EDUCATION SECONDAIRE Horaire des classes


Les collèges privés : " Difficile de débuter avant 8 heures "


RUE DESFORGES Suite aux opérations policières


Les marchands ambulants autorisés sur un seul côté


SUD


Le mal-vivre de Cité-La-Chaux


ROCHES-NOIRES Fête populaire le 21 décembre


Une régate ouverte aux pêcheurs du pays


PORT-LOUIS


Camp-Benoît face au manque d'infrastructures


Your Right to Know


" En finir avec la culture du secret "


PETITION Venant d'une vingtaine de membres


Une Assemblée Générale spéciale de la Mauritius Family Planning réclamée


PATRIMOINE Fondation Fort-Blanc


Rénovation d'une partie du Cimetière de l'Ouest



MMM : "Bring and Share" de l'aile jeune


EDUCATION SECONDAIRE Horaire des classes


Les collèges privés : " Difficile de débuter avant 8 heures "

Le secondaire privé n'est pas favorable à l'idée de commencer l'école plus tôt que 8 heures, pour terminer avant 15 heures, au cas où le ministère de l'Éducation le leur demanderait à cause du problème de transport dans l'après-midi. Pour rappel, le ministère a fait cette proposition aux recteurs des collèges d'État la semaine dernière mais ces derniers, à l'unanimité, l'ont rejetée en soutenant que cette mesure va aggraver le problème de " late arrival " parmi les élèves.

La Private Secondary Schools Authority (PSSA) a, pour sa part, confirmé officiellement aux collèges privés, la semaine dernière, qu'à partir de la rentrée scolaire 2009, l'école va commencer à 8 heures pour prendre fin à 15 heures et que la journée scolaire dans tous les établissements, indistinctement, devra obligatoirement durer 7 heures, cela même si elle accorde une certaine flexibilité s'agissant de l'heure du début et de la fin des classes. " Si jamais il y a un problème de transport public dans l'après-midi à cause du nouvel horaire pour la sortie des classes, les élèves des établissements privés aussi seront concernés. Commencer à l'école à 8 heures est raisonnable mais pas question de commencer plus tôt ! Ce sera très difficile ", dit Tejnarain Chumroo, porte-parole de la Fédération des managers des collèges privés.

Les collèges catholiques ont chacun déjà finalisé leur emploi du temps en fonction du nouvel horaire fixé par les autorités. " Tout est déjà organisé dans chaque établissement. Il est difficile et imprudent de commencer l'école avant 8 heures ", commente, pour sa part, Gilberte Chung, la directrice du Bureau de l'Education catholique (BEC), en ne manquant pas de signaler que les enseignants dans ce secteur contestent déjà le fait d'avoir à commencer à travailler à 8 heures, à partir de 2009. La réaction est aussi négative du côté du Collège St Andrew's. " Il n'y a pas que les élèves des National Colleges qui entreprennent de longs trajets chaque jour ", fait remarquer Mirella Couronne, la directrice. " La Zone 2 dans laquelle se situe le collège s'étend de Beau-Bassin à Flacq et nous avons des élèves qui viennent de St-Pierre et de l'Est. Ce sont surtout ces élèves qui arrivent en retard parce qu'ils sont bloqués dans la congestion routière à St-Pierre. Néanmoins nous essayons d'avoir un contrôle sur le retard des élèves en général. Comment être plus rigoureux à ce niveau s'il faut commencer les classes avant 8 heures ? J'avoue que la grande majorité des collèges ne sera pas d'accord avec cette mesure ", affirme la directrice du Collège St Andrew's. Dans les milieux du secondaire privé tous sont unanimes à dire qu'il revient aux autorités de trouver la solution au problème soulevé par l'Association of Bus Operators. Pour rappel, celle-ci soutient que le nouvel horaire pour la sortie des classes, soit 15 heures, bouleversera l'organisation du transport en commun l'après-midi ; aussi souhaite-t-elle que le gouvernement garde le statu quo, soit la fin des classes à 14h 20 / 14h 30.


RUE DESFORGES Suite aux opérations policières


Les marchands ambulants autorisés sur un seul côté

Des marchands ambulants de Port-Louis ont finalement été autorisés à opérer à la rue Desforges. Le matin et jusqu'à 17 h, ils peuvent opérer sur le côté gauche de cette artère de la capitale, en direction de Plaine-Verte. Au-delà, de 17 h jusqu'à tard dans la nuit, ils pourront travailler sur le côté droit, toujours en direction de Plaine-Verte.

Cette décision fait suite à une réunion tenue aux Casernes centrales, en début d'après-midi hier, entre le commissaire de police et ses principaux collaborateurs, le ministre Asraf Dulull, le Lord maire Mahendra Gondeea, son adjoint Eshan Juman et les représentants de la Street Vendors' Association (SVA). Elle faisait suite aux opérations policières de la semaine dernière, visant à évacuer des marchands ambulants de la rue Desforges, ce qui a causé des débordements samedi dernier.

" C'est une mesure temporaire qui s'étendra jusqu'au 6 janvier 2009. Entre-temps, nous allons démarrer les discussions au niveau d'une plate-forme commune regroupant les différents partenaires, MTA, SOA, SVA, en vue de la mise en œuvre de notre plan d'action ", nous a affirmé Mahendra Gondeea à l'issue de cette réunion. Évoquant la réunion que les différentes parties ont eue avec la police, il indique que " la mairie, les autorités policières et la SVA sont toutes sur la même longueur d'ondes : il ne faut pas qu'il y ait de dérapages dans la capitale. La sécurité, l'ordre et la paix publique doivent régner pendant les fêtes de fin d'année. " Avec les événements de la semaine écoulée, estime-t-il, les marchands ont reçu un message explicite.

Après avoir remercié le CP et son équipe pour leur compréhension et collaboration, le Lord maire a exhorté les marchands ambulants à faire preuve de diligence pour respecter les décisions prises. " Il ne faut pas d'obstructions sur la voie publique. Non à l'installation de structures permanentes dans les rues. Les opérations des marchands doivent se faire dans des canaux et non sur la rue. Si certains marchands ne respectent pas les décisions prises, la police n'aura d'autre choix que de sévir ". Il remercie également le ministre Dulull, qui s'était rangé du côté du conseil municipal, samedi dernier. " C'est lui qui a pris les devants pour organiser cette réunion avec les autorités policières, hier ", souligne Mahendra Gondeea.

Notre interlocuteur a réitéré son appel aux marchands concernant l'utilisation de bonbonnes de gaz. " Ils doivent assumer leurs responsabilités. Il n'est pas question d'utiliser de bonbonnes de gaz sur la voie publique. Il y va de la sécurité de tous ".

À l'échéance du 6 janvier 2009, dit M. Gondeea, les marchands saisonniers devront partir. En attendant, il souhaite réaliser le projet de couverture du Pont de Paris, au coût de Rs 15 M à Rs 20 M, en vue de caser des marchands opérant à la rue Desforges. " On a déjà lancé les appels d'offres pour ce projet ".

De son côté, Hydar Rahman qualifie ce développement de " grande ouverture dans la mesure où les autorités ont pris à cœur les doléances des vrais marchands ". Toutes les parties concernées, dont le commissaire de police, ont œuvré en vue de trouver une solution temporaire, se réjouit-il. " Le CP a à cœur nos problèmes. Néanmoins, tout le monde doit prendre ses responsabilités. Nous apprécions le soutien d'Asraf Dulull, d'autant que c'est lui l'initiateur de cette réunion, qui s'est terminée sur une bonne note ", déclare M. Rahman.

M. Dulull, dit-il, a avancé l'idée de puiser de l'argent de l'Empowerment Programme en vue d'acquérir de l'espace pour accommoder les 1 700 marchands qui opèrent à Port-Louis. Et d'ajouter qu'un comité interministériel sera institué en janvier prochain en vue de se pencher sur les problèmes des marchands ambulants. " Tous les partenaires y seront représentés, afin qu'en 2009 on ne se retrouve pas confronté au même problème. Le gouvernement et la mairie semblent avoir la volonté de trouver une solution durable pour les marchands ambulants, une fois pour toutes ". Pour Hydar Rahman, la solution se trouve dans la régionalisation, moyennant un loyer mensuel et le paiement d'une redevance annuelle.


SUD


Le mal-vivre de Cité-La-Chaux

Malgré le projet intégré au coût de Rs 20 M mis en chantier par le précédent gouvernement à Cité-La-Chaux, Mahébourg, cette poche de pauvreté est toujours rongée par divers fléaux : drogue ; chômage ; exclusion et VIH… La stigmatisation des enfants de la cité aggrave le mal-vivre de cette population isolée. En revanche, la Ocean Women Association (OWA), un groupe de jeunes collégiens et certains adultes militent pour le progrès.

" Ladrog pe fini nou isi. Depi di'z'an pe ale koumsa ! Ena 5-6 dealer ant 20 ek 30 an ki pe touy nou bann zenes isi ", s'insurge un des porte-parole des résidents de Cité-La-Chaux. " Zot nek konn zis pikir. Ena pli boukou ka sida dan Mahébourg, Cité-Beau-Vallon… " ajoute-t-il. Abondant dans le même sens, un groupe de jeunes collégiens dénonce : " Il y a trop de drogués au sein de cette cité. Ceux-ci sont âgés entre 17 et 50 ans. Très souvent, lorsqu'on joue au basket sur le terrain de la Jeunesse et des Sports à Pointe-Jérôme, ils essaient de nous faire peur. Leur but : s'approprier de ce site comme base ! " Et les agresseurs sont partout. " Nou pe bizin met soulier sek dan lakaz. Zanfan Std III e IV pe aret lekol ", se plaint un groupe de résidents.

Partageant le même sentiment de révolte et d'amertume par rapport au fléau de la drogue à Cité-La-Chaux, des femmes regroupées au sein de la Ocean Women Association insistent pour que les autorités concernées prennent des mesures draconiennes en vue de mettre fin au règne des marchands de drogue dans cette cité. A ce chapitre, l'un des porte-parole des résidents insiste : " Kifer lapolis aret zis fimer. Bizin aret sa problem ladrog-la à la source. Bizin aret bann gro trafikan. Sa pe koz enn gran mal dan nou sosyete. "

Évoquant le chômage, des résidents déplorent que son taux ait atteint 20%, cela accentué par l'interdiction des activités des extracteurs de sable, majoritairement originaires de Cité-La-Chaux. " Nou enn group zenes isi. Nou rest bor lamer. Nou tras nou lavi lor la plaz avek tourist. Extraksyon disab finn ferme. Depi sa ena 50% dimounn pe debat : bato, marsan laplaz. Avek sa ousi nou gagn problem ", se plaint un beach hawker. Agé de 28 ans, marié, il déplore les méfaits de certaines brebis galeuses. " Si enn marsan kokin enn kliyan, nou bizin zwe kouk kasyet pou vann nou bann prodwi. Kouma dir si enn pom damour gate, zot zet panye-la antye. Par exanp dan mo ka, depi 5 an, mo pe atann enn sertifika moralite. Mo pa gagne. Zot gat lavi dimounn ", déplore ce beach hawker avec amertume. De ce fait, il fait un plaidoyer auprès de l'Attorney General, l'invitant à revoir les règlements.

Ostracisme

D'autres résidents se plaignent d'être victimes de stigmatisation. " Lorsqu'on va à la recherche d'un emploi et qu'on dit qu'on vient de Cité-La-Chaux, le poste nous est refusé ", dénoncent-ils. " Or, notre but est d'envoyer nos enfants à l'école, d'assurer leur éducation, cela afin qu'ils aient un bon emploi demain ", ajoutent-ils.

La mentalité d'accapareurs d'une minorité d'opérateurs économiques et d'activistes politiques est vivement dénoncée. " Ena dimoun isi, zot akapar tou ; zot gagn tou permi : parasit, beach hawker, pleasure craft, parasol… zot blok nou, zot anpes nou gagn permi ", s'insurge un groupe de résidents.

Concernant le projet intégré - travaux d'embellissement, réhabilitation du terrain de football et travaux de réaménagement au centre communautaire pour Cité-La-Chaux - les travaux ont accumulé de longs retards. " L'ancien centre communautaire a été démoli pour faire place à un nouveau centre. Les travaux tardent… En attendant, nous, femmes et enfants, sommes privés d'activités récréatives. Nous nous réunissons en plein air ", affirme la présidente de la OWA, Sandy Monrose. Outre le terrain de football et le boulodrome, elle suggère la mise en place d'un jardin d'enfants sur le site, situé à proximité du boulodrome.

Néanmoins, Mme Monrose fait état de certaines activités organisées : Fête des Mères, excursions lors des vacances scolaires, fête de fin d'année… à l'intention des femmes et des enfants du quartier.

Par ailleurs, la OWA se plaint d'une politique de deux poids, deux mesures et des manquements au niveau du service de ramassage d'ordures. " Dans nombre de villages, des poubelles sont distribuées aux gens. Même ici, à Cité Tôle, jouxtant la Cité-La-Chaux, on a distribué des poubelles ; nous, nous sommes des oubliés ", ajoutent des femmes.

Tout en se réjouissant de la solidarité, de la fraternité et de l'entraide qui règnent au sein des familles, notamment en cas de maladie, de décès ou d'accident, les membres de la OWA se plaignent d'être délaissées par leurs élus. " Richard Duval kouma dir finn met savon anba so lipye. Depi eleksyon linn al enn sel ale… Pa trouv so bout ditou ", déplore un groupe de femmes.


ROCHES-NOIRES Fête populaire le 21 décembre


Une régate ouverte aux pêcheurs du pays

Les pêcheurs professionnels du pays, plus particulièrement ceux de Roches-Noires et de ses environs, sont invités le dimanche 21 décembre prochain à une régate dans le lagon de Roches-Noires, petit village côtier situé dans la région nord-est du pays, non loin de Poste Lafayette.

Cette régate, organisée par le Conseil de village de Roches-Noires et parrainée par International Distillers (Mauritius) Ltd., se situe dans le cadre d'une fête populaire sur la plage de la localité.

" Le départ de la régate sera donné vers 13h, et nous invitons les Mauriciens à venir en grand nombre car les pirogues glissant sur la mer, toutes voiles dehors, est un beau spectacle ! ", se réjouit Nicole Merne, une des organisatrices de la régate. " Nous nous attendons à avoir une vingtaine de participants ", espèrent pour leur part Lenine Aukhajan et Kamal Jagun, représentants des sponsors.

La régate sera dotée d'un premier prix de Rs 10 000, d'un deuxième de Rs 6 000, et trois autres prix seront attribués. " Nous gardons la surprise pour le 21 ", indique Lenine Aukhajan.

L'organisation des régates dans le lagon de Roches-Noires est un événement récurrent, selon Nicole Merne. " Dans les villages côtiers éloignés des principaux axes touristiques du pays comme Roches-Noires, il n'y a pas beaucoup de distractions. C'est pourquoi, de temps en temps, nous organisons des régates pour animer quelque peu notre village ", explique-t-il.

La régate du 21 décembre prochain sera rehaussée par une fête populaire sur la plage de la localité. Au programme : animation musicale, séga typique, karaoke, Tug of War, Musical Chair entre autres. " La fête débutera à 11h30 précise ", indique Lenine Aukhajan.

Parallèlement à sa participation à la régate du 21, le conseil de village de Roches-Noires a déjà enclenché ses activités dans le cadre de la fête de fin d'année. Dimanche dernier, a eu lieu un cross-country qui a vu l'inscription d'une vingtaine de participants. Abdool Aleem Yarroo et Nico Merne ont remporté cette course dans les catégories Juniors et Seniors respectivement.

Un festival de volley-ball est prévu pour le samedi 13 décembre. Dimanche prochain sera organisée une course cycliste. La catégorie Junior sera réservée aux habitants de Roches-Noires et celle des Seniors à ceux d'autres villages du Nord. Le même jour aura lieu la finale du tournoi de football du Conseil de village de Roches-Noires, opposant à partir de 14h la Canibal Football Club et le Young Boys Football Club. A 16h aura lieu la 9e édition du Krishnadyvka Bhema Challenge Cup : Springvale Satanik vs. Cap-Malheureux Wanderers. La remise des prix aura lieu, mercredi 17 décembre, dans la cour de l'école de la localité où sera aussi organisée la fête de fin d'année.

" Ces deux semaines d'activités visent à renforcer la convivialité entre habitants de Roches-Noires et ceux des villages des environs ", affirme Taleb Yarroo, vice-président du Conseil de village de Roche Noires.


PORT-LOUIS


Camp-Benoît face au manque d'infrastructures

Camp-Benoit, petit quartier résidentiel coincé entre Richelieu et GRNO à l'entrée sud de la capitale, souffre d'un manque de facilités infrastructurelles telles que drains, feux de signalisation, centre récréatif… Des fléaux tels que la drogue, l'insécurité et le vol rongent également cette région.

" A partir 6 h tanto nou fam nou pa kapav travers sa bout terin foutborl-la pour al lor grand rout. Si zot zwenn ou avek enn ti roupi dan ou pos, soi zot bat ou soi zot viol ou pou aras sa larzan la. Ena plizyer fam finn gagn sa problem la isi ", dénonce une habitante de Camp-Benoît. " Nou pa kapav kontinye ar sa sitiasyon la. Nou fatige, nou travay, nou rant nou lakaz. Kifer nou pa gagn droi ena sekirite dan nou landwra ? ", ajoute une autre habitante.

Des sportifs affirment qu'il y a un problème légal par rapport à ce terrain. " Depuis 1998, James Burty David, en tant que ministre, voulait initier un projet pour la réhabilitation de ce terrain et l'aménagement de vestiaires, mais tout laisse croire que le propriétaire a logé une plainte en cour, y interdisant tout projet. Dix années se sont écoulées, nous n'entendons rien. Ce terrain est toujours inoccupé ", déplorent-ils. Évoquant le Land Acquisition Act, ils réclament la réhabilitation et la clôture de ce terrain. " Il y a des trous à boucher et des bosses à aplanir ". Des jeunes de la région font également état d'un manque de facilités récréatives, qui leur permettraient de s'épanouir.

Dans ce contexte, des habitants montrent un terrain, que le propriétaire serait désireux de vendre. " Nous n'avons aucun lieu de rencontre. Le gouvernement pourrait acquérir ce terrain pour y bâtir un centre récréatif à l'intention des habitants de la région ", proposent des jeunes.

Ils attirent l'attention des autorités sur la situation des personnes âgées qui s'asseyent sous un arbre, à proximité du rond-point de la Montée S. " Ces personnes âgées passent la majeure partie de leur temps libre sous cet arbre. Nos décideurs pourraient concevoir un projet pour l'aménagement d'un kiosque à leur profit ", suggèrent des habitants.

S'agissant des drains, ces résidents fustigent l'attitude d'un propriétaire, accusé d'avoir entreposé des pierres en bordure de route. Ils réclament des actions de la part des autorités concernées en vue de contraindre ce propriétaire à les enlever.

Par ailleurs, des habitants, des automobilistes, des motocyclistes et cyclistes font état des inconvénients et des risques d'accidents auxquels ils sont confrontés sur la route à la jonction de la Tour Kœnig/Black River Road, et réclament l'installation de feux de signalisation.


Your Right to Know


" En finir avec la culture du secret "

L'organisation citoyenne Your Right to Know (YRTK) existe depuis le début des années 1980, sous la forme d'une petite cellule de réflexion, affirme son président, Raj Mathur. Mais ce n'est qu'au début de cette année que des démarches ont été entreprises pour faire enregistrer officiellement cette association qui milite en faveur de l'adoption d'un Freedom of Information Act.

" Au début des années 1980, l'Université de Maurice m'avait donné la responsabilité d'organiser une conférence sur le thème Information and Society, avec accent sur le droit du citoyen d'être informé, comme un droit constitutionnel fondamental dans une société démocratique. J'y avais moi-même présenté deux papiers ", se souvient Raj Mathur. Selon ce dernier, cette conférence a été un catalyseur parmi ceux qui y avaient réfléchi ensemble.

" Nous nous sommes, petit à petit, rendus compte que dans une île Maurice démocratique, il ne peut y avoir de véritable démocratie sans avoir au préalable les informations et renseignements nécessaires qui permettraient aux citoyens de prendre des décisions éclairées par rapport aux actions de tous ceux qui nous gouvernent, au gouvernement central comme au niveau des collectivités locales ", précise le Pr Mathur. C'est ainsi que l'idée prend forme de constituer un groupe de pression pour pousser les autorités à davantage de transparence et de responsabilité dans la gestion des affaires publiques.

Raj Mathur est soutenu dans cette entreprise par son petit noyau de supporters, dont Sanjay Gya, Angali Hurree et Vasant Ramlogun, entre autres. " Le scandale des gaspillages de fonds publics dévoilé sur la place publique par le récent rapport du directeur de l'Audit nous rappelle, malheureusement, qu'il reste énormément de chemin à parcourir avant que ceux qui sont responsables de gérer les affaires publiques à Maurice se sentent comptables envers la nation ", déplore Raj Mathur. " Et cela ne sera pas possible aussi longtemps que les membres de la population mauricienne n'auront pas accès au détail de la façon dont les fonds ont été utilisés par chaque ministère, chaque corps para-étatique, chaque département gouvernemental, chaque municipalité, chaque conseil de district et chaque conseil de village. L'accès public à ces documents et autres dossiers fera réfléchir à deux fois quiconque qui se permettrait de tirer un avantage personnel des deniers publics, sachant pertinemment bien qu'il sera démasqué et qu'il faudra situer les responsabilités pour chaque sou dépensé à bon escient ou à mauvais escient ", explique, pour sa part, Sanjay Gya.

Si dans leur combat pour davantage de transparence et de responsabilité dans la gestion des affaires publiques, les animateurs de YRTK accueillent favorablement le Equal Opportunity Bill, ils disent ne pas trop comprendre le retard apporté par les autorités à présenter un Right to Information Bill. " Le droit à l'égalité des chances et le droit d'accès à l'information sont les deux béquilles sur lesquelles repose toute démocratie moderne ", argue Raj Mathur. " Nous comprenons très bien que pour des besoins de sécurité et de défense nationales, il y a nécessité de ne pas tout divulguer. Mais dans la gestion courante des affaires publiques, il faut une fois pour toutes finir avec cette culture du secret qui donne à la fraude, à la corruption et au népotisme une occasion en or de s'ériger en valeurs ", affirme-t-il.


PETITION Venant d'une vingtaine de membres


Une Assemblée Générale spéciale de la Mauritius Family Planning réclamée

Suite à une pétition signée par un certain nombre de membres, comme requis par la Constitution de la Mauritius Family Planning and Welfare Association (MFPWA), le président de cette association, Pravind (Pim) Ramessur, a écrit à l'Executive Director, Vidya Charan, pour lui demander de convoquer une Special General Assembly (SGA) pour le samedi 20 décembre, au plus tard. Il est proposé de débattre de quatre motions venant de ces membres lors de cette assemblée.

En effet, dans cette lettre en date du 2 décembre, mention est faite des quatre motions proposées et votées par une vingtaine de membres ayant signé une pétition pour demander au Chairperson de " convene an urgent Special General Assembly to discuss very important issues " ayant trait à la bonne marche de l'organisation. Demandant que des arrangements soient faits pour accueillir cette AGS à Quatre Bornes, le président souhaite être informer " as soon as possible of the date, time and venue retained ".

De même, il est formellement demandé à l'Executive Director de n'organiser aucun National Executive Committee (NEC) avant la tenue de cette assemblée. Des copies de cette lettre ont été envoyées au ministre de la Santé et de la Qualité de la Vie, Rajesh Jeetah, et au Senior Chief Executive de ce ministère ; à l'IPPF London Office ; à l'IPPF, Africa Regional Office et à Jumoondar Sungkur, NEC membre, du ministre de la Santé.

Dans la première motion, il est demandé à la MFPWA de ne pas vendre le terrain obtenu à bail à Bell Village. Les auteurs de la motion estiment que le site est d'une valeur historique et pouurait être mieux exploité pour des recettes financières additionnelles pour l'association. La motion No 2 est en faveur d'une résolution pour que la même liste de membres utilisée pour l'élection du Chairman en avril 2008 soit maintenue, sans aucun amendement pour la prochaine élection du NEC prévu en mars 2009.

La troisième motion demande la dissolution du présent NEC et son remplacement par une Transition Team de dix membres (à être désignés le même jour) avec à sa tête l'actuel Chairman. Ce dernier sera en fonction pour un maximum de quatre mois, c'est-à-dire, jusqu'à la tenue de la prochaine élection. Cette équipe de transition se verra attribuer les mêmes pouvoirs que ceux du NEC.

Finalement l'AGS est invitée à instituer un High Powered Committee de trois membres comprenant un comptable qui sera appelé à étudier toutes les transactions financières et " the overall management and governance " de la MFPWA depuis 2006 à ce jour et de soumettre un rapport à la fin de février 2009 au plus tard.

Soulignons qu'une semaine plus tôt, le 27 novembre 2008, le Chairman avait envoyé une première lettre à l'Executive Director pour rappeler à ce dernier qu'une des recommandations de la session de formation tenue en septembre dernier, en Ouganda, stipule que le Chairman de n'importe quelle Family Planning Association (FPA) doit être informé de toute question pertinente à l'association. Se basant sur cette recommandation, M. Ramessur a demandé à Mme Charan de lui fournir les détails de toute correspondance qui ne lui a pas été communiquée comme requis et les raisons de telle (s) omission (s).

Interrogée par Le Mauricien sur le suivi qu'elle compte donner à cette requête pour la convocation d'une Assemblée Générale Spéciale de la MFPWA au plus tard le 20 décembre, Mme Charan a déclaré qu'elle est employée par NEC et que ce dernier a pris contact avec le Legal Adviser de l'association pour décider de la marche à suivre.


PATRIMOINE Fondation Fort-Blanc


Rénovation d'une partie du Cimetière de l'Ouest

La Fondation Fort Blanc, avec la collaboration de la municipalité de Port-Louis, a procédé à la rénovation des premières sépultures du Cimetière de l'Ouest, connu autrefois comme le Fort-Blanc. Elle procédera par ailleurs, demain, mercredi, à la reconsécration de la tombe de Philippe-Antoine Jacob de Cordemoy, ancien gouverneur de l'île de la Réunion.

La Fondation Fort-Blanc, qui a pour président Philippe La Hausse de Lalouvière, s'est donné pour but de rénover, avec l'aide des autorités, de religieux et du secteur privé, le cimetière de l'Ouest, où reposent de nombreux bâtisseurs de l'ancienne Isle de France. La Fondation a bénéficié de l'aide de la mairie de Port-Louis, qui est responsable de l'administration de la nécropole. " Cette reprise en main d'un patrimoine national, qui mérite d'être mis en valeur et sauvegardé, s'inscrit dans la durée. Toutefois, une partie des travaux concernant certaines des plus vieilles inscriptions tombales se prête déjà à une présentation à tous ceux que l'histoire de notre passé intéresse ", indique la Fondation Fort-Blanc.

Jacob de Cordemoy gouverna l'île Bourbon à une époque difficile. La période 1795 et 1803 fut marquée par des révoltes et des déportations pendant les années tumultueuses de la Révolution Française et de la Convention, qui avait décidé d'abolir l'esclavage dans les territoires français. Cette décision suscita la crainte de l'application d'un tel décret dans les possessions françaises des Mascareignes. Il y eut alors des remous à l'Isle de France et de violents mouvements de contestation à l'Ile Bourbon, au point où on voulut renverser l'Assemblée coloniale considérée comme un " agent de spoliation ". Le gouverneur général des colonies tenta en vain d'apaiser la situation. Des troubles éclatèrent à Saint-Denis et ailleurs. La Fondation indique que " c'est grâce au courage de Jacob de Cordemoy, à la tête de la Garde Nationale, que fut rétabli l'ordre. Jacob de Cordemoy profita du calme relatif du Consulat (1802) pour venir à l'Isle de France. Il y mourut et fut enterré au Fort-Blanc ".



MMM : "Bring and Share" de l'aile jeune

L'aile jeune du Mouvement militant mauricien (MMM), dont le président est Jennito Seedoo, organise un Bring and Share à Rose-Hill, au siège du parti. Cette dernière activité de 2008, qui se tiendra en présence de Paul Bérenger, le leader du MMM, est prévue ce samedi. Par ailleurs, l'état-major du parti mauve conviera ses invités pour une fête de fin d'année, samedi 27, à Flic-en-Flac, au domaine Anna.