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Alors que le COM est bien représenté à Birmingham : Le MPC se voit privé des Jeux du Commonwealth !

Le président Jean-Marie Malépa évoque un manque de respect et de considération à l’égard de son comité et des handisportifs

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Alors même que le para-athlétisme compte trois qualifiés et non des invités, contrairement à d’autres dont la présence mérite d’être expliquée

Alors que le Comité olympique mauricien (COM) est représenté par plusieurs “Team Officials” aux Jeux du Commonwealth qui se déroulent actuellement à Birmingham, le Mauritius Paralympic Committee (MPC) se retrouve, lui, privé de ce déplacement ! Révoltant, dira d’emblée son président, Jean-Marie Malépa. Cela, après que la demande faite au COM a été rejetée. Pourtant, précise Jean-Marie Malépa, le handisport est représenté à Birmingham par trois qualifiés en paraathlétisme, nommément Noemi Alphonse, Anaïs Angéline et Cédric Ravet, et non par des invités !

Que s’est-il passé pour que le MPC se retrouve hors-jeu aux Jeux du Commonwealth ? Selon Jean-Marie Malépa, « c’est en raison de places disponibles, nous a-t-on récemment fait comprendre » La secrétaire du MPC, Hewlett Nelson, confirme l’information.

« Nous avons rencontré le COM le 19 octobre 2021 pour discuter de la préparation de nos athlètes à ces Jeux. Une long list a même été envoyée comprenant le nom de notre représentant. Lorsque nous avons récemment repris contact avec le COM, on nous a dit que notre représentant ne pourra faire le déplacement en raison du nombre de places disponibles », déclare-t-elle.

Sauf que Jean-Marie Malépa digère très mal la décision du COM, d’autant qu’il estime que le MPC se devait d’être présent à ces Jeux. « C’est la moindre des choses que le MPC soit présent à Birmingham compte tenu du fait que nous avons trois athlètes qualifiés. Je parle bien de qualification et non d’invitation ! Malheureusement, il est triste de constater à quel point le COM a manqué de respect et de considération à l’égard du gros travail entrepris par notre comité, nos entraîneurs et nos athlètes », peste-t-il.

Si les places étaient limitées comme veulent faire croire certains, Jean-Marie Malépa indique qu’il aurait tout de suite compris la situation. Sauf que le déplacement d’un certain nombre de dirigeants à Birmingham le laisse perplexe. « Les gens doivent comprendre qu’on ne se bat pas pour un billet d’avion, mais pour une question de principe. Je n’étais d’ailleurs pas intéressé à me rendre à Birmingham. Je voulais qu’un membre de notre comité puisse accompagner nos athlètes à ces Jeux. À moins que certains l’ont oublié, nous ne sommes pas une fédération, mais bien un organisme semblable au COM et donc reconnu par l’instance suprême du paralympisme mondial qui est l’International Paralympic Committee. C’est dire que le MPC avait sa place à Birmingham », déplore-t-il.

Aussi, précise Jean-Marie Malépa, contrairement à d’autres, ce genre d’opportunité est à saisir pour faire progresser davantage le handisport. Car, selon lui, c’est l’occasion idéale pour rencontrer des gens et établir de nouveaux contacts. « Le handisport mauricien a franchi un palier. On joue désormais dans la cour des grands grâce aux performances de Noemi (Alphonse) en particulier. Avec les Jeux paralympiques de 2024 qui approchent, il est très important que nous trouvions d’autres partenaires et organisations susceptibles de nous aider dans notre préparation», fait-il ressortir.

Le coup de gueule de Jean-Marie Malepa ne pouvait mieux tomber, surtout à l’heure où nous déplorons la présence de certains dirigeants dont les disciplines ne sont pourtant pas représentées aux Jeux du Commonwealth. Ce qui est certain, c’est que le MPC méritait amplement une place à Birmingham en se basant sur la performance sportive de ses athlètes, contrairement à d’autres.

Au président du COM, Philippe Hao Thyn Voon, de venir maintenant s’expliquer sur cette absence révoltante, alors qu’un peu de bon sens n’aurait fait de mal à personne. Sauf que cela aurait été quand même très compliqué de le faire en tenant compte que, tout changement et autre « sacrifi é », aurait forcément fait des mécontents !

 

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