Drogue plantée par la PHQ SST – Bruneau Laurette insiste sur la thèse d’une « machination politique »

Après une suspension temporaire d’une semaine, l’interrogatoire de Bruneau Laurette a repris depuis le week-end et il a pu évoquer son “background” politique. L’activiste social et politique (48 ans) a rappelé qu’il est un opposant du pouvoir et qu’il a mené plusieurs actions significatives ces dernières années comme la grande marche citoyenne du 29 août 2020, sa prise de position sur le naufrage du MV Wakashio ou encore de nombreuses plaintes à la police contre des membres du gouvernement.

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Le quadragénaire a indiqué qu’il s’est lui-même engagé politiquement au sein d’un parti. Il estime qu’il est devenu « gênant » pour certains et qu’il a donc été piégé avec de la drogue dans sa voiture. Dans sa version, Bruneau Laurette a aussi fait ressortir qu’il a critiqué publiquement certains agissements suspects de la police dont la PHQ Special Striking Team (SST).

Il va plus loin en disant qu’il a toujours mené un combat contre le trafic de drogue et qu’il n’est pas trempé dans un quelconque réseau. Ainsi, il estime qu’il y aurait « une machination politique » derrière son arrestation le 4 novembre à Petit-Verger.

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Outre cet aspect, Bruneau Laurette est revenu sur l’affaire de drogue lors de son interrogatoire. Il a raconté que le 3 novembre, il se trouvait au domicile de sa compagne à Grand-Gaube où il a passé la nuit, en compagnie d’autres membres de sa famille dont son fils Jean Luca Ryan Laurette (23 ans).

Le lendemain matin, il a pris sa BMW pour descendre à Pailles et ensuite vers la zone industrielle de La Tour Koenig. Il est passé par l’ancienne route à Beau-Bassin, Rose-Hill, pour rallier Curepipe. Puis, il est descendu à Quatre-Bornes pour regagner Petit-Verger. Il donnera les raisons de ces différents déplacements lors de ses prochains interrogatoires.

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Du reste, il a demandé à la Major Crime Investigation Team de sécuriser les images des caméras du Safe City Network de ces endroits pour confirmer ses déclarations. Bruneau Laurette a même insisté auprès des enquêteurs pour qu’ils examinent les antennes de relais de ces régions afin de vérifier les appels entrants et sortants, les appels manqués, et les messages depuis son portable. Sans compter qu’il a déjà participé à un exercice de reconstitution des faits lundi après-midi.

Me Neelkanth Dulloo, l’un de ses avocats, est d’avis que l’interrogatoire de son client devrait être complété bientôt. Et d’ajouter que dans le cas de Bruneau Laurette « il y a un agenda politique dans cette affaire ».

Les prochaines étapes de l’interrogatoire de Bruneau Laurette devraient être axées sur le déroulement de l’opération de la SST où il sera confronté à une vidéo de la perquisition. D’ailleurs, le sujet a fait l’objet d’intenses débats en cour ces derniers jours où la défense a voulu savoir si la bande est complète ou s’il n’y a que certaines séquences de la fouille.

Le surintendant Krishna Rajaram, Supervising Officer de l’enquête, n’a pas donné une réponse claire en cour, lundi. Alors qu’auparavant, il avait expliqué que la vidéo est sous scellés dans l’exhibit room du CCID et qu’il découvrira les images en même temps que Bruneau Laurette et ses avocats qui l’assistent lors de son interrogatoire.

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