MUBARAK SOOLTANGOS
Dans la rhétorique de certains gouvernements occidentaux, de leur GAFI, leur EU, leur OCDE, et leurs dirigeants, il y a la mention récurrente du financement du terrorisme que l’on dit qu’il faut à tout prix éradiquer. Certes, il faut éradiquer tout ce qui est contraire à la moralité, mais la sélectivité avec laquelle on parle des actes immoraux nous laissent pensifs, tout au moins ceux d’entre nous qui avons encore l’esprit non aliéné pour pouvoir penser objectivement.
Mais quelle est l’envergure du terrorisme dans le monde, et combien de personnes meurent du terrorisme pour qu’on en parle autant ? Vous l’aurez deviné vous-mêmes en y songeant objectivement. Combien d’argent requiert le financement du terrorisme, mis à part celui de l’ISIS, qui a commencé ses opérations en Syrie, avec de gros moyens logistiques dès le premier jour, et qui dispose de gros moyens médiatiques pour se faire connaître sous ses plus mauvais aspects… Finalement, le terrorisme que le monde est amené à condamner par un barrage médiatique mensonger demande peu d’argent, mais vers lequel toutes les interrogations et les supputations sont dirigées pour faire diversion et occulter l’autre forme de terrorisme, étatique et institutionnalisée, qui tue par millions sans que l’on s’en émeuve.
Par ailleurs, combien d’argent a-t-il fallu pour détruire l’Iraq, la Syrie et la Libye, qui ne sont pas officiellement considérés comme des actes terroristes ? Combien d’argent a-t-il fallu aux Américains pour combattre les Talibans, leur propre création, pendant plus de 15 ans ? Ce chiffre est officiel : 2.6 trillions de dollars (2,600 milliards de dollars), dont pas un sou n’aurait atterri en Afghanistan et la quasi-totalité aurait pris la direction des fabricants Américains d’armes. Dans toutes ces tragédies, combien d’argent sale a changé de mains ? Mais on n’en parle pas. L’industrie de l’armement a besoin du concours de l’industrie de la guerre pour pouvoir être florissante, et le contrôle de cette industrie de la terreur et des desseins machiavéliques est la chasse gardée des chefs d’État. On n’évoque guère le volet financier de ces guerres, et des commissions pharaoniques qu’elles génèrent et qui se discutent sous la table, en toute opacité.
Combien de missiles coûtant des centaines de milliers de dollars pièce sont utilisés par des Israéliens pour tuer des Palestiniens subsistant sur moins d’un dollar par jour ? Tout cela doit certainement coûter des sommes faramineuses, à imaginer par l’aide militaire de 38 milliards de dollars promise à ce pays par Obama et dont la continuation a été confirmée par une Kamala Harris triomphaliste pendant la dernière campagne électorale de Biden. Et quand on voit cette affaire de près, le seul pays qui est bombardé par Israël, est en fait une partie d’un pays, nommée Gaza. Alors, faut-il dépenser des sommes aussi astronomiques, et avoir recours aux tax payers américains pour se battre contre deux millions de personnes sur une étendue de terre qui fait deux fois celle de Maurice ? Finalement, Gaza semble toute puissante contre sa « victime » d’à côté. Mais on ne dit pas ce qu’il convient de dire, et on n’évoque jamais qui sont les affamés qui vont avoir tous ces missiles sur la gueule.
Combien d’argent issu de la corruption et du détournement de fonds au plus haut niveau est hébergé en toute confidentialité par certains à la City of London, au South Dakota (USA) et en Suisse qui, vraisemblablement, ne se trouvera pas sur la liste grise du GAFI et de l’Union européenne ? Combien il y a-t-il eu de morts par un Covid dévastateur ? Serait-ce le produit d’une extrême bassesse de ceux qui sont là , derrière la porte produisant de la tisane après la mort et en même temps pour rafler toutes les entreprises exsangues, liquidées à bas prix ? Combien d’argent tout cela représente, et combien de morts à la clé ?
Et on ose parler de droits humains dans les pays musulmans, de l’aide internationale au développement et de l’aide alimentaire pour le Yémen, mille fois évoquée mais jamais mise en Å“uvre. Voilà comment on stigmatise un pan de la société par l’appareil de propagande occidental qui a des recrues, notamment les professionnels de la finance peuplant les organismes régulateurs, alors que le vrai problème d’argent sale finançant des desseins encore plus sales se trouve ailleurs. On n’a jamais vu une telle hypocrisie collective sur tous les fronts depuis que l’humanité existe, à moins qu’on ait les yeux embrigadés pour ne pas voir. Tout cet argent sale et mal gagné ne semble nullement intéresser les chiens de garde de la bonne gouvernance financière…
