LE FOOT COMME ON L’AIME !

Les récits de l’histoire disent que ce sont peut-être les Chinois qui ont été les premiers à taper dans un ballon au 3e siècle avant Jésus-Christ. Officiellement, on affirme que ce sont les Anglais qui ont inventé le football, notamment au 19e siècle, plus précisément en 1848, en établissant ses règles. Non sans avoir développé une culture associée aujourd’hui à ces soirées folkloriques en pub et ses fameux fish & chips. Une ambiance typiquement anglaise et qui font des jaloux à travers le monde.

- Publicité -

Si le football s’est popularisé en Angleterre, c’est en raison justement de toute cette passion qu’il engendre sur le terrain, dans les gradins et aux abords du stade. Une popularité qui a, depuis des décennies, largement dépassé ses frontières. Cela, à travers un jeu qui s’est voulu aussi beaucoup plus raffiné avec le temps, attirant de plus en plus les meilleurs joueurs mondiaux et les contrats publicitaires juteux par le biais des droits télés qui dépassent désormais l’imaginaire.

C’est justement cela que recherchait l’homme d’affaires milliardaire australo-américain, Rupert Murdoch, lorsqu’il créa la chaîne Sky et participa activement à révolutionner le sport en Angleterre, dont le football, tout en aidant à la création de la Premier League. Il avait vu juste, selon sa perception de magnat des médias, compte tenu aussi de ce qui sera aujourd’hui proposé lors de cette 38e journée aux attraits plus que particulier. 10 ans après le troisième titre remporté, à l’époque, par Manchester City grâce à un but tardif (94e) de l’Argentin Sergio Agüero face aux Queens Park Rangers. Les Cityzens devançant alors, avec 89 points, Manchester United d’une meilleure différence de buts.

- Publicité -

Ce soir, c’est avec une avance d’un point (90) que Manchester City affrontera, à domicile, Aston Villa, pour espérer remporter une 8e couronne d’Angleterre. Derrière, Liverpool espère, lui, un miracle, en recevant Wolverhampton. L’ancien de la maison et capitaine emblématique, Steven Gerrard, actuel entraîneur des Villains, parviendra-t-il à se racheter de sa désastreuse glissade du 27 avril 2014 face à Chelsea à domicile et qui avait coûté le titre à Liverpool ?

Eh bien, c’est justement pour vivre pareils moments que le football retrouve, le temps d’un match, cette flamme qui lui rend définitivement différent des autres disciplines. Même si aujourd’hui, il n’est un secret pour personne que les sommes stratosphériques investies dans le football lui fait perdre quelque peu de sa magie.

- Advertisement -

C’est donc une fin de championnat dantesque qui sera proposé à toute la planète entière. Grâce, notamment, à deux entraîneurs emblématiques et moderne. D’un côté le fantasque allemand Jürgen Klopp, adepte du “football total” et du “gegenpressing”, axé sur une pression étouffante sur l’adversaire. De l’autre, le créatif espagnol Pep Guardiola, ancien milieu de terrain et véritable légende de Barcelone, et son fameux “Tiki-taka”, basé sur une longue possession et une succession de passes rapides. L’un comme l’autre ont révolutionné la Premier League grâce à leur science et leur génie. Ils l’ont même rendu encore meilleur contrairement à l’ancien de Chelsea, le Portugais Jose Mourinho. Un “Special One” avec un jeu certes efficace au niveau du résultat, mais jugé d’anti-football par les amoureux du beau jeu.

La seule différence qui peut aujourd’hui exister entre Manchester City et Liverpool, c’est bien le soutien financier qui, forcément et visiblement, ne sont pas les mêmes et de très loin. Le premier nommé racheté, en 2008, par le cheikh Mansour et son très puissant fonds financier des Émirats arabes unis ayant investi des milliards de livre sterling pour espérer revenir, avec le temps, à la hauteur de Manchester United (20 titres) et de Liverpool (19).

À l’inverse, l’Américain John W. Henry a, lui, privilégié une reconstruction durable de Liverpool sur la base des valeurs du club, de la culture de la ville, de son identité et de sa philosophie surtout. Un peu comme il a fait revivre, avec ses partenaires, le légendaire club de baseball des Boston Red Sox aux États Unis.

Et c’est justement là toute la différence à l’heure où les Reds tenteront de décrocher leur septième consécration en Ligue des Champions, samedi prochain à Paris, face au Real Madrid et ses 13 Ligue des Champions ! Alors que Manchester City ne parvient, lui, toujours pas à remporter son premier trophée dans cette compétition, les forçant, coûte que coûte, à aller chercher l’unique trophée à sa disposition ce soir. On retiendra, de cette ultime journée, cette déclaration de Pep Guardiola qui disait que Liverpool a remporté le championnat après 30 ans. Une façon de mettre la pression sur son adversaire. Mais ne faut-il pas oublier que le légendaire club de la Merseyside possède 19 titres de champion d’Angleterre et un total de 64 trophées dans 7 compétitions majeures ! Alors que Manchester City ne compte, lui, entre autres, que sept titres de champion d’Angleterre dont le premier, après ceux de 1937 et de 1968, conquis 44 ans après !

Aussi, ce soir, ils seront nombreux à souhaiter la victoire de Manchester City. Même les voisins de United seront « bleus », rien que pour ne pas voir Liverpool égalé leur 20 titres de champion d’Angleterre. Reste que l’histoire a prouvé, lors de la saison 1980/1981, que les Reds avaient disputé toutes les rencontres possibles, comme c’est le cas actuellement. Ils avaient alors remporté le championnat, la League Cup et la Coupe des Clubs Champions. L’histoire s’écrira-t-elle, cette fois, avec un quadruple ! Les Reds y croient dur comme fer et ils n’ont pas tort. Eux qui, peu importe l’issue de cette dernière journée, auront eu le mérite d’être revenus à un point seulement des Cityzens après en avoir pourtant compté 14 de retard en janvier ! Désormais, ils n’attendent qu’un petit coup de pouce du destin, afin que la magie s’opère à nouveau autour de ce club réputé à retourner des situations invraisemblables en sa faveur !

 

- Publicité -
EN CONTINU
éditions numériques