Reprise des cours ce lundi : le 3e trimestre démarre à la maison

Dès aujourd’hui, l’école reprend devant l’ordinateur pour les collégiens et la télévision pour les enfants du primaire. Ce n’est que le 2 février que seuls les élèves des Grades 9, 9+ , 11 et 13 retourneront à l’école en présentiel pour se préparer pour les examens nationaux et de Cambridge.

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Rentrée des classes plutôt particulière pour les étudiants du primaire et du secondaire cette année, après trois semaines de vacances. Janvier, qui d’habitude rime avec le coup d’envoi du calendrier scolaire avec le premier trimestre pour environ 300 000 jeunes scolarisés, sera cette fois synonyme de dernier trimestre. Et qui dit troisième trimestre dit aussi examens nationaux et de Cambridge.

Ceux-ci sont dans la ligne de mire des candidats et enseignants, mais les conditions de préparation sont actuellement un sujet d’inquiétude pour ceux qui en sont concernés, notamment pour les enfants qui vont prendre part aux épreuves du Primary School Achievement Certificate en avril.

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Si les collégiens qui vont concourir aux examens de National Certificate of Education, School Certificate et Higher School Certificate de Cambridge respectivement auront l’occasion de mieux se préparer à la reprise des classes en présentiel pour eux dans leurs établissements le 2 février, toutefois, les candidats au PSAC doivent pour l’instant compter sur les cours à la télévision. Le time-table est disponible sur le site en ligne du ministère de l’Éducation.

Des enseignants de Grade 6, qui, depuis l’an dernier, ont pris l’initiative de travailler avec leurs élèves par le biais des applications Zoom ou WhatsApp, vont poursuivre cette stratégie. Il en est de même pour les cours particuliers. À ce jour, il n’y a aucune indication quant à la reprise en présentiel dans les écoles primaires. Avec des prévisions de part et d’autre sur une recrudescence de cas de contamination au Covid-19 durant la deuxième semaine de ce mois, résultant des festivités et regroupements sociaux pendant cette période, il est peu probable que les classes accueillent les enfants du primaire avant le 2 février.

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« L’école avec les classes en décalé serait une bonne chose. Je peux vous assurer qu’il n’a pas été simple pour mes collègues et moi-même de gérer les classes en assurant que les enfants gardent leur distance et appliquent les gestes barrières. Même nous les profs nous avons à manipuler du matériel pédagogique pendant une journée, les enfants viennent vers nous spontanément pour se faire aider… Malgré notre bonne volonté, nous sommes constamment exposés à des risques de contamination. Avant que les écoles ne ferment l’année dernière, des parents envoyaient leurs enfants en classe après avoir fait un test PCR. Ces enfants, qui attendait le résultat de leur test ne présentaient pas ou peu de symptômes, étaient en réalité positifs au Covid ! Je suis presque certaine que cela se répétera », confie une enseignante d’une école du Nord.

Non-vaccinée pour des raisons médicales, cette dernière explique qu’elle envisage de faire la booster dose, sur avis médical, pour non seulement se protéger, mais aussi éviter les contraintes du test PCR chaque samedi. Une autre enseignante, exerçant dans une école de la Zone IV, exemptée de vaccin par le board médical d’un hôpital régional, explique qu’elle doit se rendre dans une mediclinic tous les samedis matin pour faire son test PCR et le dimanche pour récupérer les résultats. « C’est un week-end de perdu. Pendant la semaine, je travaille sur le programme de mes élèves, je corrige leurs devoirs et le week-end, je ne peux pas me détendre et m’occuper de ma famille parce que je dois me rendre à la mediclinic. Si on recevait les résultats par SMS, ce serait plus pratique », avance l’enseignante.

Par ailleurs, des responsables d’écoles primaires qui se sont rendus dans leur établissement respectif cette semaine ont pu prendre connaissance d’un survey envoyé par le ministère de l’Éducation. « On nous a demandé de soumettre la liste des élèves qui vont bientôt atteindre l’âge de 12 ans. Avec les changements dans le calendrier scolaire depuis bientôt deux ans, beaucoup d’élèves vont atteindre 12 ans d’ici mai prochain. Légalement, ils ne peuvent être en primaire à cet âge. Cette demande du ministère dans le contexte actuel relève d’un exercice normal et il est déterminant pour préparer la transition du primaire au secondaire », explique un assistant-maître d’école.

D’autre part, le syllabus de Grade 4 a été allégé et les questionnaires des épreuves d’histoire-géographie seront comptabilisés sur 50 points au lieu de 100 points.

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