Les membres de la famille Currimjee contribuent chaque année à des projets philanthropiques. En décembre 2022, l’un de leurs projets familiaux était d’ailleurs de donner un coup de main aux familles ayant besoin d’un peu de soutien pour joindre les deux bouts. Le groupe a puisé son inspiration après avoir visionné le reportage Nou Later, Nou Lamer, Nou Rises – Élevage de poules pondeuses, avec Eric Mangar, du Mouvement pour l’autosuffisance alimentaire (MAA ), et réalisé dans le village du Morne.
Après quoi le projet a été discuté avec d’autres groupes, comme Lacaz Lespwar, à Solitude. Le groupe Currimjee a ensuite décidé de travailler avec l’ONG ainsi que Caritas, qui est déjà présente dans la communauté, avant de mettre en place des superviseurs ou encadreurs. « Nous en sommes encore aux prémices de deux projets pilotes que nous avons lancés avec l’aide d’Eric Mangar et Eric Juliette, du MAA, ainsi que de Corinne Rivalland, de Caritas, en apportant une formation, un poulailler et cinq poules pondeuses à cinq étudiants à l’école L’Etoile de Mer, à Roches-Noires, mais aussi à cinq résidents de Rivière-du-Rempart, dont un groupe de scouts », explique Nadine Currimjee-Quane, porte-parole du groupe Currimjee, à Le-Mauricien.
Ainsi le groupe fournit gratuitement, et ce, pendant 6 mois, de la nourriture et des vitamines pour les poules pondeuses. « L’idée est de créer un projet qui aide les bénéficiaires à apporter des protéines aux repas familiaux, ce qui est particulièrement important pour les enfants. Mais cela implique également que le bénéficiaire vende une partie des œufs pour générer des revenus et acheter de la nourriture après 6 mois, puis pour acheter de nouvelles poules pondeuses. après environ un an. Une de nos premières démarches a été d’en fournir aux élèves de l’école Etoile de Mer. »
Il y avait beaucoup d’enthousiasme, raconte-t-elle. « De nombreux étudiants étaient désireux de participer. Cependant, nous avons décidé de commencer petit au début, pour nous permettre de corriger notre approche si nécessaire et assurer le succès sur le long terme. »
Parmi leurs responsabilités, les bénéficiaires doivent fournir un environnement calme aux poules pondeuses, ainsi que quotidiennement de la nourriture, des vitamines et de l’eau. Ils doivent également surveiller tout problème et y remédier, en plus de consigner les œufs produits et les œufs consommés, et calculer le nombre d’œufs à vendre. « C’est un bon moyen d’amener les jeunes à penser en tant qu’entrepreneurs et à appliquer certaines des compétences acquises à l’école, avec le soutien de leurs enseignants. »
« Pour maintenir une approche holistique, nous fournissons également des informations pour encourager les bénéficiaires à composter les déchets de cuisine et de jardin avec les déchets de poulet, afin qu’ils puissent à leur tour être utilisés pour planter des graines, que nous fournirons, de Manze Lakour, pour cultiver localement, en saison, des légumes et herbes, qui peuvent également compléter les besoins des familles. » Le projet, avoue-t-elle, ne serait cependant pas possible sans le soutien constant de la directrice de l’école d’Etoile de Mer, Marie Claire Lajoie, et de l’enseignante Catherine Lieutier, qui encadrent les élèves, avec un autre animateur de Caritas. « Ce dernier est notre liaison avec les bénéficiaires de la Rivière du Quartier, de Rivière-du-Rempart », fait-elle comprendre.
Le groupe Currimjee a mis en place deux groupes WhatsApp pour maintenir un contact régulier les uns avec les autres afin de partager leurs astuces et leurs succès. Mais aussi pour demander de l’aide en cas de besoin. « C’est très gratifiant de recevoir des photos d’enfants et d’adultes rayonnants tenant leur premier œuf », souligne-t-elle.

