Infrastructure : Fly Over Oxenham, une passerelle qui fait honte…

… sans toit, sans panneaux de protection sur les côtés et souvent inondée !

Des habitants de Sodnac ont pris contact avec la rédaction pour se plaindre de l’état du flyover, installé non loin de Topodom Distribution, Le Connoisseur et la compagnie Oxenham.

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Cette passerelle aérienne est dans un état calamiteux ces dernières semaines mettant même en danger la sécurité des usagers devant quotidiennement l’emprunter.
Sans toiture sur toute la longueur, jonchée d’échafaudages et dépourvue de panneaux de plexiglas sur les côtés, elle représente des inconvénients majeurs pour des habitants de la localité, notamment ceux résidant à Sodnac et dans les appartements du complexe Dreamton Park, à l’avenue Hillcrest et à la résidence Villeneuve de la NHDC, entre autres. “C’est notre seul lien avec l’autre côté de la route et tous les jours nous n’avons pas le choix, nous devons passer par là.

En temps de pluie, ou s’il a plu la veille, c’est affreux car le sol de la passerelle est complètement inondé et comme il n’y a plus de toit, l’eau s’accumule et je ne vous dis pas la force du vent à cette hauteur. Nous ne sommes pas en sécurité…” raconte une habitante de la région.

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La passerelle aérienne est dépourvue de toute sa toiture depuis les premiers jours de novembre, selon les habitués du quartier et depuis elle n’a pas été remplacée, livrant ainsi les usagers à la merci des intempéries. “La toiture posait déjà problème avec les rafales en période cyclonique lors du passage de Batsirai dans les parages. La construction n’était pas suffisamment solide pour résister aux vents cycloniques. Des feuilles de tôle s’étaient détachées. Ces derniers temps, nous avions eu de l’espoir lorsqu’ils ont commencé à retirer la toiture, nous pensions qu’ils allaient la remplacer. Mais rien ! Et depuis une semaine, ils ont aussi enlevé les panneaux en plexiglas des deux côtés, sur au moins la moitié de la passerelle, mais ce qui nous inquiète c’est que nous ne voyons pas d’ouvriers sur le site pour faire les réparations nécessaires”, font part des personnes rencontrées sur place.

Entre-temps, lorsqu’il pleut c’est la galère pour traverser la passerelle et se rendre de l’autre côté de l’autoroute et sur l’arrêt d’autobus. Pour tenter de contourner cet inconvénient, certains ont même placé des parpaings sur le sol pour permettre aux usagers de marcher dessus afin de ne pas se mouiller les pieds, lorsque la passerelle est inondée, mais là encore il faut pouvoir jouer aux équilibristes pour marcher sur ces parpaings. Sinon, il faut marcher dans une eau très sale. Des parents, dont les enfants empruntent cette passerelle et se diriger vers Vacoas ou Curepipe, expriment leur inquiétude. Et bientôt, ce sera la rentrée des classes. Avec la force du vent là-haut et l’absence de toiture et de panneaux de protection sur les côtés, et une rambarde qui n’est pas suffisamment haute sur les côtes de la passerelle pour garantir la sécurité des usagers, un enfant imprudent ou qui serait tenté de grimper sur les échafaudages, peut vite être en danger…
Pire, une personne âgée ou même un adulte peut tomber si le vent est trop fort. Des habitants de la région lancent un appel pressant aux autorités pour trouver une solution au problème : « Le ministre des Infrastructures qui aime se faire prendre en photo et qui pavoise sur la page Facebook du GIS pourrait-il venir effectuer une Site Visit et emprunter lui-même cette passerelle afin de réaliser la gravité du problème ? C’est très dangereux, est-ce qu’on attend un drame pour faire les réparations nécessaires ? Nous avons besoin d’être en sécurité pour nous rendre au Bus Stop. C’est inadmissible.”

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Des habitants des régions avoisinantes réclament des réparations dans les meilleurs au nom de la sécurité. Ils se demandent pourquoi les autorités ont enlevé si rapidement le toit et les panneaux sur les côtés, alors que les travaux de réparation se font toujours attendre. “C’est urgent. Si jamais quelqu’un tombe sur la route, who cares ? “

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