Rencontre avec des tigres du Bengale

CASELA Safari Adventures
Le tigre royal semble avoir développé de l'affection pour l'homme

Vous êtes fascinés par les grands félins, ces animaux mystérieux qui ont la réputation d'être des tueurs d'hommes. Vous vous sentez interpellés par la menace d'extinction qui pèse sur le tigre du Bengale et vous vous demandez ce qu'on peut ressentir lorsqu'on se retrouve face à lui. Depuis lundi, la possibilité d'interagir avec cet animal est offerte, le temps d'une visite au Safari Adventures, à Casela.

Après le lion et le guépard, le tigre royal semble avoir développé de l'affection pour l'homme. Mélange de force et de tendresse, il s'est très vite lié d'amitié avec les instructeurs du parc, sous la direction du couple Bristow.

Les quatre bébés tigres, qui sont arrivés à Maurice en provenance d'Afrique du Sud le 17 février, sont sortis de leur quarantaine lundi matin. Ils ont été installés dans un manège à proximité de celui des lionceaux. Selon Julie Bristow, une des responsables du projet, ils étaient quelque peu nerveux ce matin-là. Il leur a fallu un temps d'adaptation, poursuit notre interlocutrice. Vers la mi-journée, ils étaient relativement calmes, se prélassant au bord du petit bassin sous un arbre.

À l'approche des instructeurs, les quatre bébés tigres avancent vers la porte pour les accueillir. Avant d'entrer dans l'enclos, Graeme Bristow donne un bâton à chaque visiteur. " When they approach, you just give it to them to chew ", prévient-il. Et d'indiquer les précautions à prendre lorsque vous interagissez avec des félins : il ne faut montrer aucun signe de nervosité ou d'agressivité, il faut éviter tout geste brusque, ne pas porter la main près de leur mâchoire ou de leur tête, ou encore s'abaisser devant eux. Graeme Bristow demande aux visiteurs d'être attentifs à ses instructions, et surtout, de ne pas avoir peur car ils peuvent le ressentir, et de rester groupés.

Comme tout autre animal de compagnie, les quatre bébés tigres semblent heureux de voir leurs "maîtres". Ces derniers les caressent et vous invitent à faire de même. Vous passez la main sur les poils drus de l'animal qui se laisse faire. Il ne faut surtout pas craindre de se salir les mains car ils sont souvent recouverts de boue après avoir joué près du bassin dans le parc. Cela ne se voit cependant pas sur leur pelage, pas même sur celui des tigres blancs Bengali et Bagheera. Graeme Bristow explique que depuis leur plus jeune âge, ils ont été pris en charge et sont habitués à la présence humaine.

" Expérience unique "

C'est la mi-journée et il est l'heure les nourrir : un mélange de lait, de jaune d'œufs, de céréales et de calcium. À cet âge, souligne M. Bristow, ils ont besoin d'une alimentation riche en calcium et ils en boivent quatre litres par jour. Ils avalent goulûment la préparation. Le repas terminé, ils en redemandent. Entre temps, dans le manège voisin, les lionceaux sont installés devant le grillage et observent la scène. Après l'interaction avec les tigres, la possibilité est également offerte d'aller voir les lionceaux de plus près.

Un maximum de dix personnes peut participer à une session d'interaction. La raison : " We want people to have enough time and space to interact with them and make sure every one can touch them and ask questions to better understand the animal ", soutient Graeme Bristow au Mauricien.

Notre interlocuteur indique que pour la marche avec les félins, le nombre de personnes par groupe est aussi limité à dix, et ce pour les mêmes raisons. " We want them to have this unique experience ", soutient-il. Si aujourd'hui, la marche se fait essentiellement avec les lionceaux, Mme Bristow note que dès qu'ils s'habitueront à leur nouveau mode de vie, les petits tigres participeront aussi à cette expérience. Cependant, précise-t-elle, avec les guépards, seulement deux formules sont proposées : on peut les voir et interagir avec eux. " Il n'y a pas de marche avec les guépards ", affirme-t-elle.