Le double bench de la Financial Crimes Division, composé des magistrates Nadjiyyah Dauhoo et Nalini Senevrayar-Cunden, fera connaître sa décision sur l’admissibilité du téléphone portable de l’homme d’affaires Patrick Soobhany le 5 novembre. Téléphone qui avait été utilisé pour enregistrer la conversation qu’il avait eue avec l’ex-ministre Raj Dayal, à son bureau ministériel, le 22 mars 2016.
Le voir dire institué pour décider de l’admissibilité en cour du téléphone portable contenant la bande sonore qui incriminerait l’ex-ministre Raj Dayal a ainsi pris fin avec les plaidoiries de la défense de Raj Dayal, jeudi. Dans sa plaidoirie, Me Abdool Raheem Tajoodeen, qui représente la poursuite, avait souligné que les témoins appelés dans le cadre de ce voir dire, soit l’homme d’affaires Patrick Soobhany, le journaliste Yaasin Pohrun ou encore l’investigateur Mahomed de l’ICAC, ont insisté sur le fait qu’il n’y a pas eu manipulation de la bande sonore. Me Tajoodeen devait ainsi recommander que le téléphone contenant la bande sonore soit produit en cour pour les besoins du procès.
Les avocats de Raj Dayal, Mes Ravi Rutnah et Avineshwar Dayal, ont par la suite soumis leurs plaidoiries, remettant en question l’authenticité de la bande sonore. La défense devait aussi faire part du fait que « plusieurs personnes auraient eu accès à l’enregistrement audio ».
Raj Dayal a plaidé non-coupable devant la Financial Crimes Division de l’accusation de bribery by public official sous les dispositions de la POCA. Il lui est reproché d’avoir sollicité un pot-de-vin de Rs 1 million de l’homme d’affaires Patrick Soobhany pour l’achat de 50 “bal kouler” pour les célébrations de la fête Holi, en échange d’un permis EIA pour un projet de morcellement de 294 lotissements sur une superficie de 35 arpents à Gros-Cailloux.

