Protocole sanitaire : La distanciation sociale dans les bus au Cabinet ce vendredi

Telle est la garantie donnée par le ministre Ganoo aux représentants de l’UBIW inquiets de la prolifération du variant Delta

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Avec la forte contagiosité de la souche variant du Covid-19 et la situation explosive, reléguant au second plan l’opération « Tou Korek Lakaz Mama, l’absence de gestes barrière dans le transport en commun est dénoncée de manière systématique. L’Union of Bus Industry Workers accentue la pression pour que la mesure Ganoo autorisant les autobus à transporter n’importe quel nombre de passagers soit abrogée dans les meilleurs délais. Ainsi, le ministre du Transport a promis aux dirigeants de l’Union of Bus Industry Workers (UBIW) de présenter au conseil des ministres de demain les demandes formulées concernant des mesures en vue de casser la chaîne de transmission du Covid-19.
C’était hier après-midi, au cours d’une rencontre avec les dirigeants de l’UBIW au siège de son ministère. Les syndicalistes ont mis l’accent sur l’urgence d’appliquer la distanciation physique dans les autobus pendant environ un mois. Il s’agirait ainsi de demander aux opérateurs de n’autoriser qu’un passager sur les banquettes de deux et de deux passagers sur les banquettes de trois places.

Aussi, ils demandent au ministère de venir de l’avant avec un règlement obligeant les passagers à utiliser des Sanitizers en prenant place dans les autobus. Interrogé à l’issue de cette rencontre, le secrétaire général de l’UBIW, Alain Kistnen, a souligné que le ministre a fait remarquer qu’il ne peut prendre seul de décision au nom du gouvernement. Raison pour laquelle, dit-il, leurs propositions seront soumises au Cabinet ce vendredi.
Le ministre lui a fait remarquer que lors de l’application de cette mesure, l’an dernier, les opérateurs d’autobus avaient fait part d’un manque à gagner conséquent et qu’ils avaient demandé à être compensés en conséquence. Face à cette posture, le secrétaire général de l’UBIW devait souligner que « la vie humaine n’a pas de prix », rappelant ainsi que de nombreux receveurs ont contracté le virus dans l’exercice de leur fonction.
Il ajoute qu’une demande de compensation aux opérateurs d’autobus ne devrait pas poser problème, le gouvernement « ayant déjà financé de grosses boîtes ». Les dirigeants de l’UBIW prendront connaissance des délibérations du conseil des ministres de ce vendredi avant d’organiser une réunion avec les délégués pour décider de la marche à suivre, dit-il encore.

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« Je ne peux dire à ce stade si le syndicat est satisfait de cette rencontre. Pour nous, c’est une rencontre mi-figue mi-raisin. Nous avons aussi fait savoir au ministre Ganoo que la majorité des employés de l’industrie du transport en commun ont déjà épuisé ses congés maladie. Il est donc primordial d’introduire le Covid Leave pour les travailleurs du transport afin que leur journée de travail ne soit pas supprimée », dit-il.

Selon lui, les travailleurs du transport « souhaitent participer à l’élan visant à briser la chaîne de transmission » du virus. « Nous respectons le protocole du ministère de la Santé, mais cela ne veut pas dire que le ministère comprend l’industrie du transport en commun », conclut le secrétaire général de l’UBIW.

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