CITÉ-LA-CURE Manif de squatters hier


Ministère du Logement : " Ils occupent un terrain privé "


SANTÉ Allergy Watch


Les allergies alimentaires peuvent être évitées


RECYCLAGE Piles et portables usagés


La collecte se fait très lente


INTERNET Moteur de recherche


Google : mise en opération du serveur cache cette semaine


TEC Bibliothèque en ligne


Accès à plus de 11 000 magazines et 7 000 articles


IMMOBILIER À Rivière-du-Rempart


Groupe Mon Loisir lance le centre commercial Riverside


LALIT Ragini Kistnasamy :


" Le jour n'est pas loin où le peuple de Gaza sera libre "


MSDTF Maha Shivratree 2010


Appel pour des "kanwars" qui ne gênent personne



Brèves


CITÉ-LA-CURE Manif de squatters hier


Ministère du Logement : " Ils occupent un terrain privé "

Réagissant à la manifestation d'une centaine de squatters de Cité-La-Cure en face du Parlement, hier, un des responsables du ministère du Logement et des Terres, dans une déclaration au Mauricien, ce matin, soutient que " le terrain qu'elles occupent est privé ". Il récuse également les allégations de ces familles, qui disent avoir été maltraitées par certains fonctionnaires du ministère.

" Ce terrain est privé, il n'appartient pas à l'État. Nous ignorons l'identité du propriétaire ", soutient un responsable du ministère du Logement. Le ministre de tutelle, Abu Kasenally, encadré de ses proches collaborateurs, a reçu des représentants de ces squatters afin de leur faire part des procédures à suivre pour obtenir un terrain de l'État, dit-il. " On leur a fait comprendre qu'ils auront de gros problèmes avec les autorités s'ils persistent à occuper un terrain illégalement ".

Le ministère récuse également les allégations des squatters concernant le traitement reçu de certains fonctionnaires. " Ces affirmations sont fausses, ce sont des exagérations visant à attirer la sympathie des gens à leur égard ", soutient-on.

D'autres sources au sein du ministère affirment qu'à la veille de chaque échéance électorale, " des groupes de personnes font tout pour squatter des terrains. Ils haussent les enchères auprès des politiciens en vue de l'obtention d'un terrain ". Par ailleurs, les noms de ces familles de squatters tendent à indiquer que la majorité sont originaires de Rodrigues, soutient-on. " Si tel est le cas, nous ignorons s'ils ont des terrains à leurs noms ou à ceux de leurs familles à Rodrigues. Il faut une enquête sur le sujet ".

Rappelons que ces familles de squatters, hommes, femmes et enfants, qui ont délimité un terrain sur le flanc d'une colline à La Cure, ont bloqué la route en face du Parlement à maintes reprises et ce pendant plusieurs minutes avant d'être repoussés par les forces de l'ordre hier. Ces familles, qui disent qu'elles ne comptent pas baisser les bras, sollicitent une rencontre avec le Premier ministre, Navin Ramgoolam, en vue de faire entendre leurs récriminations.


SANTÉ Allergy Watch


Les allergies alimentaires peuvent être évitées

La nourriture peut rendre malade. Certains aliments sont responsables d'allergies ou d'intolérances alimentaires. " Présenter des réactions d'hypersensibilité (allergie ou intolérance) à la nourriture est chose courante. Les particules en suspension (telle la poussière) et les produits chimiques (tels les additifs alimentaires) peuvent également entraîner de telles réactions. Les symptômes varient d'un individu à l'autre ", explique Rajesh Mungaroo, cofondateur et secrétaire de l'association Allergy Watch.

Allergy Watch a pour but de sensibiliser les Mauriciens à tout type d'allergie ou d'intolérance. Cette ONG a démarré ses activités par un exposé à l'École Hôtelière et espère bien être entendue de la population en général et des professionnels de l'industrie alimentaire et du tourisme, en particulier. Selon des responsables, beaucoup de gens ignorent qu'ils souffrent d'allergie ou d'intolérance. Les symptômes ne sont pas les mêmes pour tout le monde.

En effet, les symptômes d'hypersensibilité sont divers et variés et comprennent, entre autres, les éternuements, la toux, le nez qui coule, les éruptions cutanées, les œdèmes, l'asthme, l'urticaire, la migraine, les problèmes gastro-intestinaux et même l'hyperactivité. Des allergènes courants sont les noix, les crustacées, les œufs, le lait, le soja, le blé, le pollen, la poussière domestique, les acariens et les additifs. Une allergie peut avoir des conséquences fatales : c'est le choc anaphylactique.

" Il faut éviter d'utiliser le même couteau, la même casserole ou la même planche à découper. Sans les avoir correctement nettoyés au préalable est une source de contamination croisée dangereuse ", mettent en garde les membres de l'association. Des molécules d'allergènes potentiels peuvent ainsi se retrouver dans la composition d'un plat sans que l'on soupçonne leur existence. " Les additifs alimentaires, tels les colorants, peuvent également entraîner des réactions d'allergie ou d'intolérance. Ils entrent chez nous dans la fabrication de plusieurs préparations culinaires. Ce sont des produits chimiques à utiliser avec modération. N'en abusez pas ! " avertit Allergy Watch.

Les membres de l'association recommandent également aux personnes souffrant d'allergie ou d'intolérance alimentaire de prévenir le personnel de cuisine et les serveurs lorsqu'ils vont manger dans un restaurant. " Nous voulons que les malades vivent le mieux possible et éviter que des gens souffrent ", affirme le R. Mungaroo. Il indique néanmoins que l'ONG ne veut pas se substituer aux médecins, ni entrer dans les controverses du monde scientifique. " Une allergie ou une intolérance doit être diagnostiquée et traitée par un médecin, quelquefois avec le soutien de nutritionnistes. Nous sommes une association destinée aux personnes souffrant d'intolérance ou d'allergie et à leurs proches. Nous voulons dispenser des conseils pratiques ", assure-t-il.

Allergy Watch a obtenu l'appui bénévole d'un gastro-entérologue. Toutefois l'argent reste le nerf de la guerre. L'association a besoin d'argent, de matériel, d'un local et recherche des sponsors auprès des entreprises pour publier des brochures et créer un site web. Pour l'heure, elle ne peut compter que sur les cotisations de ses membres (Rs 100 par an et un droit d'entrée de Rs 100). L'adresse email de l'ONG : allergywatch@myt. mu


RECYCLAGE Piles et portables usagés


La collecte se fait très lente

La collecte de vieux téléphones portables et piles usagés en vue du recyclage, projet lancé par Mauritius Telecom en collaboration avec plusieurs autres organisations, n'a pas vraiment accroché. En trois mois, seulement 150 kg de piles et 3,5 kg de portables ont été collectés, alors qu'il faut 38 tonnes de ces deux produits pour remplir un conteneur chez BEM Entreprises, chargé de son expédition à des fins de recyclage à l'étranger.

" Maurice importe 25 millions de piles annuellement et le volume collecté n'est que très faible. Où vont les piles usagés depuis des années ? ", lance Bashir Mahamode, responsable de ce projet à Mauritius Telecom, qui a placé deux boîtes dans chacun des 18 magasins de MT à travers l'île, en vue de faciliter la collecte. Ces 25 millions d'unités équivalent à 750 tonnes de piles qui sont jetées dans les poubelles et de là, elles finissent au centre d'enfouissement de Mare-Chicose. Un grand volume finit aussi dans la nature - les jardins et autres champs de canne, le lit des rivières et les terrains en friche et abandonnés.

Pour Cyprien Mateos, haut cadre de MT, le grand défi est de remplir ce conteneur " et le jour où on le réussira, ce sera le premier aboutissement de notre démarche. " Pour y arriver, il y a encore beaucoup de travail à faire, d'autant plus que beaucoup de Mauriciens ne semblent pas être vraiment conscients des enjeux et du combat que mènent d'autres pour la protection de l'environnement. Christine Sauzier, un des responsables de l'Ong Mission Verte, ajoute que " c'est plus difficile qu'on ne le pensait de sensibiliser les Mauriciens par rapport à la protection de l'environnement. " " Nous poursuivons quand même notre campagne de sensibilisation à la collecte des piles et des portables usagés. Cette année, nous nous rendrons dans les écoles, les mouvements des jeunes et les centres sociaux pour informer les gens, grands et petits, du danger que représente les piles usagés ", indique-elle.

M. Mateos explique que MT est dans la première phase de ce projet de collecte de recyclage des piles et des portables usagés. La prochaine étape passe obligatoirement, selon lui, par la sensibilisation à deux niveaux - grand public et étudiants. Le grand public aura droit bientôt à des spots télévisés qui lui expliqueront pourquoi il ne faut pas jeter les piles dans la nature et l'importance de les placer dans les boîtes prévues à cet effet. Ensuite, les élèves seront sensibilisés. MT va, en outre, étendre son réseau de collecte en multipliant le nombre d'endroits où seront placées les boîtes. " Il nous faut être proche du public car si l'effort pour s'en débarrasser est trop important, les gens seront moins enclins à le faire. Seuls ceux qui sont vraiment sensibilisés le feront ", souligne M. Mateos.

Ce dernier indique que ce projet cadre avec le programme de Corporate Social Responsibility (CSR) de son entreprise en matière d'environnement. " Nous vivons sur une île et tout ce qu'on jette va nous handicaper à l'avenir. Il faut, donc, absolument faire le tri. Si on ne le fait pas, on va augmenter le volume de déchets dans l'île ", déclare-t-il, avant de faire ressortir qu'il va falloir, à l'avenir, collecter d'autres items électroniques dont se débarrassent le public en les jetant dans la nature et dans les dépotoirs.

Que fait la BEM des piles et des téléphones portables collectés ? Ils sont triés par catégorie avant d'être enfermés dans des fûts en plastique, couverts et sécurisés. " Lorsqu'on atteindra le volume requis pour l'exportation, nous les mettrons dans un conteneur avant de l'exporter vers nos partenaires à l'étranger qui se chargeront de les recycler ", explique Berty Malabar, directeur de BEM Entreprises. Le recyclage, selon lui, ferait baisser le coût de ces mêmes produits à l'avenir car les matières recyclées reviennent, par la suite, dans la production. De ce fait, on puisera de moins en moins de la Terre.


INTERNET Moteur de recherche


Google : mise en opération du serveur cache cette semaine

Google activera ce jeudi son serveur cache à Maurice. Un accord de colocation sera signé en ce sens entre le National Computer Board (NCB) et Mauritius Telecom pour l'hébergement du serveur. Cette démarche devrait améliorer le confort de navigation des internautes mauriciens, d'ici quelques semaines.

Un serveur cache agit comme un serveur dédié qui enregistre des pages web et d'autres contenus internet au niveau local. La mise en opération d'un serveur cache à Maurice devrait ainsi apporter une vitesse de transfert accrue aux internautes, car ils accéderont à des pages hébergées localement et non à l'étranger, qu'il s'agisse de pages locales ou internationales, recherchées à travers le moteur de recherche Google, précise-t-on. Maurice sera le deuxième pays en Afrique, après le Kenya, à abriter un serveur cache du géant informatique Google. " La venue de Google est un signal fort pour le pays, on reconnaît les capacités locales ", observe Suraj Ramgolam, Chairman du National Computer Board. Cette initiative, ajoute-t-il, contribuera également à améliorer la visibilité de Maurice sur la toile. Initialement, le serveur devait être abrité au Government Online Centre (GOC) d'Ebène mais pour des raisons techniques, il a été installé dans les locaux de MT. Le serveur sera donc géré par le NCB.

Google, pour rappel, a signifié de plusieurs façons un intérêt pour Maurice en lançant il y a quelque temps Google Apps Education, un service intégré de plusieurs applications web utilisé par les étudiants comme outil pédagogique pour le partage des documents et des informations ; Google Maps, un service gratuit de cartographie et de plans en ligne, couvrant le monde entier ; et le moteur de recherche Google en kreol morisien. En septembre 2009, Google, avec le concours du Board of Investment (BOI), avait organisé un forum destiné aux entrepreneurs et créateurs de logiciels.


TEC Bibliothèque en ligne


Accès à plus de 11 000 magazines et 7 000 articles

La Tertiary Education Commission (TEC) met à disposition, à partir d'aujourd'hui, sa bibliothèque en ligne qui répertorie quelque 11 600 magazines et plus de 7 000 articles à l'intention des chercheurs, étudiants et du personnel universitaire. Quelque 21 000 licences ont été distribuées aux institutions tertiaires, selon leurs nombres respectifs d'utilisateurs.

Rendre les publications telles que des journaux, magazines et articles accessibles au plus grand nombre d'étudiants et personnel académique des neuf établissements publics du tertiaire afin de stimuler la recherche et l'apprentissage, c'est l'objectif de la bibliothèque en ligne de la TEC qui a été lancée ce matin à Réduit. Dans un premier temps, deux bases de données sont accessibles à distance, notamment EBSCO et Emerald. Plus de 11 800 magazines et journaux sont actuellement consultables, gratuitement, en texte intégral sur la base de données EBSC, ce avec un accès illimité. Ces publications ont été catégorisées dans une trentaine de domaines d'études, dont la science et l'ingénierie. Tandis que la base de données Emerald donne accès notamment à seize journaux en ligne qui contiennent plus de 7 000 articles en texte intégral. Il convient de souligner que le coût de l'abonnement aux journaux en ligne s'élève, à la TEC, à quelque Rs 5 M pour 2010.

Ce projet, selon la TEC, profitera à quelque 21 500 étudiants et personnel des institutions tertiaires, répartis comme suit : 9 000 de l'Université de Maurice (UoM), 4540 de l'Université de Technologie (UTM), 6 600 du Mauritius Institute of Education (MIE), 690 du Mahatma Gandhi Institute (MGI), 25 du Rabindranath Tagore Institute (RTI), 175 du Mauritius College of the Air (MCA), 400 du Mauritius Insitute of Training and Development, ex-IVTB (MITD), 100 du Mauritius Institute of Health (MIH) et 30 de la Tertiary Education Commission. Ce projet va permettre également à un plus grand nombres d'institutions d'avoir accès à des journaux en ligne, étant donné qu'auparavant seulement quatre d'entre elles avaient cette possibilité pour quelques-unes de ces publications.

Cette bibliothèque en ligne constitue la première phase de la création d'une bibliothèque centrale. Dans la deuxième phase du projet, il est en effet prévu que ces facilités et ressources soient étendues au public en général à travers les bibliothèques régionales et nationales et éventuellement à travers les bureaux de poste. La TEC, envisage par ailleurs d'élargir le service avec l'introduction des e-books.


IMMOBILIER À Rivière-du-Rempart


Groupe Mon Loisir lance le centre commercial Riverside

Le premier coup de pioche au projet du centre commercial Riverside à Rivière-du-Rempart a été donné mardi par Arnaud Lagesse, président du conseil d'administration de Indian Ocean Real Estate Company (IOREC) et CEO du Groupe Mon Loisir. Parmi les principaux invités : le président de la République, sir Anerood Jugnauth et les élus de la région. Ce projet nécessitera des investissements de plus de Rs 200 millions financés en partie par des actionnaires d'IOREC et de la MCB. Riverside cible les habitants de Gokhoola, L'Amitié, Piton, L'Aventure, Poudre d'Or, L'Espérance, Roches-Noires / Poste Lafayette et de Belle-Mare.

" Il y avait un besoin réel pour un centre commercial de ce genre dans cette partie du pays. Fini le temps où les habitants de Rivière-du-Rempart devaient voyager jusqu'à Flacq pour des soins appropriés ou aller jusqu'à Grand-Baie pour avoir un large choix de restaurants. Riverside aspire à être une one-stop shop et sera ainsi un véritable lieu de rencontres pour les habitants de la région ", a affirmé M. Lagesse.

En ligne avec la politique du programme de responsabilité sociale, Riverside recrutera les compétences locales. Un job fair sera organisé afin que les locataires puissent embaucher les habitants de la région. Dans l'optique d'un développement durable, IOREC va mettre en place un système de traitement des eaux usées qui seront réutilisées pour l'irrigation.

Riverside compte aussi bien être fidèle à son slogan " Tou pou nou ; Pré kot nou ".

Tous les étages du centre commercial seront pourvus de rampes afin de faciliter l'accès aux personnes handicapées. Lancée en janvier 2009, IOREC est en partenariat avec la firme Actis, le géant britannique en matière de fonds immobiliers et le Groupe Mon Loisir. Ainsi Riverside est-il le premier développement immobilier d'IOREC à voir le jour.

Selon Chan Chakravarti, le CEO d'IOREC, des enseignes comme Winners, Farouk Hossen Opticien, Scott Health, Blue Steel et bien d'autres seront présents dans le centre commercial. Les petites entreprises y trouveront également une place. Selon le CEO, IOREC a plusieurs projets de développement dans le Nord de l'île qui amèneront de la valeur ajoutée dans de nouveaux pôles de développement, dont le loisir et la détente.


LALIT Ragini Kistnasamy :


" Le jour n'est pas loin où le peuple de Gaza sera libre "

Ragini Kistnasamy, membre de Lalit, qui a récemment participé à une marche de protestation au Caire à l'initiative de Code Pink, une association féminine internationale, pour la libération de Gaza, affirme sa conviction ferme qu'un jour viendra où Israël aura à mettre un terme à son action brutale, dit-elle, et son blocus économique. " Zour la pa loin ! Li pou vini akot Gaza ek so pep pou lib ", dit-elle dans un rapport pour le compte de Lalit sur sa présence aux côtés de 1 400 délégués de 43 pays.

Ragini Kistnasamy affirme qu'après le bombardement de Gaza par Israël en 2008, plusieurs infrastructures ont été démolies, sans compter le nombre de victimes. " Nous avions voulu nous rendre à Gaza en passant par la frontière au Caire. " Le gouvernement égyptien, dit-elle, voulait saboter l'action des militants déjà arrivés au Caire. Les autorités égyptiennes avaient informé Code Pink qu'elles n'accorderaient aucune autorisation pour traverser la frontière. " Minis zafer etranzer tinn fer enn deklarasyon lor televizyon nasyonal so pei. Li vinn anonse ki frontier Egypt avek Gaza, pasaz Rafah, pou ferme a sirkilsayon piblik akoz sitiasyon inn sofe lor frontier. " Dans la foulée, dit-elle, le gouvernement égyptien annonce la construction d'un mur souterrain en acier. " Gaza, avec une population de 1, 5 million d'âmes est devenue une prison ouverte. Israël a bloqué toutes les voies d'accès. Les soldats pénètrent Gaza pour attaquer les civils et d'autres innocents sous de faux prétextes de s'attaquer au groupe Hamas. Les salles de réunion réservées par les militants étaient fermées sur instructions du gouvernement égyptien. La police secrète égyptienne était aux trousses des militants et avait identifié des informateurs pour infiltrer les réunions. "

La militante Kistnasamy raconte que des pancartes sur lesquelles on pouvait lire " Break the siege on Gaza ! Break the silence " pour rappeler le bombardement de Gaza par Israël en 2008 avaient été placées sur le pont Qasr-el-Nil. Des membres de la délégation ont fait remettre une pétition au président égyptien, Hosni Mubarak, l'invitant à lever l'interdiction de se rendre à Gaza. D'autres membres se sont mis en contact avec des représentants de la Ligue arabe pour leur intervention auprès de l'Etat égyptien. Quelque 200 délégués de France, pour leur part, ont effectué un sit-in devant leur ambassade pour que cette dernière intervienne auprès des autorités égyptiennes en faveur de la délégation qui insistait pour aller à Gaza. " Moi ek enn delege depi Bulgarie ek Turquie ti al enn vizit solidarite ek bann militan franse divan zot lanbasad. Dispozitif lapolis laba ti inkroyab, ti ena ranze kamyon solda. Zot ti menase pou intervenir a ninport ki moman. Ti ena zis enn ti lespas larout pou loto pa se. "

Pour Ragini Kistnasamy, la mobilisation a été une réussite même si elle n'a pu faire le déplacement à Gaza. Aussi, avance-t-elle, le gouvernement égyptien a cédé, il avait octroyé le permis pour une centaine seulement pour se rendre dans la région de Gaza. " Par rapor a zero, li ti en progre. Me finn ena deba antr-nou. Ti pe dir ki pour gouvernman ezipsyin, sa 100 la se bann bon dimoun e 1 300 se move. Nou ti pe trakase ki kan sa 100 la ale, ena reprezay lor bann ki reste. " Alors que le bus était sur le point de démarrer pour aller en direction de Gaza, dit-elle, un groupe de militants était entré en contact avec Code Pink. Ce groupe avait souhaité qu'aucun membre ne fasse le déplacement, afin de ne pas briser cette chaîne de solidarité. " Zot dir zot ti prefer tou 1 400 vinn laba. Malgre mo ti anvi ale, mo finn desan depi dan bis. Desizyon ki mo ti pran ti bon. Tan ki Angleterre, Etats-Unis, la France, l'Europe pou kontinie soutenir Israël lepep Gaza pou kontinie masakre… " A Gaza, partout, il y a des check points. Les enfants sont interdits d'aller à l'école même sous les débris. " Sa pep-la pe atan depi lezot pey pou demann l'Egypte anlev tou bann blokis ekonomik. " Les militants, dit-elle, poursuivront la lutte dans leurs pays respectifs pour un boycott des produits israéliens.


MSDTF Maha Shivratree 2010


Appel pour des "kanwars" qui ne gênent personne

Plusieurs appels ont été lancés, mercredi, par le président de la Mauritius Sanatan Dharma Temples Federation (MSDTF) pour que le pèlerinage à Grand Bassin dans le cadre de la fête Maha Shivratree se déroulent dans les meilleures conditions " sans gêner personne ".

L'accent a été mis surtout sur la nécessité de fabriquer de petits "kanwars" (cerceau en bois ou bambou bien orné et portant des statuettes de divinités hindoues) afin de ne pas incommoder les autres pèlerins et le public en général. L'essentiel pour le dévot du Maha Shivratree consiste à porter un "kanwar" sur son épaule jusqu'au lac sacré du Ganga Talao, a déclaré Somduth Dulthumun. Et cela suppose un "kanwar" modeste - voire petit - qui soit facile à porter, sans inconvénient pour qui que ce soit. Ce qui est loin d'être le cas, nombre de pèlerins choisissant de fabriquer de grands "kanwars" destinés à être portés en groupes de plusieurs personnes et très gênants pour les véhicules de service d'urgence : ambulance, pompiers etc. " Et puis, il n'est pas conseillé de continuer avec cette pratique de tirer des chariots (transportant les divinités). Ce n'est pas bien que tout cela roule sur des routes des fois aussi sales : pa kapav apel li kanvar si ou riss li e ou roul li lor la ri ! ", a déclaré M. Dulthumun.

Il a aussi parlé du " Pithar " (morceaux de pâte de farine, fleurs, fruits, noix de coco et autres sucreries) qui sont laissés sur des rochers autour du lac sacré après les rites. " Les autres dévots méritent eux aussi une surface libre et propre pour leurs prières et offrandes. Li preferab ki bann devo retourn lakaz avek zot coco, banan et gato e partaz tou avek zot kamarad et voizin o lye les desord dan Grand Bassin " , dit-il. D'autre part, le président de la MSDTF a exprimé le souhait que les pèlerins s'habillent davantage en blanc, symbole de propreté et pureté.



Présence du chef ministre de l'Etat indien, Uttarkhand

La fête culturelle du Maha Shivratree organisée à Grand-Bassin par la MSDTF, en collaboration avec le ministère de la Culture , a été fixée au mardi 9 à partir de 18h. L'invité d'honneur sera le Premier ministre, Navin Ramgoolam. Par ailleurs, Mahesh Pokhrial, Chef ministre de l'État indien, Uttarkhand, fera le déplacement à cette occasion. Soulignons aussi que, mercredi dernier, une forte délégation de la Task Force, composée d'Anil Baichoo, de Lormesh Bundhoo, de Rajesh Jeetah et de Rama Valayden accompagnée de hauts cadres de divers ministères, s'est rendue sur les lieux pour un suivi des travaux d'agrandissement et d'embellissement en cours.



Demain 8 000 dévots en prière

Quelque 8 000 dévots sont attendus demain à 16e Mille, Forest-Side, pour la grande prière qui y est organisée chaque année dans le cadre de la Maha Shivratree. Cette cérémonie de prières en groupes se déroulera au Hari Hara Devasthanam, géré par le Swami Srinivasacharya Badarika Ashramam. Elle débutera à 15 h et sera conduite pa l'Acharya Brundavanam Partha Sarathi, chef prêtre et président de l'organisation.

Comme les années précédentes, l'Ashramam a pris des dispositions pour faire venir de l'eau du Gange et des rivières sacrées de l'Inde pour la prière spéciale de demain.



Brèves

Violence scolaire : la Santé devance l'Éducation

Le ministère de la Santé discute de la possibilité de l'organisation d'un séminaire sur la violence en milieu scolaire avant la fin de ce premier trimestre. Une démarche dont on aurait pensé qu'elle viendrait d'abord du ministère de l'Éducation puisque les chefs d'établissement ne cessent d'interpeller cette instance sur le problème grandissant de l'indiscipline à l'école.

Le secondaire privé pour sa part insiste sur la nécessité d'une législation pour freiner ce phénomène. Au ministère de la Santé, l'on ne manque pas de faire remarquer que ce problème a été un des thèmes traités dans la Global School-Based Student Health Survey 2007 de l'OMS. Selon cette étude, 31,2 % des collégiens à Maurice et 34,7 % à Rodrigues se sont bagarrés dans l'enceinte de l'école l'année dernière. L'on y apprend aussi que 52,9 % des collégiens à Maurice et 48,7 % à Rodrigues ont été " gravement blessés " une ou plusieurs fois durant cette même période.

PSSA : pas de réunion de board depuis deux mois

Alors que le secondaire privé est au centre de questions préoccupantes depuis le début de l'année, à titre d'exemple la baisse drastique dans la population estudiantine, le conseil d'administration de la PSSA ne s'est pas réuni depuis novembre dernier. Des membres et des cadres de cet organisme soulignent que décembre et janvier sont des mois cruciaux en raison de questions urgentes liées à la rentrée scolaire devant être examinées. Ils disent être étonnés que le président du board n'ait pas jugé bon de convoquer jusqu'ici une réunion.

Une décision de la PSSA est très attendue en ce moment dans les cas des collèges ayant eu très peu d'inscrits en Form I. Selon les règlements, la PSSA n'autorise pas le fonctionnement d'une classe ayant moins de 15 élèves. C'est ainsi que la PSSA avait " dismantled " des classes dans certains collèges les années précédentes. Les élèves ont été alors déployés vers d'autres établissements. Cette année, deux collèges ont admis moins de 10 élèves en Form I et un autre moins de 15.

Journée langue maternelle : l'Éducation catholique invite le HC sud-africain

Dans le cadre de la Journée internationale de la langue maternelle décrétée par l'UNESCO, l'Institut Cardinal Jean Margeot (ICJM) organise le vendredi 18 février une conférence sur le thème Human rights based approach to language policy. L'ICJM a invité Madumane Matabane, le Haut commissaire de l'Afrique du Sud à Maurice, à parler de l'expérience sud-africaine post apartheid s'agissant de la politique linguistique.

À souligner que l'ancien président Nelson Mandela en prenant le pouvoir en 1990 avait rétabli la eleven language policy dans un esprit de réconciliation nationale et de développement durable du pays. Les organisateurs voudraient aussi avoir une idée de l'expérience américaine et ont étendu l'invitation à l'ambassade des États-Unis.

Pour rappel, cette journée de la langue maternelle est célébrée chaque 21 février et l'on apprend que plusieurs organisations comptent marquer l'événement cette année en raison du débat en cours sur l'inclusion du kreol morisien dans le cursus primaire.

FONDATION POUR L'INTERCULTUREL : colloque renvoyé

Le grand colloque qui devait réunir quelques têtes pensantes de la Fondation pour l'Interculturel et la Paix ce mois-ci devrait être reporté dans le meilleur des cas au mois d'avril. Issa Asgarally et l'écrivain Nobel de littérature Jean-Marie G. Le Clézio en seront les conférenciers, probablement aux côtés de l'écrivain franco-libanais Amin Maalouf, le fameux auteur de Léon L'Africain et de l'essai historique Les Croisades vues par les Arabes.

Le colloque a été repoussé en attendant son rétablissement car les initiateurs de la Fondation n'envisagent pas pour l'heure de remplacer ce romancier et penseur, auteur du si brillant essai philosophique sur l'identité et le racisme, Les identités meurtrières… À suivre ! En attendant, les responsables du Mauritius Institute of Education préparent d'arrache-pied et en coordination avec la Fondation une exposition itinérante destinée aux écoles du pays, dont le titre provisoire est pour l'heure " Tous parents, tous différents ! ".