PNQ Assemblée nationale
Affaire Boskalis : nouveau transfert de 25 000 euros (Rs 1 M) allégué
LOIS DU TRAVAIL Rama Valayden :
" De nombreuses consultations ont précédé les deux ER Bills "
MR 12e Congrès-anniversaire
Rama Valayden : " Défi à Paul Bérenger pour un face-à-face "
PMSD Maurice Allet :
" Que Richard Duval démissionne s'il est un homme d'honneur "
CONSTITUTION D'après la section 59
Sik Yuen et Matadeen : " Il n'y a qu'un seul VPM "
BRANDING Mission Acanchi à Maurice
La mission britannique a rencontré Ramgoolam et Bérenger hier
PARLEMENT Lois du travail votées hier soir
Le PM : " Flexibilité, sécurité et mobilité dans un monde en pleine mutation "
PARLEMENT EReB et ERiB
Ganoo pour l'institution d'un Select Committee
PNQ Assemblée nationale
Affaire Boskalis : nouveau transfert de 25 000 euros (Rs 1 M) allégué
L'affaire des transferts de fonds qu'aurait effectués Boskalis, avec des allégations contre le président de la Mauritius Ports Authority (MPA), Siddick Chady, a connu un nouveau développement, hier après-midi, dans le cadre de la Private Notice Question (PNQ). Le leader de l'opposition, Paul Bérenger, a déposé sur la table de l'Assemblée nationale deux documents portant sur un transfert de 25 000 euros (environ Rs 1 million) effectué par la banque Amro des Pays-Bas en date du 2 février dernier. Dans le document bancaire attestant ce transfert de Rs 1 million pour des besoins de " Service Fee ", le nom de George M. Gilbert Philippe est cité. Il a ajouté que ce dernier est un Senior Adviser au Prime Minister's Office. D'autre part, le leader de l'opposition a soutenu que la carte de crédit émise par la MPA aurait été utilisée pour financer l'achat de DVD pour le compte de la compagnie appartenant à Siddick Chady. Il a réclamé que l'Independent Commission Against Corruption (ICAC) soit dessaisie de l'enquête sur les transferts de fonds avec des allégations à l'encontre de Siddick Chady au profit des limiers de la force policière.
Xavier-Luc Duval, ministre des Communications extérieures, a souligné que les autorités n'ont pas tardé à agir quand ces allégations ont éclaté. Commentant les démarches entamées officiellement au sujet de ces transferts bancaires allégués, la firme des Pays-Bas Boskalis International " n'a jusqu'ici ni nié ni admis ces transactions ". Il a soutenu que s'il y a Prima Facie Case contre le président du conseil d'administration de la MPA, le gouvernement prendra les décisions qui s'imposent. Entre-temps, même si Siddick Chady dispose du bureau de la Chairperson de la MPA, il ne préside ni ne participe aux délibérations de cette instance.
Bérenger : Le ministre du Tourisme et des Communications extérieures peut-il révéler, par rapport aux allégations de corruption proférées à l'encontre du président de la Mauritius Ports Authority (MPA), Siddick Chady, si des appels d'offres internationaux ont été lancés pour les travaux de dragage dans le port en indiquant le montant des soumissions, si la carte de crédit bancaire de la MPA a été utilisée à des fins personnelles ; les pays visités par Siddick Chady lors de ses missions officielles à l'étranger ; les lettres émises par le président de la MPA concernant les terres appartenant à cette instance et de déposer les copies de ces correspondances. Peut-il également confirmer s'il est au courant du fait que des paiements ont été effectués également par Boskalis International à UTV Communications et Yash Raj International ?
Duval : D'emblée, en réponse à la PNQ du leader de l'opposition, je voudrais réitérer mon engagement et celui du gouvernement pour une gestion des affaires publiques. Depuis mon installation en tant que ministre des Communications extérieures en juillet 2005, j'ai tenu à élaborer des Guidelines à être suivis par la MPA dans le cadre de ses opérations. Les principaux points sont la Good Governance, la transparence et l'adoption de Best Management Practices. J'ai également tenu à faire ressortir que toute demande pour des terrains ou encore des missions à l'étranger soit autorisée officiellement au préalable.
Pour ce qui est de la première partie de la PNQ, je dois dire à la Chambre que j'ai déjà eu l'occasion de faire état des détails réclamés lors d'une précédente interpellation parlementaire en date du 5 août. Néanmoins, je vais revenir sur ces informations. L'appel d'offres pour les travaux de dragage dans le port avait été lancé par le défunt Central Tender Board, en date du 26 août 2005. À la clôture des appels d'offres, quatre soumissions, dont celle de Boskalis International, furent reçues. Les cotations furent analysées sur le plan technique par des consultants de l'Inde et deux des quatre soumissions furent retenues pour l'analyse financière. Boskalis avait coté pour un montant de Rs 439 660 763 et l'autre firme étrangère retenue, Dredging, pour un montant de Rs 468 908 590.
La soumission de Boskalis International était élevée par rapport au coût estimé des travaux. La décision fut prise d'initier des négociations avec Boskalis International en vue de revoir à la baisse la cotation. Cette décision fut prise avec le feu vert du CTB. Lors des séances de négociations en juillet 2006, les représentants des consultants indiens étaient présents. La réunion était présidée par le capitaine Toï, qui était entouré des cadres de la MPA alors que Boskalis International était représentée par deux officiels.
La conclusion de ces négociations fut que Boskalis International avait consenti à un discount de Rs 59,7 millions, pour ramener le coût à Rs 380 M. Cette démarche fut rendue possible en raison de la disponibilité des équipements de dragage dans cette partie de l'océan Indien à partir du mois de septembre. Même si le contrat était d'une valeur de Rs 380 M, les Certified Payments pour les travaux étaient inférieurs de Rs 75 millions en raison des économies sur des Contingency Items.
En ce qui concerne la carte de crédit bancaire, la pratique à la MPA était de mettre à la disposition du président du conseil d'administration une carte, avec un crédit maximal de Rs 125 000, pour les besoins officiels. Mais, les crédits bancaires furent utilisés pour des besoins non-officiels. Le 26 octobre 2006, Siddick Chady fut amené à effectuer des remboursements et la carte de crédit bancaire fut annulée.
Lors de la séance parlementaire du 12 août, j'ai déposé sur la table de l'Assemblée nationale une liste des missions entreprises par Siddick Chady. Il a effectué six missions à l'étranger, entre autres Mumbai en avril 2006, à Taipeh en 2006, à Dubayy en 2007, à Mumbai, Chennai et à Marseille. Lors de ce dernier déplacement, il s'était rendu à Mumbai avant d'aller à Marseille. La MPA n'a pas encouru de dépenses supplémentaires pour ce volet privé dans ce déplacement.
Je dépose sur la table de l'Assemblée nationale une copie d'une lettre en date du 21 février 2008. Elle concerne le projet soumis par le groupe Patel Engineering PTE. Ce dernier avait soumis une demande pour une portion de terrain d'une superficie de 25 hectares à Les Salines. Cette lettre de réservation fait état du fait que cette proposition est soumise selon les terms and conditions de la MPA et du gouvernement.
Comme cette démarche n'avait pas été faite selon les procédures établies à l'effet que ces correspondances ne doivent être signées que par le directeur général et vu que le président du Board avait signé cette présente lettre, Siddick Chady fut appelé à soumettre des explications écrites au ministère. Il a soutenu qu'il a signé la lettre en raison du fait que les promoteurs indiens exerçaient des pressions pour un tel document et que le directeur général de la MPA n'était pas présent. Vu la complexité du projet, nous avons préféré solliciter l'expertise du ministère des Terres pour fixer les conditions de bail.
Aussitôt que j'ai pris connaissance des allégations dans la presse au sujet du transfert de 25 000 dollars, j'ai demandé à la MPA d'initier une enquête vu que les comptes bancaires du président de la MPA étaient cités comme étant les bénéficiaires. Des explications écrites furent exigées de Siddick Chady, qui devait nier toute connaissance et responsabilité dans ces transferts. L'ICAC avait été sollicitée pour une enquête dans toute cette affaire. Je ne pense pas s'il serait approprié de faire des commentaires sur cette affaire au risque de porter atteinte à l'intégrité de cette enquête. De son côté, l'Attorney General a entamé des procédures sous l'assistance mutuelle pour une collaboration de l'étranger en vue d'élucider cette affaire
Bérenger : Met lisyen vey sosis !
Sayed-Hossen : To blye to ti ferm l'ECO dan enn nuit !
Bérenger : La première partie de la PNQ est spécifique et concerne des appels d'offres sur le plan international. Je voudrais demander au ministre des Communications extérieures de révéler les noms des journaux ou publications étrangers dans lesquels ces appels d'offres ont été publiés ?
Duval : I presume in the international press.
Bérenger : Le ministre ne sait pas dans quels journaux ou publications ou encore combien de fois ces appels d'offres ont été publiés à l'étranger. Puis-je savoir combien de firmes, qui avaient soumis des cotations, ont été disqualifiées ?
Duval : Je présume qu'il y a eu un appel d'offres international. La PNQ n'avait pas été spécifique quant au nombre de parutions ou encore les noms des journaux. Des quatre cotations soumises, deux furent disqualifiées.
Bérenger : L'honorable ministre est un professionnel. Ne considère-t-il pas étrange que les deux firmes, qui ont été retenues, ont soumis des cotations très élevées, soit Boskalis - Rs 440 millions pour un projet dont le coût estimé est à Rs 380 M. Finalement, les paiements ont été inférieurs à Rs 380 millions. A-t-il enquêté dans cette affaire ?
Duval : Je dois faire ressortir que tout le processus d'appel d'offres était sous le contrôle du défunt Central Tender Board. Les disqualifications ont été décidées au niveau du CTB. J'ai enquêté sur le niveau des cotations et celui des coûts. On m'a fait comprendre que l'une des raisons derrière cette réduction du montant des cotations était la disponibilité des équipements de dragage pour la période à partir de septembre. C'est ce qui explique le discount obtenu.
Bérenger : Nous avons appris que la carte de crédit bancaire de la MPA avait été utilisée par le président du conseil d'administration " for wrong purposes " et à des buts privés. Il avait accepté d'effectuer des remboursements. Peut-on savoir le montant ?
Duval : Un total de Rs 313 000 avait été remboursé.
Bérenger : Nos informations sont que la carte de crédit bancaire fut utilisée pour financer l'achat de DVDs afin d'être utilisés dans le business cinématographique de Siddick Chady. Le ministre des Communications extérieures, je ne dirai pas le vice-Premier ministre
Duval : What's in a name ?
Bérenger : To pou kone plitar
Du brouhaha dans l'hémicycle.
Bérenger : Le ministre avance qu'il n'y a pas de preuves que la carte de crédit bancaire a été utilisée pour le financement du business de Siddick Chady. A-t-il effectué les vérifications nécessaires ?
Duval : Pour ce qui est des dépenses à partir de la carte de crédit bancaire, j'ai enclenché des actions sans tarder. Je dois faire ressortir que c'est le Premier ministre qui a attiré mon attention sur ce problème. Le montant fut remboursé et la carte de crédit bancaire fut annulée. Je sais qu'une partie des transactions financières était en cash et une autre en Travel Expenses. Je ne sais quel est le montant en cash ou en Travel Expenses.
Bérenger : L'argent a été utilisé pour l'importation de DVDs, qui ont été passés à la douane sans payer la taxe douanière
Ramgoolam : Cunningham pa pe travay
Bérenger : Zot inn amar li. La dernière fois, vous aviez déclaré à la Chambre que pour la dernière mission officielle à Marseille, Siddick Chady s'était rendu à Mumbai avant et après Marseille. Il avait égaré son passeport à Mumbai avant de se rendre à Marseille
Duval : What he does when he is not on official business is none of my concern. Mes informations sont qu'il s'était rendu à Mumbai avant et après sa mission à Marseille. Mais je ne détiens pas ces informations de sources officielles.
Bérenger : Le ministre peut-il confirmer comment ont été encourues les dépenses supplémentaires ?
Duval : Je suis informé que pour les missions officielles, le coût du billet d'avion est encouru par la MPA ; aussi bien que les allocations de voyage. Je ne sais pas s'il fait modifier le trajet
Bérenger : Le ministre a fait état d'une lettre, dont la copie a été déposée sur la table de l'Assemblée nationale en ce qui concerne les terres. Y a-t-il une seule lettre signée ou plusieurs ?
Duval : Je ne suis au courant que d'une lettre. Nous avons pris des mesures même si la démarche ne comporte aucune illégalité. Le State Law Office est d'avis que le président du conseil d'administration peut signer ces lettres en l'absence du directeur général. Nous avons recherché des explications auprès de Siddick Chady.
Bérenger : Avait-il soumis cette lettre au conseil d'administration ?
Duval : Ce dossier avait eu l'aval en principe du board. Il a expliqué qu'il y avait une urgence car les promoteurs de ce projet nécessitant des investissements de Rs 15 milliards étaient à la recherche de cette Reservation Letter avant de rentrer dans leur pays le même jour.
Bérenger : Venons-en aux transferts effectués par Boskalis International. Il y a eu un transfert de 25 000 dollars à Blockbuster Video, compagnie engagée dans le domaine de la distribution de films avec Siddick Chady comme un des responsables. Ce cas fait actuellement l'objet d'une enquête à l'ICAC. Le ministre est-il au courant qu'il y a eu d'autres transferts de 25 000 dollars, de 60 000 dollars en faveur des compagnies Yash Raj International et UTV Communications à l'étranger et qui traitent avec Blockbuster Video, la compagnie du président du conseil d'administration de la MPA. Est-il au courant de ces transactions financières ?
Duval : J'ai pris connaissance de ces allégations de transferts de fonds suite à leur publication dans la presse. Nous avons écrit une première lettre à Boskalis International pour des explications. They have not denied nor confirmed. Cette firme étrangère a fait comprendre que le responsable de ce dossier était en congé. Nous avons écrit une nouvelle fois pour réclamer des détails. L'affaire a été soumise à l'ICAC à des fins d'enquête. Si un Prima Facie Case est établi, le gouvernement prendra les décisions qui s'imposent immédiatement.
Bérenger : Le ministre a-t-il sollicité l'avis du State Law Office avec sa demande à Boskalis International de s'incriminer dans une affaire de corruption selon les dispositions de la loi. Si Boskalis International confirme avoir effectué ces transferts, elle s'incrimine aux yeux de la loi ?
Duval : The answer or a non-answer is important. À ce jour, Boskalis International n'a ni admis ni nié avoir effectué ces transferts. Il faut permettre à l'ICAC de faire son travail. Le président de la MPA ne préside plus les délibérations du conseil d'administration.
Bérenger : Nous sommes en présence d'autres versements bancaires. Le ministre est-il au courant qu'au début de février 2007 Boskalis International a effectué des transferts au nom de Siddick Chady et au nom d'une autre personne, dont le nom a été oblitéré dans un des deux documents que je déposerai sur la table de l'Assemblée nationale. Le premier document est un message fax avec pour sujet : Payment Confirmation. Nous pouvons également lire " Dear Sir, Please find attached the payment confirmation for the 25 000 euro. With the EM number, you can trace the payment. " Ce document a été transmis à l'attention de Siddick Chady. Est-il au courant de ce transfert en euros. En euros, le montant représente une somme plus importante en roupies qu'un montant en dollars américains ?
Duval : Je ne suis pas au courant de cette affaire. Si le leader de l'opposition me donne les documents, je les transmettrai à l'ICAC
Bérenger : Non. Pas du tout. L'ICAC viendra m'appréhender au lieu de rechercher ceux qui sont incriminés dans le document.
Duval : Je dois faire ressortir dans les termes les plus durs que le présent gouvernement ne compte nullement tolérer la corruption. Nous allons agir contre les coupables mais il est également de notre intention de ne pas pénaliser outre mesure ceux qui font l'objet d'allégations. Il y a une ligne de démarcation à respecter. Aussitôt qu'un Prima Facie Case est établi, le gouvernement agira. Mais je ne suis pas au courant du cas mentionné par le leader de l'opposition.
Bérenger : La correspondance fait état du pluriel. Des noms ont été oblitérés, seul le nom de Siddick Chady apparaît. Le second document concerne la transaction bancaire de 25 000 dollars et dans ce document, l'autre nom n'a pas été enlevé. Le nom de cette autre personne dans ce document est George M. Gilbert Philippe
Bancs de l'opposition : Hein
Le brouhaha monte avant que le ministre Duval ne soit en mesure de reprendre sa réponse. Le Front Bench du gouvernement suit avec attention les détails révélés par le leader de l'opposition.
Duval : Laissez-moi prendre connaissance de ces informations. Je vais transmettre à l'ICAC ces informations à toutes fins utiles. Ces détails peuvent être vrais ou erronés
Bérenger : Le ministre est-il au courant de ce qui est écrit dans le second document sous le nom de George M. Gilbert Philippe ? C'est écrit Service Fee.
Duval : I don't understand Service Fee
Opposition : Sa mem ki apel k
Bérenger : Je dépose sur la table de l'Assemblée nationale une copie de ces documents. Dans l'état des choses, il n'est pas suffisant que le président de la MPA ne participe aux travaux du conseil d'administration. Il doit être limogé de ses fonctions.
Duval : Ne précipitons pas les choses. Cela peut être vrai comme erroné. L'ICAC prend son temps pour boucler son enquête. L'Attorney General a pris des contacts avec les autorités à l'étranger pour une collaboration dans cette affaire
Bérenger : Parey kouma dan zafer Teeren Appasamy
Duval : Le président de la MPA ne participe plus au conseil d'administration. Il est un président à temps partiel et cette mesure équivaut à une mise à l'écart
A ce stade des échanges, les députés du MSM Maya Hanoomanjee et Showkutally Soodun interviennent avec des questions supplémentaires. Xavier Duval répond au député Soodhun que Siddick Chady dispose toujours du bureau du président du conseil d'administration dans les locaux de la MPA. Mais il ajoute que tous les dossiers relatifs à l'affaire Boskalis ont déjà été soumis à l'ICAC.
Bérenger : Nous utilisons des cartes de crédit bancaire. Quand nous revenons de l'étranger, la banque nous fait parvenir un Statement avec tous les relevés des dépenses. Le ministre a-t-il consulté ce Statement venant de la banque en ce qui concerne la carte de crédit bancaire allouée au président de la MPA ? A-t-il obtenu une copie de ce Statement bancaire ?
Duval : I will consult
Bérenger : Vous auriez dû le faire bien avant. Le ministre aurait dû réclamer une copie de ce document depuis longtemps ?
Duval : Je n'ai pas procédé à des vérifications de ces détails personnellement. Je fais confiance à mes officiers. Je ne me suis retrouvé qu'en présence d'extraits. That was good enough.
Bérenger : Cette affaire fait actuellement l'objet d'enquête de la part de l'ICAC. Je crois que, dans la conjoncture, l'ICAC doit être dessaisie de cette affaire et l'enquête confiée à la police, dont la responsabilité relève du Premier ministre. La force policière dispose de bons éléments. L'enquête sur les transferts de fonds effectués par Boskalis doit être confiée à la police et non à l'ICAC
À ce point du leader de l'opposition, le ministre Duval laissera entendre que la question sera abordée avec le Premier ministre. " Pour revenir à la présence du président de la MPA à son poste alors qu'une enquête est en cours contre lui, il y a deux instances dans le passé, dont une dans le port, où alors que se déroulaient des commissions d'enquête, les personnes concernées étaient restées à leurs postes respectifs. Nous avons fait des arrangements pour que Siddick Chady ne préside pas le conseil d'administration pendant la durée de l'enquête ", soutient le ministre des Communications extérieures.
Par ailleurs, Paul Bérenger soulignera que " la situation est totalement différente. Avec dans un cas une commission d'enquête présidée par un ancien juge. Why not a commission of inquiry ? "
Gilbert Philippe : " Je n'ai rien à faire avec Boskalis "
Gilbert Philippe, Senior Adviser au Prime Minister's Office en matière portuaire, dont le nom a été cité lors des échanges sur la Private Notice Question portant sur les transferts allégués de Boskalis, affirme n'avoir rien à faire avec Boskalis International.
" Je n'ai rien à faire avec Boskalis International. Je n'ai jamais approché ou pris contact avec les représentants de cette firme. Pour ce qui est des allégations proférées à l'Assemblée nationale, je dois en prendre connaissance de manière formelle avant de faire des commentaires ", devait faire comprendre au Mauricien Gilbert Philippe en fin d'après-midi d'hier.
Brève
MMM : meeting à Mahébourg vendredi prochain
Le MMM poursuivra sa campagne de mobilisation avec un meeting annoncé pour vendredi prochain à Mahébourg. " Pourquoi Mahébourg ? Tout simplement, c'est la circonscription du député Richard Duval, qui avait soumis une demande pour des facilités de Lounge en faveur de Cindy Legallant, passeuse présumée de Subutex, à l'arrivée à l'aéroport en avril dernier ", souligne le leader du MMM. Ce dernier indique qu'il continuera à dénoncer la série de " scandales " au sein du gouvernement.
LOIS DU TRAVAIL Rama Valayden :
" De nombreuses consultations ont précédé
les deux ER Bills "
Le ministre du Travail, des Relations industrielles et de l'Emploi,
Vasant Bunwaree, doit être félicité pour les
efforts qu'il a déployés avant de présenter
l'Employment Relations Bill et l'Employment Rights Bill,
a déclaré, hier après-midi, l'Attorney General,
Rama Valayden, à l'Assemblée nationale. De nombreuses
consultations, dit-il, ont précédé la présentation
de ces deux projets de loi appelés à remplacer l'Industrial
Relations Act (l'IRA) et le Labour Act.
M. Valayden affirme que la présentation de ces deux Bills
a nécessité la tenue d'au moins 27 réunions,
avec la participation de tous les partenaires concernés.
Il y a même eu des réunions les samedis avec des
cadres des ministères concernés, ainsi que celles
tenues par le High Powered Committee présidé par
le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques,
Rashid Beebeejaun, dit-il. En sus de cela, poursuit l'Attorney
General, les drafts de ces deux Bills ont été
mis en circulation auprès des parties intéressées
depuis août de l'année dernière.
Auparavant, Rama Valayden devait rappeler brièvement comment
depuis 1982 il y a eu de nombreuses manifestations pour dénoncer
l'IRA et le Labour Act. Mais quand il a fallu passer à
l'action, rien n'a été fait, dit-il. Aussi, dit
M. Valayden, tout l'honneur revient au ministre Bunwaree et au
Premier ministre, Navin Ramgoolam, pour avoir finalement pris
la décision de revoir ces lois.
Cependant, poursuit l'Attorney General, il est important aussi
de prendre en considération la situation actuelle. "
Nous sommes dans une situation où, par exemple, nous avons
une main-d'uvre étrangère, notamment dans
nos petites et moyennes entreprises. Même si nous avons
certaines spécificités, nous ne devons pas oublier
que nous évoluons dans une ère de village global
et qu'il faut un nouveau mindset pour faire face aux nouveaux
défis qui se présentent. C'est pourquoi nous devons
être prudents et prévoir dans les nouvelles lois
du travail un nice legal framework to attract people, tout
incluant des clauses pour le bien des travailleurs afin qu'ils
bénéficient d'un traitement humain et non discriminatoire
", dit-il.
Concernant le recours à la grève, M. Valayden dit
saluer la clause qui permet aux travailleurs de voter non plus
à main levée mais par vote secret. Cela, dit-il,
évitera des situations où des grèves sont
décidées seulement par quelques personnes, alors
que la plupart des autres travailleurs ne sont pas nécessairement
du même avis et n'ont pas l'occasion de le dire.
Autre point souligné par l'Attorney General : désormais,
une personne qui est détenue par la police pour une enquête
et qui est par la suite innocentée peut reprendre son emploi
sans en perdre la continuité si son absence n'a pas duré
plus de 60 jours.
MR 12e Congrès-anniversaire
Rama Valayden : " Défi à Paul Bérenger
pour un face-à-face "
Salle comble hier soir à Rose-Hill, au Plaza, à
l'occasion du congrès marquant le douzième anniversaire
de la création du Mouvement Républicain (MR). Le
leader de ce parti, Rama Valayden a donné dans son discours
la réplique à ses détracteurs dans l'opposition.
Il a même lancé un défi à Paul Bérenger
pour qu'un face-à-face ait lieu entre eux. De son côté,
Xavier-Luc Duval, leader du PMXD, a affirmé que "
si Misye Chady finn fer kitsoz, li pou tase, si li pa finn fer
narnyen, li va sape, li pou reste ".
Les deux ministres ont quitté momentanément le parlement
pour marquer leur présence à ce congrès,
auquel ont pris la parole une vingtaine d'orateurs, dont des représentants
de partis alliés du MR au sein de l'Alliance sociale.
S'adressant à ses partisans, Rama Valayden a souligné
que Paul Bérenger l'appelle le " Boss ". "
Il a raison, parce que lui, M. Valayden, n'hésitera jamais
à venir en aide à ces nombreuses personnes qui sollicitent
son intervention quand elles sont dans le besoin ", laisse
entendre le leader du MR. Aussi, pour le " défi "
qu'il lance à M. Bérenger, il ne demande qu'une
chose : que personne ne vienne avec des documents de référence
en mains ; " koumsa nou va gete si vremem to intelizan
kouma to pretann ".
D'autre part, le leader du MR considère que Paul Bérenger
lui en veut parce que ce dernier aura constaté les réalisations
entreprises à Rose-Hill. En ce sens, Rama Valayden évoque
la rénovation du Plaza incessamment ; la construction de
deux salles de fêtes climatisées et insonorisées,
où les " ti-dimounn " pourront célébrer
des mariages jusqu'à minuit ; la construction d'un nouveau
marché à Rose-Hill ; l'installation d'une piste
synthétique au stade Sir Gaëtan-Duval entre autres
projets.
Dans un autre ordre d'idées, il admet qu'il était
déjà intervenu en faveur de Giovani Frontin et de
Bruno Julie qui avaient été suspendus, alors que
l'alliance MSM/MMM était au gouvernement.
Xavier-Luc Duval a, pour sa part, mis l'auditoire en garde contre
toute tentative de déstabilisation. Pour lui, "
lopozisyon na pa kapav atak nou lor nou travay. Zot pa kapav tir
lai ar travay Rama kouma minis ni ar mwa ni ar gouvernman ".
Parlant de la corruption, il a fait remarquer qu'en tout temps
des cas suspects sont relevés. " Mais ce qui importe
est comment un gouvernement traite ces cas suspects ".
Il a rappelé ce qui s'était passé à
propos de l'affaire Cuttaree. Et d'indiquer que le gouvernement
MSM/MMM d'alors avait fait voter une loi avec un certificat d'urgence
" pour faire fermer l'Economic Crime Office (ECO) ".
Il argue que l'affaire a ainsi été étouffée.
" Dans le présent cas (Note : les allégations
contre le président de la Mauritius Ports Authority, Siddick
Chady), nous avons préféré référer
l'affaire à l'ICAC en lui remettant tous les dossiers dont
nous disposions pour que cette commission puisse enquêter
", a conclu Xavier-Luc Duval, qui occupera à partir
d'aujourd'hui les fonctions de PM adjoint.
PMSD Maurice Allet :
" Que Richard Duval démissionne s'il est un homme
d'honneur "
Lors d'une conférence de presse à Port-Louis hier,
Maurice Allet et Éric Guimbeau, respectivement leader et
leader adjoint du PMSD, se sont exprimés sur divers sujets
d'actualité, notamment la démission de Bert Cunningham
et l'intervention de Richard Duval afin de donner à Cindy
Legallant des facilités VIP à l'aéroport.
" Que Richard Duval démissionne s'il est un homme
d'honneur ", a lancé M. Allet.
S'exprimant au sujet de la démission de Bert Cunningham,
Maurice Allet a trouvé regrettable qu'un étranger
nommé par le gouvernement ait été ainsi traité.
Il a toutefois souligné qu'il ne prenait en aucun cas parti
pour Bert Cunningham, mais qu'il dénonçait la façon
dont ce dernier a été mis à la porte de la
Mauritius Revenue Authority (MRA). " Bert Cunningham a
été sollicité pour la réforme de la
douane. Le gouvernement a eu tout le loisir de le limoger pendant
ces trois dernières années mais il ne l'a pas fait,
car il a reconnu le bon travail qu'il a effectué. C'est
normal de vouloir arriver loin dans la vie mais pas comme le font
certains à travers des fraudes, la corruption et autres
scandales, sans compter ceux qui font passer de la drogue et empochent
de l'argent. " Maurice Allet affirme que selon ses informations,
l'ex-directeur des douanes n'arrivait plus à parler directement
au Premier ministre ni au commissaire de police afin de leur faire
part des cas de corruption qu'il a détectés. Il
s'est aussi attardé sur les propos de Deva Virahsawmy au
congrès du Ptr jeudi à Curepipe, propos qu'il juge
inacceptables. " Li vilin lorski sekreter zeneral Ptr
vinn dir ki Cunningham enn batchiara. "
Maurice Allet s'est ensuite attaqué à Richard Duval
dans l'affaire d'importation de Subutex par Cindy Legallant, tout
en précisant qu'il n'affirmait nullement que le parlementaire
était impliqué dans le trafic de drogue. "
Nous ne disons pas que Richard Duval est mêlé au
trafic de drogue, mais c'est inacceptable qu'il se soit servi
de sa position de parlementaire et de surcroit de secrétaire
parlementaire privé afin de faire passer Cindy Legallant
en tant que VIP. De plus, c'est la première fois que j'entends
dire qu'une personne vient dans le pays en tant que VIP uniquement
pour son arrivée. Normalement, l'on voyage en tant que
VIP pour l'arrivée mais aussi pour le départ. Richard
Duval a dit qu'il avait fait ces démarches pour la date
du 25 avril. Mais Cindy Legallant a affirmé avoir déjà
passé de la drogue par quatre fois auparavant. Cela laisse
à penser qu'il y a encore des zones d'ombre dans cette
affaire ", dit-il. " C'est une chose très
grave qu'a faite là Richard Duval. Nous demandons à
Richard Duval, s'il est un homme d'honneur, de démissionner.
Cela me fait mal lorsque j'entends qu'un député
bleu a fait une telle chose. C'est nous, le PMSD, les vrais bleus.
"
Maurice Allet a poursuivi en se demandant comment Siddick Chady,
président de la Mauritius Ports Authority (MPA), pouvait
toujours être président de cette institution alors
qu'il est soupçonné d'être impliqué
dans des scandales. Dans le même sens, il a salué
" le bon travail " effectué par Xavier
Duval à son poste de ministre et s'est demandé comment
le leader du PMXD arrivait à travailler avec Siddick Chady.
M. Allet a ainsi demandé à Xavier Duval de menacer
de démissionner si Siddick Chady était maintenu
à son poste.
Dans un tout autre registre, Maurice Allet a demandé au
ministère de la Santé de faire preuve de discernement
et d'impartialité dans le cadre des recrutements dans le
secteur de la santé. Il a conclu en demandant une plus
forte présence policière dans les banlieues de Rose-Hill,
en particulier à Cité-Barkly, où de graves
problèmes sont survenus récemment.
Pour sa part, Éric Guimbeau a dit ressentir de la honte
pour son pays, tout en affirmant que Bert Cunningham lui avait
avoué qu'il avait été comme retenu de force
et contraint de signer certains documents. Il a aussi exigé
que lumière soit faite sur les allégations de Bert
Cunningham et qu'une commission d'enquête soit instituée
sur cette affaire afin de prouver les dires de l'ex-directeur
des douanes. Il a conclu en félicitant le Directeur des
Poursuites Publiques pour sa volonté d'instituer une commission
d'enquête et a affirmé n'avoir aucune confiance en
l'Independent Commission Against Corruption.
CONSTITUTION D'après la section 59
Sik Yuen et Matadeen : " Il n'y a qu'un seul VPM "
Le Chef-juge et le Senior Puisne Judge, respectivement
Bernard Sik Yuen et Keshoe Parsad Matadeen, ont été
très clairs : en vertu de la section 59 de la Constitution,
il ne peut y avoir qu'un seul vice-Premier ministre. C'est-à-dire
que le seul titulaire à ce poste est Rashid Beebeejaun
et que Rama Sithanen et Xavier-Luc Duval ne le sont pas, ni comme
l'était Vishnu Lutchmeenaraidoo dans le gouvernement formé
par sir Anerood Jugnauth en 1983. Ils ont fait part de cette conclusion
en rendant jugement dans un procès qu'avait intenté
un citoyen, S.Beeharry, à l'Etat, l'Attorney General,
Rashid Beebeejaun, Xavier-Luc Duval, Rama Sithanen et Rama Valayden.
Les n°s 1 et 2 du judiciaire rappellent que la section 59
stipule comme suit : " 59. Ministers (1) There shall be a
Prime Minister and a Deputy Prime Minister who shall be appointed
by the President. (2) There shall be in addition to the offices
of the Prime Minister, Deputy Prime minister and Attorney General,
such other officers of Minister as may be prescibed by Parliament
or, subject to any law, established by the President, acting in
the advice of the Prime Minister. Provided that the number of
Minister shall be more than 24. (3) The President, acting in his
own deliberate judgment, shall appoint as Prime Minister the member
of Assembly who appears to him best able to command the support
of the majority of the members of the Assembly, and shall, acting
in accordance with the advice of the Prime Minister, appoint the
Deputy Prime Minister, the Attorney General and the other Ministers
from among the members of the Assembly. "
Dans sa plainte, le plaignant a demandé que la nomination
de M. Valayden comme Attorney General et ministre de la
Justice et des Droits humains soit déclarée nulle
et non avenue. A cet égard, le Chef-juge et son adjoint
indiquent que la section 59 (3) (b) de la Constitution dit ce
qui suit : " a person may be appointed Attorney General,
notwithstanding that he is not (or, as the case may be, he was
not) a member of the Assembly. " Plus loin, soit la section
69, un chapitre est consacré à cet aspect ; il se
lit ainsi : " 69. Attorney General (1) There shall be an
Attorney General who shall be the principal legal adviser to the
Government of Mauritius. (2) The office of the Attorney General
shall be the office of a Minister. (3) No person shall be qualified
to hold the office of Attorney General unless he is entitled to
practise as a barrister in Mauritius, and no person who is not
a member of the Assembly shall be qualified to hold the office
if he is for any cause disqualified from membership of the Assembly.
Provided that a person may hold the office of Attorney General
notwithstanding that he holds or acting in a public office (not
being the office of Director of Public Prosecutions). (4) Where
the person holding the office of Attorney General is not a member
of the Assembly, he shall be entitled to take part in the proceedings
of the Assembly, and this Constitution and any other law shall
apply to him as if he was a member of the Assembly. Provided that
he shall not take part to vote in the Assembly. "
S.Beeharry avait logé cette plainte, avait-il indiqué
dans celle-ci, en sa capacité d'électeur enregistré
et de contribuable, ainsi que dans le cadre de la bonne gouvernance.
Il a émis l'opinion que son avenir pourrait être
mis en danger. Mais les juges sont arrivés à la
conclusion que le plaignant n'a pas de locus standi pour
réclamer une constitutional redress. C'est pour
cela qu'ils rejettent la plainte, avec dépens.
BRANDING Mission Acanchi à Maurice
La mission britannique a rencontré Ramgoolam et Bérenger
hier
La présidente d'Acanchi Ltd, Fiona Gilmore, et Gary Waple,
directeur financier de la firme britannique, ont rencontré
hier le Premier ministre, Navin Ramgoolam, et le leader de l'opposition,
Paul Bérenger, dans le cadre de leur mission en vue de
créer une image de marque pour Maurice. " Les deux
personnalités ont insisté sur la stabilité
économique et la sécurité prévalant
à Maurice ", affirme Fiona Gilmore, qui a souligné
que la question de " safety " est aujourd'hui
une préoccupation majeure dans le monde.
Fiona Gilmore a expliqué que l'exercice de branding
doit permettre de présenter l'île pas seulement comme
une destination touristique, mais aussi un endroit idéal
pour les investissements étrangers, qui dépendent
largement de la stabilité économique et de la sécurité.
L'élaboration de la stratégie de branding
prendra fin vers février-mars 2009, a-t-elle indiqué.
Évoquant sa rencontre avec Navin Ramgoolam et Paul Bérenger,
Fiona Gilmore a observé que " when it comes to
economic strategy for this country, there is no disagreement on
what the economic fundamentals are ". Et d'ajouter que
" both gentlemen (Ndlr : Navin Ramgoolam et Paul Bérenger)
have emphasized to us about the security and stability of the
country ". " I have learnt much about the history of
Mauritius through these both gentlemen, which is really important
to understand ". Les deux experts, qui sont arrivés
au pays vendredi dernier, ont démarré leur travail
de recherches lundi dernier. C'est dans cette optique qu'une rencontre
a déjà eu lieu mardi avec le ministre du Tourisme,
Xavier-Luc Duval. Plusieurs autres suivront, au fil des prochaines
semaines, avec des représentants du secteur civil, du gouvernement
et du secteur privé. Mardi, ils ont eu l'occasion d'assister
aux travaux parlementaires.
L'exercice de branding impliquera également la participation
d'ONG et de plusieurs groupes d'étudiants : " We
are going to have group discussions with student so as to share
their dreams and aspirations for future careers ", a
indiqué la présidente d'Acanchi Ltd. Cette dernière
n'a pas voulu cependant se prononcer sur d'éventuelles
conclusions mais devait indiquer : " From the small amount
of time that i am here, I saw that there is a lot of things to
share with key stakeholders groups in the rest of the world, opinion
formers, investors, potentiel investors and tourists ".
Stratégie holistique
Le but du branding de Maurice est de renforcer l'image
du pays sur la scène internationale, en particulier auprès
des touristes et des investisseurs. L'exercice englobera tous
les secteurs d'activités, du tourisme au textile en passant
par l'offshore et les TIC. Acanchi devra tenir compte de la pluri-ethnicité
de la population et de la diversité de la destination avec
ses plages, " sa nature exubérante, sa richesse
culturelle et son économie dynamique ". " We
are not an advertising agency, we do not do public relations
Our work is like that of an architect who draws the plan of the
house before you invite the builder to build it ", précise
Mme Gilmore. " We do the same work for countries and cities.
We are a dedicated company in advising the government and private
sector of the development of positioning strategies for countries
and hence on how to position them in the world and help to create
brand capital. Like a company, we believe that brand capital can
be built for a country. You need to create your own brand in order
to build further the success, prosperity and well being of people
in Mauritius ".
" We are looking at the rational reason why Mauritius
will offer opportunities and a conductive investment environnement.
If you have corporate governance, transparency and a legal system
which is respected in the world, these are the sorts of things
that will give your country greater resonance ", indique
encore Fiona Gilmore en citant comme exemple la réussite
de Singapour. Maurice devra ainsi se défaire de son unique
image de destination touristique et arriver à développer
une stratégie holistique afin d'attirer les investisseurs.
" Mauritius is perceived in the world for its tourism
but not many people, other than those who already have a business
here, know anything apart from the beaches. There are many things
to share beyond sunshine and white sand. It is important to start
to tell the fuller story about Mauritius ".
PARLEMENT Lois du travail votées hier soir
Le PM : " Flexibilité, sécurité et
mobilité dans un monde en pleine mutation "
L'Employment Relations Bill (EReB) et l'Employment Rights
Bill (ERiB) ont été adoptés à
l'Assemblée nationale hier soir avec les amendements proposés
par Vasant Bunwaree, ministre du Travail et des Relations industrielles.
Ceux présentés par Showkutally Soodhun du MSM et
Alan Ganoo du MMM ont été rejetés lors du
Committee Stage. " La flexibilité des lois du travail,
la sécurité d'emploi et la mobilité sont
importantes dans un monde en pleine mutation ", a déclaré
le Premier ministre, Navin Ramgoolam, dernier orateur à
intervenir sur les deux textes avant le résumé des
débats par M. Bunwaree.
Le ministre du Travail a appelé les membres des deux côtés
de la Chambre à travailler ensemble car, insiste-t-il,
ces nouvelles lois vont jeter des bases pour les années
à venir. Par ailleurs, une motion du leader de l'opposition,
Paul Bérenger, en vertu de la section 57 des Standing Orders,
pour l'institution d'un Select Committee " nominated by
Mr Speaker " pour se pencher sur l'EReB et l'ERiB a été
rejetée par la majorité.
Navin Ramgoolam a souligné que depuis les années
90, il y a eu plusieurs tentatives pour remplacer l'Industrial
Relations Act (l'IRA) et le Labour Act. " There
comes a time when decisions have to be taken and the changes
brought ", dit-il. Le PM a rappelé que le remplacement
des deux anciennes lois figure dans le manifeste électoral
de l'Alliance sociale. " Nous devons prendre conscience
que le monde est en pleine mutation ; nous ne sommes plus dans
les années 70 ", affirme-t-il. L'économie
de Maurice, dit M. Ramgoolam, a connu de profonds changements
; elle s'est diversifiée. " En 2006, dans une interview
accordée au Financial Times, j'avais déclaré
qu'il nous faut fallait adopter des lois du travail plus flexibles.
" Entre 1992 et 2005, affirme-t-il, la croissance du
Produit intérieur brut (PIB) a été en moyenne
de 5,5 % annuellement. " Cela n'a pourtant pas fait reculer
le taux de chômage. Changes are needed to address this
issue. " D'où l'adoption du Business Facilitation
Act et d'autres mesures visant à éradiquer la
pauvreté, ainsi que des réformes aux lois du travail.
Le PM soutient qu'il n'y a eu aucun empressement dans la présentation
de l'EReB et l'ERiB. " Nous avons pris une année.
Un jour j'ai dit à mon ministre du Travail que nous devrions
le faire avec urgence et il m'avait répondu qu'il veut
avoir des extensive consultations and wide convergence of
view de tous les partenaires. " Même le Bureau
international du Travail, indique-t-il, a été sollicité
pour donner son point de vue.
Lors du résumé des débats, Vasant Bunwaree
a affirmé ne pas penser qu'" on aurait pu faire
mieux que ça. " Il fait ressortir qu'une première
ébauche des deux textes de loi avait été
rendue publique en août 2006. " Je me suis fait
un devoir à chaque étape importante des discussions
d'informer les syndicats qu'il nous fallait plus d'ouverture d'esprit.
" Il est faux de dire, poursuit-il, que le gouvernement
profite de la division syndicale pour faire passer les nouvelles
lois. " Les syndicalistes qui ont envoyé des lettres
pour dire qu'il n'y a pas eu de consultations sont de mauvaise
foi. A chaque fois que je les ai cherchés, ils ne se trouvaient
pas à Maurice. " Il ajoute que les syndicats auraient
aimé avoir plus de facilités pour faire la grève.
" On ne pouvait tomber d'accord sur ce point. "
Le monde syndical, dit Vasant Bunwaree, est divisé à
cause de ces deux nouvelles lois. " Certains m'ont dit
d'aller de l'avant. " Avant de conclure, il a salué
le travail abattu par le député du MSM Showkutally
Soodhun pour apporter ses amendements, ajoutant que l'ancien ministre
du Travail oublie cependant que ces points doivent faire l'objet
de discussions dans les tripartites avant qu'ils ne soient acceptés.
" Je le félicite quand même pour ce travail.
Je ne décourage jamais les gens qui prennent des initiatives.
" Et de lancer un appel aux membres des deux côtés
de la Chambre pour travailler ensemble car ces nouvelles lois,
estime-t-il, vont jeter les bases pour les années à
venir.
PARLEMENT EReB et ERiB
Ganoo pour l'institution d'un Select Committee
Allan Ganoo, dernier orateur de l'opposition à intervenir
sur l'Employment Relations Bill (EReB) et l'Employment
Rights Bill (ERiB) hier après-midi, a proposé
l'institution d'un Select Committee qui entendrait les syndicats
et tenterait d'arriver à un consensus concernant les mesures
contestées figurant dans les nouveaux textes de loi.
Allan Ganoo a reconnu n'avoir rien à redire concernant
une bonne partie des deux textes de loi. Il a cependant qualifié
quelques clauses figurant dans les deux législations de
" pernicieuses et rétrogrades ".
Il a dénoncé ce qu'il appelle " les trois
péchés capitaux " et le " triangle
de la mort " des deux textes de loi, à savoir
: la possibilité pour les employeurs de renvoyer des membres
de leur personnel sans être obligés de payer des
compensations ; les nouveaux horaires de travail, selon lesquels
le dimanche est considéré comme un jour ordinaire
; et le fait que désormais l'overtime ne pourra
être payé qu'après 90 heures de travail échelonnées
sur deux semaines. Finalement, il a critiqué la période
trop longue prévue par les textes de loi avant de déclencher
une action de grève.
Alan Ganoo a dénoncé la possibilité qu'ont
désormais les employeurs de renégocier les conditions
de travail de leurs employés, conditions qui peuvent être
pires que celles préconisées par les remuneration
orders.
Une bonne partie de son intervention était axée
sur l'abolition du Termination of Contract Service Board, abolition
qui donne aux employeurs le champ libre pour limoger leurs employés
sans nécessairement les compenser pour le travail effectué.
Une telle clause s'appliquait déjà pour les travailleurs
de la zone franche. Alan Ganoo a estimé que la nouvelle
loi équivaut à une généralisation
de la politique préconisée dans la zone franche.