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Ingérence ? Pour un « Tribunal Populaire » !

Quelle est cette puissance étrangère qui veut nous contrôler ?

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Si Sherry Singh n’a pas voulu la désigner, si l’Opposition parlementaire ou de l’Establishment est particulièrement complaisante et timide et si les organes de contrôle et d’enquête de l’État sont complètement défaillants, alors, c’est à Nous, le Peuple, les Citoyen.ne.s d’instaurer un « Tribunal Populaire » pour enquêter et si besoin de juger les responsables.

Comment procéder ?

La meilleure enquête, c’est d’abord de se poser les bonnes questions et d’y apporter les réponses intelligentes.

Qui donc a un intérêt à Nous contrôler ?

Hormis nos différends sur des questions de souveraineté sur des îles que nous revendiquons avec le Royaume-Uni, en l’occurrence les Chagos (opinion de la CIJ), et la France sur Tromelin (Maurice a néanmoins reconnu de facto la souveraineté française suite à la signature de l’accord de cogestion), aucun autre pays n’a cherché à contrôler nos territoires… sauf l’Inde.

C’est à ce stade une piste privilégiée.

Qu’avons-nous comme éléments factuels à l’encontre de l’Inde pour démontrer son emprise, recherchée et affichée, sur Maurice ?

Agaléga : la presse indienne a, dès 2011, alors que Navin Ramgoolam était Premier ministre et Arvin Boolell ministre des Affaires étrangères, évoqué la mise sur pied d’une base militaire indienne à Agaléga. L’autorité mauricienne d’alors a démenti du bout des lèvres seulement. Jamais l’Inde, que ce soit au niveau des ministres ou celui de sa représentation, la High Commission, n’a démenti quoi que ce soit. La presse indienne n’a pas varié dans ses déclarations. Maurice n’a nullement cherché à convoquer le haut-commissaire indien pour marquer notre désapprobation sur de telles informations. Bien entendu, personne n’a tenté de poursuivre les médias indiens pour propagation de fausse nouvelle. Les faits, aujourd’hui, au vu du massacre d’Agaléga, démontrent amplement la mise à disposition de cette île aux autorités indiennes. Parallèlement, nous sommes tous témoins du sort réservé aux Agaléens: difficultés pour eux de s’approvisionner, impossibilité pour les femmes de donner naissance sur place, pour qu’il n’y ait plus de natif d’Agaléga dans quelques années, restrictions accrues des droits des Agaléens…

Le contenu de l’accord, s’il y en a, entre Maurice et l’Inde sur Agaléga n’a pas été rendu public. S’il n’y a pas d’accord, l’Inde fait alors une occupation de fait, ce qui en soi est très grave. S’il y a un accord, tout laisse penser qu’il n’est pas équilibré ou qu’il a été signé au détriment des intérêts de Maurice car le Gouvernement mauricien n’a jamais voulu le rendre public. Jamais les autorités mauriciennes n’ont envisagé l’hypothèse dangereuse que l’Inde, en vertu de sa puissance militaire, une fois installée à Agaléga, décide de l’occuper ad vitam æternam.

Maurice, la vitrine commerciale de l’Inde : L’Inde a imposé à Maurice l’achat de ses technologies systématiquement. Les Jugnauth ont toujours soutenu que le tramway (Métro) n’était pas commercialement exploitable. Pourtant, par un revirement extraordinaire, ils ont bien fait appel aux Indiens pour la mise sur pied du tramway à Maurice. L’entreprise exploitant le tram est déficitaire mais le Gouvernement est dans l’obligation de la soutenir financièrement. Aucun autre pays n’aurait acheté le train indien. Maurice se devait manifestement être la vitrine commerciale de l’Inde, pour que ce pays puisse montrer au monde qu’elle est capable d’exporter ses technologies. Lors de la crise de la Covid, Maurice a privilégié l’achat des vaccins, soit présentés comme étant indiens, l’Astrazeneca, soit le vaccin indien, alors qu’il était plus qu’évident que le meilleur des vaccins sur le marché était Pfizer. Maurice n’a pas fait le meilleur choix pour ses citoyens sans doute contrainte par l’Inde de procéder autrement.

Promotion de l’Inde : Maurice participe activement à une entreprise de promotion comme étant indien, de conception indienne, ce qui est ou assemblé ou fabriqué en Inde. Maurice fait croire, par une propagande subtile, que Le Dornier, l’avion qu’il a été plus ou moins contraint d’acheter sans appel d’offre, est de fabrication indienne. Idem pour le vaccin AstraZeneca que j’ai évoqué plus haut. Maurice a fait croire à ses citoyens que l’Inde a offert dans sa générosité des vaccins à Maurice alors qu’elle n’a fait qu’un geste commercial en offrant comme des échantillons de vaccins pour que Maurice lui passe de vastes commandes par la suite.

L’Inde le créditeur ou bailleur de fonds : délaissant les bailleurs de fonds internationaux traditionnels, Maurice emprunte énormément auprès de l’Inde. Encore une fois, les réalisations effectuées grâce aux emprunts indiens sont présentées comme étant des dons de l’Inde. Lorsque des travaux sont conduits, ils sont réalisés par des travailleurs indiens et les infrastructures arborent le drapeau indien, par exemple l’immeuble de la Cour suprême, le tramway etc. L’Inde marque sa présence sur notre territoire. Aucun autre pays qui a pu aider Maurice d’une manière ou d’une autre n’a jamais exigé que son drapeau y soit associé à ses aides.

Sushma Swaraj, qui a été ministre des Affaires étrangères de l’Inde, a eu pour habitude, devant le Premier ministre mauricien, Pravind Jugnauth, de surnommer la République de Maurice « la petite Inde » (Chota Bharat) sans que ce dernier ne réagisse de quelque manière que ce soit. Qui peut imaginer un ministre français en Belgique qualifier ce pays de « petite France » sans créer un incident diplomatique grave ?

Ingérence diplomatique récurrente : l’actuelle Haute-Commissaire de l’Inde à Maurice ne donne-t-elle pas l’impression de se comporter comme la gouverneure générale de Maurice ? N’associerait-elle pas son État à un nombre important d’actions du Gouvernement de Maurice et ne pratiquerait-elle pas ouvertement une ingérence dans nos affaires intérieures?

L’Inde s’offre une emprise considérable, pour ne pas dire une confiscation de la diplomatie mauricienne. L’État de Maurice, à l’international, ne jure que par l’Inde. Le Premier ministre mauricien n’effectue des visites d’État qu’en Inde principalement.

Sécurité extérieure et intérieure sous contrôle indien : La sécurité maritime de Maurice est pratiquement entre les mains des Indiens. Inutile de rappeler que la Garde Côte Nationale est placée sous la direction d’un Indien. Le conseiller du Premier ministre sur la sécurité intérieure est tout aussi un Indien.

Lors du confinement, une délégation indienne, conduite par le ministre des Affaires étrangères, a eu tous les privilèges au regard des restrictions sanitaires.

Parallèlement l’État de Maurice a adopté ou tenté d’adopter des mesures dont on peut légitimement penser qu’elles étaient destinées à servir les intérêts indiens : comme l’interdiction d’évoquer l’abandon de souveraineté de Maurice sur ses territoires, la mainmise avortée de l’ICTA sur le contenu des communications privées, les sanctions sévères et disproportionnées en cas de non-paiement de la redevance télé. La MBC est un acteur primordial dans la promotion de l’Inde auprès des Mauriciens par ses émissions communautaires et son monopole d’informations télévisées locales.

Ceci étant, il n’est pas à exclure, à ce stade, que la puissance étrangère dont il est question aurait pu elle-même avoir sollicité l’aide d’un autre pays, dont la réputation n’est pas à faire sur l’espionnage, en vue d’avoir accès à nos communications.

J’invite tous les Mauricien.ne.s à enquêter, à s’interroger, à poser les questions sur les réseaux sociaux de manière à établir un véritable Tribunal Populaire pour savoir et juger ces faits graves d’ingérence.

Nous devons, comme une seule personne et d’une seule voix, protéger notre pleine et entière souveraineté.

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