C’est le 2 février que l’État devra faire connaître sa position au sujet de la contestation de Lindsey Collen des articles 39(4)(f) de l’Immigration Act de 2022 et 11(8) de la Mauritius Citizenship Act, accordant le pouvoir au Premier ministre de retirer la citoyenneté mauricienne à quiconque « if he has reliable information and is satisfied that it is in the interest of defence, public safety or public order ». Elle s’oppose en effet aux pouvoirs conférés au chef du gouvernement de dépouiller tout conjoint de la citoyenneté mauricienne, même si cette personne avait droit à ce statut par le mariage et l’enregistrement.
L’affaire a été appelée en Cour suprême jeudi. Le représentant du Parquet a demandé plus de temps pour étudier les réponses de Lindsey Collen à la vingtaine de questions déposées par la Chief State Attorney. « Notre avoué a objecté à la demande de l’État pour un renvoi de l’affaire au 14 février, car les réponses sont déjà en leur possession depuis longtemps », a déclaré Lindsey Collen.
Le juge a de fait accepté de fixer une date avancée par rapport à celle demandée par l’État. Lindsey Collen persiste et signe sur « la gravité et la dangerosité » de cette loi, et demande au gouvernement de revoir sa copie. Elle est représentée par Ayesha Jeewa (avouée) et Mes Antoine Domingue, Senior Counsel, et Jean-Claude Bibi.
L’activiste de Lalit estime qu’il y a urgence pour que la cour statue sur la question, du fait notamment que de nombreuses personnes et familles font face, dit-elle, au spectre de l’insécurité. « Se enn ka inportan ki bizin fer ase vit. Tou dimounn dan Moris ki enn sitwayin morisien, apar seki finn ne isi. Sa ve dir kouma mwa monn marie ek Morisyen, lerla monn fer aplikasion monn anrezistre. Depi 35 an koumsa. Sa nouvo lalwa-la dir ki tou dimounn ki kouma mwa kapav nek met deor », a-t-elle lancé devant la Cour suprême.
Nouvelle loi sur l’immigration et la citoyenneté : La position de l’État sur le contentieux attendue le 2 février
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