L’ADSU est sur la piste d’un réseau fabriquant de faux certificats médicaux en vue de permettre de se procurer des psychotropes en pharmacie. Les noms de certains médecins sont utilisés sans qu’ils en aient connaissance. La police a déjà procédé à deux arrestations dans le cadre de cette affaire.
C’est jeudi que l’équipe de l’inspecteur Baboorally a intercepté un van sur la route Royale de Rivière des-Anguilles. Le chauffeur (49 ans) paraissait suspect. Cet habitant de Riambel était en possession de 28 comprimés de psychotropes, d’une somme de Rs 20 150 et d’une enveloppe renfermant une dizaine de prescriptions médicales portant l’entête de deux médecins.
Les documents portaient les noms de faux patients à qui étaient prescrits des psychotropes. La police a aussi trouvé un tampon d’un des médecins en question en possession du suspect ainsi que des prescriptions déjà tamponnées, et qui ne portaient pas de nom de patient. Le quadragénaire a avoué tremper dans un trafic, expliquant qu’il vendait ces documents à des personnes souhaitant se procurer des psychotropes. Et d’ajouter qu’une partie de l’argent provient de la vente de ces documents.
L’ADSU a monté une opération en vue de mettre la main sur son fournisseur. Un rendez-vous a ainsi été fixé sur la Place Taxi, à Surinam. Un Graphic Designer (23 ans) est alors arrivé dans son véhicule, s’apprêtant à donner un paquet au chauffeur. La police l’a aussitôt intercepté et a noté que le jeune homme avait en main huit prescriptions, sur lesquelles étaient écrit : « Dangerous drug schedule II and schedule III of Dangerous Drugs Act ».
La police l’a ensuite embarqué pour une fouille de sa maison, à Surinam. Elle a saisi son ordinateur portable, qu’il utilisait pour fabriquer ces faux certificats médicaux, ainsi qu’une imprimante, 25 papiers carbone ainsi que de l’encre. Dans un sac en plastique, les policiers ont également saisi 204 tablettes de psychotropes et 26 comprimés. De faux tampons de trois médecins ont aussi été retrouvés.
La police soupçonne le jeune homme de s’être procuré une prescription originale de patients de ces médecins et d’avoir par la suite utilisé ces informations pour fabriquer de faux certificats. L’ADSU estime qu’il vendait ses faux certificats à Rs 10 000 l’unité, et qu’il en utilisait lui-même pour se procurer des psychotropes. Ainsi, le suspect vendait à la fois des comprimés et de faux documents.
Il a été placé en cellule au centre de détention de Vacoas. Le chauffeur, lui, est en détention à RoseHill. La police est maintenant sur la trace des clients ayant approché le Graphic Designer pour obtenir ces fausses prescriptions. L’enquête se déroule sous la supervision de l’ASP Chittoo.

