Depuis une semaine déjà, la police a adopté une autre approche envers le public qui ne respecte pas les règlements sanitaires pour lutter contre le virus Covid-19. Finie la campagne de sensibilisation avec une offensive tout-terrain contre les récalcitrants. Ainsi, plus d’un millier de contraventions dressées en une semaine à travers l’île pour non-port du masque sur la voie publique. Cette stratégie a été élaborée suite à des consultations et des directives au niveau du Covid-19 High Level Committee du Covid-19, craignant une hausse de cas positifs avec l’arrivée des fêtes de fin d’année. C’est presque zéro tolérance en vue.
« Nous avons noté un relâchement du public en ce qui concerne les gestes barrières ces dernières semaines », fait-on comprendre au plus haut niveau des Police Headquarters des Casernes centrales en ajoutant que « le commissaire de police a donné des instructions précises et strictes aux différents Divisional Commanders et Branch Managers de sévir contre ceux qui ne respectent pas les règlements sous le protocole sanitaire. »
Ainsi, tous les postes de police à travers l’île doivent dépêcher des policiers sur le terrain pour des constats de la situation dans leur localité. Dans un premier temps, la police cible des personnes qui ne portent pas leur masque.
« Du 27 octobre au 2 novembre, la police a émis 919 Fixed Penalty Notices pour le délit de failing to wear protective face mask. Ce chiffre sera encore plus conséquent la semaine prochaine compte tenu qu’il y avait peu de personnes sur la route à cause des jours fériés alors qu’auparavant, les Casernes centrales ne se contentaient qu’une vingtaine de ces contraventions », rappelle-t-on.
Mais la situation a changé depuis la semaine dernière. Si aux Police Headquarters on n’a pas voulu commenter les réunions qui se sont déroulées au High Level Committee, par contre, les autorités craignent une prolifération de cas de Covid-19 à l’approche des fêtes de fin d’année. « Beaucoup de personnes vont sortir, faire leur shopping et profiter de cette période. Nous sommes conscients qu’il y aura des attroupements dans certains lieux. Or, le Mauricien doit savoir que la pandémie est toujours présente et être vacciné ne donne pas carte blanche pour ne plus respecter les gestes barrière », s’appesantit-on dans les milieux de la police.
Ainsi, des patrouilles policières sont descendues dans différents centres commerciaux pour sensibiliser les propriétaires et gérants de magasins. « Nous avons constaté que les commerces et supermarchés ne prennent plus la température à l’entrée des clients alors que les Sanitizers ont disparu. À titre d’exemple, les policiers se sont rendus au Plaisance Shopping Mall, Beau-Vallon Mall et au Vieux-Moulin à Rose-Belle durant la semaine écoulée pour s’entretenir avec les responsables pour leur demander de poursuivre la prise de température des visiteurs, surtout qu’ils seront plus nombreux dans les jours à venir », indique-t-on.
Les Casernes centrales comptent cibler d’autres lieux d’affluence comme les marchés, les banques et les lieux de culte. Dans cette optique, la police a prévu des rencontres avec les différents mairies, présidents de conseils de district et les responsables des institutions mentionnées pour leur demander de renouer avec les précautions adoptées et suivies jusqu’à tout récemment. « Dans les banques et supermarchés, nous recommandons aux responsables de surveiller le nombre de clients présents. Sil y a trop de personnes, nous leur demandons de faire patienter temporairement ceux qui doivent entrer, le temps que quelques personnes sortent du bâtiment », déclare-t-on.
En ce qui concerne les plages publiques, le National Coast Guard et la police régulière effectueront des Foot Patrols pour veiller que le protocole soit respecté. « Le public doit savoir que porter le masque n’est pas obligatoire à la plage. Mais du moment qu’une personne est dans la rue, cette règle n’est plus valable. La police a noté que des contrevenants marchant sur la route côtière et disent que la plage est à seulement à côté. Nous leur demandons de respecter les règlements en vigueur », rappelle la police, qui compte sévir dès ce week-end.
Les Casernes centrales ne feront pas de cadeau dans les prochains jours en affirmant que « si besoin est, nous sommes prêts à dresser des milliers de contraventions quotidiennement pour infraction aux règles sanitaires. »
Attention, le pic de novembre annoncé peut se manifester à n’importe quel moment sauf un sursaut de la part des Mauriciens…

