PROCÈS SUBUTEX Hier en Cour


Refus de Cindy Legallant de répondre aux questions


COUR INDUSTRIELLE Jugements contre la NMH


Dommages au taux punitif à 2 licenciés de TAB Hotel



Abercrombie : trois cas d'agression élucidés



Brèves


PROCÈS SUBUTEX Hier en Cour


Refus de Cindy Legallant de répondre aux questions

Cindy Legallant, témoin vedette dans le procès lié à l'affaire d'importation de 21 755 comprimés de Subutex, a surpris tous ceux présents en Cour criminelle intermédiaire hier après-midi lorsqu'elle est arrivée à la barre pour déposer. Elle a d'abord signifié son intention de ne pas répondre aux questions des avocats avant de se contenter de répéter, pendant toute une heure qu'elle a passé dans le box : " Je n'ai rien à dire ". Par conséquent, elle a été mise à l'amende : la magistrate Renuka Dabee lui en a infligé une peine de Rs 2 000.

Suite au refus du témoin - qui n'avait pas de gilet pare-balles hier -, la poursuite a clos son dossier. La défense a, elle, fait deux brèves plaidoiries de Me Raouf Gulbul et de Me Yusuf Mohamed SC, qui ont tout simplement déclaré que la poursuite n'a pu rien soutenir concernant l'accusation d'entente délictueuse logée contre leurs clients respectifs, Sada Curpen pour le premier et Curtis Villard pour le second. La magistrate a indiqué qu'elle rendra son jugement demain.

Au tout début de l'audience, Cindy Legallant a demandé l'autorisation de s'adresser à la Cour. L'ayant obtenue, elle a fait ressortir qu'elle a tout le temps coopéré avec la police dans cette affaire, ajoutant qu'elle a été condamnée. Elle a dit que l'on a refusé de lui accorder une caution. " Maintenant, je ne veux rien dire à la Cour ", a-t-elle conclu. Elle a effectivement répondu, par les mots cités plus haut, à toutes les questions que lui a posées Me Carole Green-Jokhoo qui, avec Me Kelvina Mootien, représentait la poursuite.

Après cet exercice, Me Gulbul, qui est assisté de Me Shakeel Mohamed, a déposé une motion, demandant que son client soit relâché sur parole sur le champ. L'avocat a expliqué que la Cour suprême a été saisie d'une motion de remise en liberté sous caution, étant donné que les instances inférieures ont rejeté toutes les demandes formulées jusqu'ici. Toutefois, avec le début du procès, la Cour suprême a été approchée pour que la motion soit retirée et elle sera appelée demain pour rendre effective le retrait. La magistrate n'a toutefois pas accédé à la requête de l'avocat de l'accusé N°1, Sada Curpen. Ce dernier a donc été reconduit en détention.

Soulignons que Me Zakir Mohamed assiste son père Yusuf comme avocat de Curtis Villard.


COUR INDUSTRIELLE Jugements contre la NMH


Dommages au taux punitif à 2 licenciés de TAB Hotel

Deux anciens employés de l'hôtel Trou-aux-Biches, établissement de la chaîne New Mauritius Hotels, Vivian Pierre-Louis et Jacques Berthy Untah, licenciés le 26 février 2008 après respectivement 13 et 15 ans de service, ont eu gain de cause dans chacun des procès qu'ils intentaient à leur ancien employeur. Le premier nommé, qui était affecté à la section de l'entretien, obtient Rs 574 873, et le second, qui travaillait comme tradesman, Rs 632 774, soit les sommes qu'ils avaient réclamées, plus les intérêts. Les deux jugements ont été rendus jeudi dernier par le magistrat Nicolas Oh San-Bellepeau, président de la Cour industrielle.

Dans les deux cas, l'ancien employeur a agi sur la base de soupçons qu'il entretenait à l'effet qu'il y a eu des vols commis ou qu'ils voulaient commettre au préjudice de l'hôtel. Il les a tenus pour responsables.

M. Pierre-Louis a présenté son cas comme suit. Le dimanche 8 juillet 2007, à la suite d'un incident entre son supérieur hiérarchique et la sécurité à l'hôtel, concernant des articles appartenant à l'établissement mais qui ont été vus en possession de son chef hiérarchique, le plaignant a voulu lui venir en aide. Ce jour-là, Sylvio Anthony, qui était son supérieur, est venu travailler dans sa propre voiture. Des sacs qui étaient dans sa voiture ont été saisis ; ils contenaient des articles de Trou-aux-Biches Hotel. Parmi les sacs saisis, il y en avait un aux mêmes couleurs que celui du plaignant. La sécurité a commencé à croire que c'était le même sac.

Le magistrat a retenu, entre autres, les faits suivants : 1) le sac n'a pas été vu en possession du plaignant mais dans le véhicule de M. Anthony ; 2) des témoins convoqués devant le comité disciplinaire par la compagnie ont confirmé que tous les employés ont des sacs similaires et un des gardes de sécurité qui a déposé a dit ne pas être en mesure de confirmer si le sac appartenait à M. Pierre-Louis ou non ; 3) Sylvio Anthony n'a pas déposé et a lui-même été licencié, de sorte que l'employeur n'a pu obtenir sa version ; et 4) le plaignant a toujours maintenu qu'il n'a rien fait de mal.

" It is settled that mere suspicions cannot by themselves amount to valid grounds for dismissal based on loss of trust ", trouve le magistrat. Il continue en ces termes : " The defendant (Ndlr : l'employeur) must establish that the events leading to the loss of trust are "imputables au salarié et de nature à rendre impossible le maintien des relations de travail" ". Il considère donc que le licenciement de Vivian Pierre-Louis est injustifié.

Le cas de Jacques Berthy Untah est lié aux mêmes incidents évoqués plus haut. Lui aussi a insisté sur le fait qu'il n'a rien commis de répréhensible justifiant la perte de confiance de l'employeur à son endroit.

Lorsqu'il a été contre-interrogé lors du procès, Jacques Berthy Untah a expliqué qu'il avait à déclarer tout ce qu'il apportait en entrant et en sortant de l'hôtel. Il a donné la version à la police et au chef du personnel. Il a dit connaître Sylvio Anthony depuis 17 ans. Jacques Berthy Untah a reconnu avoir, le dimanche 8 juillet 2007, prêté son sac à Sylvio Anthony.

Le magistrat reprend les mêmes arguments qui, dit-il, sont valables en droit pour lui permettre de conclure que cet employé a été démis de ses fonctions de manière injustifiée. Il décrit Jacques Berthy Untah comme étant un employé " who was not only truthful, but also honest and loyal towards his employer, and who could not understand why he has been dismissed after 15 years of service, simply because he had lent his bag to his superior officer ".



Abercrombie : trois cas d'agression élucidés

Les limiers de la CID de Port-Louis Sud ont procédé à l'arrestation de deux suspects : Bryan Auguste, 20 ans et habitant route Cocoterie, Sainte-Croix, et Jean Patrick Jhalloo, 25 ans, Frigoboy de son état, de Roche-Bois. Un troisième suspect est actuellement recherché. Ces trois prévenus sont soupçonnés d'être les auteurs de trois cas d'agression commis au cours de ces derniers jours à Port-Louis.

Dans le premier cas, circulant à bord de la voiture portant la plaque d'immatriculation 861 ZF 93 de couleur blanche, ils avaient attaqué une adolescente, qui marchait avec deux enfants le long de la route Royale à Pointe-aux-Sables. Ils avaient arraché la sacoche de leur victime qui contenait un téléphone cellulaire et un iPod.

Dans le deuxième cas, ces bandits avaient agressé une mère de famille de Pointe-aux-Sables, qui était chez elle en compagnie de son bébé de 18 mois. Sous la menace d'armes tranchantes, ils avaient fait main basse sur des bijoux d'une valeur de Rs 75 000 et d'une somme de Rs 7 000.

Le troisième cas a été commis à Sainte-Croix quand un sexagénaire avait été agressé et sa chaîne en or délestéé alors que la victime se rendait à l'église de Sainte-Croix.

La voiture utilisée par les prévenus pour commettre leur forfait a également été saisie par la police. Le propriétaire de la voiture saisie, qui a été entendu par la police, a nié toute participation dans ces affaires.



Brèves

COROMANDEL: Une automobiliste agressée par des pèlerins hier soir

Une "Researcher" membre de l'Aapravasi Ghaat Heritage Fund, âgée de 29 ans, a été agressée dans la soirée d'hier par des pèlerins du Maha Shivaratree se dirigeant vers le Ganga Talao, à Grand-Bassin. Cette agression s'est déroulée vers 22 heures à la route Royale, Coromandel. Constatant que des pèlerins avaient abusé de l'espace qu'ils devraient occuper en prenant toute la largeur de la route, bloquant ainsi la circulation, la jeune femme aurait klaxonné pour que prévale le bon sens.

Mais cette habitante de Beau-Bassin devait faire face à la colère des pèlerins. L'un d'eux aurait alors agressé la conductrice d'un coup de poing au visage alors que d'autres se sont mis à marteler la voiture de coups de poings. Le véhicule a été endommagé. Le signalement de certains des présumés agresseurs a été communiqué à la police.

TAMARIN: Vol d'ordinateurs chez un médecin du privé

Un médecin, âgé d'une quarantaine d'années, habitant La Mivoie, Tamarin, a été victime d'un cambriolage dans la nuit de dimanche à lundi. Les cambrioleurs ont forcé l'une des fenêtres de son domicile pour commettre leur forfait. Ils ont emporté deux ordinateurs, des documents et une somme de Rs 10 000 en argent liquide. Le préjudice global est estimé à Rs 125 000.

GARE VICTORIA: Une arrestation pour vol à la tire hier après-midi

Des policiers en patrouille à la Gare Victoria ont appréhendé un voleur à la tire, Louis Désiré Paris, âgé de 30 ans, habitant Camp-La-Boue, Terre-Rouge. Cela s'est passé vers 17 h 30, hier. Quelques minutes auparavant, le suspect avait arraché la chaîne en or d'une habitante de L'Escalier, alors qu'elle marchait le long de l'arrêt réservé à la navette. Le suspect a été placé en détention policière.