Meurtre allégué de Mozaheer Mahamoodally : La MCIT piste un voleur de câbles

La Major Crime Investigation Team (MCIT) est sur la piste d’un présumé voleur de câbles soupçonné d’avoir agressé Sheik Mohammad Mozaheer Mahamoodally (44 ans), qui est décédé à l’ICU de l’hôpital Jeetoo dimanche. Cet habitant de Plaine-Lauzun y avait été admis dans la matinée du 14 février alors qu’il saignait abondamment du visage et de la tête.

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Le quadragénaire, incapable de s’exprimer convenablement, avait néanmoins déclaré aux policiers venus lui rencontrer : « Mo pa kone ki sanla inn bat mwa. » Ses réponses étaient incohérentes. Par ailleurs, dans un premier temps, la police avait cru qu’il habitait Camp Chapelon.

Le cas avait été référé à la CID de Port-Louis Sud. Les enquêteurs, menés par le sergent Rujub, avaient alors fait le déplacement à l’hôpital Jeetoo pour écouter la victime, mais ce dernier avait déjà perdu connaissance. Il a rendu l’âme six jours plus tard.

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L’autopsie du Dr Maxwell Monvoisin, Principal Police Medical Officer, a dirigé la police sur la piste d’un “suspected foul-play” en attribuant le décès à des blessures cérébrales. Les enquêteurs ont déjà demandé qu’un échantillon de sang de Mozaheer Mahamoodally soit envoyé au Forensic Science Laboratory (FSL) pour analyses.

La MCIT, elle, a été appelée à travailler avec la CID sur cette affaire. La police a ainsi entendu les proches du quadragénaire, ce qui leur a permis d’apprendre que ce dernier était en colère le week-end précédant son agression. Les témoins affirment ainsi qu’un voleur serait entré dans la maison de la victime pour y dérober des câbles électriques, et que cette dernière était contrariée de devoir rester dans le noir. Mozaheer Mahamoodally aurait ensuite appris l’identité du voleur présumé et serait allé à sa rencontre pour lui demander des explications.

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Malgré cette version, les enquêteurs explorent d’autres pistes, dont celle d’une vengeance. Le quadragénaire aurait en effet eu un problème dans la région de Camp-Chapelon il y a deux semaines. Les enquêteurs comptent visionner les images des caméras de la Safe City du week-end du 12 au 14 février dans les régions de Plaine-Lauzun, Camp-Chapelon, Pailles et les localités avoisinantes pour tenter d’obtenir de nouveaux indices en vue d’élucider ce meurtre allégué.

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