HSC 2008 Fuites via internet


Le noeud du problème : les 2000 candidats aux bourses d'Etat


ATELIER Ministère de la Femme/Conseil des religions


Engagement de chefs religieux dans la lutte contre la violence



CLUB SERVICE Samedi dernier


Lancement de la Mauritius Round Table 7


PONT-BRUNIQUEL Marine Biotechnology Products


Des résidents parlent de " situation invivable "


PORT-LOUIS Cité-Jonction, Pailles


Centre polyvalent : des habitants insatisfaits


ALBION Dimanche


Les habitants renouent avec Sap Lor Kal


Le Collectif Arc-en-ciel :


" Rien ne peut justifier une atteinte à la dignité d'une personne "



Brèves


HSC 2008 Fuites via internet


Le noeud du problème : les 2000 candidats aux bourses d'Etat

Le nœud du problème, dans l'affaire de tricherie alléguée par Internet aux récents examens du HSC, a trait aux 2 000 candidats qui concourent pour les bourses d'État. Le ministre de l'Éducation, Vasant Bunwaree, est catégorique : si jamais on devait, comme ultime décision, avoir recours à de nouveaux examens en physique et en chimie, les 8 000 candidats ne concourant pas aux bourses " ne seront pas concernés et peuvent dormir tranquillement sur leurs deux oreilles ". Les 2 000 autres candidats, eux, seraient libres de choisir pour un resit ou non. Aux interrogations du Mauricien ce matin, le ministère a répondu que " ceux qui n'opteront pas pour le resit ne pourront pas compete pour les bourses " et que l'avis du State Law Office sera recherché à ce sujet.

Ann Puntis, le Chief Executive de Cambridge, qui a quitté le pays hier après-midi après une visite de 48 heures, a essayé lors de sa conférence de presse de rassurer les candidats mauriciens par rapport aux conclusions de l'enquête menée au niveau de cet organisme. C'est ainsi qu'elle a affirmé que la grande majorité des échanges sur le net contenait des informations erronées et que les échanges qui pourraient avoir un lien avec les questionnaires d'examens pris par les candidats à Maurice concernaient des " easy answerable questions ". Mais jusqu'ici, la partie mauricienne n'est pas totalement satisfaite des explications fournies par CIE selon lesquelles ces faits n'influeront pas sur la performance des candidats, d'autant que l'octroi des bourses d'État dépend des résultats et que la concurrence parmi les candidats concernés est intense. D'où la décision prise hier matin d'instituer un comité d'experts.

Ce comité d'experts, comprenant des techniciens de CIE, du MES et du ministère de l'Éducation, et qui commence ses travaux aujourd'hui, a donc pour tâche de réexaminer en détail le dossier complet des échanges sur le net en vue d'établir si ces correspondances peuvent avoir une incidence sur la performance des candidats et par là même sur le ranking des candidats concourant pour les bourses d'État. " The decision about whether the security of an examination paper has been compromised should be a professional one. To this end experts from Cambridge will work with their counterparts in Mauritius to review the internet discussion regarding physics and chemistry in the light of the mark schemes to be applied in December 2008 marking ", avait expliqué hier le chief executive de CIE. Il revient aussi à ce comité de faire ensuite des recommandations au gouvernement sur la décision qui doit être prise et cette instance a jusqu'à jeudi pour soumettre ses conclusions aux autorités mauriciennes.

Si jamais le comité d'experts conclut que ces échanges peuvent influer sur la performance des candidats, la décision à prendre concernera principalement les 2 000 candidats à la bourse.

Déjà hier après-midi, le ministre de l'Éducation a donné des indications dans cette direction en affirmant que les 8 000 candidats ne concourant pas à la bourse ne seront pas concernés par d'éventuels resits en chimie et en physique. Le ministre a aussi précisé que les 2 000 candidats inscrits pour la bourse seront libres de choisir un resit ou pas. Si le ministre opte pour le choix libre, c'est parce que les opinions divergent parmi les 2 000 candidats. Selon nos informations, le ministère a eu une réunion avec des recteurs des collèges d'État et privés au sujet ce problème de fuite et il nous revient que les participants ont informé les autorités que les sentiments sont très mitigés parmi les 2 000 candidats aux bourses quant à la proposition de repasser les examens. Il y aurait, selon nos informations, trois groupes qui se démarquent : 1) ceux qui estiment avoir très bien travaillé et qui refusent de repasser les nouvelles épreuves ; 2) ceux qui ont mal travaillé et qui voient en ce resit une deux deuxième chance pour mieux faire ; et 3) ceux qui sont ni pour ni contre.

Interrogé ce matin quant à la conséquence de ce choix libre parmi les 2 000 candidats, un responsable du ministère nous a déclaré : " La position du ministère est que ceux qui choisissent de ne pas repasser les examens ne pourront concourir pour les bourses d'État car tout le monde doit être traité sur un pied d'égalité. " Mais le State Law Office doit se prononcer sur la légalité de cette mesure. " On espère que le comité d'experts rendra des conclusions qui permettront de ne pas aller jusqu'à cette décision ultime ", dit un des techniciens.


ATELIER Ministère de la Femme/Conseil des religions


Engagement de chefs religieux dans la lutte contre la violence

Les chefs religieux ont un rôle important à jouer dans le combat contre la violence. C'est ce dont sont convaincus les membres du Conseil des Religions. Ils se sont ainsi engagés, avec le ministère des Droits de la Femme, depuis quelque temps déjà, dans ce travail. Plusieurs représentants religieux ont participé aujourd'hui à un atelier sur le thème Domestic Violence and Faith Communities. Le but consistait à trouver des stratégies pour lutter contre le problème.

La coordinatrice du Conseil des Religions, Homa Mungapen, a exprimé son appréciation du travail conjoint entre le ministère des Droits de la Femme et le Conseil, " pour un projet aussi important ". Plus d'une dizaine de représentants religieux ont participé à cet atelier. Mme Mungapen s'est par ailleurs réjouie du fait que la majorité des participants étaient des hommes. " C'est un signe extraordinaire. Cela montre que les hommes disent "Oui, nous défendrons les droits des femmes" ".

Le pandit Ved Gopee, vice-président du Conseil des Religions a pour sa part souligné que la violence nous interpelle tous. " C'est une force brutale, intense, qui peut être physique ou morale, qui est souvent destructrice et donne lieu à un mal considérable au niveau de la victime et de sa famille ". Il a dit espérer que des stratégies pourront être adoptées à l'issue de cet atelier afin de stopper la violence dans des foyers de la société mauricienne.

Mme Mungapen devait réagir aux interventions dans lesquelles les intervenants ont utilisé le mot "espérer". Pour elle, " dans les relations de couple, il ne faut pas dire "j'espère". Cela implique un doute. Il faut dire : "Je serai capable de le faire" ".

Pour la ministre des Droits de la Femme, Indranee Seebun, " dans les mois à venir, Maurice doit ressentir les résultats de ce combat ". C'est, selon elle, un défi à relever par le ministère et le Conseil des Religions. S'adressant aux représentants religieux, elle devait les interpeller ainsi : " Pensez à votre responsabilité. Pourquoi vous ? Parce que vous êtes profondément religieux et que vous croyez aux liens familiaux. Les gens ne cessent de dire que les valeurs sont en déclin. Mais, se contenter de regarder et de commenter n'est pas suffisant. Vous êtes là parce que vous savez que l'on a besoin de vous pour combattre la violence ". Par ailleurs, a souligné la ministre, quand on parle de violence à l'encontre des femmes, il ne s'agit pas uniquement de l'épouse dans un couple, mais la victime peut aussi être la fille, la belle-fille, la sœur etc. Si dans le passé, ajoute-t-elle, l'on parlait de 16 jours contre la violence, maintenant il faut parler de 365 jours contre la violence.

Claudio Caldarone, UN Resident Coordinator à Maurice, a indiqué que le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) soutient ce projet. Selon lui, " politiquement, ce n'est pas correct de voir le nombre de cas de violence augmenter. Mais, ce n'est pas en le cachant qu'on va faire disparaître le problème. Vous le savez et vous avez décidé de faire quelque chose ". Il est d'avis que la solution se trouve dans les campagnes de sensibilisation et que le corps religieux constitue un partenaire clé.

Le projet de lutte contre la violence a déjà débuté sur une base pilote à Cité-Lumière, à Grand-Baie et à Camp-Levieux.

Un livret intitulé Domestic Violence and Communities of Faith, qui se veut un guide et une source d'informations aux religieux a été lancé à cette occasion par le ministère de la Femme.


CLUB SERVICE Samedi dernier


Lancement de la Mauritius Round Table 7

La Mauritius Round Table (MRT) N°7 a été lancée lors d'une réception au Gymkhana Club, samedi dernier. C'est Jean-Philippe Bellerose qui en est le président. Il y a désormais quatre MRT à Maurice.

" Il y a un an, on s'est demandé s'il n'y avait pas lieu de renforcer notre mouvement à travers le lancement d'un quatrième club. Avec l'avènement de ce quatrième club, nous sommes 61 tableurs à partir de ce soir ", affirme le président national du MRT, Gilles Debert. Il souligne que le club s'est fixé comme objectif d'avoir 100 tableurs en 2012. " J'ai la conviction que nous le pouvons et que nous le devons ", ajoute M. Debert. Ces six derniers mois, dit-il, le MRT a tenu des réunions d'informations en vue de recruter de nouveaux adhérents.

Officieusement, le MRT 7 a été fondé en août dernier. " On était agréablement surpris par les activités. C'est en se mettant rapidement au travail qu'on se rend compte de la capacité de ce club ", déclare Gilles Debert. Des remerciements ont également été exprimés à Vikash Boodhoo pour sa contribution.

Lors de la soirée de samedi, il est revenu au président de la MRT 3, Gérard Pascal, également président de l'Association of Round Tables of the Indian Ocean (ARTIO) et président du Club 41, de procéder à l'intronisation de Jean-Philippe Bellerose comme premier président de la MRT 7. Rappelant qu'il a passé par ce même chemin en 1985, sous la présidence de Jean Hardy, il a promis toute son aide à M. Bellerose et à son équipe. C'est Gilles Debert qui a eu honneur de transmettre le collier, ainsi que la Charte of Memorandum, à Jean-Philippe Bellerose.

Pour sa part, un des dirigeants de la MRT 5 a parlé sur la nécessité de consolider les liens d'amitié qui unissent les tableurs. Il se dit fier de passer le flambeau à la MRT 7. " L'accent doit être mis sur la recherche de nouveaux projets ", dit-il. Il se dit confiant que Jean-Philippe Bellerose sera un président " exemplaire. "

La Round Table International, présente dans 33 pays à travers le monde, comporte quelque 35 000 tableurs. À Maurice, le premier club local fut fondé en 1965. Chartered en 2006, soit après vingt années d'existence, la MRT fait partie de l'Association of Round Tables of the Indian Ocean (ARTIO).

Engagée dans le social et le travail communautaire, la MRT 1 a fait don d'un ascenseur à l'école de l'APEIM, à Bonne-Mère, Flacq. Ce local est une ancienne étable transformée au fil des ans en un bâtiment à étage, et abrite une école pour enfants handicapés. Parrainée par la Mauritius Round Table N°1, c'est la première institution scolaire à s'être dotée d'un ascenseur. Ce projet au coût de Rs 600 000 a été réalisé grâce au dévouement des tableurs.

La MRT 1 est engagée également auprès de SOS Village à Bambous. Ce club a pris à sa charge la facture d'électricité, qui se chiffre aux alentours de Rs 25 000 mensuellement.


PONT-BRUNIQUEL Marine Biotechnology Products


Des résidents parlent de " situation invivable "

A Pont-Bruniquel, à l'entrée sud de Baie-du-Tombeau, la situation devient " invivable " pour les habitants à cause de la pollution industrielle causée par Marine Biotechnology Products Ltd (ex-Fish Meal Producers Ltd), une entreprise de coproduits de transformation de poissons, et probablement par Princes Tuna, située à côté. La situation empire de semaine en semaine et une pétition adressée aux autorités n'a servi à rien.

" Depi louvertir sa lizinn-la isi, anviron 4 ou 5 moi sa pe minn nou lavi. Avan ti ena zis Princes Tuna, aster zot finn azout Marine Biotechnology Products Ltd avek li. Sa fer enn melanz move loder ek tapaz. Kan nou pran nou repa, sa rest lor nou lestoma ", dénonce Pascal Dookhoo, un résident de la rue des Crabes. Partageant le même sentiment de révolte et d'amertume, Vishal Bamma s'indigne : " Sa loder-la move fatig nou. Nou gagn maloker, na pa kapav manze. Nou gagn lanoze. " Yolande Gourdin ajoute : " Kan loder pianter-la vini, mous fer revolisyon. Akot nou pe viv ? " " Sa loder-la depas pwason sale. Avek sa loder-la, nou pre pou vinn vezetaryen ! " lance M. Bamma.

Vomissements, nausées, sentiments de dégoût, prolifération de mouches… voilà le quotidien des résidents du quartier de Pont-Bruniquel. Plus grave : certains enfants, surtout les plus petits, souffrent d'allergies. " Ena zanfan akot nou ki pe soufer problem alerzi. Zanfan na pas kapav zwe dan lakour. Zot gagn problem lapo. Lafnet bizin rest ferme. "

Des habitants invitent les sceptiques à vivre cette situation de près, ne serait-ce que pendant 24 h, pour comprendre l'intensité de leur calvaire. " Il y a comme une odeur de rat mort émanant de Fish Meal Ltd ", s'insurge Clément Bordelais, l'un des principaux porte-parole des résidents. Des automobilistes, motocyclistes et autres usagers de la route qui empruntent l'autoroute du nord, matin et après-midi, n'en disconviennent pas. Même ceux domiciliés au cœur de Baie-du-Tombeau se plaignent des émanations.

Selon des résidents, les inconvénients sont à plusieurs niveaux. " Très souvent, plus particulièrement depuis l'arrivée de l'été, il nous est impossible de prendre notre petit-déjeuner ou le dîner, sur la terrasse ou dans la cour. Les odeurs nauséabondes étant insupportables ; nous accueillons avec soulagement la moindre brise venant du large ", précise Mme Gourdin.

Ajoutés aux odeurs, le bruit des usines est également jugé insupportable. " Les conteneurs provoquent des bruits infernaux ", déplore M. Bordelais. D'autres résidents se plaignent d'être réveillés en pleine nuit. " Très souvent, en plein sommeil pendant la nuit, nous sommes surpris par des bruits. Nous croyons avoir affaire à des voleurs, mais tel n'est pas le cas. Ce sont des bacs qui sont jetés par terre au sol ici et là sans se soucier du voisinage. Ce tapage nous incommode au plus haut point ", déplore Prisca Agathe.

Des habitants, estimant que la situation empire de semaine en semaine, ont envoyé une pétition à une dizaine d'instances décisionnelles - Premier ministre, Président de la République, ministre de l'Industrie, ministère de l'Environnement… - les invitant à intervenir.

" […] We are complaining, en connaissance de cause, of the existence of Fish Meal Producers Ltd for they have been causing disturbance to people living around Jumbo shopping Centre at Terre-Rouge where they have started business and now they are re-locating adjacent to Princes Tuna Ltd, pretending to be its filial ", écrit Clément Bordelais dans une lettre en date du 30 juillet 2008, adressée au Premier ministre, Navin Ramgoolam. Il est porté à la connaissance du PM que les résidences s'y trouvent depuis 1980, soit bien avant la construction de l'autoroute du Nord et la mise en place de Princes Tuna. Il n'y a eu aucune suite à cette correspondance.

D'autres résidents s'interrogent sur le silence de deux députés de l'opposition, en l'occurrence Jean-Claude Barbier et Ariane Navarre-Marie qui habitent la région. " Eski zot na pa kapav bouz enn pous pou fer sanz nou sitiasyon ? Eski zot na pa kapav fer transfer sa lizinn-la, fer met li dan enn lot place ? " se demande un groupe d'habitants de Baie-du-Tombeau.



Sébastien Martial (MBPL) : " Nous faisons notre mea-culpa "

" Nous faisons notre mea-culpa. Nous avons fait appel à une firme française, Waterleau, pour la mise en place d'une station de traitement des odeurs, ce qui nécessitera un investissement de Rs 22,5 M. Nous avons finalisé les installations à la fin du mois d'août dernier, mais nous sommes toujours insatisfaits du rendu ", concède l'assistant-directeur de Marine Biotechnology Products Ltd (MBPL), également Project Manager, Sébastien Martial, au Mauricien, vendredi dernier. " Nous concédons que cela constitue une gêne pour le voisinage ", ajoute-t-il. En revanche, M. Martial maintient que l'intensité de cette pollution serait causée par d'autres entreprises du voisinage.

Rappelant qu'après des critiques des forces vives de Baie-du-Tombeau, IBL, en partenariat avec Echebastar Ltée, une compagnie espagnole, a élaboré un projet depuis 2006 pour la mise en place d'une nouvelle unité de transformation de coproduits de poissons, M. Martial souligne que cette usine de fabrication de nourriture animale (farine de poisson), regroupant une centaine d'employés, est appelée à traiter 150 tonnes de déchets de poissons, en provenance de Thon des Mascareignes et de Princes Tuna chaque jour.

Compte tenu de la mise en œuvre du projet en 2007, M. Martial déclare que la construction du bâtiment s'est achevée en février 2008, suivie de la mise en place des équipements fin juin 2008.

Contrairement à l'ancienne usine, pour laquelle les installations étaient conformes aux pratiques locales, affirme Sébastien Martial, pour la mise en place de la nouvelle unité, appel a été fait à l'expertise étrangère à travers Waterleau, spécialisée dans l'installation d'usines dans des villes. Etant insatisfait du rendu, MBPL déclare que Waterleau aurait promis d'améliorer le système au moyen d'un " fine tuning ". De nouveaux équipements pour atténuer les odeurs seraient livrés en décembre prochain. " Je dois dire que chaque unité de production est confinée à un système de désodorisation. En sus de cela, tout l'air ambiant qui circule à l'intérieur de l'usine est aspiré… " précise M. Martial.

Le Project Manager de MBPL récuse, par contre, les allégations concernant la pollution sonore due à une manutention de bacs " Du caoutchouc a été installé pour réduire le bruit ", dit-il. Compte tenu de l'expérience acquise, avec un comité de suivi institué pour Baie-du-Tombeau, MBPL souhaite ouvrir une ligne de communication avec des résidents de Pont-Bruniquel.


PORT-LOUIS Cité-Jonction, Pailles


Centre polyvalent : des habitants insatisfaits

Le Centre polyvalent de la Cité-Jonction, Pailles - qui avait au cœur d'une polémique, en raison de la location des locaux à la Mauritius Film Development Corporation (MFDC) - a été restitué aux habitants en mai 2007, après maintes protestations et au terme d'une longue lutte. Cependant, les horaires d'ouverture fixés (15 à 18h) sont jugés inappropriés et la durée trop courte. D'autres manquements sont déplorés au niveau des facilités infrastructurelles.

" Sommes-nous vraiment considérés comme des mandants de la circonscription No 1 ? ", s'interroge Georgy Wright, un des porte-parole des habitants de la cité. " Lors de l'inauguration de ce centre polyvalent, le député-ministre David nous a fait des promesses ", ajoute M. Wright. Il faut rappeler que ce projet de centre polyvalent avait été mis en chantier depuis 1999, sous la responsabilité du Conseil de district de Rivière-Noire, destiné à l'ensemble des résidents de cette localité. " […] Avec l'arrivée au pouvoir de l'Alliance Sociale, le centre polyvalent a été loué à la Mauritius Film Development Corporation (MFDC). Des habitants se sont opposés à la location du centre en arguant que la région est dépourvue d'infrastructures de loisirs. Des questions parlementaires avaient également été posées à l'Assemblée nationale ", affirme notre interlocuteur.

Un groupe d'habitants sous la houlette de Georgy Writght et de Jacques Latour, devait insister pour que le centre polyvalent soit restitué aux habitants. Ce qui fut fait à la suite d'une grève de la faim, le gouvernement ayant décidé de rectifier le tir.

" On nous a promis monts et merveilles, mais ce centre est opérationnel entre 15 et 18 heures seulement. C'est une aberration. Ce projet de centre polyvalent, qu'on avait présenté comme un bijou pour la localité, s'est avéré un éléphant blanc. Il n'est doté que d'une seule table de ping-pong, d'un board de carrom et de dominos ", s'insurge Georgy Wright. De plus, argue-t-il, les heures d'ouverture restreintes ne répondent nullement aux attentes et aspirations des habitants de la région : " Le centre doit être opérationnel les après-midis et jusque dans la soirée, vu qu'il y a des gens qui travaillent. […] Nous sommes dans l'attente d'activités pour les gens du quartier (enfants, jeunes, adultes, dont les femmes, et personnes âgées). Où allons-nous nous réunir pour cela ? ", demande un groupe d'habitants. L'on déplore que certaines activités, à l'instar de celle connue comme le programme Anti-Davis, ont dû être organisées à même la rue. " On aurait pu pourvoir ce centre d'activités extraordinaires, notamment des services de santé communautaire ", suggère M. Wright. " Or, des patients, dont des personnes âgées, se voient contraints de traverser l'autoroute pour se rendre au Area Health Centre, situé de l'autre côté ".

Des résidents exhortent les collectivités locales (Conseil de district de Rivière-Noire et le Conseil du village de Pailles) d'assumer leurs responsabilités pour le bon fonctionnement de ce centre polyvalent. " Durant les présentes vacances scolaires, les enfants et adolescents devraient avoir la possibilité d'accéder à ce centre pour des rencontres et des échanges ", maintiennent-ils.

S'agissant des manquements notés, selon eux, au niveau d'autres facilités infrastructurelles, Georgy Wright insiste sur la nécessité d'aménager un abribus au layby situé à la hauteur du centre polyvalent. " Ce tronçon de la route principale, caractérisé par un tournant où la circulation routière est très dense aux heures de pointe, devient de plus en plus dangereux. La Traffic Management Unit doit trouver une solution pour la sécurité des piétons ", soutient M. Wright.

Pour ce qui est du kiosque également, dont la toiture en chaume tombe en décrépitude, des habitants font un appel aux autorités, leur demandant de le réhabiliter.


ALBION Dimanche


Les habitants renouent avec Sap Lor Kal

Les habitants d'Albion et de ses environs sont conviés dimanche prochain au restaurant Nautilus pour les jeux interquartiers Sap Lor kal. Avec l'organisation de cette fête de quartier cette année, l'Union Solidarité des Morcellements d'Albion (USMA) renoue avec une tradition.

" Nous pouvons affirmer que Sap Lor Kal a eu beaucoup de succès dans le temps parmi les habitants d'Albion ", explique la présidente de USMA, Violaine Carver. " Ces jeux sont organisés tous les deux ans, depuis 2000 ", précise-t-elle.

Sap Lor Kal est une version locale du jeu Intervilles (que les Mauriciens connaissent bien) : une émission de télévision française diffusée sur France 3. Guy Lux et Pierre Brive ont inventé ce jeu diffusé chaque été français à partir du 17 juillet 1962 sur la première chaîne de la RTF, puis de l'ORTF, puis sur TF1 et présenté par Simone Garnier, Guy Lux (avec sa fameuse phrase "En voiture Simone !"), Léon Zitrone et Claude Savarit. Le jeu est ensuite diffusé sur France 2 en 2004 et 2005 puis sur France 3 depuis 2006. Il est, avec Fort Boyard, l'un des jeux phares de l'été dans l'hexagone.

Intervilles est fondé sur un affrontement amical entre les représentants de deux villes à travers une série d'épreuves physiques sur terre, dans l'eau et dans les airs, faites de jeux d'adresse sur tapis roulant, donnant lieu à des dégringolades. Les équipes peuvent aussi utiliser un joker pour doubler les points obtenus à un seul jeu. Une épreuve mentale complète le jeu et permet à deux candidats des villes concurrentes de gagner des points supplémentaires en répondant à des questions de culture générale. Au nombre de points, la saison se termine par une finale. Diffusée en période estivale, l'audience de cette émission battait tous les records.

À Albion, dimanche, ce jeu prendra des connotations toutes mauriciennes. Lamok Delivre ! ; Labav Fer Yoyo (une course-relais, avec des obstacles amusants) ; Dilo Galoupe, Kas Ti Kot, Bef Dan Disab (un match de volley, avec un prélart en guise de filet) ; Skelet Vivan (momifier une personne avec des rouleaux de papier) et Lagazet Sifon Ble (danser sur un journal qui est progressivement plié et y rester aussi longtemps que possible) sont les variantes mauriciennes des Intervilles qui rassembleront dans la bonne humeur durant toute la journée de dimanche petits et grands d'Albion. Les équipes auront des noms tout aussi mauriciens : Tilapia, Ti Rouzet, Ti Ton, entre autres.

La journée débutera par un défilé dans la cour du restaurant et se terminera par une cérémonie de remise des prix en début de soirée. " Avec la venue de nouveaux résidents tous les mois, ce sera une occasion de lier amitié avec eux et les anciens dans la bonne humeur et la convivialité ", s'enthousiasme Violaine Carter.

Rappelons que l'USMA regroupe les habitants des divers quartiers d'Albion. " Nos préoccupations sont beaucoup plus terre à terre : nous visons essentiellement à améliorer le quotidien des habitants d'Albion par des actions très ponctuelles ", explique encore la présidente.


Le Collectif Arc-en-ciel :


" Rien ne peut justifier une atteinte à la dignité d'une personne "

" Chaque manifestation de racisme, de sexisme ou chaque discrimination est l'affaire de tous. Parce que rien ne peut justifier une atteinte à la dignité d'une personne. Chaque victime doit être assurée qu'elle sera écoutée et défendue ", affirme Audrey Kelly, la présidente du Collectif Arc-en-ciel, une organisation non-gouvernementale qui lutte contre l'homophobie et contre toutes les formes de discrimination liées à l'orientation et l'identité sexuelle des personnes.

Le terme " homophobie " désigne de manière générale l'hostilité irrationnelle explicite ou implicite envers les LGBT (lesbiennes, gay, bisexuels et transsexuels). Cette hostilité relève de la peur, de la haine, de l'aversion ou encore de la désapprobation (pour des raisons philosophiques ou religieuses) envers l'homosexualité. Certains avancent même que, parfois, cela pourrait même être dû à une " homosexualité refoulée ".

Le Collectif Arc-en-ciel a été lancé à Maurice le 17 mai 1995 à Petite-Rivière, au Kart Loisir, par un petit groupe de personnes qui voulaient d'une plate-forme qui accueillerait les individus ou associations qui souhaitaient s'engager à briser le tabou de l'homophobie.

Le 17 mai est une date importante pour le collectif, selon Audrey Kelly, car c'est en 2003 qu'une résolution a été présentée à la Commission des droits humains des Nations unies afin qu'elle soit reconnue dans le monde comme la date commémorative de la lutte contre l'homophobie. " Aujourd'hui, à Maurice, comme ailleurs, cette atteinte pure et simple aux droits élémentaires de l'Homme, tels que définis dans la Déclaration universelle de 1948 demeure toujours, hélas, une réalité ", déplore-t-elle.

C'est la raison pour laquelle le collectif a pour objectifs, entre autres, de soutenir les victimes de l'homophobie, de sensibiliser l'opinion publique au caractère néfaste de cette discrimination liée à l'orientation sexuelle des personnes. " Nous contribuons aussi à l'évolution du cadre législatif (les lois), des pratiques et des mentalités, par l'éducation notamment ", précise la présidente. A cet effet, le Collectif dispose d'un centre d'accueil à l'Avenue de la Faye, Belle-Rose, depuis juillet 2006, et offre un service d'écoute et soutien aux victimes de l'homophobie entre autres (tel : 465 4596/251 1645). " Nous aidons tout parent dont l'enfant est homosexuel, car la période d'acceptation ne se passe pas toujours bien ", soutient Audrey Kelly.

Outre ce service, le collectif organise un Bring'N'Share chaque quatrième samedi du mois, et distribue une Newsletter depuis octobre dernier. Des soirées Celebrate YourSelf, pour récolter des fonds sont aussi régulièrement organisées. Le Rainbow March (marche contre l'homophobie) est devenu depuis 2006 un événement annuel du collectif.

Une soirée White Party (dernière récolte de fonds pour l'année) aura lieu le 6 décembre prochain au Kart Loisir, à Petite-Rivière.



Brèves

NESTLÉ MAURICE : Luigi Peccini à la direction générale

Nestlé Products (Mauritius) Ltd a un nouveau directeur général. Il s'agit de Luigi Peccini qui a pris récemment ses fonctions en remplacement de Marco Sutterle. Ce dernier, après une affectation de deux ans et demi à Maurice, a été appelé pour assumer de nouvelles responsabilités au Globe Business Technology Centre de la multinationale, à Vevey, en Suisse.

Originaire de la ville italienne de Pérouse, Luigi Peccini s'est joint à Nestlé en février 1991. C'est dans son pays natal qu'il débutera son parcours au sein de la multinationale. Il est, en premier lieu, affecté pendant cinq ans au département marketing et ventes de Nestlé Italie avant d'être muté en Turquie, pour six ans, en tant que Group Product Manager et Marketing Manager à la division laiterie. Une mission entrecoupée d'une brève mutation en Malaisie en tant que Group Brand Manager.

Luigi Peccini mettra ensuite le cap sur l'Afrique. Il s'installe d'abord en Cote d'Ivoire en tant que Business Development Manager pour la division laiterie, avant d'être nommé Country Business Manager de Nestlé Nutrition au Ghana. Il assumera ces deux responsabilités pour la région Afrique centrale et occidentale de Nestlé.

Le nouveau directeur de Nestlé a posé ses valises à Maurice, avec son épouse Francesca et leurs deux enfants, Lorenzo (sept ans) et Sofia (deux ans et demi).

CONFÉRENCE : Arvin Boolell à Paris

Le ministre des Affaires étrangères, Arvin Boolell, se trouve actuellement à Paris où il participe à une conférence ministérielle euro-africaine sur la migration et le développement.

La conférence est organisée dans le cadre de la présidence française de l'Union européenne. Elle fait suite à la première conférence qui s'est tenue à Rabat, Maroc, en juillet 2006.

Le but de la conférence est d'amener les 60 pays participant à la conférence et une vingtaine d'organisations internationales à adopter un programme multi annuel basé sur une approche globale en trois points sur la migration.