C’est l’incompréhension totale au Sir Seewoosagur Ramgoolam National Hospital (SSRNH) depuis le week-end. Mettant à exécution une directive du ministère de la Santé, en vue de renforcer l’équipe de traitement de l’hôpital ENT, deux infirmiers affectés au SAMU y ont été transférés. Or, cette unité est déjà à court de personnel pour répondre aux urgences, indique-t-on dans les milieux avisés.
La dernière lettre circulaire émanant du ministère de la Santé avait demandé aux responsables des hôpitaux d’identifier trois de leur staff de l’Intensive Care Unit pour être transférés en renfort à l’hôpital ENT, consacré au traitement des cas sévères du Covid-1.
Toutefois, au SSRNH, le choix s’est porté sur deux infirmiers du SAMU. Ce qui a provoqué l’incompréhension totale dans le service, déjà la cible des critiques concernant l’assistance aux malades en détresse respiratoire. L’équipe du SAMU de l’hôpital du Nord opère avec un personnel de 12 pour deux ambulances et un département de réanimation.
Or, actuellement, un membre de l’équipe est en auto-isolement. Ce qui fait qu’il n’en reste que 11. Avec le transfert de deux autres à ENT, le SAMU du SSRNH se retrouve à neuf. « Tous les jours, le SAMU est la cible des critiques et on entend dire qu’il n’y a pas suffisamment de staff. Mais on décide quand même de retirer deux personnes pour renforcer l’ENT », fait-on comprendre avec agacement.
L’on se demande ainsi qui va assumer les responsabilités si demain, le SAMU n’est pas en mesure de répondre à des appels d’urgence sur le terrain, faute de staff.

