La pollution sonore dans les régions de Grande-Rivière-Nord-Ouest et Canal Dayot, causée par la musique et les aboiements de chiens, est devenue fréquente. Elle est devenue source d’inconfort, en particulier pour les aînés et les personnes alitées.
Ainsi, samedi, de la musique était jouée bruyamment et la police des Line Barracks a dû intervenir. Un policier a demandé au plaignant le nom et l’adresse de celui qui perturbait l’entourage. Ce dernier a essayé à maintes fois de faire comprendre au policier que le bruit se faisait entendre dans un rayon de plusieurs kilomètres.
Malgré plusieurs plaintes, les auteurs de tapage nocturne dans ces régions n’ont jamais été inquiétés par les autorités compétentes, apprend-on. Des habitants ont fait part au Mauricien qu’ils ont fait une demande au commissaire de police afin de déléguer une patrouille tous les soirs à l’approche des fêtes.
Malgré les peines prévues par la loi, rien n’y fait. D’ailleurs, le vendredi 12 août 2022, le conseil des ministres a pris la décision d’imposer une amende fixe de Rs 10 000 à toute personne trouvée coupable de pollution sonore. Le Control of Noise Regulations 2022 et l’Environnent Standards for Noise ont été revues.
Comment faire respecter la loi sur le tapage nocturne alors que le bureau de la police de l’Environnement est fermé la nuit et que la hotline 210 5252 est accessible seulement jusqu’à 23h ? se demande un habitant.
Lors d’une visite du directeur de la Mauritius Society of Animal Welfare, Julien Georges, à Canal-Dayot, ce dernier devait constater, à son grand étonnement, que cette petite localité de Port-Louis (environ 110 familles) est la plus densément peuplée de chiens non enregistrés et de chiens errants. De son côté, le président de la Mauritius Society for Animal Welfare, Didier Pursun, avait lancé une vaste campagne de stérilisation de chiens.

