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Xavier-Luc Duval : « Notre vie mauricienne est affectée par une décadence institutionnelle »

Le leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, affirme dans une interview accordée au Mauricien cette semaine, que l’Entente de l’Espoir sera présente à deux activités organisées par les Avengers pour commémorer le meurtre de l’agent du MSM à Quartier-Militaire/Moka (No 8), Soopramanien Kistnen, il y a un an. Toutefois, il précise que la collaboration avec les Avengers s’arrête là pour le moment. Il déplore en outre « la décadence institutionnelle ». En fait, dit-il, « tous les aspects de notre vie mauricienne sont affectés par une décadence institutionnelle ». Mais ce qui l’inquiète le plus, c’est que la population s’habitue à cela. « Le jour où les Mauriciens cesseront de s’attendre à mieux, le pays sera foutu », lance-t-il. Il constate que les chiffres concernant le nombre de cas positifs de Covid sont « faussés ». Il reconnaît par ailleurs que les élections générales ne sont pas derrière la porte, contrairement aux municipales. Et il prend le risque de dire qu’il « ne serait pas étonné que, dans le cas de la circonscription No 8 et dans d’autres circonscriptions, la Cour donne raison à l’opposition ». Dans lequel cas, selon lui, « le pays fera face à d’autres élections législatives».

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L’Entente de l’Espoir est présente aux activités organisées par les Avengers pour commémorer l’assassinat de Soopramanien Kistnen. Quelle est votre lecture de ces événements malheureux ?

Concernant l’affaire Kistnen, de deux choses l’une. Soit il y a connivence, interférence et complot à un très haut niveau pour faire plier toutes les institutions concernées, je pense à la police, au Forensic Science Laboratory (FSL), etc. Soit nous sommes arrivés à un niveau d’incompétence jamais atteint dans le pays. Dans les deux cas, cela projette une mauvaise perception de la hiérarchie de la police dans le public, qui pense qu’elle est soit influencée par des forces politiques, soit qu’elle est vraiment incompétente.

Pour souligner la gravité de la chose, l’Entente de l’Espoir participe au plus haut niveau à deux activités organisées par les Avengers. Nous avons au dépôt de gerbes hier à 17h et à la manifestation du jour devant le Parlement où nous y serons de 12 h à 12h30.

Les Avengers poussent leur revendication très loin et réclament la démission du gouvernement. Qu’en pensez-vous ?
Le chef ultime est le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur. Il doit porter la responsabilité, surtout que le MSM est là depuis 2015. Il porte toute la responsabilité de ce qui se passe. En Angleterre, pour un simple policier qui a violé une femme, on demande la démission du commissaire de police. Ici, c’est la hiérarchie de la police qui est à blâmer ainsi que son chef politique, à savoir le Premier ministre.

Jusqu’où ira la collaboration entre l’Entente de l’Espoir et les Avengers ?
Notre collaboration se limite aux activités que j’ai mentionnées.

Envisagez-vous une entente pour les élections municipales ?
Je ne connais pas les Avengers comme une force politique jusqu’à présent. Ce groupe comprend des avocats de plusieurs courants politiques. Il y a également des membres du PMSD. S’ils étaient une force politique, je ne pense pas qu’on aurait collaboré à ce niveau parce qu’ils ne font pas partie de l’Entente de l’Espoir.

Vous avez parlé de la police. L’entente de l’opposition est aussi très critique par rapport aux institutions en général…
Le FMI a vertement critiqué les institutions tombant dans le domaine financier. Il y a une dégradation, voire une certaine décadence, dans les institutions à Maurice. Ce qui est très mauvais parce que le développement économique durable et le développement dans tous les domaines, y compris celui de la santé, dépendent des institutions qui fonctionnent.
En ce qui concerne le Covid, l’institution qu’est le ministère de la Santé doit fonctionner convenablement. Au niveau du GAFI, des institutions comme l’ICAC, la FIU, la Banque Maurice ont été pointées du doigt. Les institutions concernent le développement économique, la qualité de vie des Mauriciens, notre avenir, notre démocratie. Il y a des manquements que j’ai soulignés concernant la présidence de la République qui propose des noms à l’ESC, ce qu’on considère inacceptable au niveau de l’opposition. On a parlé du rôle du Speaker à l’Assemblée nationale. On a vu ce qui s’est passé au Central Procurement Board.

En fait, tous les aspects de notre vie mauricienne sont affectés par une décadence institutionnelle. Ce qui m’inquiète, c’est que la population semble s’y habituer. Le jour où les Mauriciens cessent de s’attendre à mieux, le pays sera foutu.

Donc, votre constat est que les institutions sont malades…
La carence ne vient pas des lois mais de leur mise en œuvre, de la culture qui prévaut au niveau de ces institutions. Des personnes qui sont nommées pour occuper des fonctions importantes obéissent au gouvernement du jour au lieu d’appliquer la loi scrupuleusement. Le problème vient du fait qu’on est loyal au gouvernement du jour au lieu de respecter la Constitution et les législations qui ont été adoptées. À partir de là tout s’effondre.

Je me souviens de James Comey, ancien directeur du FBI sous le président Donald Trump, qui avait refusé d’exécuter des ordres présidentiels en disant que : « je suis loyal à la Constitution du pays, pas à vous M. le Président ». On est encore loin de cela à Maurice alors que tout le monde doit normalement être loyal à la Constitution et aux lois du pays. C’est une culture qui est en voie de disparition à Maurice. Je retiens quelques institutions que je considère encore viables à Maurice, soit le judiciaire, le DPP et le directeur de l’Audit. Je retire ces trois du lot. Les autres ont tous succombé aux tentacules du MSM.

D’où vient ce problème à votre avis ?
Le problème est qu’on choisit des gens qui ne sont pas à la hauteur, qui sont redevables, qui sont Subservient”. C’est la raison pour laquelle le PMSD avait insisté auprès du MSM pour inclure dans le programme électoral un comité parlementaire pour évaluer les nominations dans les institutions. Cela a été refusé.

En fin de compte, cette proposition avait été diluée mais a figuré dans le manifeste de 2014 de Lalyans Lepep. Elle n’a jamais été mise en œuvre. D’ailleurs, nous avions quitté le gouvernement quelque temps après. Avec l’Entente de l’Espoir, nous sommes en train de travailler sur une formule où il y aurait un organisme parlementaire ou pas et dont le rôle serait d’examiner minutieusement les nominations proposées par le gouvernement.

Vous avez dénoncé les propositions de nomination au sein de l’Electoral Supervisory Commission. Où en sommes-nous ?
Je ne sais pas. Je n’ai rien entendu. Je vais demander quelques précisions et j’attends.

Dans les milieux du gouvernement, on vous reproche d’avoir révélé les noms alors que l’affaire fait encore l’objet de consultations. Qu’avez-vous à dire ?
Lorsqu’on me consulte, on m’envoie trois noms par voie postale. C’est peut-être la lettre de la loi mais pas l’esprit de la loi. On ne consulte pas quelqu’un par voie postale. Une consultation sérieuse passe par une rencontre et un échange de vues. Malheureusement cela ne se fait pas. Une fois les nominations effectuées, il est trop tard pour réagir.
En tant que leader de l’opposition, lorsque je sens qu’il y a nécessité, il est de mon devoir de prévenir l’opinion publique de ce qui se prépare.

Vous avez donc réussi à freiner les nominations…
Avec raison, je pense. Si je n’avais pas révélé tout cela, personne n’aurait su. On aurait nommé sans que personne ne s’en rende compte. J’aurais été complice de cela. Je ne vois pourquoi une nomination de cette importance ne passe pas par un processus public. Lorsqu’aux États-Unis on propose le nom d’un ambassadeur pour Maurice, cela devient public. La nomination est examinée par le Sénat. Ici, on veut tout cacher alors que c’est un gouvernement qui avait promis une Freedom of Information Act. Plus il y aura de la transparence, moins il y aura des abus.

Nous sommes à deux semaines de la reprise des travaux parlementaires. Comment l’opposition se prépare-t-elle ?
Nous ne connaissons pas pour l’instant les projets de loi à l’agenda. Nous aurons peut-être une session parlementaire de deux mois. Nous attendons de prendre connaissance des projets de loi qui viendront. Nous avons tous en tête nos interpellations parlementaires à venir. Les séances parlementaires à Maurice se limitent malheureusement à des questions parlementaires les mardis, des interventions sur les projets de loi et une intervention à l’ajournement.

Dans d’autres pays comme en Grande-Bretagne, le processus parlementaire est totalement différent. Il y a des comités parlementaires sur chaque ministère, des débats sur des problèmes importants. À Maurice, les parlementaires n’ont jamais eu l’occasion de débattre sur la crise sanitaire provoquée par le Covid. La vie parlementaire mauricienne est très limitée. Nos responsabilités sont très limitées. Le comité parlementaire sur l’ICAC ne fonctionne pas mais le Public Account Committee a toujours bien fonctionné.

Est-ce que les interpellations ont déjà été soumises ?
Normalement, cela se fait une semaine auparavant.

Arvin Boolell réclame que la situation à Air Mauritius soit débattue au Parlement. Seriez-vous d’accord ?
Voilà un autre grand problème. Auparavant, les ministres répondaient aux questions portant sur des sujets d’intérêt national. Alors que j’étais au gouvernement, j’ai répondu aux questions concernant Air Mauritius. Aujourd’hui, les questions sont acceptées selon le bon vouloir des ministres. Renganaden Padayachy a refusé de répondre sur la MIC alors que les gens répondent sur la CNT ou la CHCL.

Une pratique de plus en plus répandue est l’évocation des clauses de confidentialité qui sont insérées dans les contrats et qui empêchent l’Assemblée nationale d’être au courant de ce qui se passe. On a même vu que le directeur de l’Audit n’a pas été en mesure de prendre connaissance de certains documents à cause de cette clause de confidentialité.

L’opposition a, à plusieurs reprises, réclamé le départ du Speaker. Vous attendez-vous à un changement à la rentrée parlementaire sur ce point ?
Il faut dépassionner le débat. De qui a-t-on besoin comme président de la Chambre ? Nous avons besoin d’une personnalité qui respecte les droits aussi bien de la majorité que ceux de l’opposition. Nous avons besoin que cette personne s’assure que la démocratie au plus haut niveau fonctionne et que le public peut constater de visu que la démocratie fonctionne. Tel n’est pas le cas. C’est pour cela que ce serait bien de remplacer le Speaker.
De son côté, Arvin Boolell est toujours suspendu et nous ne savons pas trop pourquoi. Il va sans dire que je souhaite sa réintégration au plus vite.

Vous être en première ligne des débats sur le Covid. Quelle est votre lecture de la situation actuellement ?
Cette semaine-ci, j’ai appris que le président du PMSD et son enfant sont positifs. Notre ancien ambassadeur Patrick Cavalot est positif. D’autres personnes que je connais le sont également. Cependant, les chiffres officiels ne correspondent pas à la réalité du terrain. À tort, le gouvernement refuse que les tests PCR soient faits sur les gens qui se rendent à l’hôpital. Même les gens qui ont des symptômes ne sont pas soumis à des tests tant qu’il n’y a pas une hospitalisation.

Cela réduit dramatiquement les tests PCR avec pour résultat que le nombre de positifs suit la même tendance. Prendre au sérieux les chiffres officiels concernant les cas positifs dans le pays consiste à participer à un exercice de désinformation. On aurait dû dire qu’il y a 38 cas positifs sur 38 tests. Ce n’est pas uniquement le nombre de nouveaux cas positifs de Covid qui est important, il faut aussi nous donner le pourcentage.

Le deuxième problème est le séquençage. Les gens n’ont pas réalisé que lorsqu’on a annoncé qu’il y avait trois cas positifs de Delta, c’était sur un échantillon de 32 personnes. Cela veut dire 10%. On ne sait comment ces 32 personnes ont été choisies. Et si elles ont été prises par hasard, ce sont 10% des cas positifs qui sont des cas de Delta. Il y a aussi le nombre de décès qui sont dus au Covid.

Il y a un flou sur les vraies causes de mortalité. Je pense que les chiffres sont faussés. Tout cela est fait pour montrer au monde une Rosy Picture du pays. Le problème est que cela crée un faux sentiment de sécurité et, par conséquent, entraîne la baisse des mesures préventives. Je demande qu’on cesse de publier des mensonges ou des contre-vérités.

Qu’est-ce qu’il faut faire ?
Le seul moyen jusqu’à présent approuvé par l’OMS et les grands pays pour combattre le Covid est la vaccination. Il n’y a pas d’autre moyen. Le problème est que nous avons eu des vaccins de deuxième grade, dont le Sinopharm. C’est la faute du gouvernement qui n’a pas précommandé de vaccins.

Dans d’autres pays, il y a eu une grande rigueur dans l’ordre dans lequel on a vacciné les gens. Ceux qui ont une comorbidité ont été vaccinés en premier. Par la suite, les autres sont venus. À Maurice, on a fait le contraire de tout cela.

Aujourd’hui, environ 150 000 adultes n’ont pas encore été vaccinés. Il faut savoir qui sont ces personnes. Est-ce que ce sont des retraités et des vieux ? Surtout, il y a toutes ces femmes enceintes à Maurice et à qui on n’a pas pu offrir un vaccin. En Angleterre, on a vu que 20% des personnes qui sont dans un état critique sont des femmes enceintes. C’est très grave. C’est la raison pour laquelle nous réclamons la transparence.

Avez-vous eu un Feedback concernant l’industrie du tourisme depuis l’ouverture des frontières ?
J’ai l’impression que cela se passe bien. Je ne crois pas qu’on atteindra le chiffre farfelu du ministre des Finances. Mais c’est honorable et j’espère que cela se poursuivra parce que Maurice à une bonne réputation. En revanche, on aurait dû avoir préparé les infrastructures du pays bien mieux dont les hôtels. Sinon cela se passe bien. J’ai l’impression qu’ils ont mis le paquet en termes de promotion.

Qu’avez-vous à dire sur l’économie du pays à ce stade ?
À ce jour, je pense que l’immobilier marche bien. Maurice est coincée au niveau du tourisme, du sucre et de l’Offshore. Comme les malheurs des uns profitent aux autres, les malheurs de l’Afrique du Sud profitent à Maurice. Le gouvernement a relâché les conditions de résidence à Maurice qui reste un havre de paix, un pays avancé dans la région où nous sommes, et offre une alternative plaisante à ceux qui en ont marre de la situation dans leur propre pays. D’ailleurs sur cinq personnes qu’on rencontre, deux sont des courtiers comme si nous étions devenus un pays de courtiers. Je dis cela en plaisantant mais c’est comme cela.

On avait craint à un certain moment une montée du chômage dans le pays à la fin de l’année. Cela ne semble pas être le cas ?
On nous ment. Les chiffres sont faussés. Les derniers chiffres publiés indiquent que le nombre de gens qui travaillent a baissé de 100 000 depuis le Covid. La situation des gens qui sont au chômage prête à interprétation. Un chômeur est quelque qui a perdu son emploi et qui cherche du travail. À quel niveau est-ce qu’on cherche du travail ?
Les chiffres concernant les gens qui cherchent activement du travail et ceux qui ne cherchent pas ne sont plus publiés. Au nombre de 54 000 chômeurs comme l’indiquent les statistiques, il faut ajouter au moins 40 000 personnes qui sont chômeurs mais qui ne recherchent pas de travail dans l’immédiat parce qu’ils savent pertinemment bien qu’il n’y a pas de travail. C’est le cas du Boatman, du Waiter, etc.

À voir les activités du gouvernement sur le terrain, on a nettement l’impression que les municipales sont pour bientôt. Quel est votre avis ?
Nous n’avons malheureusement aucun contrôle sur la date. Nous avons préféré avec le Covid, etc., nous concentrer sur le programme et la préparation des circonscriptions. Nous descendrons sur le terrain une fois les restrictions levées.

Comment se porte l’Entente de l’Espoir ?
Nous avons des réunions toutes les semaines, et parfois deux fois par semaine, avec des conférences de presse régulières. Le niveau des débats est très élevé et nous avons l’ensemble des compétences, non seulement parmi les dirigeants mais aussi tous les membres. C’est du jamais-vu.

Malgré cela, on reproche souvent au gouvernement de ne pas écouter l’opposition ?
Je dois reconnaître que beaucoup de choses que nous avons demandées, notamment à travers les PNQs et les interpellations parlementaires, ont été mises en œuvre par le gouvernement.

Est-ce que cela vous arrive de discuter avec le Premier ministre des questions spécifiques ?
Non. Ce n’est pas mon rôle. La seule occasion durant laquelle, j’aurai pu discuter avec le Premier ministre et le président de la République, c’est lors des consultations des nominations à des postes constitutionnels. Mais cela ne se fait pas. Les échanges se font à travers des lettres. Si cela ne se fait pas à ce niveau, je ne vois pas pourquoi ils se feront à d’autres niveaux.

Quel message auriez-vous souhaité transmettre à la population à ce stade ?
Je crois que la population ouvre les yeux, que la presse aide la population à voir des choses comme elles sont en réalité, pas comme on aurait voulu voir les choses. Prenons le métro qui doit supposément alléger le trafic. Ce projet ne prévoit rien pour les parkings des voitures. Est-ce cela la compétence ? Il y a des choses qui se font mais généralement lorsqu’on gratte un peu on réalise les nombreux manquements dus à l’incompétence. Comment les gens vont aller prendre le métro à Quatre-Bornes s’il n’y a pas de trottoir ?
On a vu l’incompétence durant le Covid. Combien de personnes doivent faire d’autres vaccins pour qu’ils voyagent ? C’est pourquoi je demande aux gens de ne pas répéter n’importe quoi. Il faut réaliser qu’il y a une autre option, un autre espoir dans une autre équipe et il faut croire dedans. Notre rôle et de faire les gens savoir et croire qu’il y a un chemin différent pour Maurice.

L’Entente de l’Espoir semble limiter sa vision aux élections municipales ?
J’ai toujours dit que l’avenir de l’opposition se trouve dans l’unité.

Les composants de l’Entente refusent pourtant de parler d’alliance électorale pour les élections générales ?
Les élections générales ne sont pas derrière la porte comme c’est le cas pour les élections municipales à moins que demain, les Cours de Maurice trouvent que les dernières élections n’ont pas été Free and Fair. On peut se retrouver alors dans une situation d’élections générales.

La justice de ce pays n’a cessé de nous surprendre. Je ne serais pas étonné que, dans le cas de la circonscription No 8 et dans d’autres circonscriptions, la Cour donne raison à l’opposition. Dans lequel cas, le pays fera face à d’autres élections générales. Cela ne m’étonnera guère qu’encore une fois le judiciaire ne vienne au secours du pays. Allons voir.

Dans ce cas, est-ce que les partis de l’opposition, y compris le PTr, iront ensemble aux élections ?
L’opposition est condamnée à se réunir.

« Concernant l’affaire Kistnen, de deux choses l’une. Soit il y a connivence, interférence et complot à un très haut niveau pour faire plier toutes les institutions concernées. Soit nous sommes arrivés à un niveau d’incompétence jamais atteint dans le pays »

« Si je n’avais pas révélé les noms des personnes proposées pour siéger au sein de l’ESC, personne n’aurait su. On aurait nommé sans que personne ne s’en rende compte. J’aurais été complice de cela. Je ne vois pourquoi une nomination de cette importance ne passe pas par un processus public »

« Dans d’autres pays, comme en Grande-Bretagne, le processus parlementaire est totalement différent. Il y a des comités parlementaires sur chaque ministère, des débats sur des problèmes importants. À Maurice, les parlementaires n’ont jamais eu l’occasion de débattre de la crise sanitaire provoquée par le Covid. La vie parlementaire mauricienne est très limitée. Nos responsabilités sont très limitées »

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