Documents pour la Racing Licence : La MTCSL demande une nouvelle extension du délai à la HRB

Le délai accordé par la Horse Racing Division de la Gambling Regulatory Authority à la MTC Sports and Leisure Limited pour soumettre tous les détails et les documents relatifs à l’obtention de sa licence d’organisatrice des courses à Maurice expire aujourd’hui.

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Le Mauricien peut avancer avec certitude que la MTCSL n’a pu les soumettre pour des raisons évidentes, et de ce fait, son président, Denis Doger de Spéville, s’est déplacé personnellement pour aller rencontrer le patron de la HRD, Wayne Wood, à la Newton Tower. La raison de ce déplacement porte sur une nouvelle extension, laquelle pourrait lui être accordée dans la mesure où la HRD a déjà repoussé le coup d’envoi de la saison au samedi 23 avril à la demande des entraîneurs.

Une chose est sûre, la MTCSL n’est pas encore prête avec les comptes de la saison 2021. Même si elle a accepté d’endosser les frais d’avant-saison, plusieurs zones d’ombre restent à être éclaircies, dont le fonds de pension des employés qui s’élèverait à plus de Rs 200 millions. La MTCSL ne veut pas que cette somme soit basculée sur ses comptes, alors que le MTC, tout comme les auditeurs, lui a fait savoir qu’il n’a pas le choix, car les employés ont déjà signé une lettre certifiant qu’ils ne travaillent plus pour le MTC, mais pour la MTCSL. Il est cependant évident que tout changement en ce sens devrait obtenir l’a bénédiction de la Financial Services Commission (FSC).

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D’autre part, les Lease Agreements sont en voie de préparation et aucune indication à ce jour si la MTCSL acceptera les sommes demandées par le MTC pour la location de ses infrastructures. Le président du MTC, Jean-Michel Giraud, a déjà fait savoir qu’avec les grosses pertes enregistrées lors de la saison 2021, les chiffres devront être revus à la hausse, du moins un alignement sur les prix du marché.

En ce qu’il s’agit du budget, les avis divergent. Certains disent qu’il est prêt et qu’une copie a déjà été soumise à la HRD, alors que d’autres arguent que la MTCSL ne peut présenter son budget pour la prochaine saison en l’absence de certains éléments comme le paiement des frais pour les Pre-Race Tests et les tests antidopage. La HRD avait promis de régler cette dépense, mais elle n’a jamais mis cet engagement sur papier, comme exigé par la MTCSL. À ce niveau, c’est le flou complet, d’autant que les mauvaises langues prétendent que la HRD ne pourra jamais le faire car, sinon, elle ira contre la loi du pays.

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D’autres questions de la MTCSL restent en suspens, dont : est-ce que le public sera admis au Champ-de-Mars ? Si oui, combien de personnes seront admises ? Et si tel est le cas, qu’adviendra-t-il des bookmakers ? Autant d’interrogations auxquelles la MTCSL n’a absolument aucune réponse. Peut-être que même la HRD ne dispose d’aucun élément de réponse à ces questions élémentaires.

Le choix du CEO fait débat
Si le MTC est favorable à la nomination de Jérôme Pilot comme nouveau Chief Executive Officer de la MTCSL en revanche, dans les coulisses, on avance que la Sud-Africaine Julian Keevy serait également bien en selle. Voilà donc un autre bras de fer qui se profile à l’horizon entre le MTCS et la MTCSL. Toutefois, le MTC est catégorique : sa filiale ne peut procéder à une nomination ou un recrutement de cette taille sans son aval. Quoi qu’il en soit, nous n’avons jamais vu à Maurice ou ailleurs où l’actionnaire unique d’une compagnie ne décide pas du choix de son Chief Executive Officer.

Les Plans B et C de la HRD
La HRD a laissé entendre ouvertement qu’elle a non seulement un Plan B, mais également un Plan C si la MTCSL n’obtient pas sa licence d’organisatrice de courses. En effet, le Plan B consisterait à organiser les courses au Champ de Mars sans la MTCSL, avec de nombreuses implications, voire une bataille au niveau légal. Quant au Plan C, c’est tout simplement organiser les courses à Petit Gamin sur une piste en sable, mais aucune infrastructure pour accueillir le public. Et puis, courir sur le sable comporte d’énormes risques pour les chevaux, surtout ceux qui ont les pieds sensibles, sans compter que les jockeys engagés, surtout les étrangers, ne seront peut-être pas disposés à se lancer dans cette aventure pour le moins burlesque.

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