— Trois Senior Examinations Officers (SEO) déplorent : « L’un des deux promus n’a que 5 ans de service, tandis que nous en avons de plus de 18 ans ! »
La grogne s’intensifie entre les murs du Mauritius Examinations Syndicate (MES), à Réduit. Un récent exercice de promotion en est à l’origine. « Il y avait deux places de Principal Examinations Officer (PEO) à pourvoir, expliquent ces employés, qui optent pour l’anonymat, par peur des représailles. Cinq personnes ont postulé, soit trois SEO et deux Junior. L’un des deux n’a que cinq ans de service au MES. Parmi les trois SEO, certains ont 18 et 15 ans de carrière. Il faut savoir qu’au MES, l’ancienneté est prise en considération quand il en vient aux promotions. »
Ainsi, dans une lettre du 9 janvier, envoyée à Pravind Jugnauth, et en copie à la ministre de l’Education, Leela Devi Dookun-Luchoomun, R. Meetook, SCE et Chairman du board du MES, et au secrétaire de l’Equal Opportunities Commission, les trois SEO du MES réclament que les nominations soient revues : « We are hereby making a humble appeal to you, that the recent decision to appoint junior officers in the position of Principal Examinations Officers at the MES be quashed for fairness, meritocracy and in the interest of the MES. »
Les SEO écrivent encore : « The post of PEO at MES has been based, since its creation, on seniority established at the organization and competence. The two officers have been promoted from their position of junior most Senior Examinations Officer to the post of Principal Examinations Officer at the expense of three senior most Senior Examinations Officers. The seniority has been reversed by these recent appointments. As senior most officers in the post of Senior Examinations Officers, we have each of us performed dedicatedly to ensure quality standards at MES in terms of all aspects of Examinations and Marking. As Heads of Examinations Sections at the MES, our experience of 18 years and more has been of utmost importance for the proper functioning of the MES. »
Ce qui « inquiète » ainsi les employés de cet organisme régulateur de l’éducation, c’est que : « De tout temps, le MES s’est distingué et “has been looked upon” comme une institution de confiance. Les examens et les corrections des épreuves, qui sont placées sous sa férule, qu’il s’agisse d’examens académiques, techniques, et de quelque niveau – secondaire, tertiaire, professionnelle – ont permis au MES d’acquérir un cachet de confiance parmi la population. Si désormais, il y a une “kwizinn” interne au sein de notre institution, cela va grandement affecter sa réputation et sa crédibilité. »
Les trois SEO expliquent aussi dans leur correspondance : « We are today deeply aggrieved and completely devastated that our experience/expertise/contribution and qualifications have been cast aside in favour of less experienced officers. The Junior Officers appointed as PEO’s have even been coached by the senior most of us. Each of us has been recipient of academic/training scholarships awarded by the Government of Mauritius and it is unfair and regrettable that we have been denied the opportunity to serve the MES at a higher position. » Les trois candidats lésés, disent leurs collègues, « espèrent que les autorités concernées s’enquerront de ce qui s’est passé, en réalité, dans cet exercice de promotion, et qu’ils seront rétablis dans leurs droits ».

