Le leader du PTr, Navin Ramgoolam, souhaite, dans le cadre des négociations autour des Chagos, « que le gouvernement mauricien consulte les partis politiques représentés au parlement et les tient régulièrement au courant des développements afin de favoriser un élan national sur une question d’intérêt national ».Â
Il ajoute également qu’il ne faut « pas politiser ce débat » ou en faire une question partisane.
C’est à travers un communiqué que le leader du PTr a adressé cette demande au gouvernement, qui a annoncé l’entame de négociations auprès du Royaume-Uni sur le dossier des Chagos.
Dans sa communication, Navin Ramgoolam fait l’historique de la lutte en faveur de la souveraineté de Maurice sur les Chagos.Â
« La question d’un recours à la CIJ avait été évoquée au cours des discussions que j’ai eues en 2010 », explique-t-il. « Nous avions donc logé dans un premier temps en décembre 2010 une contestation de la déclaration britannique devant un tribunal d’arbitrage institué sous la Convention des Nations unies sur le Droit de la Mer ».Â
« En janvier 2011, le gouvernement mauricien a proposé à l’Union africaine (UA) d’adopter une résolution soutenant la souveraineté mauricienne sur les Chagos ainsi que toute démarche entreprise sur cette question au sein des Nations unies (ONU) par l’Etat mauricien. Cette résolution fut adoptée au sommet de l’UA à (Addis-Abeba).
« Il était donc clair qu’il y avait déjà une décision sur le recours à l’assemblée générale pour demander un avis consultatif de la CIJ après la décision finale du tribunal d’arbitrage sur le droit de la mer. Cette décision fut rendue en mars 2015 et le nouveau gouvernement a poursuivi la stratégie adoptée déjà depuis 2010 par mon gouvernement. Â
Quand le Pr. Sands vient dire que nos avocats nous avaient dit dès 2010 que le recours à la CIJ était « impossible » et que c’est seulement en 2015 que le PM lui a demandé de trouver un moyen d’aller devant la CIJ, cela est inexact. Il est vrai que quand nous avions discuté de ce recours bien avant 2015, nos conseillers nous avaient dit que ce serait « difficile » en raison de la composition de la cour. Mais au niveau du gouvernement mauricien, ce recours faisait partie de la stratégie adoptée en 2010″, soutient-il.
