Randonnées à travers nos districts
Le littoral du district de Pamplemousses
Singh is King : le roi Akshaye
Randonnées à travers nos districts
Le littoral du district de Pamplemousses
A la sortie de Port-Louis depuis Roche-Bois, le littoral du district de Pamplemousses se prolonge de quelques 15 miles en direction de Pointe-aux-Canonniers pour tourner ensuite à droite et constituer la partie ouest de Grand-Baie qui se trouve dans le district de Pamplemousses. L'extrême porosité des terres des Plaines du Nord ne permet pas à des cours d'eau de s'établir de façon permanente. Après les grosses pluies, les eaux s'écoulent rapidement de la surface ce, ce qui peut créer des inondations passagères, mais toute l'eau qui s'est engouffrée à l'intérieur du sol ré-émerge dans les régions côtières durant la saison humide.
De Baie-du-Tombeau à Pointe-aux-Canonniers, les récifs coralliens sont relativement proches de la côte et constituent la crête d'écumes qui démarque le lagon.
Le littoral du district de Pamplemousses est surtout constitué de plages de sable fin avec quelques rares coulées de basalte qui viennent jusqu'à la mer pour former des monticules de rochers qui ajoutent à la diversité des plages. Cette côte ouest est réputée pour ses fabuleux couchers de soleil qui incendient la mer à chaque crépuscule. C'est une région qui a connu des développements majeurs à cause de l'essor du tourisme.
Ces plages de la côte ouest au nord de Port-Louis constituent des lieux de prédilection pour ceux qui peuvent se permettre le luxe d'avoir pignon sur mer. De Baie-du-Tombeau à Pointe-aux-Canonniers des campements particuliers ou des hôtels occupent la majeure partie du front de mer. Seul Mont-Choisy constitue un vaste espace ouvert de quelque 38 arpents qui a pu conserver son état naturel, le gouvernement s'étant opposé à tout développement hôtelier dans cette région.
Les noms des lieux évoquent différents sites qui se sont développés à une cadence différente.
Voici quelques sites du littoral qui sont riches d'histoire
Les batteries
Les embouchures des rivières et leurs alluvions expliquent le manque de récifs. Les passages naturels de la haute mer vers le lagon pouvaient faciliter l'accès à l'intérieur de l'île. Voilà pourquoi les Français ont tenu à construire dès 1775, des batteries, qui étaient, en fait, des postes militaires où des garnisons de soldats pouvaient protéger Port-Louis et ainsi défendre l'Ile-de-France contre la convoitise d'éventuels envahisseurs.
Les batteries Dauphine et d'Artois constituaient des postes de surveillance à l'estuaire de la rivière du Baie-du-Tombeau.
La Batterie des Mortiers protégeait l'accès à la Baie-aux-Tortues aussi appelée Baie-de l'Arsenal.
Deux autres garnisons protégeaient la côte ouest :
En allant vers Trou-aux-Biches, la troisième batterie du district de Pamplemousses, celle des Grenadiers, se trouve sur la route de Pointe-aux-Piments et témoigne de ce souci constant de protéger cette partie ouest de la côte mauricienne qui mène vers Port-Louis.
La quatrième batterie est celle de Malartic à Pointe-aux-Canonniers qui conserve aussi son aspect de poste militaire avec une poudrière et des canons datant de 1752 pointant vers le large et une tour octogonale en pierre, percée de meurtrières, désaffectée depuis 1780. Les Anglais décidèrent de mettre un phare en service sur les bases de la tour octogonale existant. Le phare fut inauguré le 1er décembre 1855. C'est donc sur cette tour qu'à été construite au 19ème siècle un des quatre phares du pays, celui de Pointe-aux- Canonniers qui a été mis en service presque avant celui de l'Ile Plate opérationnel en 1885, afin de guider les navires entre la Pointe-aux-Canonniers et le Coin de Mire où la navigation est dangereuse.
Ce phare de Pointe-aux-Canonniers se retrouve maintenant situé à l'intérieur de l'hôtel Le Canonniers où subsistent encore les ruines des fortifications françaises. La tour en pierres, perçée de meurtrières, est bien conservée.
Un escalier en colimaçon mène au sommet de la tour d'où la vue est magnifique jusqu'à la Pointe aux Caves. Une poudrière est située à côté de la bâtisse et des canons datant de 1752 pointent toujours vers le large.
Le phare de Pointe aux Canonniers, a été mis hors de service en 1932 alors que celui de l'Ile Plate est toujours fonctionnel.
Parmi les monuments nationaux, on peut relever après les 4 batteries déjà mentionnées, le Fort Albert dans la région de la Cocoterie de Baie du Tombeau avec ses deux vieux mortiers.
La région côtière du district de Pamplemousses
Au XXème siècle, c'est l'exploitation touristique qui prime avec la construction de divers hôtels.
L'Hotel Maritim est situé sur le promontoire sud de la baie de l'Arsenal
Trou-aux-Biches est un village balnéaire où la plupart des Mauriciens ont adapté leur villa au bord de l'eau pour accueillir les touristes car certains d'entre eux préfèrent louer des appartements plutôt que d'aller à l'hôtel.
Quelques hôtels ont occupé tout l'emplacement disponible sur le littoral entre Trou-aux- Biches et Choisy qui a pu heureusement conserver son identité de plage publique.
Mont Choisy est le nom d'un général de la compagnie des Indes, précise A. R. Nujjoo dans 'History of Grand Bay' qui a été donné a une propriété formée en 1813 sur laquelle ont été établies une sucrerie, un four à chaux et un puits. C'est une propriété sur laquelle il y a eu des relations conflictuelles avec les indiens laboureurs, ce qui a donné lieu à l'intervention de Adolf de Plevitz et à la mise sur pieds de la Commission Royale d'enquête sur les conditions de vie des travailleurs. C'est sur cette plaine de Mont Choisy qu'ont eu lieu en 1933 les premiers vols aériens entre Maurice et la Réunion avec pour pilote Maurice Samat et Lemerle
Pointe-aux-Canonniers est une petite péninsule regardant le Coin de Mire et l'Ile Plate entouré d'un côté de Grand-Baie et de l'autre côté de la plage de Mont Choisy. En 1857, il y a eu la construction d'une station de quarantaine pour ceux qui souffraient de la variole. Le Dr. Goomany en est mort en 1889. Entre 1947 et 1960, les terrains de Pointe aux Canonniers ont été convertis en camp de vacances pour les écoles primaires, camp qui fut par la suite transféré à Anse-la-Raie, alors qu'un sanatorium fut aménagé pour les tuberculeux de 1960-1968. C'est de Pointe aux Canonniers que partait une fois par mois le bateau La Françoise pour alimenter ceux qui travaillaient pour le phare de l'Ile Plate.
A partir des années 1970, les terrains furent occupés par les résidents qui ont construit des campements sur le littoral ou ont été réquisitionnés par les hôtels.
La région Le Vale couvre la région nord du district de Pamplemousses avant qu'elle ne s'incurve dans la baie qui est une région très populaire pour Mauriciens et touristes qui viennent y chercher des plages de sable et le relax des vacances.
Grand-Baie
Grand-Baie s'étend de Mont-Choisy à Bain-Buf. Aujourd'hui, Grand-Baie est non seulement une station balnéaire réputée, mais elle s'est également transformée en port de plaisance. C'est une région riche en histoire.
Quand Grand-Baie défendait le nord de l'île
Ce sont les Français qui ont baptisé ce lieu, Grand-Baie, dont le nom apparaît sur la carte de l'Abbé de la Caille (1753). Une sucrerie, fondée par Thomas Dumont, se trouvait alors à cet endroit. Peu avant la prise de l'île par les Anglais, les Français avaient construit à Grand-Baie une batterie qui remonte à 1756 pour protéger le nord de l'île contre d'éventuelles invasions anglaises.
C'est d'ailleurs ici qu'ont eu lieu les premières escarmouches entre les soldats anglais et français lors de la seconde attaque anglaise vers la fin de novembre 1810, bien qu'éventuellement c'est à Anse Mapou à Cap Malheureux, dans le district de Rivière-du-Rempart, qu'a eu lieu le débarquement des troupes britanniques en décembre 1810.
Abdool Rashid Nujjoo dans son livre: " The history of Grand Baie. Little village facing an ocean " donne maints détails intéressants sur le développement de Grand-Baie.
C'est en 1826 que le domaine sucrier de Grand-Baie est créé.
En 1845, Charles Péreybère achète un tiers du domaine de Grand-Baie qu'il a administré jusqu'à sa fermeture en 1876.
A. Nujjoo relève qu'en 1846 vivaient dans le village de Grand Baie et dans les domaines avoisinants 3,132 personnes dont 2,221 Indiens.
Entre 1840 et 1850, Grand-Baie est devenu un des villages importants du pays doté d'un pont et d'une jetée pour accommoder les voiliers - les chasses-marées - qui assuraient le transport des marchandises, d'une distillerie, d'un four à chaux, d'une station de police et d'un bureau de poste. L'accès au village se faisait par les routes Vingt-Pieds et La Salette.
Les travailleurs transportaient dans des sacs de jute le sucre des domaines sucriers environnants pour être stocké dans un batelage avant d'être transporté par voiliers, aux noms savoureux de Meloe, Milky Way, Reine des Fleurs et Georgina), jusqu'à Port-Louis en vue de l'exportation. Le batelage a été en opération jusqu'en 1928, puis a servi pour l'industrie de la pêche pour être finalement démoli en 1970 lors de la construction de l'Hôtel Isle de France.
La culture de l'aloès était une activité importante dans la région. En 1935, cinq des 30 usines d'aloès du pays se trouvaient dans la région de Grand-Baie à Union Daruty, Mare Sèche, The Vale, Pereybère et Mont Choisy.
Il y avait aussi une distillerie dont les ruines ont existé jusqu'en 1960.
Il y avait aussi une industrie de la pêche bien organisée, quelque 100 pêcheurs travaillant pour Paul Couve qui a vendu en 1945, son entreprise à Roger Merven.
Les propriétés sucrières dans la région de Grand-Baie se nommaient : Grand-Baie, Mont Choisy, Sottise, La Salette (Woodford), Mare Sèche, Rouge Terre, Fond du Sac, Belle Vue-Pitot, Beau Manguier, the Vale, Union Daruty et Union Delcourt. A partir des années 1930, les travailleurs de la canne ont commencé à déserter les camps sucriers environnants pour venir s'établir près de Grand-Baie. C'est alors que les lieux de culte ont été construits.
En 1935 la chapelle St Anges Gardiens a été inaugurée dans le centre de Grand-Baie. Démolie par le cyclone 1945, elle a été reconstruite sur un autre site et ouverte au culte en 1959. " Du large elle apparaît comme une barque, grande voile dehors ", c'est en ces termes que Mgr Joseph Mamet a décrit cette belle église.
Vis- à-vis de l'église se trouve une mosquée. Les autres religions du pays ont aussi leur lieu de culte avec au nord un temple hindou et au sud de Grand-Baie un temple tamoul richement décoré.
Le Grand Baie Yacht Club, inauguré en 1941, organisait, selon la tradition, des régates en hiver.
Le Conseil du village de Grand Baie institué en 1947 a été le premier des conseils de village du district de Pamplemousses/Rivière du Rempart.
En 1955, s'ouvre le X Club le premier hôtel résidentiel dans Grand-Baie
En 1968, l'Hôtel Isle de France est construit sur l'emplacement actuel du Sunset Boulevard.
Il y a eu dans les années 70 de nombreux morcellements qui ont été soumis à divers types de développement. Abdool Rashid Nujjoo en fait le relevé.
Morcellement BOUCAN de 40 arpents s'est développé derrière l'école du gouvernement le long de la rue Orchidée.
Morcellement Raffray de 300 arpents est développé entre Grand-Baie et Pointe-aux-Canonniers pour la classe moyenne.
Morcellement Nandlall Bhungee se trouve près de la plage publique de Pereybère.
Morcellement Swan s'étend du vieux moulin de Péreybère jusqu'à la Route Vingt Pieds et Mont Oreb.
Morcellement Muthy-Rambin est entre Pereybère et Bain-Buf.
Morcellement Mont Choisy est de l'autre côté de la route côtière.
Morcellement Chetty à Pereybère et le long de la route Mont Choisy.
Il y a eu de petits morcellements de long de Sottise, La Salette et le morcellement Vanessa Lagesse.
Camp Carol a été construit après le cyclone Carol de 1960 pour reloger ceux qui s'étaient réfugiés dans des longères.
Grand-Baie est la première localité rurale à avoir un réseau de tout-à-l'égout.
Il y a actuellement quelque vingt hôtels de classe internationale plus le Centre International de Conférences de Grand-Baie.
Quelques villages intérieurs
Sottise avait une usine sucrière qui cessa ses activités en 1879 et fut démontée en 1916.
Le Réservoir de Sottise a été construit vers 1930. En 1994 Sottise a été renommée Shrinagar, mais continue à porter son premier nom.
Mont Mascal et Union Daruty étaient deux domaines sucriers qui ont fermé dans les années 1920.
The Vale (Ecford) a vu sa sucrerie être démolie et convertie en usine d'aloès.
Autour de St François du sucre et un coton ont été plantés sur la propriété d'Union Delcourt appartenant Jacques Lemaire vers 1830.
La Salette (Woodford), ancienne sucrerie est surtout connue pour sa belle église dont la première pierre a été posée en 1862, mais dont la construction n'a pu être terminée qu'en 1875.
Fond-du-Sac : après la démolition de l'usine en 1866 les terres ont été partagées. Fond du Sac a graduellement émergé comme un village en 1947 et le reste des terres achetées par Francis Pitot est devenu la propriété sucrière de Belle-Vue-Pitot.
Bois-Rouge, entre Grand Baie et Fond-du-Sac, était habité jusqu'en 1937.
Moulin-Cassé à Péreybère : " La voûte la plus originale de Maurice, une toiture en pots de fleurs ", selon Maurice Paturau. Cet édifice, vieux de près de 200 ans, a été construit par Charles de Péreybère dans les années 1830. Quelque 20 000 pots d'argile, prises entre un mortier de chaux et de sable, offrant l'aspect d'une ruche soutiennent cette voûte. Ce bâtiment en pierres a servi pour stocker du sucre puis aurait servi à la fin du 19ème siècle à la production du tabac, d'où le nom " Tobacco Barn "
On y trouve deux salles exclusivement vouées à l'art avec des expositions permanentes ou des concerts.
Les Wetlands de Grand-Baie
Les régions marécageuses à l'intérieur des régions côtières
66% des wetlands (zones humides) de Grand Baie ont disparu depuis 1975, celles qui restent sont en passe d'être comblées. Cité lumière et Camp Carol courent le risque d'être inondés faute de drains adéquats, les drains naturels ayant été obstrués.
Ces régions du filtrage naturel à l'arrière de la côte ont été comblées mais sont susceptibles d'inondation à cause de l'inexistence de drains dans les morcellements Jhubboo I & II et le Morcellement Ramdanee. Les égouts naturels pour permettre l'évacuation des eaux vers la mer ont été bouchés de l'intérieur.
Les marécages à l'intérieur des régions côtières servent de filtres naturels pour éliminer les substances toxiques provenant des régions agricoles. Ces zones humides qui retiennent les fortes pluies empêchent les inondations possibles et assurent en même temps le renouvellement des nappes souterraines d'eau. Ce n'est que depuis la promulgation de l'Environment Protection Act de 1991 qu'un permis officiel (Environmental Impact Assessment) est maintenant requis avant le développement de tout marécage. Malheureusement les clauses de cette loi n'ont pas été toujours respectées et ceux qui ont construit dans ces régions marécageuses - des villas modernes comme les abris de fortune de nombreux squatters - se retrouvent complètement inondées dans la saison des pluies.
Grande-Mare-Longue est un terrain marécageux dont les fonctions d'assainissement des eaux qui vont à la mer sont essentielles à cette région.
Les constructeurs du Palais des Congrès avaient reçu l'ordre de faire les installations appropriées pour ne pas compromettre les fonctions de la mare. Ils l'ont fait et n'ont donc pas de problèmes. Camp Carol qui a été investi par les squatters patauge après chaque grosse pluie et l'eau doit être pompée régulièrement.
Mare-Phèdre
Mare Camp-Pavé
Ceux qui résident dans ces régions de façon permanente se sont souvent installés à l'intérieur loin des nombreux marécages que constituent les zones de filtrage naturel où se disposent les sédiments.
La Mare-Michaux avec des poissons et des anguilles se trouvait près de la montée de la Salette. On y exploitait de la chaux blanche. C'est l'actuel emplacement de Super U construit en 2001, détruit par une explosion en 2004 et reconstruit en 2007.
Les projets d'avenir
Il y a tout un projet de développement intégré après les travaux pour l'installation du système de tout-à-l'égout dans le Nord. Ce projet comprend l'aménagement d'une promenade au bord de la mer, d'une marina, de détournement du trafic automobile vers l'intérieur du village et le développement des infrastructures communautaires.
De nombreux hôtels se sont installés sur les pas géométriques englobant dans certains cas des plages qui se sont vus retirer leur statut de plage publique par simple publication d'une notice dans la Gazette du Gouvernement. Quel seuil de tolérance a été observé entre les besoins du tourisme et en termes d'accès du public mauricien aux plages et hôtels du district.
Voici les plages publiques du district de Pamplemousses et leur superficie.
Voici les 15 plages publiques du district de Pamplemousses.
1) Le Goulet
2) Ville Valio
3) Pointe-aux-Piments (Pointe Oberoi)
4) Pointe-aux-Piments (entre Le Méridien & l' Hotel Victoria)
5) Pointe-aux-Piments (Débarcadère de poissons Station)
6) Pointe-aux-Piments (plage principale)
7) Pointe-aux-Piments (vis-à-vis de l'Aquarium)
8) Pointe-aux-Piments (près de l' Hotel Colonial)
9) Pointe-aux-Piments (connu comme Pointe Cimetière)
10) Pointe-aux-Piments (Pointe aux Biches)
11) Trou-aux-Biches (vis-à-vis de l'Ex Aquarium)
12) Trou-aux-Biches (devant la Station de Police)
13) Trou-aux-Biches (vis-à-vis de Casuarina)
14) Mon Choisy
15) Le Vale
Référence:
Abdool Rashid Nujjoo : " The history of Grand Baie. Little village facing an ocean ". 2007
La semaine prochaine :
La population du district de Pamplemousses
Singh is King : le roi Akshaye
Akshaye Kumar est le nouveau roi de la comédie à Bollywood. Ses prestations dans des films tels que Namastey London, Welcome, Hera pheri et Mujhse shado karogi, entre autres, en attestent. Adulé par le public, l'ex-khiladi (aventurier) de Bollywood est cependant boudé par les récompenses. En effet, les années passent, et Akshaye Kumar n'a pas décroché de trophée saluant son talent
Happy Singh (Akshaye Kumar) est le roi des maladroits. Aussi, au lieu de semer de la joie autour de lui, comme le voudrait son nom, ce jeune homme d'un village du Punjab est la source des maux de têtes de ses voisins et amis. Bon samaritain, Happy pourrait, en effet, détruire, à lui seul, presque tout le village en chassant une poule qui s'est échappée de l'enclos !
De ce fait, et aussi à contrecur, les habitants du village décident de se débarasser de Happy. Pas en le tuant. Mais en l'envoyant pour une mission suicide, pratiquemment. En effet, réunissant le conseil du village, il est décidé que Happy est le candidat idéal pour aller retrouver Lucky (Sonu Sood). De son vrai nom Lakhan Singh, Lucky a quitté le village depuis longtemps et s'est forgé une solide réputation de bandit ! En effet, les villageois savent que Lucky est l'un des plus grands bandits de tous les temps et que Happy aura toutes les peines du monde à l'approcher. Aussi, ils pensent s'être débarassés du jeune homme pour un bon bout de temps !
Happy, qui ne soupçonne rien de toutes ces magouilles, se sent très fier et honoré de rendre service aux siens. Aussi, dans son périple, il s'adjoint l'aide de son fidèle ami, Rangeela (Om Puri). Célibataire d'un certain âge, celui-ci s'embarque avec Happy ; destination l'Australie, où Lucky a établi ses quartiers généraux.
Mais avec sa légendaire maladresse, Happy rate son avion et atterrit, avec Rangeela, en Égypte ! C'est en flânant dans les rues du Caire qu'il aperçoit Sonia (Katrina Kaif) dont il tombe immédiatement éperdument amoureux. La jeune fille est très indépendante et libérée. Rien ne lui fait peur, sauf de dangereux bandits. Et c'est ce qui sera son lot quand elle se retrouve traquée par les pires truands du monde en Australie !
De son côté, quand il débarque en Australie, Happy se rend compte que sa mission de ramener Lucky au village est loin d'être aussi facile qu'il le pensait. En effet, le conseil du village n'avait pas pris en considération le fait que Lucky pourrait ne pas vouloir rentrer au bercail, réalise-t-il. Aussi, Happy se met en tête qu'il doit tout faire pour satisfaire ses amis du village.
Quand Lucky est victime d'un accident et qu'il se retrouve cloué dans un fauteuil roulant, Happy sait que la chance a tourné. Il prend les commandes de la bande de mafieux et change toutes les lois ! Ainsi, les tueurs et autres bandits se retrouvent dans la peau de bénévoles et bons samaritains, à l'image de Happy !
Parmi ceux qui composent la bande de Lucky, il y a Julie (Neha Dhupia). La jeune fille ne rêve que de jouer dans des films et de faire carrière au cinéma. En rencontrant Happy, elle décroche le rôle de sa vie
Le nouveau Singh, Happy, est bientôt intronisé "king" de la bande et tout semble aller pour le mieux. Mais le jeune héros n'a pas oublié celle qui fait battre son cur, Sonia
Singh is kinng a été tourné en Australie, en Égypte et au Punjab. Parmi les voix que l'on entend sur la bande originale du film figurent celles de Snoop Dogg, Neeraj Shirdhar des Bombay Vikings, Rahat Fateh Ali Khan, Shreya Ghosal, Daler Mehndi, Sukhbir, Suzi Q, Mika Singh et Akshay Kumar. La musique est composée par Pritam sur des textes de Mayur Puri.
Le film marque une nouvelle étape dans la carrière d'Akshaye Kumar dans le registre de la comédie. L'ex-khiladi de Bollywood a bien changé de style et pour le plus grand bonheur de ses fans, qui l'apprécient davantage dans ce genre. En effet, l'acteur a une nette prédisposition et un talent inné à jouer les idiots et à faire rire plutôt que de se prendre pour le James Bond du cinéma indien. Ses prestations dans différentes comédies telles que Bhool bhulaiya, Heyy baby, pour ne citer que les plus récents films, confirment le propos. L'acteur s'illustre aussi dans des chroniques familiales et sentimentales comme Waqt, Dhadkhan, Bewafaa, Aitraaz, entre autres.
Durée : 2 h 50. Avec Akshaye Kumar, Katrina Kaif, Sonu Sood. Réalisé par Aneez Bazmee (Inde, 2008)
Aux Cine Ritz (Curepipe) ; ABC (Rose-Hill) ; BDC (Quatre-Bornes) ; Cine Vogue (Flacq) ; Cine City (Port-Louis) ; Cine King's (Goodlands) ; Cine Klassic (Port-Louis) et Novelty (Curepipe)
SORTIES
Super-héros movie
Lycéen timide et mal dans sa peau, Rick Ricker vit avec son oncle et sa tante depuis que ses parents ont été tués. Il est secrètement amoureux de la ravissante Jill Johnson qui, pour son malheur, a déjà un petit copain. Pendant la visite scolaire d'un laboratoire de recherche, Rick est piqué par une libellule génétiquement modifiée. Peu à peu, alors qu'il voit ses forces décuplées, il comprend qu'il est désormais pourvu de super-pouvoirs. Après s'être fabriqué un costume, il adopte sa nouvelle identité : La Libellule. Mais il lui faudra affronter un redoutable ennemi, Le Sablier, déterminé à anéantir tous ceux qui l'approchent.
Super héros movie est la neuvième parodie dans laquelle s'illustre Leslie Nielsen, dont les films les plus connus dans le genre sont Y a-t-il un pilote dans l'avion ?, ou la série des Y a-t-il un flic ?
Plutôt épargnés par l'ensemble Scary Movie, les super héros se retrouvent cette fois-ci, avec une parodie qui leur est exclusivement dédiée. C'est ainsi que des films comme Spider-Man, Batman Begins, X-Men et Les 4 Fantastiques en prennent pour leur grade tout au long de celui-ci.
Super héros movie marque la troisième collaboration de Craig Mazin avec David Zucker et Robert K. Weiss, après Scary Movie 3 et 4
Le film est la cinquième parodie mettant en scène Regina Hall, alias Brenda dans les 4 (bientôt 5) épisodes de la saga Scary Movie. C'est également sa troisième collaboration avec l'un des spécialistes du genre, David Zucker, ici scénariste. Interrogée sur le super-pouvoir qu'elle aimerait posséder, si elle le pouvait, Regina Hall (Mrs Xavier) répond : " J'aurais le pouvoir de manger tout ce que je veux sans prendre un gramme. Je deviendrais Food Girl et j'aurais un F sur la poitrine. Sa devise ? Aucun aliment n'est sûr à 100%. "
Découvert dans la série Veronica Mars, le comédien Ryan Hansen, qui interprète ici Lance, déclare adorer les films de super-héros car " ils parlent de losers. "
Super héros movie est le second long métrage de Craig Mazin, huit ans après The Specials, un film où il était question de super héros.
Durée : 1 h 25. Avec Drake Bell, Sarah Paxton, Leslie Nielsen. Réalisé par Craig Mazin (USA, 2008)
Aux Star (Port-Louis et Curepipe)
TOUJOURS À L'AFFICHE
Voyage au centre de la terre
Personne ne croit plus le professeur Trevor Anderson lorsqu'il affirme être sur le point de faire une extraordinaire découverte. Ses hypothèses révolutionnaires l'ont mis au ban de la communauté scientifique. Pourtant, au cours d'une expédition en Islande, Trevor et son neveu, le jeune Sean, sous la conduite de leur guide islandaise Hannah, vont se retrouver plongés dans l'inconnu.
Dans leur périple vers les profondeurs de la Terre, ils rencontreront des mondes inexplorés, des merveilles extraordinaires, des dangers mortels et des créatures fabuleuses Une seule chose est certaine : à 6 km sous la surface, tout peut arriver.
Voyage au centre de la terre - 3D, l'adaptation du chef-d'uvre de Jules Verne, correspond à la rencontre de deux studios de cinéma, New Line Cinema, à qui l'on doit la trilogie du Seigneur des anneaux, et Walden Media, créateur du Monde de Narnia. Non seulement exploité en salles dans sa version "classique", Voyage au centre de la terre - 3D est également projeté dans une révolutionnaire version en relief polarisant, permettant au spectateur de plonger davantage dans l'aventure. La décision de tourner le long métrage en 3D est née du désir du cinéaste d'offrir au public l'expérience visuelle la plus complète possible, en restant fidèle au cur et à l'âme de l'histoire originale.
Le film, tourné au Canada et en Islande, met en scène un monde totalement chimérique. Pour créer cet univers, le réalisateur a installé son équipe à Montréal. La métropole canadiene n'avait a priori pas grand chose de commun avec une jungle mais, à la surprise de l'équipe, le nord de la ville a tout de même permis de trouver des décors naturels très intéressants pour le film.
Voyage au centre de la Terre - 3D est le premier film à utiliser le "Fusion System", un système de caméra dernier cri développé par le cinéaste oscarisé James Cameron et le directeur de la photographie Vince Pace. Contrairement aux caméras spéciales qui existaient jusqu'à présent, le système Fusion est léger et portable. Il comprend deux caméras vidéos 3-D à ultra haute résolution disposées côte à côte pour simuler l'oeil droit et l'il gauche du spectateur. Ses dimensions compactes, sa maniabilité et son adaptabilité offrent une liberté, un contrôle et une flexibilité sans précédent. Un autre développement très récent a été l'utilisation de la "convergence active", qui permet aux cinéastes de modifier le point focal.
Superviseur des effets visuels oscarisé et réalisateur de deuxième équipe réputé, Eric Brevig fait avec Voyage au centre de la Terre - 3D ses débuts de réalisateur. Autorité en matière d'effets visuels, il a créé et supervisé ceux de plusieurs des films les plus complexes créés par Hollywood durant ces dernières années, dont Men in Black de Barry Sonnenfeld, Le Jour d'après de Roland Emmerich, Signes de M. Night Shyamalan, Pearl Harbor de Michael Bay, ou encore Hook ou la revanche du Capitaine Crochet de Steven Spielberg et Total Recall de Paul Verhoeven. Il a obtenu pour ce film l'Oscar des meilleurs effets visuels, et a été cité pour Pearl Harbor, dont il était aussi réalisateur de la deuxième équipe, et Hook ou la revanche du Capitaine Crochet.
Prolifique écrivain français de la seconde moitié du XIXe siècle, Jules Verne publia jusqu'à sa mort pas moins de quatre-vingt uvres, parmi lesquelles Cinq semaines en ballon (1863), Voyage au centre de la Terre (1864), De la Terre à la Lune (1865), Vingt mille lieues sous les mers (1869), Le Tour du monde en quatre-vingt jours (1873) ou encore Michel Strogoff (1876). Ses romans sont fréquemment adaptés au cinéma, leur récit à grand spectacle se prêtant parfaitement aux productions hollywoodiennes. Voyage au centre de la Terre - 3D est ainsi la cent-deuxième adaptation cinématographique de l'immense uvre de Jules Verne.
Durée : 1 h 32. Avec Brendan Fraser, Anita Briem, Josh Hutcherson. Réalisé par Eric Brevig (USA, 2006)
Au Cine City (Port-Louis) et ABC (Rose-Hill)
EGALEMENT
Hulk
Le scientifique Bruce Banner cherche désespérément un antidote aux radiations gamma qui ont créé Hulk. Il vit dans l'ombre, toujours amoureux de la belle Betty Ross et parcourt la planète à la recherche d'un remède.
La force destructrice de Hulk attire le Général Thunderbolt Ross et son bras droit, Blonsky, qui rêvent de l'utiliser à des fins militaires. Ils tentent de développer un sérum pour créer des soldats surpuissants.
De retour aux États-Unis, Bruce Banner se découvre un nouvel ennemi. Après avoir essayé le sérum expérimental, Blonsky est devenu L'Abomination, un monstre incontrôlable dont la force pure est même supérieure à celle de Hulk. Devenu fou, il s'est transformé en plein cur de New-York.
Pour sauver la ville de la destruction totale, Bruce Banner va devoir faire appel au monstre qui sommeille en lui
Durée : 1 h 52. Avec Edward Norton, Tim Roth, Tim Blake Nelson, Liv Tyler, Lou Ferrigno. Réalisé par Louis Leterrier (USA, 2008)
Aux Star (Port-Louis et Curepipe)