ÉDUCATION PRIMAIRE Pendant les vacances


Un National Forum sur l'abolition des leçons particulières en Std IV


ÉDUCATION/ÉCONOMIE Steve Obeegadoo (UNESCO) :


" Le système éducatif mauricien pas à l'abri de la crise "


ÉDUCATION - MIE/Ambassade australienne


Un projet pour promouvoir l'anglais au primaire lancé


PIRATERIE Le secrétaire général de la COI :


" Notre sécurité énergétique et alimentaire gravement menacée "


COLLECTIF Mouvement des Artistes Mauriciens :


" Retombées positives du rassemblement du 14 juin "


TABAGISME Pour arrêter de fumer


La méthode Allen Carr's Easyway vulgarisée


RECONNAISSANCE Samedi dernier


La Oy King Sar Chan récompense trois de ses membres



CAMP-CHAPELON : collecte de sang ce samedi


ÉDUCATION PRIMAIRE Pendant les vacances


Un National Forum sur l'abolition des leçons particulières en Std IV

Les cartables lourds que transportent quotidiennement les élèves du primairecontiennent aussi les manuels pour les leçons particulières en fi n d'après-midi

Outre l'intention d'abolir dès janvier 2010 les leçons particulières en Standard IV et d'offrir des cours de rattrapage après l'école sur une base optionnelle, le ministre de l'Éducation, Vasant Bunwaree, veut aussi réglementer la pratique de ces leçons en Std V et VI et a donné des consignes à ses cadres dans cette direction. Toutefois le ministère indique que " rien n'est officiel à ce stade " et que tout sera finalisé après la tenue d'un National Forum durant ces vacances scolaires. Les pédagogues du primaire suivent avec intérêt cette nouvelle tentative d'abolir les leçons particulières et pensent que " le GM aurait dû d'abord s'attaquer au vrai mal, la sélection pour l'admission en Form I ".

Il est bon de savoir que depuis le début des années 1990, le ministère autorise les enseignants à donner des leçons particulières dans le bâtiment de l'école après les heures de classes uniquement aux élèves de Std IV, V et VI. On se souvient qu'en 1997, Kadress Pillay, alors ministre de l'Éducation, avait pris la décision de mettre fin à cette pratique à l'intérieur de l'école. Mais alors qu'il était en mission à l'étranger, son collègue James Burty David, qui faisait l'intérim au fauteuil de l'Éducation, avait renversé cette décision.

L'abolition des leçons particulières en Std IV, si possible à partir de 2010, fait partie de la stratégie de Vasant Bunwaree pour une éventuelle abolition totale à long terme de cette pratique au niveau du primaire. Cette première mesure a été énoncée dans son Strategic plan 2008-2020, deux mois après son arrivée au ministère de l'Éducation. Depuis quelques jours donc, Vasant Bunwaree rencontre tour à tour les différents syndicats d'enseignants du primaire pour leur faire part de sa ferme intention de passer à l'action en janvier 2010 et de ce qu'il propose à la place aux élèves concernés. Il suggère ainsi des remedial classes à ceux qui ont des difficultés d'apprentissage et des activités non-académiques aux autres. Ni les élèves, ni les enseignants ne seront forcés à participer au projet, précise-t-il. Cependant, les enseignants qui accepteraient d'y collaborer percevront une allocation.

Parallèlement, le ministre veut assainir la situation pour ce qui est des leçons particulières en Std V et VI et a donné des consignes à ses proches collaborateurs pour préparer des règlements dans cette direction. Le ministère, par exemple, souhaite fixer le nombre d'élèves autorisés dans ces classes de leçons particulières. Il est possible aussi que les enseignants de V et de VI n'aient plus le droit de donner ces cours particuliers aux élèves de leur classe. " On a commencé à discuter sérieusement de ces règlements ", indique un responsable du ministère. Celui-ci a affirmé au Mauricien qu'aucune décision finale n'a été prise jusqu'ici concernant ces nouvelles mesures. " Rien n'est officiel. Maintenant que tout le monde connaît l'intention du ministre, on veut discuter des modalités de la mise en pratique de la nouvelle mesure avec tous les stakeholders. Nous organiserons très prochainement un National Forum à ce sujet ", nous a déclaré ce responsable. Ce forum, dit-il, " aura lieu incessamment ", soit durant ce temps de vacances scolaires.

" Décision politique "

Pour quelques enseignants, inspecteurs et Head Teachers, conscients des dérives engendrées par les leçons particulières, les nouvelles propositions sont " intéressantes " et les intentions du ministre " fort louables ". Toutefois ils avouent qu'il sera " très difficile " de les abolir à ce stade. Ceux-là sont catégoriques : " Aussi longtemps qu'il y aura la compétition et la sélection aux examens du CPE, il y aura la demande pour les leçons particulières. " Ils trouvent regrettable que le ministre de l'Éducation, qui avait pris position ouvertement contre le système actuel du CPE au début de son installation à l'IVTB House, n'en parle plus aujourd'hui. " Les leçons particulières sont liées à la sélection au CPE pour l'admission en Form I. C'est là que se trouve la source du vrai mal. Tant que les autorités n'auront pas la volonté politique et le courage de changer ce système d'admission, toutes les tentatives d'abolir les leçons particulières seront vaines. Les mesures cosmétiques ne serviront à rien ", dit d'un ton sévère un inspecteur qui ne mâche pas ses mots dans des discussions officielles sur cette question. Selon nos informations, il y a un " lobby puissant " venant de plusieurs fronts pour faire échec à la démarche du ministre. On ne cache pas que c'est aussi une " décision politique ". Dans les écoles, tout le monde attend impatiemment la tenue de ce forum national pour prendre connaissance des détails de la mise en application des nouvelles mesures mais aussi pour avancer ses arguments. " Tous les jours on entend parler des nouvelles intentions du ministère. Il n'est pas suffisant de jeter des idées à la volée, il faut que le ministre dise comment il souhaite passer à l'action ", dit un directeur d'une grande école des Plaines-Wilhems.

La Government Teachers Union (GTU), pour sa part, trouve que " le ministre nage dans la confusion ". " Le ministre lui-même n'est pas clair dans sa tête et il y a encore trop de flou. Ce ne sont que des déclarations d'intention. Qu'il présente d'abord son plan et on discutera ensuite d'une manière sérieuse ", dit Vinod Seegum, le président de ce syndicat. La General Purpose Teachers Union (GPTU) rappelle qu'elle est contre toute forme d'abus des leçons particulières et souligne que la vocation première de tels cours est d'accorder une attention particulière à l'élève qui y a recours. " Les leçons particulières en masse pervertissent le système car ces cours sont faits pour remédier à certains problèmes spécifiques de l'élève. La GPTU a toujours prôné le concept de rattrapage ", dit Ashik Junglee, conseiller technique de ce syndicat.


ÉDUCATION/ÉCONOMIE Steve Obeegadoo (UNESCO) :


" Le système éducatif mauricien pas à l'abri de la crise "

En cette période de crise économique mondiale, les ministres de l'Education et ceux des Finances des pays d'Afrique bénéficiaires de l'Education for All Fast Track Initiative (EAFTI) se concertent pour dégager des stratégies qui viseront à garantir l'accès à la scolarité, la promotion de l'éducation, le maintien des infrastructures et la mise en œuvre des programmes éducatifs sur le continent. Et ce, en dépit de la conjoncture difficile. D'où le thème - " Soutenir la dynamique éducative et économique en Afrique dans le contexte de la crise financière mondiale " - de la rencontre, lancée officiellement hier par Donald Kaberuka, président de la Banque africaine de développement (BAD).

Cette concertation, qui prendra fin demain, est une première du genre depuis les effets de la crise financière. Elle se tient actuellement en Tunisie, à Tunis. L'initiative revient à la BAD, la Banque mondiale et l'Association pour le développement de l'éducation en Afrique (ADEA) avec le soutien des partenaires de l'EAFTI. D'autres acteurs clés, en l'occurrence l'Union africaine, les Communautés économiques régionales, l'UNESCO, l'UNICEF et l'Union européenne participent à cette plate-forme de dialogue.

Même si Maurice ne fait pas partie des participants de la conférence ministérielle puisqu'elle n'est pas bénéficiaire de l'EAFTI, Steve Obeegadoo, directeur et coordonnateur de la section Education pour Tous à l'UNESCO et intervenant, hier, à Tunis, nous a déclaré que le secteur éducatif mauricien n'est pas à l'abri des risques résultant des conséquences de la crise économique mondiale. En effet, les donations étrangères dont dépendent certains projets pourraient être revues à la baisse. " Paradoxalement le cas de Maurice reste atypique", indique M. Obeegadoo. En effet, des bailleurs de fonds étrangers, dont l'Union européenne, jouant certes un rôle stratégique dans certains secteurs, la Zone d'éducation prioritaire entre autres, n'investissent pas autant chez nous qu'ailleurs sur le continent africain. Maurice, citée en exemple, avec le pays hôte, par Obiageli Ezekwesli, vice-présidente de la Banque mondiale pour la région africaine, lors de son intervention hier, doit néanmoins rester vigilante quant aux effets de la crise économique sur son système éducatif.

La participation des ministres des Finances, à ce niveau, s'avère pertinente, insistent plusieurs sources tant du milieu des donateurs que de l'ADEA. Celle-ci devrait permettre aux ministres des Finances de mieux comprendre les enjeux qui seront relevés à Tunis. Comme l'a souligné l'ADEA dans son communiqué de presse, " il est indispensable que les investissements vers l'éducation soient utilisés le plus efficacement possible, afin qu'ils bénéficient à tous et contribuent à la croissance et à l'augmentation de la productivité ", car le resserrement des budgets, la faible croissance, la diminution de l'aide extérieure auront un impact sur la gestion du système éducatif.

Si Singapour a été sollicité pour partager sa réussite et ainsi susciter réflexions et débats auprès des participants, pour leur part des pays africains seront aussi invités à témoigner de leurs bonnes pratiques.

Les cinq thématiques de première importance qui seront explorées durant la conférence de Tunis sont comme suit : 1) le leadership politique que doivent exercer conjointement les ministres des Finances et de l'Education pour développer des stratégies qui assureront un développement économique et social durable ; 2) les stratégies à mettre en œuvre pour le financement à long terme des investissements de l'éducation et de la formation ; 3) le déploiement plus efficace et équitable des ressources publiques ; 4) la coopération entre pays africains autour des priorités éducatives et 5) le renforcement de l'impact de l'aide extérieure sur l'éducation et l'économie.

SABRINA QUIRIN

(de Tunisie)


ÉDUCATION - MIE/Ambassade australienne


Un projet pour promouvoir l'anglais au primaire lancé

Un projet pilote visant à promouvoir l'anglais au primaire, intitulé " A Better Beginning : Building the Foundation For English Communicative Competency in the Beginning Years of Schooling ", a été lancé hier. Cette initiative conjointe du Mauritius Institute of Education (MIE) et de l'ambassade australienne a pour objectif de développer les compétences linguistiques des écoliers en anglais, dès un jeune âge.

Lancé au MIE à Réduit, ce projet sera dans un premier temps mis en œuvre avec l'aide du ministère de l'Éducation, dans quelque 28 écoles de l'île. C'est le Mauritius Institute of Health, en collaboration avec la Edith Cowan University de l'Australie, qui coordonnera ce projet. Estimant que la langue anglaise est devenue une compétence indispensable, ce projet éducatif entend fournir diverses ressources aux écoliers pour l'apprentissage de l'anglais, et diverses formations aux enseignants pour renforcer la capacité de l'enseignement de l'anglais, qu'il soit écrit ou oral, dès la fin du préprimaire et les premières années de l'éducation primaire de l'enfant.

Le projet mettra notamment l'accent sur l'importance de l'anglais oral dans les écoles. À travers lui, les professionnels de l'éducation espèrent offrir aux jeunes apprenants les outils nécessaires pour les accompagner lors de leur parcours scolaire et les aider à atteindre un niveau d'anglais international. Par ailleurs, l'on indique que ce projet devrait être le début d'une toute nouvelle approche pour l'enseignement des langues dans les écoles. En effet, il aura recours à une forme de pédagogie moderne, qui, outre de faire appel à la compétence académique de l'enfant, éveillera son sens de la créativité tout au long du cycle primaire. En outre, ce projet d'accompagnement pédagogique à destination de tous ceux qui enseignent la langue anglaise au primaire fournit un centre de ressources nécessaires et un lieu de dialogue, de questionnement et d'échange entre les différents acteurs de cet enseignement. À la fin de la première phase de ce projet, sera effectuée une évaluation des compétences d'écriture et de lecture des jeunes apprenants dans cette matière.

Pour le ministre de l'Éducation, Vasant Bunwaree, rendre l'apprentissage de l'anglais obligatoire très tôt afin de combattre les insuffisances dans cette langue est devenu primordial. Soulignons qu'une récente évaluation des compétences des élèves du primaire dans quelques établissements scolaires a indiqué qu'ils ont des difficultés à produire des résultats satisfaisants dès un jeune âge.

Intervenant lors du lancement, Catherine Johnstone, Australian High Commissioner, a rappelé aux responsables de l'éducation que plus les enfants sont jeunes, plus ils apprennent facilement une seconde langue, et qu'il faut donc commencer un tel enseignement le plus tôt possible. " L'anglais de communication internationale doit faire partie du socle commun de connaissances. Auparavant, ce sont surtout les industriels, les universitaires, les parents et les hommes politiques qui défendaient l'idée que l'anglais était une compétence indispensable. Par le rôle qu'il joue en économie, dans les sciences, en technologie, dans la culture et les médias, il occupe une place à part parmi les langues étrangères. Avec cette nouvelle pédagogie, les élèves auront effectivement un nouveau regard sur cette langue ", affirme Mme Johnstone.


PIRATERIE Le secrétaire général de la COI :


" Notre sécurité énergétique et alimentaire gravement menacée "

Callixte d'Offay, le secrétaire général de la Commission de l'océan Indien (COI), affirme que la piraterie représente une grande menace pour les industries de la pêche, du tourisme et pour la sécurité maritime des pays de l'océan Indien.

Intervenant à une conférence sur la piraterie et la sûreté en mer dans le sud-ouest de l'Océan Indien, tenue à l'île de La Réunion, cette semaine, devant des participants venus des cinq Etats-membres de la COI mais aussi d'Afrique du sud, du Mozambique et de la Tanzanie, M. d'Offay a indiqué que déjà aux Seychelles, les deux piliers économiques que sont la pêche et le tourisme, souffrent de ce phénomène.

" Des attaques au nord de la zone économique exclusive de Maurice démontrent sa vulnérabilité potentielle. L'extension du phénomène fait des Comores et du nord de Madagascar de nouvelles cibles ", a-t-il déclaré. Selon lui, la menace sur la sécurité des approvisionnements énergétiques et alimentaires plane sur tous les Etats-membres.

M. d'Offay a indiqué qu'à ce jour, 13 navires et 200 marins des Etats-membres de la COI sont aux mains de divers groupes de pirates somaliens. " La recrudescence, l'intensification, l'extension et la structuration de la criminalité maritime, est un fléau régional qui risque de proliférer et de se prolonger ", a-t-il affirmé.

Selon lui, la vulnérabilité des économies insulaires, fortement dépendantes du commerce maritime, de la pêche et du tourisme, prend ici toute sa dimension. " Cette spécificité réclame des solutions adaptées et concertées pour préserver durablement les intérêts insulaires des pays de la COI ", a fait remarquer le secrétaire général de cet organisme.

Dans leurs recommandations, les participants ont salué le déploiement des Marines américains et coalitions opérant dans la zone du Golfe d'Aden et de l'océan Indien pour lutter contre la piraterie. Ils ont également appelé l'ensemble des puissances maritimes internationales et régionales à apporter leur concours à la lutte contre la piraterie, en particulier dans les zones récentes de développement de celle-ci dans l'océan Indien.

Ils ont souligné leur ambition partagée de lutter contre la piraterie dans le cadre d'une coopération régionale innovante, respectueuse des identités de chacun de ses membres et mise au service de la sécurité, de la stabilité et du développement solidaire de tous.

En conséquence, les Etats membres de la COI se proposent de transmettre les informations collectées dans le cadre du Plan Régional de Surveillance des Pêches dans le Sud-Ouest de l'Océan Indien, permettant l'identification d'activités suspectes de piraterie aux Nations Unies, à l'Organisation Maritime Internationale (OMI), et à toutes les parties concernées par la lutte contre la piraterie au large de la Somalie.


COLLECTIF Mouvement des Artistes Mauriciens :


" Retombées positives du rassemblement du 14 juin "

Le 14 juin dernier, le Mouvement des Artistes Mauriciens (MDAM) avait organisé un rassemblement devant le Plaza, à Rose-Hill, pour discuter des droits des artistes. Pour Jean-Jacques Arjoon, chanteur et membre du MDAM, " les retombées sont positives ". Le public, dit-il, s'est senti concerné, alors que le ministre de la Culture, Vasant Bunwaree, a fait part de la site visit d'un lieu susceptible d'accueillir des concerts de grande envergure.

Placée sous l'égide de la MASA en collaboration avec la mairie de Beau-Bassin/Rose-Hill, la journée du 14 juin avait attiré une foule de 24 000 personnes. " Un sentiment de satisfaction découle de ce rassemblement. En dehors des artistes, le public également s'est senti concerné. Ce même public est venu nous encadrer pour mettre en lumière ce partage de réflexion autour du thème Pran Kont artist ", confie Jean-Jacques Arjoon. L'idée de départ du MDAM, en sollicitant en premier lieu une rencontre des artistes à la MASA, a été de trouver une plate-forme pour commencer à réfléchir sur le cadre dans lequel évoluent les artistes. D'où, par la suite, le rassemblement organisé le 14 juin sur l'esplanade du Plaza. " Vasant Bunwaree, le ministre de l'Éducation, de la Culture et des Ressources humaines, était présent à ce rassemblement. Il nous a dit sur un ton amical "Pa kone ki sann-la finn kokin sa lide-la, eski zot finn kokin mo lide, ou byin moi mo finn kokin zot lide ?", tout en promettant qu'il avait l'intention de faire de ce rassemblement un événement, et de regrouper au cours d'un week-end des artistes sur une même plate-forme ", souligne Jean-Jacques Arjoon.

Le vendredi 10 juillet, poursuit notre interlocuteur, au cours d'une réunion avec la MDAM, Vasant Bunwaree a accepté la demande des artistes d'avoir à l'avenir un comptoir des arts et de la culture. Ce comptoir comprendra entre autres la recherche, la formation, la création d'événements artistiques, ainsi que l'évaluation des œuvres artistiques en dehors du ministère. " Le ministre nous a aussi annoncé qu'il y aura très bientôt une site visit concernant un espace de concerts susceptible d'accueillir 150 000 personnes. En outre, il a parlé de la création des quatre espaces régionaux pour abriter des concerts et spectacles ". Le MDAM a accueilli favorablement ces informations, " mais reste mobilisé pour en voir la concrétisation ", dit Jean-Jacques Arjoon. " La question qui reste en suspens est de savoir si l'on va vers une matérialisation imminente de ces projets, ou si tout cela restera dans l'ordre des intentions, des effets d'annonce ", ajoute-t-il. Autre point soulevé par Jean-Jacques Arjoon, la nécessité d'une législation pour sauvegarder l'emploi des artistes travaillant dans des hôtels, et d'avoir une réelle volonté politique de combattre le piratage.


TABAGISME Pour arrêter de fumer


La méthode Allen Carr's Easyway vulgarisée

La méthode Allen Carr's Easyway pour arrêter de fumer est depuis peu vulgarisée auprès aux Mauriciens par Heidi Hoareau, responsable du centre Allen Carr's Easyway de Curepipe. Ce centre, qui existe depuis 2007, fait partie d'un réseau de plus de 150 centres dans plus de 40 pays. Cette méthode de sevrage tabagique existe depuis 26 ans et a aidé plus de 10 millions de fumeurs à ce jour.

" La méthode Allen Carr est très positive : le fumeur n'est pas accablé par des rappels incessants sur les dangers de la cigarette, mais on l'amène à comprendre le fonctionnement de sa dépendance physique et psychologique et comment s'en débarrasser. Tout simplement ", explique Heidi Hoareau. Elle ajoute que cette méthode peut être suivie par tous car elle ne présente aucune contre-indication médicale puisqu'elle n'utilise aucun substitut nicotinique, ni aucun médicament ou gadget.

Le programme d'Allen Carr est construit pour aider le fumeur à cesser de fumer facilement et sans souffrance, poursuit Hiedi Hoareau. Le programme, qui coûte Rs 6 500, est dispensé dans le Centre Allen Carr's Easyway to Stop Smoking à Curepipe, et comprend une séance de groupe de 6 heures, ainsi que deux séances de soutien de 3 heures chacune, ainsi qu'un support additionnel du thérapeute si nécessaire. Allen Carr's EasyWay to Stop Smoking garantit le remboursement intégral des frais si au terme du programme, le participant n'a pas arrêté de fumer.

" Allen Carr's Easyway Maurice est en opération depuis 2007 et a jusqu'à présent opéré uniquement à travers le bouche à oreille, ainsi que par des références des médecins et psychologues ". Heidi Hoareau indique aussi qu'aucune demande de remboursement n'a été faite à Maurice à ce jour, et souligne que le taux de réussite mondiale en se basant sur la garantie de remboursement est de l'ordre de 90%.

Selon Allen Carr (voir encadré), la dépendance chimique à la nicotine n'est rien en comparaison à la dépendance psychologique. Pour Allen Carr, la dépendance chimique est plus facile à supporter - par exemple, même le fumeur le plus invétéré ne se réveille pas pour fumer la nuit, ou encore arrive à voyager en avion pour plusieurs heures sans fumer. " La source même de la dépendance à la cigarette est liée aux facteurs psychologiques - nous sommes tous conscients des inconvénients et danger du tabagisme, mais nous n'arrêtons pas de fumer pour autant, persuadés que fumer est source de plaisir, de concentration, de détente, entre autres : ainsi le fumeur a peur d'arrêter, anticipant les sacrifices liés au manque ", dit Heidi Hoareau.



Guérir le monde du tabagisme

" Je veux guérir le monde du tabagisme. " Guidé par cette vision, l'Anglais Allen Carr, un ancien comptable, a mis au point sa méthode unique de sevrage tabagique en 1983.

Né le 2 septembre 1934 en Angleterre, Allen Carr était le fils d'un gros fumeur. Bien que son père fût atteint d'un cancer des poumons et en mourût, Allen Carr commença lui-même à fumer lorsqu'il avait 18 ans. Gros fumeur (jusqu'à 100 cigarettes par jour), il découvrit finalement, en juillet 1983, un moyen tout à fait personnel d'arrêter définitivement de fumer.

Après ce résultat probant, Allen Carr commença, au cours d'entretiens individuels, à transmettre son expérience à des fumeurs et mit au point, au fil du temps, la méthode The Easyway to Stop Smoking ou la méthode simple pour en finir avec la cigarette.

Vu le succès de sa méthode, il fut amené à publier ses idées sous la forme d'un livre qui a eu un succès retentissant et a été ensuite traduit en 27 langues dans plus de 45 pays.

L'essentiel du travail d'Allen Carr consistait ensuite à former et à suivre les formateurs qui, aujourd'hui encore, de par le monde, aident d'autres fumeurs à se libérer de leur dépendance.

En 2005, Allen Carr se vit diagnostiquer d'un cancer des poumons. Il est mort paisiblement, au sein de sa famille, le 29 novembre 2006.


RECONNAISSANCE Samedi dernier


La Oy King Sar Chan récompense trois de ses membres

La Oy King Sar Chan, qui regroupe des familles répondant au patronyme Chan à Maurice, a récompensé trois membres de sa société pour leurs contributions significatives respectives au progrès du pays. C'était samedi au restaurant Imperial, à Trianon. Denise Chan Youn Sen, Benoît Chan Sui Ko et Yves Chan Kam Lon ont chacun reçu un trophée.

Denise Chan Youn Sen a reçu le titre de PMSM (President Meritorious Service Medal). Elle a été Chief Financial Officer au ministère de la Sécurité sociale. Lauréat de la cuvée 2008 aux examens du HSC, Benoît Chan Sui Ko, pour sa part, s'envolera bientôt pour Londres en vue d'entreprendre des études d'économie au University College. Yves Chan Kam Lon, le directeur de la Bibliothèque Nationale, s'est vu récemment conférer, par l'American Biographical Institute, le titre de Man of the Year 2008 representing Mauritius pour ses " outstanding contributions to country ".

Le président de la Oy King Sar Chan, M. Chan Sui Ko, a fait à cette occasion l'historique de la société, qui a été fondée le 22 mai 1945, " année durant laquelle un groupe de quatorze personnes du clan Chan décida de fonder cette société. Le premier président était M. Chan Youn Move. Le siège social se trouvait à la rue La Reine, à Port-Louis, et se déplaça ensuite à la rue Léoville l'Homme ".

L'un des objectifs de la société, dit-il, est d'assurer la gestion d'un fonds " afin de venir en aide à ceux qui sont dans le besoin et de promouvoir le mieux-être des membres de la communauté sur les plans social, éducatif, économique et personnel ". La société se donne aussi pour but de développer des liens de coopération avec les personnes du patronyme Chan d'outremer et de raffermir les liens ancestraux avec la Chine.

Le secrétaire de la société, Yves Chan Kam Lon, a précisé que les membres de la société sont tous des hakkas, qui occupaient jadis les provinces chinoises de Shanxi et de Henon. " Ils connurent plusieurs migrations, la première en l'an 317 sous la dynastie Jin. C'était néanmoins durant la cinquième migration que les hakkas s'établirent définitivement dans le sud de la Chine, plus précisément à Moh Yuen, devenue la principale ville de la civilisation hakka ". Aujourd'hui, selon le secrétaire de la société, il y a plus de cinquante millions de hakkas dans le monde.

Parmi les personnalités ayant façonné l'histoire de la Chine, il y a, dit-il, le Dr Sun Yat Sen (1866-1923), Deng Xiao Ping (1904-1997) et Li Peng (1928-) et à Singapour, Lee Kuan Yew (1923-).



CAMP-CHAPELON : collecte de sang ce samedi

La Emeraude Sporting and Welfare Association, anciennement connue comme le Luqmaan Football Club, organise ce samedi 18 juillet une collecte de sang. Elle se tiendra de 9 h à 16 h au Centre communautaire de Camp-Chapelon. Le public est cordialement invité à soutenir cette initiative.