeste, Blufunk Is A Fact. Ce premier opus est un joyau de blues acoustique, de R & B et de funk. Dans Africa Space Craft, son deuxième opus, sorti en 95, il évoque les problèmes de l'artiste africain contemporain. Il signe en 1999 l'album Liquid Sunshine puis Black Orpheus en 2003. Ce dernier album fait montre d'un art parfaitement maîtrisé et d'une préoccupation permanente de l'artiste pour le monde, ses origines et l'Afrique. Traitant de thèmes chers à ce continent (la magie, la pauvreté, les religions, les peuples, la négritude), Keziah Jones évoque avec beauté et intelligence ses origines et pose les vrais questions sur l'inégalité entre les continents.

Rhythm is love, Beautiful Emilie, entre autres, figurent parmi ses titres les plus connus.

Dionysos (France)

Tais-toi mon cœur, en duo avec Olivia Ruiz, et L'homme sans trucage figurent parmi les derniers tubes dont les clips passent en boucle sur des chaînes musicales telles que MCM, M6 et MCM Pop. Mais bien avant cela, il y avait Song for Jedi… À la limite du pop et du rock, Dionysos est LE groupe de rock de France du moment. Que l'on ne s'attende pas à du Noir Désir ou du Téléphone. On nage ici en territoire totalement inconnu, voire inattendu. Le groupe de Mathias Malzieu s'amuse avec les genres et tutoie les styles. Le résultat : un formidable son riche d'influences distillé par un timbre peu ordinaire, celui de son chanteur en titre.

Le groupe rock français Dionysos est originaire de Valence. Le quatuor accompagné d'un violoniste signe son premier album en 1993 et revendique volontiers les influences de Beck, de Pavement et des Pixies, soit que de belles références rock étranger.

Fort de son deuxième album, la formation passe par la scène Camping des Eurockéennes de Belfort et par les Transmusicales de Rennes en 1998. Dionysos signe l'année suivante son troisième album Haïku enregistré aux États-Unis avec deux producteurs américains. Son quatrième album, Western sous la Neige, arrive dans les bacs en avril 2002. L'année suivante, le groupe sort le live Whatever the Weather.

Avial (Inde)

Du rock de l'Inde ! Autant dire que la surprise sera grande. Avial, c'est un quartet qui se réclame davantage de Rage Against the Machine et de Coldplay que des playback singers qui sont légion à Bollywood. D'ailleurs, eux chantent en malayalam, pas en hindi. Et les riffs rivalisent de puissance avec les décibels des dancefloors ! A découvrir absolument.


SAKIFO FESTIVAL Ce soir au Suffren


Happy hour au profit de l'Atelier Mo'Zar

Dans le cadre de la tenue aux Salines ce week-end de la première édition mauricienne du Festival Sakifo, l'hôtel Le Suffren, au Caudan, organise ce soir une happy hour assez spéciale. En effet, profitant de la présence des artistes locaux et internationaux qui se produiront dans le cadre du festival, l'établissement compte récolter des fonds pour soutenir les efforts de l'Atelier Mo'Zar de José Thérèse.

Pour rappel, cette formation se destine aux enfants des quartiers défavorisés de la région de Roche-Bois. L'artiste José Thérèse a formé cet atelier en 1996, qui est devenu graduellement une école de musique. L'Atelier Mo'Zar réunit aujourd'hui 150 jeunes de toute l'île qui ont bénéficié d'une formation musicale professionnelle.

Sous le signe de la musique, donc, le happy hour de ce soir accueillera, entre autres, le bluesman mauricien Eric Triton, qui gratifiera le public présent de son répertoire et de sa belle voix. Outre José Thérèse et la troupe de 20 musiciens qui composent l'Atelier Mo'Zar, le groupe Crossbreed Supersoul se produira également en live.

D'autres animations, ainsi qu'une vente aux enchères permettant de remporter deux téléphones portables, une télévision ainsi qu'un saxophone de collection, seront aussi organisées dans le même esprit. Les cocktails et les boissons en tous genres seront donc offerts à moitié prix de 17 h à 20 h et un coin restauration proposera sandwichs, hamburgers, shawarma et faratas à partir de 19 h.

En ce qui concerne les billets pour assister au Festival Sakifo, rappelons que le Rezo Otayo a élaboré divers packages spécifiques à l'intention de ceux qui souhaitent assister à l'une ou aux deux journées du festival.

Des billets sont également disponibles dans les endroits suivants : les magasins Habit de Rivière-Noire, Quatre-Bornes, Port-Louis et Curepipe ; les magasins Otentikk Paradize Burning à Flacq, Mahébourg, Goodlands, Grand-Baie, Port-Louis, Rose-Hill et Curepipe ; et le magasin One Drop à Chemin-Grenier.

Les organisateurs rappellent au public que les portes seront ouvertes deux heures avant la tenue des concerts. La sortie de l'enceinte de la tenue du festival sera considérée comme définitive. Des points d'alimentation et de restauration seront aménagés sur le site.


BOLLYWOOD Arrivé ce matin


Shaan : " À demain pour un concert mémorable ! "

Troisième concert de la superstar bollywoodienne Shaan, auteur de tubes tels que Chand sifarish, Don ou encore Jab se tere naina, chez nous : ce sera demain au Swami Vivekananda Centre de Pailles à partir de 18 h. L'initiative est de l'agence Immedia. Le chanteur, qui est arrivé à Maurice ce matin, promet " un concert mémorable. "

" Shaan est arrivé par le vol MK 749 en provenance de Mumbai ", indique Rama Poonoosamy, directeur d'Immedia. " Il est accompagné d'une équipe de 16 personnes, comprenant ses musiciens, ses danseurs et danseuses, l'ingénieur du son ainsi que son manager, Nikhil Paingy. "

Au menu des 180 minutes de musiques annoncées, bien évidemment les grands tubes du chanteur, allant de Suno naa, extrait de Jhankar beats, à Jab se tere naina, de Saawariya, en passant par ses incontournables Koi kahe de Dil chahta hai, Nikamma de Kya dil ne kahaa, Dus bahane de Dus, Musu musu ou encore Tanha dil, extrait de son album solo de 2000. Une fois encore, l'artiste promet de grands moments de bonheur musical à ses nombreux fans mauriciens. Il y a fort à parier que des chansons extraites de films à succès, tels Hey shona de Ta Ra Ram Pum, Thaare vaaste de Shakalaka boom boom, Mera dil de Salaam-E-Ishq ou encore Main houn Don, de Don, seront au programme. " Shaan adore l'improvisation et la mise en scène ", affirme l'agency manager d'Immedia, Kamini Bubooa, présente à Plaisance ce matin. " Par exemple, quand il va interpréter l'extrait de Don, il récréera l'ambiance du film et prononcera même les dialogues devenus culte, comme "Don se pakarna mushkil nahin hain. Na mumkin hai…", qui signifie littéralement "Attraper le Don n'est pas difficile, mais tout bonnement impossible…" "

La nouveauté de ce troisième show de Shaan à Maurice sera, justement, la touche résolument bollywoodienne. En effet, contrairement à ses deux précédents concerts, cette fois, chorégraphie, mise en scène, présence de danseurs et danseuses, entre autres, composeront le spectacle. " Ce sera un show dans la pure tradition bollywoodienne ", confirme Kamini Bubooa.

Pour sa part, Rama Poonoosamy rappelle qu'" il reste très peu de billets de catégorie Premium ". Ces billets, au prix de Rs 1 500, sont encore disponibles chez Immedia et dans le Rezo Otayo.


CHANSON FRANÇAISE Paul Lavoipierre


Brassens for ever…

Si certains Mauriciens disent avoir appris le français grâce à Brassens, l'écouter dans les années 60 à Maurice pouvait être un plaisir d'autant plus grand qu'il était subversif… S'il maîtrisait la langue de Molière, Paul Lavoipierre a reçu celle de Brassens comme un direct au cœur dès qu'il a entendu ses premières chansons à la radio ou sur des 78 tours à la fin des années cinquante. Il a fait du "bon maître" un compagnon de route dont il connaît l'art et la vie sur le bout des doigts. Puis en 2004, l'incroyable se produit, il accède au cercle des intimes.

Georges Brassens a commencé à percer en 1952 après avoir été présenté par un ami à la chanteuse et productrice Patachou qui tenait un cabaret à Paris, plus précisément à Montmartre. Elle sera sa première interprète féminine choisissant Brave Margot et Les amoureux des bancs publics mais elle le poussera littéralement sur scène pour qu'il chante lui-même ce qu'une dame, même un peu leste, ne pouvait véritablement interpréter… Le gorille, La mauvaise réputation, Corne d'Auroch, etc. C'est dans ce lieu mythique qu'il rencontrera son bassiste Pierre Nicolas, nous précise Paul Lavoipierre.

Le critique du Canard Enchaîné, René Fallet, qui sera de ses amis, le décrit en 1953 comme " timide, farouche, suant, mal embouché, grattant sa guitare comme on secoue les grilles d'une prison ". Cette timidité liée aussi au fait que l'auteur ne se voyait pas sur scène, ne l'empêchera pas de percer. Ce sera même un soudain raz-de-marée après avoir " semé des violettes et chanté pour des prunes " comme il le disait, pendant une dizaine d'années. En 1954, Brassens obtient le prix du disque de l'Académie Charles Gros.

Pour sortir des carcans

L'onde de choc de ce succès n'atteindra pas Maurice tout de suite… " Il y avait évidemment des gens comme Tino Rossi ou d'autres à la radio, raconte Paul Lavoipierre. Une chanson comme Le gorille ne passait pas car elle était censurée. Mais j'avais entendu La mauvaise réputation à la radio et ça m'avait beaucoup secoué… " Puis l'oncle d'un ami installé à Madagascar a eu la bonne idée de revenir s'installer à Maurice, avec des disques de chansonniers dont quelques Brassens… Depuis ce jour, Paul Lavoipierre n'a cessé de suivre la carrière du poète, à quelques dizaines de milliers de kilomètres mais avec fidélité et assiduité.

Pour cet homme qui semble vivre aujourd'hui ses soixante-treize printemps avec une élégante et sage gourmandise, Brassens arrivait alors comme un libérateur. " Nous vivions dans un monde où les conventions primaient sur tout, nous explique-t-il. C'était un monde où l'on n'avait pas le droit de faire ci ou de faire ça. En fait, nous étions enfermés dans un carcan socioreligieux… un mot qui est d'ailleurs toujours à la mode. Et puis cet homme est arrivé avec des mots de tous les jours, même des mots que l'on va trouver vulgaires et grossiers au point de les censurer. Mais il nous envoyait à la figure des choses qui étaient vraies, des choses que nous ressentions au fond de nous. Il rejetait carrément tous ces carcans. "

Par indépendance d'esprit et aussi grâce à la fibre littéraire et musicale de ses parents, Paul Lavoipierre était peu sensible aux modes éphémères que les jeunes suivaient déjà frénétiquement à l'époque. Son intérêt pour Brassens répondait à un besoin profond et la moindre émission de radio consacrée à Brassens le faisait courir. Quand la première émission de télévision a permis, à Maurice, de le voir en mouvement, il s'est précipité chez un ami qui captait les ondes réunionnaises. " Nous voulions voir à quoi il ressemblait ! On ne connaissait de lui qu'une ou deux photos qui apparaissaient sur les pochettes des vinyles 33 t. Il n'y avait pas de photographies sur les 78 tours… "

Dans la ronde des intimes

Paul Lavoipierre entretiendra cette passion à petit feu et avec une régularité de métronome, parallèlement à ses responsabilités familiales et professionnelles du côté de Riche-en-Eau. Il achètera les cassettes, les vinyl et autres CD au fil des ans, puis enregistrera tout ce qu'il pourra à la radio ou à la télévision. " J'ai quand même réussi à sauver quelques documents qui étaient sur VHS. " soupire-t-il. Et puis, il y eut des voyages en France au cours desquels il fit le plein… Quand d'aucuns arpentent les duty free de la capitale française, notre homme allait du côté du passage Florimont où Brassens a vécu ses années de misère chez l'admirable Jeanne Planche, ou encore dans la maison de la rue Santos Dumont, sans parler du Croque-Note, ce fameux restaurant où le couple Zimmerman chante Brassens, Brel ou Félix Leclerc après avoir servi bombance à sa clientèle.

Mais c'est la revue Les amis de Georges, que Paul Lavoipierre découvre il y a environ dix ans, qui va revivifier sa passion. De nombreux événements culturels ont fleuri depuis la mort de Georges Brassens en 1981, mais le Festival Brassens du magnifique bourg provençal de Vaison-la-Romaine reste de ceux que cette revue met le plus en avant. Encouragé par son épouse, Paul Lavoipierre finit après moult hésitations par oser composer le numéro de portable qui figurait sur une annonce publicitaire. À l'autre bout du fil, Georges Boulard, l'initiateur et organisateur de ce festival, décroche…

Croyant d'abord à une plaisanterie - un visiteur de l'île Maurice, ç'est forcément une blague ! -, Georges Boulard finit par proposer à Paul Lavoipierre de s'occuper de son hébergement et de son accueil, lorsqu'il comprend qu'il a effectivement affaire à un Mauricien bien décidé à venir à son festival. " Figurez-vous qu'il a envoyé quelqu'un nous chercher, mon épouse et moi, à la gare d'Avignon, et le soir même nous dînions à sa table avec des amis proches de Brassens, c'est-à-dire des amis d'enfance ou de jeunesse… des gens comme Émile Miramont ou Corne d'Aurochs, René Iskin le premier interprète de Brassens à Basdorf, Gibraltar ou Pierre Onteniente, le secrétaire de Brassens ou le roc qui le protégeait des accapareurs, ou encore Sophie Duvernois, sa gouvernante, etc. Pour moi, c'était comme si un dévot ou une dévote se retrouvait avec la Sainte Vierge à Fatima !! Il ne manquait que Georges Brassens mais il était là en quelque sorte. "

L'endroit que l'on préfère…

Depuis ce premier voyage sur la planète Brassens, Paul Lavoipierre n'a raté que l'édition de 2006 du Festival. Il y était en mai dernier et compte bien y retourner " parce que je me sens vraiment chez moi là-bas. " Ce festival a agi sur notre homme " comme un coup de fouet " et le faisait accéder à des trésors, dont il n'avait même pas osé rêver auparavant… des manuscrits à l'écriture si régulière, des photographies inédites, des enregistrements que seuls les vrais amateurs savent apprécier. Même son épouse a pris goût à ces escapades provençales, séduite par l'amitié et la gentillesse des festivaliers et de leurs hôtes.

Paul Lavoipierre a eu la surprise d'y rencontrer aussi beaucoup de non francophones à l'instar de ce Suédois qui lui a expliqué venir pour la musique de Brassens. " Je connais même quelqu'un qui peut vous fournir des traductions en polonais ! À ce festival, on rencontre des Allemands, des Canadiens, des Espagnols, des Anglais, des Italiens ! Figurez-vous qu'il existe même un festival Brassens à Basdorf, dans la banlieue de Berlin. C'est le village où il avait été envoyé de force pour le Service du Travail Obligatoire (STO) ! "

La petite musique de Brassens y est évidemment pour quelque chose… À ceux qui dénigrent ses mélodies et son rythme syncopé vite jugé répétitif, Paul Lavoipierre rappelle que les grands jazzmen américains s'y sont intéressés avec la contribution de Moustache ; qu'un Paco Ibanez dit avoir appris la musique grâce à lui, ou encore il se souvient de cet ami qui chantait L'Auvergnat en imitant la voix de Louis Armstrong…



Brassens passionnément…

Georges Boulard a publié récemment Brassens passionnément pour raconter comment il a réussi de fil en aiguille à reconstituer toute l'amicale fratrie que Georges Brassens a su créer de son vivant. Reconnu comme un spécialiste du chanteur, chaque année aux alentours du 1er mai, il propose le Festival Brassens dans sa ville pendant toute une semaine, où il mène de front chaque jour, les activités fruitières et viticoles de sa ferme et celle du festival. Paul Lavoipierre a pu visiter le petit musée personnel de cet homme, installé à l'étage de sa maison, dans lequel il a réuni une quantité impressionnante d'objets et autres documents sur le chanteur. S'il n'a pas connu personnellement Brassens, il a cependant vécu le bonheur de le voir sur scène en live… Un bonheur qu'il partage avec tous les fanas, les amis des amis de Georges tels que Paul Lavoipierre.

Douce révolte

" Jamais homme vivant et lyrique abstrait ne m'a autant bouleversé. " Roger Toussenot, un journaliste lyonnais avec lequel Brassens a correspondu, écrivait ceci en mars 1954, et encore dans ce même texte : " Il se passe en ce moment quelque chose d'insolite et de prodigieux : un homme prisonnier de son destin, condamné à sa terrible liberté, vient dire son désaccord avec tout. Il arrive, traqué, pesant, désespérément accablé, et il articule avec une précision impressionnante les mots tendres, amers et violents de ses chansons et de ses poèmes. Cet homme qui chante la révolte est un doux. Ce pur poète, si dignement dépouillé, est une Conscience. "



PHOTOGRAPHIE : le salon d'août cinq sur cinq…

Le salon de la photographie proposé par le Cercle des Artistes Photographes (CAP) devrait se tenir cette année du 23 au 31 août. Les membres de cette association de photographes professionnels et amateurs travaillent actuellement sur le thème du nombre cinq, entendez bien le nombre et non le chiffre comme l'explique le porte flambeau du CAP : " Nous avons essayé de trouver un thème qui sorte un peu de l'ordinaire. Deux ou trois, c'est trop facile ou c'est déjà vu. Alors pourquoi pas cinq ! L'idée est qu'il y ait cinq éléments sur la photographie. "

Si ses confrères et collègues s'activent depuis plusieurs mois autour de cette idée dans le but de proposer une exposition collective dans le cadre du salon, il n'est pas dit que les travaux personnels des photographes ne seront pas exposés… Il est en effet possible que, comme l'an dernier, des expositions aient lieu dans différents endroits, avec la capitale, probablement aux alentours du Caudan, comme site principal.


PORT-LOUIS


Le Festival ou le Théâtre ?

Donner la priorité à la rénovation du théâtre de Port-Louis ou au festival de théâtre du même nom est en quelque sorte le dilemme cornélien auquel comédiens et metteurs en scène sont confrontés en ce moment. Les théâtre est fermé mais il pourrait réouvrir le temps du festival. Un rapport technique devrait apporter la réponse prochainement.

Le projet de rénovation du Théâtre de Port-Louis s'étant précisé avec l'attribution d'une enveloppe de Rs 50 millions au dernier budget, les organisateurs du Festival de Théâtre de Port-Louis attendent des précisions pour savoir s'ils pourront ou non tenir leur rendez-vous annuel avec le public d'ici au mois de décembre.

Un comité technique, présidé par Reza Issack, se réunit régulièrement. Le rapport technique d'un ingénieur de la municipalité est attendu avec une certaine impatience, y compris au sein même du comité de la ville, pour savoir ce qu'il en sera…

Les différentes troupes de théâtre, qui participent à ce festival préparent, comme chaque année, une nouvelle pièce, mais il se pourrait qu'elles ne la présentent pas ou qu'elles soient contraintes de trouver d'autres lieux, voire même un autre contexte que ce rendez-vous des arts dramatiques.

La question qui préoccupe à la fois les comédiens, le producteur du festival et le comité technique consiste par exemple à savoir s'il peut y avoir un créneau entre des travaux à entreprendre d'urgence pour sécuriser l'édifice et la rénovation à proprement parler. Il s'agit de voir dans quels délais et à quels moments ceux-ci peuvent être entrepris. Comme nous le dit si explicitement Rama Poonoosamy, l'initiateur du festival de Théâtre de Port-Louis : " Kan ou fini fer enn konsta, apre, problem se met lamin… "

Du côté de la municipalité, le conseil trimestriel a approuvé cette semaine la proposition de Reza Issack de créer une fondation qui se chargera de collecter les fonds et superviser la rénovation. Parmi les personnes qui ont manifesté leur soutien au projet de rénovation du théâtre de Port-Louis, on retrouve Gérard Maujean qui fait également partie de la Fondation du Plaza, le producteur Rama Poonoosamy, l'homme de lettres Issa Asgarally, l'écrivain Shakuntala Hawoldar, ainsi qu'un représentant de la HSBC, un représentant du Centre Culturel Charles Baudelaire et un autre du ministère de Arts et de la Culture. Rappelons également que l'Association des Maires Francophones a décidé d'attribuer 400 000 euros à ce projet.


EDITION


La caresse du regard

Tambitamby, ce sont les mots d'affection que tout parent malgache dit à son petit enfant pour le rassurer et le cajoler. C'est un mot qui caresse. C'est aussi le mot qu'a choisi la photographe Karine Gougerot pour intituler le premier livre qu'elle a publié fin 2007 sur Madagascar, en France.

Depuis près de huit ans, Karine Gougerot travaille auprès des enfants malgaches dans plusieurs villes, à des projets éducatifs basés sur l'apprentissage de la photographie. Ces projets qu'elle anime avec beaucoup d'énergie s'appuient sur le terrain sur un réseau de photographes et d'éducateurs malgaches, d'écoles, d'ONG et d'associations.

Si Karine Gougerot consacre une grande partie de son énergie à transmettre les secrets de la photographie pour aider les enfants à s'exprimer, elle n'en garde pas moins les réflexes du métier, ceux de sa vocation, qui consiste simplement à appuyer sur le déclencheur au gré des rencontres et pérégrinations… Le livre qui en résulte montre environ soixante-dix images qui illustrent certains aspects de la vie à Madagascar, et surtout le regard d'une esthète humaniste.

Les thèmes de l'enfant, de la naissance et de la femme y occupent une place particulière. L'ensemble est préfacé par Jean-Luc Raharimanana qui écrit entre autres choses : " Mais ce livre marque avant tout le cheminement d'une photographe qui a rencontré son sujet. Pour qui connaît Madagascar, ces images sont criantes de vérité, aucune mise en scène, aucun misérabilisme, juste une approche pudique de la réalité, belle, généreuse approche où l'émotion devient le cadre de la beauté, ces photos sont autant de tableaux qui racontent cette retenue, cette douceur que mettent les Malgaches dans tout ce qu'ils entreprennent, elles racontent l'île dans son intimité, l'île-femme, l'île-enfant, l'île-chuchotement. " Dans un autre texte, l'éducatrice et conteuse française Chantal Constant, qui a accompagné Karine Gougerot sur le terrain avec les enfants, y livre quant-à-elle un vibrant témoignage personnel.


ACCIDENTS DOMESTIQUES


Le danger est à la maison

Chutes, brûlures, coupures… De la cuisine à la salle de bains, en passant par le jardin, la maison est truffée de pièges potentiellement dangereux. Pour preuve, l'on compte d'ailleurs chaque année plus de victimes d'accidents domestiques que d'accidents de la route. Une réalité d'autant plus triste que l'on pourrait éviter de grands drames grâce à de petits gestes simples.

" J'ai failli me rompre les os dernièrement, après avoir glissé dans l'escalier que venait de laver ma fille. Je suis tombé sur le dos sur l'arête des marches et suis resté bloqué un moment sans plus savoir bouger ". Michel, 37 ans, se rappellera longtemps de cette veille de nouvelle année. Fort heureusement, les clichés pris en service de radiographie de l'hôpital Jeetoo n'ont rien décelé d'important. Et Michel s'en sortira finalement avec seulement quelques bleus et une grosse frayeur. Mais ce Port-Louisien a eu de la chance, et il le sait bien. Car les victimes de chutes et de glissades ne s'en tirent pas toujours à si bon compte.

Si l'on manque de données sur la question à Maurice, l'Organisation mondiale de la santé, elle, rappelle ainsi que, dans le monde, les victimes d'accidents domestiques sont en moyenne trois fois plus nombreuses que celles des accidents de la route. Ces chiffres sont d'autant plus alarmants que ce type d'accident peut le plus souvent être évité, pour autant bien entendu de faire preuve de vigilance et de prendre un maximum de précautions.

Pièges à chaque étage

Brûlures, intoxications, coupures, chutes… La maison peut en effet se révéler vite très dangereuse si l'on n'y prend garde. Et plus particulièrement encore pour les enfants. " Dès qu'ils commencent à marcher, les enfants partent à la découverte de leur environnement proche. Ils touchent à tout, portent des objets à la bouche… Ce sont des réflexes naturels. Et c'est pour cela que les parents doivent être vigilants ", rappelle un pédiatre de Port-Louis.

Dès lors, chaque pièce de la maison devient une possible source de danger pour les jeunes enfants. À commencer par la cuisine. " La plupart des accidents arrivent dans cette pièce. Pour les enfants, la cuisine est un lieu magique. On y trouve de tout. Des aliments, un four, des couteaux, des ciseaux, tout un tas d'objets qui brillent. Et quelquefois même aussi des médicaments… Beaucoup de parents entreposent toutes sortes de choses dans leur cuisine. Ils oublient le danger que cela peut représenter pour les petits ".

La cuisinière, par exemple, attire d'emblée le regard des enfants. Les boutons qui tournent et les lumières qui s'allument sont autant de sources d'intérêt pour eux. Aussi, pour ne pas risquer un accident, le mieux est encore de mettre bébé dans une chaise haute, à portée de regard.

" Ce qui arrive encore trop souvent, c'est que l'enfant se retrouve ébouillanté. Dans le meilleur des cas, il s'en sort avec des brûlures superficielles. D'autres fois, c'est bien plus grave et l'enfant doit être conduit d'urgence à la Burns Unit ", note le pédiatre. Pour éviter de tels drames, il suffit pourtant de prendre quelques précautions élémentaires, comme par exemple ne pas laisser dépasser la queue de la casserole de la cuisinière ou éloigner la tasse de café du bord de la table.

Les mêmes conseils s'appliquent dans la salle de bain, où l'enfant peut également être victime d'accidents. Il n'est en effet pas rare que celui-ci se retrouve ébouillanté pour avoir trempé dans un bain trop chaud. Mais des cas de noyades sont également rapportés, le plus souvent après que l'enfant a été abandonné quelques instants seulement dans sa baignoire. Là encore, quelques précautions permettent d'éviter le pire.

Lésions cervicales

La chute fait également partie des accidents pouvant être facilement évités. Si, là aussi, les premières victimes sont le plus souvent des enfants, il n'est pas rare que des adultes, à l'instar de Michel, fassent également les frais d'une glissade ou d'une chute, dont certaines peuvent être quelquefois mortelles.

" Les conséquences sont différentes selon les cas, dépendant de la hauteur et de la manière dont la personne a percuté le sol ", explique un généraliste. " Le pire, c'est quand la personne tombe la tête en avant. Ce type de chutes peut alors provoquer des lésions importantes à la tête et au cerveau. C'est malheureusement souvent fatal ", poursuit-il.

Prévenir ce type d'accidents n'est pourtant souvent qu'une simple question de bon sens. Pour les jeunes enfants par exemple, des barrières installées en haut et en bas des escaliers permettent d'éviter les drames. Pour les autres, un tapis ou des languettes antidérapantes posées sur les marches évitent les glissades inattendues.

L'électricité peut aussi s'avérer dangereuse si l'on n'y prend garde. Si quelques cache-prises judicieusement installées un peu partout dans la maison suffisent à éviter de désagréables surprises aux jeunes enfants, trop d'adultes commettent pour leur part encore trop d'imprudences, notamment en laissant des appareils électriques branchés à proximité de la baignoire.

Côté jardin, les risques d'accidents sont presque aussi nombreux. Des outils de jardinage abandonnés à même la pelouse aux pesticides, insecticides et autres produits potentiellement toxiques ou inflammables, la liste est longue. Mais un établi ou un coin spécialement aménagé dans le fond du garage, quelques étagères en hauteur et une attention constante sur les enfants suffisent heureusement souvent à éviter les drames.

Pour résumer, si l'on ne peut toujours éviter les petits accidents domestiques, l'on peut toutefois s'en prévenir en adoptant quelques règles simples et en faisant preuve de bon sens. Ces règles sont encore plus importantes en présence de jeunes enfants, pour qui la maison peut s'avérer plus dangereuse qu'une jungle. À nous, parents, de les protéger des petits comme des gros bobos.



PRATIQUE - Petits conseils entre amis

Pour les petits comme pour les grands, la maison peut s'avérer très dangereuse. Un danger dont l'on ne mesure toutefois pas toujours l'étendue. Quelques conseils simples permettent néanmoins d'éviter les situations d'urgence. En voici quelques-uns.

- Médicaments : gardez-les dans une armoire verrouillée, hors de portée des enfants ; ne les prenez pas devant eux, au risque que ceux-ci vous imitent ; ne laissez jamais les enfants jouer avec des emballages de médicaments vides ; jetez vos médicaments périmés ;

- Produits dangereux : surveillez les enfants lorsque vous êtes chez vos amis car les produits dangereux n'y sont pas forcément mis sous clé ; chez vous, mettez vos produits ménagers en hauteur, pourquoi pas dans une armoire fermée à clé ; n'utilisez de produits toxiques ou ménagers que hors de la vue des enfants ;

- Plantes : évitez les plantes domestiques toxiques ;

- Chutes : vérifiez la stabilité des chaises où vous installez votre enfant ; ne lui permettez pas de se tenir debout ou d'escalader sa chaise haute ; ne laissez pas un enfant seul dans une pièce où la fenêtre est ouverte ; ne laissez près des fenêtres ni objet, ni meuble sur lequel l'enfant pourrait monter ;

- Brûlures : si l'eau est trop chaude dans votre salle de bain, n'hésitez pas à faire réviser votre installation ; ne buvez jamais de boisson chaude avec votre enfant dans les bras ; évitez tant que possible le micro-ondes pour réchauffer le biberon ; ne laissez pas traîner des ustensiles encore chauds, comme un fer à repasser par exemple ;

- Produits inflammables : prenez garde aux aérosols de type laque ou parfum car ils peuvent s'enflammer au contact d'une flamme nue ; rangez les produits dangereux dans un endroit inaccessible pour les enfants ;

- Electricité : vérifiez que toutes les prises sont reliées à la terre ; évitez au maximum les rallonges et les prises multiples ; utilisez des cache-prises ;

Ces quelques conseils vous permettront d'éviter beaucoup de mauvaises surprises. Mais faites aussi attention à la fascination des tout-petits pour le feu, les allumettes, les pétards…


NEWS


GSM : mise en garde des cancérologues

Un panel international de cancérologues a mis en garde la semaine dernière sur les conséquences sur la santé des téléphones portables, notamment chez les enfants. Le même panel, composé de cancérologues américains et français, a ensuite recommandé l'adoption de mesures de précaution.

" Les champs électromagnétiques générés par les téléphones portables devraient être considérés comme un risque potentiel pour la santé ", ont-ils averti dans un document publié par l'Université de Pittsburg. " Il n'y a pas eu assez de temps qui s'est écoulé pour avoir des données suffisantes sur les effets biologiques des téléphones cellulaires et autres téléphones sans fil qui aujourd'hui sont universels ", indique le document.

Les médecins recommandent notamment de ne pas laisser les enfants utiliser les téléphones portables, sauf en cas d'urgence, et de garder les appareils le plus loin possible du corps. " Les enfants en bas âge sont plus vulnérables aux champs magnétiques à cause de la taille plus petite de leur cerveau ", ont expliqué les cancérologues.

Ceux-ci avouent cependant qu'il n'est " pas nécessaire d'interdire cette technologie ", mais en revanche, qu'il importe de " l'adapter " et de " la contrôler ".

OREILLES : se les laver à l'eau de mer

Le mieux, dit-on, est l'ennemi du bien. Un dicton bien approprié en ce qui concerne le " nettoyage " des oreilles. Nombreux sont ceux, en effet, à utiliser pour ce faire des bâtonnets ouatés trois à quatre fois par semaines. C'est beaucoup trop, avertissent les spécialistes en ORL.

En utilisant cette méthode, les gens pensent ainsi éviter que se forme un bouchon de cérumen. Or, c'est exactement le contraire qui se passe. Car plus l'on utilise ces bâtonnets, et plus le risque de voir se former le fameux bouchon augmente. Sans compter que le cérumen n'est pas néfaste puisqu'il protège le conduit auditif des agressions extérieures en évacuant, peu à peu, tous les corps étrangers.

Seul problème : à force, le liquide durcit et l'oreille devient alors vulnérable aux infections. C'est à ce moment donc qu'il faut éliminer le bouchon… mais pas avec des bâtonnets. Le mieux, estiment les experts, est d'utiliser des solutions à base d'eau de mer, vendues en pharmacie. Celles-ci fluidifient le cérumen et facilitent son évacuation. Quant aux bâtonnets, ils ne sont prévus que pour nettoyer le pavillon de l'oreille, et rien que pour ça !

MANQUE DE SOMMEIL : gare aux dégâts !

Le manque de sommeil favoriserait la perte de mémoire et la fabrication de " faux souvenirs ". Telle est en tout cas la conclusion de chercheurs allemands et suisses ayant entrepris une étude récente sur la question. Cependant, ces neuroscientifiques nuancent aussitôt leurs propos en expliquant que la consommation de café " rattraperait une partie des dégâts " causés par l'accumulation de nuits blanches.

Il était en effet déjà connu que le sommeil, quand il est " réparateur " est bénéfique pour la mémoire. Ce qui l'est moins, en revanche, ce sont les conséquences du manque de sommeil sur la mémoire. Raison pour laquelle l'équipe du Dr Susanne Diekelmann, de l'Université de Lübeck, en Allemagne, a demandé à des volontaires d'apprendre des listes de mots et de les restituer le lendemain. Résultat : nombre de ceux n'ayant pas dormi avaient soit confondu des mots, soit en avaient inventé de nouveaux. Ceux-ci ont ensuite fait moins d'erreur après avoir bu de la caféine, laquelle, disent les experts, agit sur le cortex préfrontal.


DIÉTÉTIQUE La recette


Soupe d'aubergine à l'ail

Ingrédient (pour quatre personnes)

- deux aubergines

- quatre tomates

- quatre courgettes

- six gousses d'ail

- une cuiller à soupe d'huile d'olive

- Basilic

- Sel et poivre

Préparation

Laver d'abord les aubergines et les couper en tranches. Monder les tomates, autrement dit les cranter puis les plonger dans l'eau bouillante environ trois à cinq minutes (soit jusqu'à ce que la peau commence à peler). Retirer les tomates et, après avoir enlevé les pépins, les couper en morceaux.

Laver et couper les courgettes en morceaux puis éplucher et écraser les gousses d'ail. Dans une marmite à pression, faire revenir les légumes avec une cuiller à soupe d'huile d'olive. Saler, couvrir largement avec de l'eau et laisser cuire 15 minutes.

Quand la préparation est cuite, mixer le potage avec un peu de basilic. Rectifier l'assaisonnement et servir aussitôt. Bon appétit !


MOT CLÉ


Dyspepsie

La dyspepsie se définit comme une sensation de digérer mal ou trop lentement. Elle peut comporter une pesanteur épigastrique (au-dessus du nombril) ou un ballonnement. Elle n'est pas spécifique de l'atteinte d'un organe particulier et peut se rencontrer au cours de troubles gastriques, coliques, pancréatiques…

Les erreurs hygiéno-diététiques sont la cause la plus fréquente de dyspepsie : repas pris trop rapidement dans le bruit, sans mastiquer correctement, excès de graisses, de farineux, d'alcool… Si tel est le cas, la simple correction de cette situation suffira à améliorer les symptômes. Cependant, toute dyspepsie persistante d'apparition récente justifie une consultation, surtout si elle concerne un sujet d'âge mûr et, a fortiori, s'il existe un amaigrissement.

Les examens complémentaires que l'on pourra prescrire sont variés et peuvent être biologiques, morphologiques, radiographiques ou encore échographiques. Le traitement sera alors adapté à la cause de la maladie.