- Un volatile bloqué dans un des réacteurs du vol MK 289 a immobilisé l’appareil
- Des passagers furieux : « Air Mauritius nous a abandonnés! Certains devaient prendre des Connecting Flights pour l’Inde ! »
Ces passagers, des Mauriciens autant que des Malgaches, ainsi que des ressortissants indiens, sont furieux ! Motif : samedi, ils étaient à bord du vol MK 289. Il s’agissait du tout premier vol au départ de l’aéroport d’Ivato, à Antananarivo, depuis la réouverture de l’espace aérien. Madagascar n’a repris ses vols sur Maurice que samedi. Le vol MK 289 devait quitter Tana vers 17h, heure locale, et atterrir à Maurice vers 19h50. Sauf que l’avion… n’a jamais décollé du tarmac d’Ivato ! Raison : un volatile s’étant encastré dans un des réacteurs de l’avion a fait que celui-ci serait resté immobilisé sur la piste.
C’est, du moins, la version de plusieurs passagers qui ont contacté Le Mauricien et qui ont tenu à exprimer leur « grosse colère, surtout devant le fait que la compagnie d’aviation ne s’est nullement souciée de nous, à aucun moment ! » Ils décrient le manque de communication de la part d’Air Mauritius. « On nous a dit que le vol n’allait pas avoir lieu. C’est tout. Que devaient-ils faire dans cette conjoncture ? Devait-on s’attendre à être dirigés vers un hôtel, le temps que la compagnie prenne des décisions ? », font ressortir ces passagers très remontés. Ils ajoutent « qu’aucun préposé d’Air Mauritius n’est venu nous proposer de l’aide de quelque sorte ! C’est révoltant. » IIs étaient des plus désemparés.
Pour l’heure, Air Mauritius n’opère qu’un vol sur Tana par semaine, et ce n’est qu’à compter du 1er novembre que la fréquence augmentera. Air Austral, pour sa part, en offre deux par semaine, mais la différence c’est que à l’aller, les passagers transitent par l’île de La Réunion, et au retour, ils doivent passer une nuit à l’île soeur avant d’atterrir à Maurice. Des démarches ont-elles été entreprises par la compagnie d’aviation nationale pour les passagers du vol MK 289 ? « Aucune idée ! » répondaient les passagers, à hier soir.
Des employés d’une compagnie privée implantée à Maurice et dans la Grande-Île témoignent : « Nous avons fait tout le trajet de notre région, qui se trouve à plus de six heures de route de Tana ! Et avec les nouvelles consignes d’Air Mauritius, selon lesquelles nous devons arriver quatre heures avant l’heure du décollage, nous ne savions plus quoi faire ! Certains sont restés dans le voisinage d’Ivato. D’autres ont refait la route du retour ».
La colère gronde davantage parmi ces businessmen et passagers qui devaient absolument être à Plaisance samedi en vue de prendre des Connecting Flights à destination de l’Inde, soit pour des raisons de santé ou d’affaires.

